article

Le juge Ti vécut en Chine sous la dynastie des Tang, au de notre ère.

Histoire et littérature


L'extraordinaire capacité de déduction du juge Ti le rendit célèbre de son vivant, si bien qu'il entra dans les annales judiciaires chinoises. Il termina sa carrière comme ministre de l'impératrice Wu. Il fut repris dès le siècle comme héros d'un roman policier chinois. Ce texte fut redécouvert et traduit en anglais par le diplomate hollandais Robert van Gulik en 1946. Ce dernier, désireux de faire renaître le roman policier chinois traditionnel, écrivit lui-même une suite en dix-sept volumes aux aventures du juge Ti Jen-tsie. Il s'éteignit prématurément en 1967, victime d'un cancer du poumon dû à une trop grande consommation de cigares. Il avait cinquante-sept ans.

Pour écrire ses romans, Robert Van Gulik a utilisé ses vastes connaissances sinologiques, et s'est inspiré de véritables romans policiers chinois. Il en a adapté le style, certes, au public occidental (en limitant par exemple le nombre des personnages, qui dans les romans chinois est particulièrement élevé), mais en se préoccupant toujours d'éviter deux écueils :

  • le pittoresque ;
  • l'anachronisme (il reproche par exemple aux romans policiers dont l'action se déroule en Chine antique de mentionner systématiquement le port de la natte, dont l'usage arriva pourtant très tardivement, sous les dynasties mandchoues).

De ce fait, il choisira de traduire Trois affaires criminelles résolues par le juge Ti, roman respectant les critères ci-dessus (peu de personnages, pas d'intervention fantastique). Puis il s'inspirera des très nombreux romans policiers chinois pour les ré-adapter dans les romans du juges Ti. Chaque aventure du juge Ti est suivie d'un commentaire sinologique, dans lequel l'auteur indique :

  • ses sources (documents anciens, véritables romans policiers chinois, etc.) ;
  • des éclaircissements sur les circonstances historiques ou des faits de civilisation.

Ces romans allient donc rigueur historique et grande qualité littéraire ; ils font partie des grands classiques du roman policier, mais également de la sinologie (sous une forme distrayante).

Plus près de nous, le personnage du juge Ti fut repris dans les années 1990 par deux Américains, Eleanor Cooney et Daniel Altieri, dans deux romans : L'impératrice des mensonges et La révolte des lettrés. Un Français, Frédéric Lenormand, a ressuscité à son tour le juge Ti dans une série de romans publiés aux éditions Fayard : Petits meurtres entre moines, Madame Ti mène l'enquête, Mort d'un cuisinier chinois, etc., dont les affaires s'intercalent entre celles écrites par Robert van Gulik (ce qui n'est pas le cas des romans écrits par Eleanor Cooney et Daniel Altieri, qui en sont totalement indépendants).

Chronologie dans les romans du Juge Ti


  • Le juge Ti historique est né en 630, à Tai-yuan, et est décédé en 700. Van Gulik, et à sa suite Lenormand, ont pris soin d'inscrire ses enquêtes dans ce laps de temps.

663 Nommé magistrat à Peng-Lai, il résout les affaires suivantes :

En 664, le juge Ti est convoqué à Pien-fou :

Puis en 666, il est nommé à Han-yan :
En 667, toujours à Han-yan :

En 668, il est nommé à Pou-yang :

En 669, toujours à Pou-yang :

En 670, il devient magistrat de Lan-fang :

En 676, il se rend à Pei-tcheou :

Enfin, en 677, il est président de la Cour métropolitaine de justice, à Tch'ang-ngan, capitale de l'Empire :

Lien externe


Personnage littéraire | Enquêteur | Roman policier | Littérature chinoise | Personnalité politique chinoise

Richter Di | Judge Dee | Rechter Tie

 

This article is licensed under the GNU Free Documentation License. It uses material from the "Juge Ti".

Home Pageartsbusinesscomputersgameshealthhospitalshomekids & teensnewsphysiciansrecreationreferenceregionalscienceshoppingsocietysportsworld