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Le Karate dô (空手) est connu comme étant un art martial japonais. Cependant, l'origine est okinawaïenne (île de l'archipel des Ryukyu, au sud de l'île principale du Japon Kyushu). En japonais le kanji « kara » signifie le vide et plus précisément la vacuité au sens bouddhique du terme, « te » est la main ainsi que la technique que l'on réalise avec la main . On traduit littéralement par « La main vide ». Cependant, à l'origine, karate était écrit avec ces kanjis :唐手, qui signifient « boxe chinoise » (To-De = la main de Chine). En 1935, à cause de la montée du nationalisme japonais et pour faciliter la reconnaissance et la diffusion du karate, Gichin Funakoshi (voir ci-dessous) a remplacé ces kanjis par l'orthographe actuelle, pour "gommer" l'origine extra-japonaise.

Présentation générale


Le karaté est basé sur des techniques de percussion utilisant l'ensemble des armes naturelles du corps (doigts, mains ouvertes et fermées, avants bras, pieds, tibias, coudes, genoux, tête, épaules...) en vue de bloquer les attaques adverses et/ou d'attaquer. Les techniques regroupent des parades, des esquives, des balayages, des projections et de clés. Des nuances de contenus techniques sont relativement marquées en fonction du style (shotokan, uechi ryu, wado ryu...).

Pour acquérir la maîtrise de ces techniques en combat, l'enseignement comporte trois domaines d'étude complémentaires : le kihon, les katas et le kumite.

  • Le kihon consiste à répéter individuellement et la plupart du temps en groupe des techniques, positions et déplacements. Pratiqué avec un partenaire de façon codifiée, on parle alors de "Kihon-kumite" ;

  • Le kata (= "forme") est un enchaînement codifié et stéréotypé de techniques ayant pour but la formation du corps et l'acquisition d'automatismes, ainsi que la transmission de stratégies. Le kata déborde l'aspect purement technique en permettant au pratiquant, par de très nombreuses répétitions, de tendre vers la perfection du geste et surtout de faire l'experience de l'esprit juste au sens zen du terme ;

  • Le dernier domaine est le kumite ou combat. Littéralement cela signifie « mélanger les mains » (Te = "la main"). Cette notion de kumite peut prendre de multiples formes en karaté de la plus codifiée à la forme la plus libre. Le combat peut être pré-défini (kihon-kumité), fixé à un nombre d'attaque précis (ippon kumité, sambon kumité...), dit souple (ju kumité), sans contact (kundé kumité) ou libre (jyu kumité).

Les origines de l'art


'''1. Bodhidharma et le temple de Shaolin '''

En 480 ou 520, un moine nommé Bodhidharma quitta l’Inde pour s’installer dans le temple de Shaolin dans le Nord de la Chine. Durant 9 ans et devant un mur, il se livra à la méditation bouddhiste. Désolé du peu de résistance physique de ses élèves durant les exercices de méditation, il leur enseigna une série d’exercices physiques extrêmement durs axés sur la respiration sous le nom de Tach’Uan. Ce sont ces exercices, basés sur l’étude des animaux, qui sont considérés comme étant à l'origine de tous les arts martiaux et en particulier du kung-fu. D'ailleurs, le nom de certaines techniques et katas reprend encore aujourd'hui le nom d'animaux.

A son époque, le monastère de Shaolin acquit la réputation de former les plus redoutables guerriers de Chine grâce à l’association d’un entraînement physique et psychologique, ce qui représente véritablement les fondements des arts martiaux.

L’enseignement de ces techniques a été et est toujours secret. Sa diffusion a été possible lors de l’invasion du temple de Shaolin qui a forcé les moines à fuir dans toute la Chine et donc à diffuser ces techniques. De nos jours, beaucoup de styles se disent toujours d’inspiration de Shaolin … Bodhidarma qui est le 28ème descendant de Bouddha et fondateur du Chan … diffusa le bouddhisme en Chine. Le "Chan" est la traduction du Zen en chinois…

Pour comprendre la naissance des arts martiaux, il faut garder à l’esprit que tout s’est fait constamment sur base d’échanges avec la Chine, en mélangeant de manière permanente les exercices physiques et la philosophie.

