Les Jeux Olympiques sont un ensemble de compétitions sportives organisées tous les quatre ans (une olympiade est une période de quatre ans). Originellement tenus dans la Grèce antique (voir Jeux olympiques antiques), ils ont été mis au goût de l'époque et réintroduits par le baron Pierre de Coubertin à la fin du ; les Jeux Olympiques modernes ont lieu depuis 1896 tous les quatre ans (hormis lors des deux guerres mondiales). Depuis, seules la France et la Grèce ont participé à tous les Jeux.
L'idée de créer des Jeux Olympiques modernes revient à Pierre de Coubertin, président du Comité international olympique (CIO) de sa fondation, en 1894, à 1925. Les premiers Jeux olympiques d'été ont eu lieu en 1896 à Athènes.
Les Jeux Olympiques d'hiver ont été créés en 1924. Jusqu'en 1992, ils ont lieu tous les quatre ans, la même année que les Jeux Olympiques d'été (les années bissextiles). À partir de 1994, ils ont toujours lieu tous les quatre ans, mais décalés de deux ans par rapport aux Jeux d'été.
La fédération omnisports française USFSA fête son cinquième anniversaire le 25 novembre 1892 dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne à Paris. À cette occasion, Pierre de Coubertin appelle à la rénovation des Jeux olympiques.
Deux ans plus tard, le 23 juin 1894, se tient également à la Sorbonne le « Congrès pour le rétablissement des Jeux olympiques ». Devant l’absence de réactions à son appel deux ans plus tôt, Pierre de Coubertin parvient à convaincre les représentants britanniques et américains, mais aussi d'autres nations, notamment la Jamaïque, la Nouvelle-Zélande ou la Suède. Plus de 2000 personnes représentant douze nations assistent finalement au congrès, qui vote à l’unanimité la rénovation des Jeux olympiques. L'autre décision importante prise à l’occasion de ce Congrès est la condamnation des règlements sportifs de certaines fédérations (britanniques notamment) excluant les ouvriers et les artisans au nom d’un élitisme social qui allait à l’encontre des idéaux égalitaires français.
De 245 participants originaires de 15 nations en 1896, les Jeux rassemblent 10500 athlètes de 200 délégations lors des derniers Jeux Olympiques d'été. Le nombre des participants aux Jeux Olympiques d'hiver est plus modeste avec environ 2500 athlètes attendus à Turin en 2006.
La devise latine des Jeux olympiques est, depuis 1894, année du congrès olympique : "citius, altius, fortius..." ("plus vite, plus haut, plus fort..."). C'est Pierre de COUBERTIN qui proposa cette devise, empruntée à son ami l'abbé Henri DIDON. Un emprunt ni fortuit, ni anodin. Trois ans auparavant, le 7 mars 1891, à la fin des compétitions sportives du collège Albert le Grand d'Arcueil dont il est directeur, l'abbé DIDON, en présence de son ami de COUBERTIN, avait lancé aux participants : "Mes enfants, je vous donne comme devise sur les stades comme dans la vie : "citius, altius, fortius".
Cet emprunt est aussi un hommage. Né en 1840 au Touvet (Isère), ordonné prêtre à 22 ans, Henri DIDON fut un sportif émérite, qui mit le sport au coeur de sa pédagogie. Surtout il faut savoir que les premiers jeux olympiques de l'ère moderne sont nés en... 1832, au petit séminaire du Rondeau, au pied du Vercors. Tout était prévu : charte olympique, cérémonie d'ouverture, épreuves sportives, remise de médailles. En 1896, l'abbé DIDON assiste aux premiers jeux olympiques et célèbre une messe oecuménique et olympique en la cathédrale d'Athènes devant quatre mille personnes. En 1897, trois ans avant de mourir, il ouvre le deuxième congrès olympique international. Malgré cela, le rôle de l'abbé DIDON reste méconnu, comme l'est la contribution chrétienne à l'idéal olympique moderne.
Malgré les voeux de Coubertin, les deux guerres mondiales empêchèrent la tenue du rendez-vous olympique. Les Jeux de 1916 furent ainsi annulés pendant la Première Guerre mondiale, et ceux de 1940 et 1944 pendant la Seconde Guerre mondiale.
