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Les habitants se nomment les Ciotadens et les Ciotadennes.

Géographie


La Ciotat est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, à 31 kilomètres à l'Est de Marseille.

Assise au fond d'une baie en croissant, la ville, adossée au Bec de l'Aigle et au Cap Canaille fait face à la mer.

Lieux-dits et écarts

à venir

Communes limitrophes

Autour de la ville, d'ouest en est, on trouve :
  • Cassis que l'on rejoint par la superbe route des crêtes offrant des points de vue magnifiques ;
  • Ceyreste, qui ne formait qu'une avec la ville avant que celle-ci ne prenne son indépendance ;
  • Saint-Cyr-sur-Mer enfin, au bout de la baie, qui marque le début du (Var).

Histoire


Étymologie du nom

La Ciotat et Ceyreste ne formaient qu'une même agglomération jusqu'au . Le nom de La Ciotat signifie simplement la cité, alors que le village de Ceyreste tire son nom du majestueux Bec de l'Aigle qui domine la ville (les Grecs anciens l'appelèrent Kitharistès, ce qui signifie le rocher. A leur tour les Romains reprirent le nom dans sa version latine Citharista, qui a donné Ceyreste).

Préhistoire

On note une présence humaine dans les collines de La Ciotat, avec l’implantation de tribus sédentaires au néolithique final (3000 - 2000 av J.C.).

Le gîte d’Ellianac, abrité par la falaise de la route des Crêtes, a livré plusieurs céramiques, des silex taillés, des restes de nourriture ainsi que des sépultures. De plus, la grotte de Terrevaine a permis de mettre à jour de nombreuses sépultures collectives et quelques objets.

Organisés en tribus, les premiers habitants de La Ciotat vivent de cueillette, de chasse, de pêche, mais aussi d’élevage et d’agriculture.

Antiquité

Néanmois, l'installation du premier établissement sur la route maritime des navigateurs antiques remonte au V siècle avant J.C.

A cette époque, la ville acquiert une grande prospérité grâce à la pêche et au commerce. L’activité du port contribue au développement économique de la cité.

Moyen Âge

La ville apparaît comme un modeste hameau dépendant de Ceyreste. Les moines détiennent alors un pouvoir puissant sur le territoire.

En plein essor économique, grâce à son trafic maritime, le bourg de La Ciotat marqua peu à peu sa volonté d’autonomie.

En 1429, de graves querelles concernant la garde des terres «communes» éclatèrent entre La Ciotat et Ceyreste. Les délégués des deux communautés trouvèrent alors une solution : le partage du territoire de Ceyreste, scindé en deux communautés distinctes et indépendantes.

Dès lors, La Ciotat se développa rapidement : elle construisit son Fort Béroard, ses remparts, son église et géra son propre commerce.

1720 et la peste

L’épidémie de peste, qui ravage la Provence en 1720, épargne toutefois La Ciotat grâce au courage et à l'organisation des Ciotadens.

Afin de se protéger du fléau, la cité ferme ses portes aux étrangers. Lorsque les troupes de la garnison de Marseille veulent se réfugier en ville, ce sont les ciotadennes qui les en empêchent.

Le port de la ville se transforme alors en entrepôt de commerce : les subsistances et surtout le blé, à destination de Marseille et de la Provence, transitent alors par la ville, préservant ainsi la région de la famine.

La Révolution et l'Empire

La période révolutionnaire s’amorce à La Ciotat en 1789 avec la réunion du Conseil général des chefs de famille.

En 1800, la rébellion s’essouffle progressivement avec la nomination du nouveau maire de La Ciotat, Bernardin Ramel, par le premier consul Bonaparte. Le retour du curé et des prêtres au presbytère, la suppression du calendrier républicain au 1 janvier 1806, le rétablissement des anciens noms de rues, en 1808, marquent bien la fin de l’ère révolutionnaire.

Néanmoins, la prolifération des attaques britanniques achève de ruiner La Ciotat. Peu à peu, la population diminue et s’appauvrit.

À l’heure où s’effondre l’Empire, La Ciotat, se trouve très affaiblie.

Administration


style="font-weight: bold; font-size: 1.1em; margin-bottom: 0.5em"| Liste des maires successifs
Date d'élection Identité
18 mars 2001 Patrick Boré
1995 Rosy Sanna
1989 Jean-Pierre Lafond
1979 Louis Perrimond
1977 Georges Romand
1949 Jean Graille
1947 F. Louis Pecout
1945 Jean Mailloulas
1944 J.-C. Baugnies de St-Marceaux
1943 Francis Rippert
Sur ce tableau n'apparaissent que les dix derniers, mais pour les amateurs, chercheurs, curieux et autes oisifs, vous pouvez trouver la suite ici

Jumelages

La ville fut tout d'abord jumelée avec Bridgwater, dans le Somerset en Grande-Bretagne, en 1957. Cette ville industrielle de 35 000 habitants est devenue célèbre grâce à son spectaculaire carnaval.