'''2. De la Chine à Okinawa '''

Après avoir été importé de Chine, le karaté a été développé et perfectionné à Okinawa. Les plus grands experts (dont Funakoshi) proviennent d’Okinawa qui est une île située au sud du Japon. C’est à ce titre que le karaté est considéré comme un art martial d’Okinawa.

Il n’y a pas de trace écrite de la transmission de ces techniques à Okinawa qui est considéré comme le berceau du karaté tel qu'il est pratiqué aujourd’hui. Mais ce dont on est sûr c’est que ces techniques ont été apportées par les Chinois qui se sont installés sur l’île d’Okinawa.

''Pourquoi est-ce que le karaté s’est développé sans armes ? '' En 1409, le roi Sho Hashi a unifié les territoires d’Okinawa et interdit la possession et l’usage des armes par crainte des révoltes populaires. 200 ans plus tard, soit en 1609, les armes ont à nouveau été confisquées par le gouvernement japonais. Cette interdiction à contraint les habitants à développer un mode de combat afin de pouvoir repousser les envahisseurs "à mains nues".

Pour ces raisons, les habitants d’Okinawa ont adapté les méthodes de combat chinoises reprises sous le nom de Okinawa-Te en développant des techniques de combat à mains nues (sans armes). Te signifiant "mains", Okinawa-Te signifiait donc les techniques de combat à mains nues d’Okinawa.

3. Les facteurs de développement du karate

De nombreux facteurs ont permis le développement du karate (initialement "To De" ou encore plus simplement appelé "De" par les okinawaïens) :

  • Les nombreux échanges commerciaux entre Okinawa et la Chine ainsi que le lien de vassalité qui reliait les rois d'Okinawa à la Dynastie chinoise ; de ce fait, de nombreux habitants de l'île sont partis étudier un art martial chinois, puis, de retour, l'ont adapté.

  • L'installation sur l'île d'Okinawa de 36 familles chinoises dans le but de faciliter les échanges culturels et commerciaux entre cette île et la Chine ;

  • Le karate s'est sans doute également développé sur l'île d'Okinawa en réaction à l'interdiction faite par les Japonais aux okinawaiens de porter et de posséder des armes (après l'annexion au XVIè siècle de l'archipel par le Japon et l'installation du clan Satsuma). Ainsi, les Okinawaiens utilisèrent leurs mains en guise d'armes.

Deux grands courants sont apparus liés aux deux principales villes d'Okinawa : Shuri (--> shuri-te) et Naha (--> naha-te). Un troisième courant (--> tomari-te) s'est également développé, combinant certaines techniques des 2 précédents, s'expliquant en partie du fait de la situation géographique de sa ville d'origine, Tomari, située entre Shuri et Naha.

Entre le XVIIIè et le XXè siècle, du fait que la pratique de cet art était interdite par l'occupant japonais, les cours avaient lieu en secret, de nuit dans des jardins fermés.

C'est Maître Funakoshi qui introduisit le karaté en 1922 sur l'archipel nippon en réalisant une démonstration devant l'empereur du Japon. Il est considéré aujourd'hui comme le père du karaté moderne.

