Jean-Marc Varaut est un avocat français né le 18 février 1933 à Neuilly-sur-Seine et décédé le 26 mai 2005.
Royaliste, il milita au Quartier latin dans les années 50 et dirigea sous le pseudonyme de Jean-Marc Dufay les étudiants d'Action française.
Avocat de talent depuis 1956, Jean-Marc Varaut fut d’abord collaborateur de Pascal Arrighi (député gaulliste de 1958 à 1962, puis Front National de 1986 à 1988). Puis, il s’associa un temps à Richard Dupuy et à Roland Dumas (qui deviendra plus tard président du Conseil constitutionnel).
En 1965, il devint l’un des animateurs des Comités Tixier-Vignancour. Il rejoignit les Républicains indépendants de Valéry Giscard d’Estaing et devint l’un des principaux responsables des clubs Perspectives et Réalités.
Dans les années 90, il milite au sein de clubs libéraux comme l’Association pour la liberté économique et le progrès social (ALEPS) de Jacques Garello, ou Liberalia de Bernard Cherlonneix et continue son engagement politique au Parti républicain (futur Démocratie libérale, une des composantes qui donnera naissance à l'UMP), avec son ami Alain Madelin.
Monarchiste, il s’impliqua en 1993 dans la défense de la mémoire de Louis XVI, pour le bicentenaire de sa décapitation. Cette défense obtint un écho favorable dans l'Opinion. En effet, un sondage organisé à l'occasion d'une émission de TF1 sur le procès de Louis XVI montra qu'une majorité de Français condamnait la mise à mort de Louis XVI.
Il fut l'avocat de Jacques Médecin, de François Léotard, de Philippe de Villiers, de Jacques Crozemarie, de Jean-Louis Turquin, du général putchiste Maurice Challe, de Bob Denard, de Claire Fontana, présidente de La Trêve de Dieu, et de Maurice Papon. Il défendra également la scientologie. Catholique convaincu, il était membre d’honneur de l’Alliance pour les droits de la vie, de Christine Boutin, et, dans la logique de cet engagement, pourfendeur de la peine de mort.
Jean-Marc Varaut a eu trois enfants. Sa fille Laurence a épousé Pierre-Guillaume de Roux, directeur littéraire des éditions de La Table ronde et fils de l'écrivain et éditeur Dominique de Roux, co-fondateur des éditions Christian Bourgois, et fondateur des Cahiers de l'Herne et des Dossiers H. Son fils Charles-Henri, décédé en 1984, était secrétaire général du GUD. Son fils cadet et collaborateur Alexandre est un des responsables du Mouvement pour la France de Philippe de Villiers, dont il sera député européen.
Il fut directeur des études de l’Institut de droit pénal du barreau de Paris, à partir de 1989. En 1996, il fut chargé par le ministère de la Justice d’une mission en vue de l’élaboration d’un code des professions judiciaires et juridiques.
Il a écrit 15 livres ; cinq furent consacrés à des procès célèbres (Pétain, Nuremberg, Petiot, Oscar Wilde, Jésus) ou à d'autres sujets le passionnant : la bioéthique, la Révolution de 1789, la prison, la poésie. En 1972, il publia : "La prison pour quoi faire ?" ; puis en 1974 : un "Essai sur les libertés publiques et la procédure pénale".
Dix ans plus tard, il soutint une thèse intitulée "Crime et libre-arbitre, histoire critique du concept de responsabilité pénale", qui lui permit d'obtenir un doctorat de philosophie.
Son livre "Pour la nation", paru en 1999, exposait une conception très ouverte de la nation, à mille lieues de toute idéologie raciste ou xénophobe. Lors de la sortie de ce livre, une vive polémique l'opposa, sur les ondes de Radio-courtoisie, à un contradicteur d'extrême droite qui prétendait refuser à nos compatriotes d'origine maghrébine le droit de se dire fiers d'être Français. Toutefois, certains courants d'opinion, relayés notamment par le Réseau Voltaire, persistaient dans le même temps à lui attribuer les idées qu'il affirmait combattre.
Ses obsèques réunirent bien sûr des hommes politiques qui, à un titre ou un autre, avaient croisé sa route : Madelin, Bayrou, Roland Dumas, Le Pen, Montebourg, Villiers, mais aussi Jacques Vergès, Jean Picollec, Gérard Leclerc,Yvan Aumont, Gabriel Matzneff, Christian Lançon, François Gibault, Geneviève Dormann, Pierre-Guillaume de Roux, Bertrand Renouvin, Jean d'Ormesson, Jean-René Farthouat, Isabelle Coutant-Peyre.
Paroles de Jean-Marc Varaut :
« Mes droits importent moins que de reconnaître en l’autre, mon prochain, celui qui a des droits »
« L’avocat ne doit avoir de cesse de s’être déraciné, dépolitisé, déclassé, d’avoir pris ses distances avec la réalité sociale du moment comme avec ses propres préjugés. »
Avocat français | Naissance en 1933 | Décès en 2005 | Académie des sciences morales et politiques
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