Joseph Jacques Césaire Joffre, né le 12 janvier 1852 à Rivesaltes, Pyrénées-Orientales, mort le 3 janvier 1931), est un militaire français, maréchal de France.
Ce plan, conforme aux directives fixées le 21 février 1912 par le gouvernement sous la direction du président du Conseil Raymond Poincaré qui interdisaient à Joffre d'étudier une offensive en Belgique, et même d'aménager les lignes de chemin de fer du nord pour faciliter une concentration au delà de Mézières, avait une autre faiblesse du fait qu'il ne tenait pas compte de l'emploi des unités de réserve allemandes en première ligne dès le début des hostilités.
Dès le début de la Grande Guerre, les mauvaises surprises s'accumulent, la surprise des surprises étant celle du feu : on avait tout prévu sauf l'emploi massif en première ligne des pièces allemandes d'artillerie lourde et l'emploi des mitrailleuses en tir croisé. Les ordres basés sur l'attaque à outrance sous-estimant la puissance et l'organisation des armées allemandes, conduisent inévitablement à l'échec de l'offensive en Alsace et à la défaite de la France dans la bataille des frontières.
Joffre parvient cependant à se rattraper en organisant magistralement le repli de l'armée française et, aidé par le général Joseph Galliéni que l'on rappelle de la retraite, en remportant, du 6 au 13 septembre 1914, la victoire dans la Marne qui repousse les armées allemandes sur la vallée de l'Aisne et sauvait Paris.
Ce succès lui vaut une popularité inouīe et on lui voue une véritable culte, inimaginable aujourd'hui. Les prénoms de Joffre et Joffrette sont donnés par centaines à des enfants. La population lui sait gré d'avoir, à l'inverse de 1870, empêché l'invasion du territoire et évité à Paris un siège atroce avec les événements qui avaient suivi.
D'origine modeste, non sectaire (son Q.G. rassemble des officiers de toute origine sociale, des plus modestes à la meilleure aristocratie, des républicains, bonapartistes ou royalistes, comme des catholiques, des agnostiques ou athées), il incarne l'idéal de promotion sociale dans la République, avec la victoire du mérite sur la naissance, et l'union nationale après les affaire Dreyfus et l'affaire des fiches.
Après la « course à la mer », son armée subit de lourdes pertes à Verdun puis échoue à percer le front allemand sur la Somme. Ces revers sont exploités par ses ennemis, nombreux dans les milieux politiques en raison de sa propension à prendre ses décisions de manière autonome.
Il est remplacé à la tête de l'armée française par le général Robert Nivelle en décembre 1916 et le 25 du même mois, le gouvernement recrée en sa faveur la dignité de maréchal de France ce qui en fait le Premier Maréchal de France de la République. En 1917, il effectue avec René Viviani une mission aux États-Unis pour préparer l'entrée en guerre de ce pays. Il y reçoit un accueil triomphal.
Après la guerre, il entre à l'Académie française, remplit des missions de prestige et rédige ses Mémoires terminées en 1928. Il meurt le 3 janvier 1931 et la France lui fait des obsèques nationales le 7 janvier. Il repose aujourd'hui à Louveciennes. Le 11 janvier 1931, les Chambres réunies votent à l'unanimité que : « Le maréchal Joffre a bien mérité de la patrie. »
Militaire français de la Première Guerre mondiale | Fauteuil 35 de l'Académie française | Maréchal de France | polytechnicien | Naissance en 1852 Décès en 1931
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