Ce fût Chojun Miyagi, le père fondateur du Goju-ryu, qui se présenta le premier l'examen officiel de Maître Bushido devant les autorités du Dai Nippon Butokukai, organisme d'Etat japonais créé dans le but de contrôler tous les arts martiaux du pays. C'était la première fois qu'un Maître de karaté faisait cette démarche. Il obtint le titre de Kyoshi, le plus haut titre qui sera jamais donné à l'époque à un Maître de Karaté présentant cet examen. Grâce à lui, cet art martial faisait, en 1935, sa véritable entrée dans le Budo japonais

Le dévelopement des techniques du karaté et leur enseignement s'est fait aussi grâce à des maîtres tels que Sokon Matsumura (1809-1901) et Anko Itosu (1832-1916). Ce dernier a véritablement développé une véritable pédagogie du karate Shotokan-ryu, créant les 5 premiers kata de base (Pinan shodan, Pinan nidan, Pinan sandan, Pinan yodan, Pinan godan), à partir d'un kata d'origine, très long : kosokun dai (ou kushanku dai ou encore, kanku dai en japonais).

En parallèle du karaté s'est développé le Kobudo (combat avec des outils agraires faisant office d'armes : tonfa, nunchaku, bo, jo...). ''

Comment s’est développé le kobudo ? ''

L’interdiction d’utiliser des armes à l'époque a été contournée par l’utilisation d’outils agricoles traditionnels. C’est ainsi qu’on retrouve parmi les armes traditionnelles d’Okinawa : le Bô (le bâton de l’éleveur), le nunchaku (utilisé pour battre le blé), le saï (sorte de fourche pour manipuler les bottes de foin), le tonfa … ''

''' La signification du mot "karaté"'' '''

Comme on l’a vu plus haut, le karaté provient de la Chine. C’est là en effet que beaucoup de japonais allaient pour s’entraîner à la boxe chinoise. A leur retour au Japon, cette boxe chinoise était connue sous le nom d’Okinawa-te. Au début du 20ème siècle, le mot Okinawa-Te a été remplacé par le Karaté-Jutsu.

1ère signification du mot Kara : "qui vient de Chine" L’idéogramme utilisé pour écrire le mot "Kara" signifie "ce qui vient de l’étranger et plus particulièrement de la Chine", ce qui pourrait se traduire par "les arts chinois de la main".

2ème signification du mot Kara : "vide" En 1932, un nouveau style de karaté est apparu. Pour faire la distinction entre ce nouveau style de karaté et l’ancien "chinois", les Japonais ont décidé de prendre un idéogramme qui se prononçait de la même façon (Kara) mais signifiant "le Vide" pour donner finalement le nom que l’on utilise aujourd’hui à savoir "l’art des mains vides", l’art du combat à mains nues, sans armes...

''' '' Histoire de Maître Funakoshi'' '''

Né en 1868 Senseï Funakoshi vécut dans le district de Yamakawa-Chô sur l'Ile d'Okinawa. L'ère Meiji débutait, l'homme était alors très cultivé et de surcroît poète. Sensible au code moral de ses ancêtres il observait rigoureusement les interdits d'autrefois, et considérait aux vues de ces principes que le Samouraï se doit en toute occasion de renvoyer une image impeccable.

Chaque matin, le Maître se prosternait dans un profond respect vers le Palais Impérial, et accomplissait le même cérémonial en se tournant vers Okinawa. De constitution plutôt fragile, même maladive, ses parents lui firent étudier le Karaté afin de surmonter ses faiblesses. Dès lors une lente alchimie améliora considérablement sa frêle santé. Cela le décida à s'investir durablement dans l'art de la " main vide ". Ami d'un élève de sa classe, fils de Yasutsune Azato, il devint l'élève d'un des plus grands experts du karaté d'Okinawa.

Le Maître Gichin FUNAKOSHI est considéré comme le fondateur du karaté moderne.

Avant de s'éteindre en 1957, il forma de nombreux élèves : Obata, Okuyama, Egami, Harada, Hironishi, Takagi, Ohshima, Nakayama, Nishiyama, Kase.