En 1958, La Ciotat a signé la charte de jumelage avec une ville slovène, Kranj. Voisine de la capitale Ljubljana, cette ville universitaire compte 45 000 habitants

En 1968, c’est avec la ville de Singen, en Forêt noire allemande que la ville se jumelle. Non loin de la frontière suisse et du lac de Constance, cette ville de 45 000 habitants a développé un pôle économique et culturel important.

En 2005 enfin, la cité ciotadenne se lie avec Torre Annunziata, ville italienne de 56 000 habitants dans le Golfe de Naples.

Intercommunalité

La ville fait partie de la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM) depuis le 7 juillet 2000.

Démographie


Évolution démographique

style="font-weight: bold; font-size: 1.1em; margin-bottom: 0.5em"|
v. 1882 1936 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999
non connu 13 428 15 159 18 827 23916 32 721 31 727 30 620 31 630

Économie


Le port industriel

En 1429, La Ciotat devient une commune à part entière, se séparant du village voisin de Ceyreste dont elle faisait office de port. Au XVI siècle, la ville prit un essor dû à l’émigration d’une partie de l’aristocratie génoise chassée d’Italie par des révolutions locales.

De véritables chantiers navals s’installent en 1622, qui prennent une dimension industrielle à partir de 1836. Ils changent plusieurs fois de mains au cours du XX siècle et constitueront le poumon économique de la cité jusqu'à leur fermeture au milieu des années 80. La ville s'est alors tourné vers le tourisme estival et a rouvert au début des années 2000 le casino.

Culture


Patrimoine religieux

Patrimoine civil

Personnalités liés à la commune

Ville d'inventions

Le cinéma
A la fin du XIX siècle, des industriels lyonnais, les frères Lumière, vont jouer un rôle de premier plan dans l’histoire du cinéma avec, en 1895 un des premiers films jamais réalisés, L'Arrivée d'un train en gare de La Ciotat, suivi de quelques autres que l’on dit réalisés dans leur villa ciotadenne, le château du Clos des plages : l'Arroseur arrosé, le Repas de bébé. Les frères Lumière réalisent aussi les premières photographies en couleur dans le golfe de La Ciotat.

À La Ciotat se trouve aussi l'un des plus vieux cinémas du monde, l’Eden, face au nouveau port de la ville. Sa réhabilitation via un comité de soutien présidé par Bertrand Tavernier est en cours, et le cinéma devrait rouvrir prochainement, de même qu'un musée Lumière-Michel Simon (l'acteur ayant fini ses jours à La Ciotat).

La pétanque
La Ciotat revendique aussi l'invention de la pétanque : en 1907, au terrain de jeu provençal des frères Pitiot, les chaises des spectateurs avaient été enlevées. Mais un ami des propriétaires, Jules Lenoir, qui était perclus de rhumatismes et avait du mal à rester debout, fut autorisé à jouer assis à un poste fixe, les "pieds tanqués" au milieu d'un cercle tracé sur le sol.

Lieu de villégiature

Au XIX et XX siècles, le site est connu comme lieu de villégiature. Lamartine, Stendhal s'y arrêtent, Georges Braque et Othon Friesz y peignent plusieurs tableaux, dont La calanque, temps gris sur le site de Figuerolles.

Depuis, la ville conserve son attrait pour le tourisme estival et offre de nombreuses plages, de nombreuses possibilités de plongées, ainsi qu'un point de départ pour les visites des calanques.

Blasonnement

C’est à partir du XVIIe siècle qu’on en trouve les plus anciennes traces picturales du blason de la ville.

Description du blason d'origine (1720) :

«D’azur, à une ville d’argent en fasce, soutenue d’une mer du même, la ville sommée d’une crosse d’or, adestrée d’un C et senestrée d’un T d’argent, et au milieu de la mer, une barque de sable, les voiles pliées».

Ces armoiries ont revêtu, au cours de l’histoire, une dizaine de formes différentes, mais on y retrouve, dès 1789, les deux tours donjonnées et ouvertes, reliées par un mur crénelé comportant une grande porte, et sommé d’une crosse abbatiale évoquant l’allégeance à l’abbaye de Saint Victor, le tout soutenu par une mer contenant un poisson vu de profil, symbolisant les activités maritimes du port. Ce poisson, au cours des âges, a d’abord eu l’apparence d’un dauphin, d’un thon, puis d’une sardine.

Depuis la Révolution française, les armoiries définitives comportent également une couronne murale.

La dernière modification date du 11 novembre 1948, lorsque la ville s’est vu octroyer la Croix de guerre avec étoile de bronze pour sa vaillance lors de la Libération, et qui accompagne depuis nos armoiries.

Devise

Divers


Archives

  • Registres paroissiaux et d'état civil depuis :
  • Dépouillements généalogiques :
  • Délibérations municipales depuis :

Sources : site officiel de la ville

Liens internes


Liens externes


Galeries de Photos


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