En 1972, lors des Jeux Olympiques de Munich, un commando de terroristes palestiniens prit en otage onze membres de la délégation israélienne dans le village olympique. Peu préparée à ce type d'action, la police allemande a rétabli l'ordre au prix d'un massacre. Depuis cet incident, les polices des pays occidentaux comprennent des sections anti-terroristes très pointues. De plus, la sécurité est renforcée autour des grands événements comme les Jeux olympiques. Le village olympique est comparé à un bunker.
En 1996, lors des Jeux Olympiques d'Atlanta, une bombe explose sur la place principale de la ville blessant plus de cent personnes.
La politique s'empare à l'occasion du symbole olympique. D'abord opposé à la tenue des Jeux olympiques en Allemagne, Adolf Hitler utilise cette manifestation à des fins de propagande. C'est également le cas à Moscou en 1980, pour ne citer que ces exemples. L'Union Soviétique entra pourtant tardivement au sein du mouvement olympique. L'URSS participe pour la première fois aux Jeux « petits bourgeois » en 1952, à Helsinki.
En 1968, 1972 et 1976, de nombreux pays africains boycottent les Jeux afin de protester contre les régimes d'apartheid sud africain. L'exclusion de la Nouvelle-Zélande est également réclamée, car son équipe de rugby s'était rendue en Afrique du Sud pour y jouer des matches. A Montréal, 21 pays africains et le Guyana manquent à l'appel.
En 1980, les États-Unis et 64 autres délégations boycottent les Jeux de Moscou en raison de l'intervention soviétique en Afghanistan. La France ou encore le Royaume-Uni ne sont pas solidarisés à ce mouvement et se rendent à Moscou avec quatorze autres nations occidentales. En réplique au boycott de 1980, l'URSS et 14 de ses pays satellites boycottent les Jeux de Los Angeles sous prétexte que la sécurité des délégations n'était pas garantie. La Roumanie se distingua du bloc de l'Est en se rendant à Los Angeles.
En 1988, Cuba, l'Éthiopie et le Nicaragua boycottent les Jeux de Seoul pour protester contre la mise à l'écart de la Corée du Nord dans l'organisation des Jeux.
Un mouvement de protestation, mené par Reporters sans Frontières, tente de convaincre le plus de pays possible de boycotter les Jeux de Pékin en 2008 pour protester contre le bafouement des droits de l'homme en Chine.
Le drapeau des Jeux olympiques, dessiné par Coubertin lui-même, est constitué de cinq anneaux enlacés sur fond blanc, inspirés par une gravure grecque. Les six couleurs (bleu, noir, rouge, jaune, vert et blanc) du drapeau sont le signe de l'universalité des jeux : ainsi, chaque pays retrouve sur le drapeau olympique les couleurs de son propre drapeau (à noter que cela est inexact à l'heure actuelle, car certains drapeaux utilisent le mauve, le rose ou l'orange ; mais lors des tout premiers jeux olympiques il n'y avait que huit pays en lice et ce symbolisme était vrai stricto sensu). Une interprétation associant chaque continent à une couleur précise a été utilisée dès la création du drapeau mais est considérée depuis comme erronée (pour éviter toute forme de racisme), comme le CIO le précise dans un document publié sur son site web : « les six couleurs (y compris le fond blanc du drapeau), combinées de cette façon, sont représentatives des couleurs de toutes les nations sans exception. Il est donc faux de croire que chacune des couleurs est associée à un continent précis. » (cf. *).
La flamme olympique, autre élément symbolique fort des Jeux, est employée depuis 1928 pour symboliser le lien entre les jeux modernes et la Grèce antique.
En 1896 l'hymne olympique fut composé et joué lors des I Jeux olympiques. Pour plus d'informations, consulter ce document du musée olympique de Lausanne.
La mascotte olympique apparait officiellement pendant les Jeux d'hiver de 1968 à Grenoble. Depuis, chaque édition crée sa propre mascotte afin de symboliser les valeurs de l'olympisme.
Les Jeux olympiques d'été de 1984 à Los Angeles furent les premiers jeux bénéficiaires. Aujourd'hui la majorité des recettes viennent des droits télévisuels et des partenaires commerciaux.
Les retombées touristiques et en infrastructures (équipements sportifs, mais aussi ouvrages de génie civil, hôtellerie...) sont également cruciales pour les villes organisatrices. Plusieurs villes sont donc candidates pour les prochaines échéances, et la compétition entre elles est féroce. L'impact économique est tel que la tentation de recourir à la corruption est grande pour emporter la décision du CIO et se voir attribuer l'organisation des Jeux.
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