Louis Jolyon West né à Brooklyn (New York) en 1924 et décédé d'une tumeur à l'âge de 74 ans le 2 janvier 1999 à Los Angeles est un psychiatre américain, millitant des droits civiques et expert des questions de manipulation mentale, de la torture, et de consommation de stupéfiants.
Ses parents sont des immigrants juifs russes. Il grandit à Madison, dans le Wisconsin. Bien que très modestes, ses parents le poussent dans les études, qu'il pousse jusqu'à l'université du Wisconsin. Peu après s'y être inscrit, il se porte volontaire dans l'armée américaine pour combattre le fascisme. Il fréquente l'université de l'Iowa et est diplômé de la fac de médecine de l'université du Minnesota en 1948.
Alors qu'il est interne de la clinique psychiatrique Payne Whitney, il s'intéresse au livre dianétique, de L. Ron. Hubbard et conclut que les méthodes de la scientologie sont une forme d'hypnose. Son ami J.A. Winters lui présente Hubbard, mais ce n'est pas une rencontre inoubliable « je m'intéressais plus à la technique de l'audition * avec son décompte de sept à zéro, répété jusqu'à ce que l'audité entre en transe ». West écrit alors sur l'Église de Scientologie qu'il présente comme néfaste. Pendant cinq ans, il est chef du service psychiatrique de la base de l'US Air Force de Lackland au Texas. Il y observera les vétérans américains ayant subi la torture et le lavage de cerveau pendant leur détention en Corée. Il devient alors expert de la manipulation mentale et c'est à ce titre qu'il témoignera au procès de Patricia Hearst.
West a établi que les membres de sectes, comme les victimes de kidnappings, étaient guidés par ce qu'il appelait les « trois D » : debility (abrutissement), dread (peur) et dependence (dépendance). En effet, l'inactivité, la perte de sommeil et les violences abrutissent le sujet. Il vit par ailleurs dans la peur de menaces (contre lui ou sa famille) et il est, enfin, complètement dépendant de ceux qui le détiennent pour tout : information, nourriture, sécurité, jusqu'à sa propre vie.
À l'âge de 29 ans West devient le plus jeune titulaire d'une chaire de psychiatrie aux états-unis lorsqu'on lui offre un poste à la faculté de médecine de l'Oklahoma. Il prend la tête de l'institut de neuropsychiatrie de l'UCLA en 1969. Il s'intéresse à l'alcoolisme, aux drogues hallucinogènes, à la privation de sommeil, à la violence, aux sectes et à la culture hippie.
Millitant des droits civiques, il est le premier psychiatre blanc à témoigner pour des prisonniers noirs en Afrique du Sud pendant l'Apartheid. Membre de la White House Conference on Civil Rights en 1966, il millitera aussi activement contre la peine de mort.
Louis West n'a jamais cédé aux menaces. Lorsque l'American Psychiatric Association menace de sanctions ou de poursuites les intervenants d'un colloque consacré aux sectes qui oseraient mentionner l'Église de Scientologie, West est le seul à ne pas céder : « J'ai dit à mes collègues qu'ils devaient savoir que je considère la scientologie comme une secte et L. Ron Hubbard comme un escroc et un imposteur. Je n'allais pas les laisser m'intimider » (Psychiatric Times, 1991)
Louis West fait l'objet d'une campagne de diffamation et de désinformation de la part de l'église de scientologie et de ses diverses émanations.
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