Les différentes écoles


Plusieurs écoles, ou styles, différentes ont divergé au cours du :

  • Shorinji ryu : "l'école du temple de la petite forêt", en référence au temple de Shaolin, à l'origine du style shuri-te sur l'île d'Okinawa ; créé par Joen Nagazato lui-même élève de Chotoku Kyan, cette école contient à l'origine 9 kata que Kyan a enseigné à Nagazato et que ce dernier a voulu préserver tels quels. Ce style a connu par la suite quelques variantes selon qu'il fut enseigné par des Okinawaiens ou des Japonais de Honshu. En France, le shorinji-ryu a été développé sous l'influence de sensei Richard Kim ; le style a intégré des techniques provenant du Naha-te comme du Tomari-te tout en conservant la fluidité du shuri-te. Certains kata de kobudo sont également enseignés. Le responsable français du shorinji-ryu auprès de la Fédération Française de karate est Jean-Luc Bricard.
  • Shorin-ryu (少林流, style de Shaolin): est le style le plus ancien mais connaissant de multiples variantes. Il provient du Shuri-te d'Okinawa.
  • Shotokan-ryu (l’école de « la maison de Shoto », Shoto étant le nom de plume de Gichin Funakoshi): style de Karaté fondé en 1938 et issu du Shorin–ryu d’Okinawa introduit par Funakoshi père. Mais c’est son fils Yoshitaka qui fut à l’origine du style tel qu’on le connait désormais. Ce style est considéré comme l'un des plus puissant; les coups de poings sont directs, les coups de pieds bas et les katas sont longs. Cependant une scission est apparue avec la JKA (Japan Karaté Association) en raison de plusieurs désaccords notamment sur la dérive sportive avec la compétition que Funakoshi père exécrait. On peut donc dire qu’il existe plusieurs courants shotokan le versant traditionnel étant représenté entre autre par Tsutomu Ohshima (la famille Funakoshi lui à d’ailleurs confié la traduction du 2ême Livre du maître « karaté do kyohan », où, pour la première fois, la main chinoise est devenu la voie de la main vide, l’idéogramme japonais chinois et vide étant similaire phonétiquement. Il s'agit certainement du meilleur livre du maître, le plus complet, fruit de nombreuses recherches où il livra la version définitive de sa voie de la main vide) qui prône un karaté proche de Funakoshi père. Ce courant également appelé Shotokan Ohshima est représenté en France depuis 1964 par l’organisation France Shotokan. Un autre shotokan important est celui de Taiji Kase car même si ce dernier a été rattaché à la JKA et à entraîné de grands champions et malgré certaines positions identiques au fils Yoshitaka, notament le kiba-dachi très large (dur pour les genoux) il a fini par développer dans un esprit traditionnel son propre style représenté en France par l’organisation IEKS (Institut d'Enseignement du Karate Do Shotokan Ryu Kase Ha). Une autre branche est repésentée par Hidetaka Nishiyama, chairman de l'ITKF (International Traditionnel Karate Fédération), Seule fédération reconnue par le CIO avec l'appellation traditionnel.Ce courant est représenté en france par la Fédération de Karaté traditionnel et Arts Martiaux Assimilés en France (FKTAMAF).
  • Goju-ryu ou Gôjû Ryû (style du « dur et du souple »): style de Karaté prenant son origine dans le Naha-Te (puis Shorei-ryu) d’Okinawa et fondé par Chojun Miyagi en 1926.C'est ce dernier qui concrétisa le passage du Naha-Te au Goju-Ryu. La véritable branche japonaise du Gôjû Ryû fut toutefois initiée par Gogen Yamaguchi, un maître légendaire du karaté qui fût surnommé "le chat". Ce style est celui de la casse par excellence, exercice pratiqué afin de voir de degré de force et de résistance des meilleurs élèves. Style de karaté assez traditionnel, il marie des techniques issues de différentes écoles chinoises ainsi que les bases ancestrales d'Okinawa. Caractérisé par des positions naturelles, il comprend des modes de frappes et des déplacements souvent circulaires, visant les points vitaux. Le Goju-ryu est fortement influencé par les méthodes du sud de la Chine : mêmes concepts techniques, même importance donnée au travail de l'énergie interne. Les postures sont stables et puissantes (sanchin dachi est la plus caractéristique du style et se retrouve dans tous les katas du Goju-Ryu), les coups de pieds bas uniquement (essentiellement mae-geri et kensutso-geri), la respiration ventrale sonore, les déplacements courts et en demi-cercles.
