La lecture est l'activité de déchiffrement d'une information écrite.
On pourrait penser que l'histoire de la lecture est la même que celle de l'écriture. Pourtant, l'évolution des supports a également eu une grande influence. Les premiers ouvrages étaient écrits sur des rouleaux de papyrus enroulés en volumen dans un cylindre. Ils n'autorisaient donc qu'une vision partielle du texte à lire. À partir du , l'introduction du parchemin entraîne la rédaction des ouvrages en codex composés de feuilles pliées et cousues ensembles. Le livre ne subira alors pratiquement plus de modification de structure. Cette nouvelle présentation permet de consulter les ouvrages de façon moins linéaire.
Jusqu'aux environs du les mots étaient écrits les uns à la suite des autres, sans blancs ni ponctuation (scriptio continua). {| align="center" width="80%"
Le processus physiologique de la lecture a été étudié pour la première fois à la fin du par Emile Javal, directeur du laboratoire d'ophtalmologie de l'université de la Sorbonne. La lecture n'est pas un balayage continu du texte mais une succession de photographies : pendant 250 millisecondes l'œil fixe un ensemble de lettres puis l'œil se déplace en 25 millisecondes vers un nouveau groupe de lettres. La vitesse de déplacement est relativement constante d'un individu à l'autre. Par contre, alors qu'un lecteur lent ne peut fixer que cinq à dix lettres, un bon lecteur peut fixer plus d'une vingtaine de lettres à la fois. Des mesures sur des lecteurs chinois, japonais ou arabes ont montré que l'alphabet utilisé n'avait pas d'influence majeure sur le mécanisme de la lecture.
La pause de l'œil lors de la « photographie » s'appelle un point de fixation. La mesure du nombre de lettres perçues simultanément est nommée l'empan.
Également appelée méthode synthétique ou alphabétique, elle repose sur les propriétés phonétiques de notre alphabet. Déjà pratiquée dans la Grèce antique elle consiste à partir des éléments les plus simples: les lettres et les sons. Une fois que ceux-ci sont maîtrisés, l'enfant apprend à les composer en syllabes puis en mots. C'est le fameux " B - A : BA " (oû les lettres B et A donnent la syllabe BA).
Les méthodes Boscher (utilisée au début du siècle), Daniel et Valérie, méthode du sablier sont de type syllabique. Actuellement, il existe de nouvelles méthodes comme "lire avec Léo et Léa" ou "La planète des alphas".
Décrite dès 1787 par Nicolas Adam, également appelée méthode analytique, la Méthode globale a été popularisée au début du par Ovide Decroly. Elle consiste à utiliser directement des mots entiers simples et familiers, voire des phrases entières, sous forme de différents jeux de devinettes. La lecture se fait par la reconnaissance d'un mot en entier (sa silhouette), et non par le code de l'écrit.
Célestin Freinet a créé en 1925 la méthode naturelle. Fondée sur le processus du tâtonnement expérimental et les interactions entre l'individu et le groupe, elle s'appuie sur les intérêts réels de l'enfant et lui permet de mettre en œuvre simultanément toutes les approches qui lui sont nécessaires : syllabique, globale, corporelle, sociale... La méthode naturelle n'utilise pas de manuel, mais les écrits des enfants eux-mêmes, riches de sens pour eux.
Appelée également méthode semi-globale, cette méthode tente de combiner les avantages de la méthode analytique et synthétique, les mots appris par l'analytique étant utilisés pour découvrir les syllabes et sonorités, permettant ainsi le déchiffrage de nouveaux mots. La répartition entre la partie syllabique et la partie globale dépend en partie de l'utilisation qui en est faite par l'enseignant. Les méthodes Gafi le fantôme, Ratus(influence syllabique), Ribambelle(méthode interactive), Abracadalire, Mini-loup, Grindelire, Vocaligram sont des méthodes mixtes. La méthode mixte est une méthode synthétique car elle rassemble la méthode syllabique et la méthode phonique; en effet elle aborde la lecture par les graphèmes et les phonèmes sans privilégier l'un ou l'autre.
Il existe d'autres méthodes, utilisées en particulier pour la rééducation :
Le repérage consiste à retrouver rapidement une information en se basant sur les ressources typographiques du texte. Il est particulièrement adapté aux ouvrages comme les dictionnaires ou les annuaires et aux textes avec un plan très hiérarchisé.
L'écrémage est lui utilisé quand la structure du texte n'est pas suffisamment marquée. Il consiste à lire le texte en diagonale en s'arrêtant sur les mots clefs porteur d'information.
La lecture rapide combine la technique de l'"écrémage" et la lecture verticale de lignes entières saisies d'un seul coup d'oeil chacune à leur tour. L'œil doit rester à une distance suffisante de la page.
La dyslexie est un trouble fonctionnel de l'apprentissage de la lecture.
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