Les habitants se nomment les Ciotadens et les Ciotadennes.
Assise au fond d'une baie en croissant, la ville, adossée au Bec de l'Aigle et au Cap Canaille fait face à la mer.
Le gîte d’Ellianac, abrité par la falaise de la route des Crêtes, a livré plusieurs céramiques, des silex taillés, des restes de nourriture ainsi que des sépultures. De plus, la grotte de Terrevaine a permis de mettre à jour de nombreuses sépultures collectives et quelques objets.
Organisés en tribus, les premiers habitants de La Ciotat vivent de cueillette, de chasse, de pêche, mais aussi d’élevage et d’agriculture.
A cette époque, la ville acquiert une grande prospérité grâce à la pêche et au commerce. L’activité du port contribue au développement économique de la cité.
En plein essor économique, grâce à son trafic maritime, le bourg de La Ciotat marqua peu à peu sa volonté d’autonomie.
En 1429, de graves querelles concernant la garde des terres «communes» éclatèrent entre La Ciotat et Ceyreste. Les délégués des deux communautés trouvèrent alors une solution : le partage du territoire de Ceyreste, scindé en deux communautés distinctes et indépendantes.
Dès lors, La Ciotat se développa rapidement : elle construisit son Fort Béroard, ses remparts, son église et géra son propre commerce.
Afin de se protéger du fléau, la cité ferme ses portes aux étrangers. Lorsque les troupes de la garnison de Marseille veulent se réfugier en ville, ce sont les ciotadennes qui les en empêchent.
Le port de la ville se transforme alors en entrepôt de commerce : les subsistances et surtout le blé, à destination de Marseille et de la Provence, transitent alors par la ville, préservant ainsi la région de la famine.
En 1800, la rébellion s’essouffle progressivement avec la nomination du nouveau maire de La Ciotat, Bernardin Ramel, par le premier consul Bonaparte. Le retour du curé et des prêtres au presbytère, la suppression du calendrier républicain au 1 janvier 1806, le rétablissement des anciens noms de rues, en 1808, marquent bien la fin de l’ère révolutionnaire.
Néanmoins, la prolifération des attaques britanniques achève de ruiner La Ciotat. Peu à peu, la population diminue et s’appauvrit.
À l’heure où s’effondre l’Empire, La Ciotat, se trouve très affaiblie.
| Date d'élection | Identité |
|---|---|
| 18 mars 2001 | Patrick Boré |
| 1995 | Rosy Sanna |
| 1989 | Jean-Pierre Lafond |
| 1979 | Louis Perrimond |
| 1977 | Georges Romand |
| 1949 | Jean Graille |
| 1947 | F. Louis Pecout |
| 1945 | Jean Mailloulas |
| 1944 | J.-C. Baugnies de St-Marceaux |
| 1943 | Francis Rippert |
En 1958, La Ciotat a signé la charte de jumelage avec une ville slovène, Kranj. Voisine de la capitale Ljubljana, cette ville universitaire compte 45 000 habitants
En 1968, c’est avec la ville de Singen, en Forêt noire allemande que la ville se jumelle. Non loin de la frontière suisse et du lac de Constance, cette ville de 45 000 habitants a développé un pôle économique et culturel important.
En 2005 enfin, la cité ciotadenne se lie avec Torre Annunziata, ville italienne de 56 000 habitants dans le Golfe de Naples.
| v. 1882 | 1936 | 1954 | 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| non connu | 13 428 | 15 159 | 18 827 | 23916 | 32 721 | 31 727 | 30 620 | 31 630 |
De véritables chantiers navals s’installent en 1622, qui prennent une dimension industrielle à partir de 1836. Ils changent plusieurs fois de mains au cours du XX siècle et constitueront le poumon économique de la cité jusqu'à leur fermeture au milieu des années 80. La ville s'est alors tourné vers le tourisme estival et a rouvert au début des années 2000 le casino.
À La Ciotat se trouve aussi l'un des plus vieux cinémas du monde, l’Eden, face au nouveau port de la ville. Sa réhabilitation via un comité de soutien présidé par Bertrand Tavernier est en cours, et le cinéma devrait rouvrir prochainement, de même qu'un musée Lumière-Michel Simon (l'acteur ayant fini ses jours à La Ciotat).
Depuis, la ville conserve son attrait pour le tourisme estival et offre de nombreuses plages, de nombreuses possibilités de plongées, ainsi qu'un point de départ pour les visites des calanques.
C’est à partir du XVIIe siècle qu’on en trouve les plus anciennes traces picturales du blason de la ville.
Description du blason d'origine (1720) :
«D’azur, à une ville d’argent en fasce, soutenue d’une mer du même, la ville sommée d’une crosse d’or, adestrée d’un C et senestrée d’un T d’argent, et au milieu de la mer, une barque de sable, les voiles pliées».
Ces armoiries ont revêtu, au cours de l’histoire, une dizaine de formes différentes, mais on y retrouve, dès 1789, les deux tours donjonnées et ouvertes, reliées par un mur crénelé comportant une grande porte, et sommé d’une crosse abbatiale évoquant l’allégeance à l’abbaye de Saint Victor, le tout soutenu par une mer contenant un poisson vu de profil, symbolisant les activités maritimes du port. Ce poisson, au cours des âges, a d’abord eu l’apparence d’un dauphin, d’un thon, puis d’une sardine.
Depuis la Révolution française, les armoiries définitives comportent également une couronne murale.
La dernière modification date du 11 novembre 1948, lorsque la ville s’est vu octroyer la Croix de guerre avec étoile de bronze pour sa vaillance lors de la Libération, et qui accompagne depuis nos armoiries.
Sources : site officiel de la ville
Commune des Bouches-du-Rhône | Ville portuaire de France | Site de plongée | Ville de France
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