  • Goju-Ryu KuYuKai : sous l'impulsion de plusieurs élèves de Gogen Yamaguchi, certaines écoles Goju ont abandonné de la dureté au profit d'une plus grande fluidité. C'est le cas du Goju-Ryu KuYuKai enseigné par Maître Osamu Hirano. A titre d'exemple, Sanchin, le kata respiratoire symbole du Goju, y perd en contraction et sonorité pour y gagner en profondeur. Cette amplitude à l'inspiration et l'expiration lui a d'ailleurs valu de se voir rallongé. De façon générale, les frappes elles-mêmes, se sont déliées avec pour conséquence une fluidité accrue des enchaînements.
  • Shotokaï-ryu (l’association de Shoto): association fondée en 1935 par les disciples de Gichin Funakoshi mais ne devient un style de Karaté à part entière qu’en 1957 sous l’égide de Shigeru Egami. Ce style se veut être le prolongement des recherches de Yoshitaka Funakoshi (Shotokan) et intègre des techniques et notions propres à l’aïkido afin de rendre la méthode davantage en rapport avec les traditions martiales japonaises (Budo).
  • Wado-ryu (la Voie de l’Harmonie): style japonais de Karaté créé en 1939 par Hironori Ohtsuka. Celui-ci était maître de ju-jitsu lorsqu’il découvrit le karaté sous la férule de Gichin Funakoshi. Il complètera quelques lacunes grâce à ses connaissances initiales et à la pratique du Shito-ryu afin de créer son style plus proche du Budo. Initialement pratiquant de karate Shotokan, Ohtsuka perçoit les limites de ce style après une sévère défaite que lui inflige un pratiquant de boxe chinoise. Il modifia le shotokan original en développant un style moins rigide, visant à éviter les coups de l'adversaire plutôt qu'à les bloquer comme le fait le karate shotokan.
  • Shito-ryu: style de Karaté d’Okinawa créé en 1939 par Kenwa Mabuni. Le fondateur a été un élève brillant des 2 grands maîtres de l’île : Anko Itosu du Shuri-Te, et Kanryo Higashionna (ou Higaonna) du Naha-Te. Ce style possède officiellement 60 katas, mais les grands maîtres essayent de transmettre à leurs élèves les 120 katas qui existent. Le Shito-ryu est le style possèdant le plus de katas mais, par rapport aux autres styles, ils sont moins longs. Maître Mabuni, créateur du style,rajouta au Naha-te et au Shuri-te des techniques souples de mains comme des blocages circulaires et des attaques de poings à courte distance qui lui furent nécessaires dans l'exercice de son métier de policier. Ce style utilise des coups de poings souples et les coups de pieds visent les parties médianes du corps.
  • Kyokushinkai (l’école de « l’Ultime Vérité »): style créé en 1964 par Masutatsu Oyama à partir du Goju-ryu et de quelques éléments du Shotokan. Le karaté Kyokushin est basé sur le combat réel. Son fondateur inscrira son école dans la légende en participant à différentes formes de duel et de casses spectaculaires.
  • Seido, de Sensei Tadashi Nakamura
  • Uechi-ryu, style utilisant les armes agraires comme le sosetsugon (ou nunchaku), le tonfa (manivelle de moulin), etc.
  • Nanbudo: fondé par Yoshinao Nanbu
  • Sano-ryu (ancien style du Yoseikan): de Sensei Teruo Sano
  • Chito-Kan: fondé par Kyoshi Pierre Myre au Canada, surtout répandu en Amérique du Nord, mélange de Shotokan et de Shito-ryu
  • Yoseikan Karaté-Do: fondé au Québec, par Giancarlo Borelli. Le président actuel du style est Marc Asselin, Hanshi, 9ième dan.
  • Yoseikan Budo: fondé en France visant la maîtrise des techniques et du contrôle plutôt que la blessure due au coup. Le Yoseika budo est une synthèse de budo créée par Maitre Hiroo Mochizuki contenant du Wado-ryu, du Ju jistu, de l'aïkido, du ba-jutsu (combat à cheval), ken jitsu (art du sabre), kobudo (armes agraires), naginata (hallebarde), jo et bo (batons), etc.
  • Kenshikan Kenpo Karate Do (Branche du Shito Ryu), créée par Maître Kenji Kusano. Voir à ce sujet le site
  • Tokitsu-ryu: synthèse de différentes écoles chinoises et japonaises, le Tokitsu-ryu est une méthode fondée sur l'intégration de la respiration, de l'énergie et de l'action. Développée en plus de 30 ans d'études et de recherches menées par Maître Tokitsu, la méthode fait sienne le concept profondément ancré dans la culture orientale selon lequel corps et esprit forment une unité indissoluble. Voir le site à ce sujet.
  • Shinshokaï, fondé en Belgique, visant à tirer une force de son handicap.
Les armes utilisées au karaté sont les outils que les japonnais utillisaient dans la vie de tous les jours. Il y a entre autre les kama qui sont en fait les objets que l'ont utilisait pour couper le foin. Il y a aussi le bô qui est le bâton que les paysans d'Okinawa utilisaient pour transporter leurs seaux. Il y a plusieurs autres armes comme le saï, une petite fourche pour piquer le riz. Il existe aussi le nunchaku qui était destiné à battre le riz, ou bien des mors de chevaux ...

