lat. luxuria 1119 / Péché de la chair, recherche, pratique des plaisirs sexuels.
La luxure désigne un penchant immodéré pour la pratique des plaisirs sexuels. Le mot a un sens différent selon qu'on parle de religion ou de morale.
La luxure y est souvent associée à d'autres défauts (débauche, goût pour le vice). Elle peut entraîner pour un chrétien de la culpabilité, une inaptitude à la vie en société, une frustration, un mal-être.
La luxure n'empêche pas l'apparence de la vertu (Tartuffe de Molière).
Les religions anciennes ne considéraient pas toujours la luxure comme un défaut, au contraire. Certaines religions très répandues la pratiquaient d'ailleurs parfois dans le cadre de leurs rituels, comme les Bacchanales, dont les excès amenèrent le Sénat romain à les interdire à Rome en 186 av. JC. On trouve aussi des célébrations dionysiaques qui pratiquaient collectivement ce genre d'excès, sous l'empire de drogues et d'alcool (Temple de Dionysos à Baalbeck), et aussi des prostitutions sacrées. Voir Mont Éryx en Sicile, par exemple.
Le Sabbat des sorcières pratique usuellement la luxure entre Satan et ses fidèles.
De nos jours, les aventures sexuelles pré-maritales multiples sont courantes, tout comme le concubinage, et sont banalement acceptées par la majorité de la société. Un jugement moral plus réservé reste appliqué à certaines pratiques sexuelles comme l'échangisme, la sexualité de groupe, le voyeurisme ou l'exhibitionnisme, parfois sanctionnées par la loi quand elles s'exposent au public.
Religion et sexualité | Péché capital | Sexologie (éthique)
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