Lexique des termes japonais couramment utilisés au karaté


Les 3 mots en gras sont les 3 niveaux d'attaque différents.
Mot japonaisTraduction française
AgeLever, remonter
AtemiFrappe
BaraiBalayer
ChudanNiveau moyen (abdomen)
DanNiveau, degré, grade pour une ceinture noire
DachiPosition
DojoEndroit où l'on apprend la voie, où se pratique le karaté
Empi (ou Hiji)Coude
GedanNiveau bas (jambes)
Geri/KeriAttaque de la jambe (coup de pied)
GyakuContraire
HaitoTranchant intérieur de la main (côté pouce)
HajimeCommencez
HaraVentre
HizaGenou
JodanNiveau haut (visage)
KarateMain vide
KimeDécisif, "décision ultime", force
KyuClasse, grade avant le Dan
Mae GeriCoup de pied de face
MawashiCoup de pied Circulaire
Kensutso GeriCoup de pied cassant (pratiqué au niveau des genoux)
Mawashi GeriCoup de pied circulaire
MoroteA deux mains
Oi TsukiCoup de poing en poursuite
ReiSalut
RyuMéthode, école, dragon
SabakiEsquiver, tourner
SenseiProfesseur-Maître
ShutoTranchant extérieur de la main
SokutoTranchant du pied
SotoExtérieur
TatamiTapis en paille de riz
Tsuki/zukiAttaque directe (utilisé pour le poing)
UchiIntérieur
UdeAvant-bras
UraOpposé, arrière
UshiroDerrière
WadoColombe
YameArrêtez
YokoCôté

Codes et pratiques


Chaque cours commence et se termine par le salut (rei), les élèves faisant face au professeur ou sensei. Parfois aussi, les plus gradés ou anciens (sempai) sont situés légèrement à part et saluent le Sensei séparément en plus du salut à tous. Le salut se fait en silence et avec respect mutuel.

Les séances d'apprentissage commencent habituellement (même si ce n'est pas codifié) par un échauffement (ou préparation physique) qui prépare les muscles et articulations à l'entraînement proprement dit. On adaptera l'échauffement à l'entraînement qui suivra en insistant sur la souplesse, l'endurance ou encore la force physique.

L'entraînement peut se composer de kihon (ou drill) qui est constitué de répétitions et/ou enchaînements de mouvements; de l'apprentissage de un ou plusieurs Katas (combat imaginaire codifié contre un ou plusieurs adversaires), de l'assimilation de bunkais (ou application du kata au combat) et enfin de kumite (ou combat), lequel pouvait être souple (ju-kumite) pour s'échauffer et tester des techniques ou plus codifié pour apprendre la prise de distance et les tactiques de combat (ippon kumite, sambon kumite, gohon kumite, pinan kumite, oyo kumite).

Les grades et ceintures


Même si, à l'origine, le karaté ainsi que les autres arts martiaux n'utilisait la ceinture que pour tenir le pantalon, il devint vite courant de différencier le pratiquant initié (et non "accompli") du débutant en ceignant une ceinture noire (initié) ou blanche (débutant). Par la suite, la ceinture marron apparut. Elle désignait l'élève sur le point d'obtenir la ceinture noire. De nos jours, une classification large et variée existe et varie en fonction des styles et des écoles.

Néanmoins, les différents pratiquants s'entendent en général sur les éléments suivants:

  1. il peut y avoir entre 6 et 10 niveaux à gravir jusqu'à la première ceinture noire, ils sont appelés kyu et vont de 10 à 1 (voir la liste des couleurs ci-après à titre indicatif). Ces niveaux sont à la discrétion du Sensei et/ou de la fédération qui enseigne dans le dojo et peuvent être encore subdivisés en sous-grades généralement représentés par des barrettes noires ou de couleur apposées sur la ceinture. Ces barrettes sont parfois aussi utilisées sur la ceinture blanche (dans certains styles traditionnels) pour indiquer les kyu, à défaut de changer de couleur.
  2. ensuite vient la (première ceinture noire) qui est en fait le 1er dan (ou niveau): le karateka a acquis les bases du style
  3. puis, les dan (niveaux) se succèdent en ordre croissant jusqu'au 10ème dan qui est le grade le plus élevé et bien souvent réservé au soke (ou directeur du style, le fondateur ou son héritier). Les passages de grade se font dans le club jusqu'au 1er kyu mais, en France, les dan se passent devant la fédération dont on dépend et devant jury (suivant un programme en général délimité collégialement).

La succession de couleurs en Belgique et en France est généralement: blanc, jaune, orange, vert, bleu et enfin marron. Le marron correspondant au 1er kyu et le blanc au 10ème ou parfois directement au 6ème kyu. Les ceintures bicolores (blanc et jaune, jaune et orange, etc.) sont parfois utilisées comme ceintures intermédiaires. Aux États-Unis et dans bien d'autres pays, les couleurs sont très différentes et leur succession diffère. En Allemagne, la succession et les couleurs sont les mêmes, des ceintures bicolores ne sont pas utilisées.

Ensuite, le pratiquant porte la ceinture noire à partir du 1er dan et jusqu'au 10ème dan. Toutefois, il est permis de porter une ceinture à barrettes rouge et blanche à partir du 6ème dan et une ceinture rouge ou blanche (pour marquer le fait que l'on ne cesse d'apprendre et boucler la boucle) à partir du 9ème dan.

Enfin, dans les compétitions, les pratiquants portent pendant les combats en général une ceinture de couleur (aka = rouge, ao = bleue qui remplace maintenant shiro = blanche) pour permettre au public de les différencier plus facilement. De même, l'arbitrage par points (dixièmes de points) a été abandonné au profit d'une élimination directe par vote avec des drapeaux de couleur bleue ou rouge.

Bibliographie


  • Okinawan karate - Mark Bishop - Ed Tuttle
  • The weaponless warriors - Richard Kim - Ed Ohara publications inc.
  • Calssical kata of okinawan karate - Patrick Mac Carthy - Ed Ohara publications inc.

Voir aussi


Liens externes


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