article

Jésus dit Jésus de Nazareth (84 av.-J.C.3033 apr.-J.C.) et appelé également Jésus-Christ par les chrétiens (grec: Ιησούς Χριστός (Iesous Christos), (Jésus vient de l'hébreu : ישו - yešū signifiant Dieu est salut, et Christ est la traduction grecque du terme hébreu « Messie » (משיח - machiakh), celui qui est oint) est le personnage central du christianisme ; il est considéré par les chrétiens comme le Messie et le Fils de Dieu (vrai Dieu et vrai homme, en une seule personne). Les catholiques, les protestants et les orthodoxes le célèbrent religieusement, et même l'adorent en tant que Dieu (deuxième personne de la Trinité) ; d'autres courants chrétiens le célèbrent religieusement en développant des croyances plus variées. Les musulmans le considèrent comme le dernier grand prophète avant Mahomet. Les saints des derniers jours prétendent qu'il est l'auteur du Rétablissement commencé en 1820.

__TOC__

Sa vie


Évangiles canoniques

Les disciples Matthieu, Marc, Luc et Jean ont chacun relaté la vie de Jésus dans quatre Évangiles, qui font partie du Nouveau Testament.

D'après leur témoignage, Jésus naît à Bethléem en Judée. Un recensement ayant été ordonné par un édit de César Auguste, Marie, mère de Jésus, et son époux Joseph, furent contraints de quitter Nazareth en Galilée, pour rejoindre leur village d'origine. La naissance de Jésus à Bethléem accomplirait parfaitement la prophétie de Michée ; certains pensent que cette affirmation serait surtout symbolique, car Bethléem, en hébreu la maison du pain, est réputée « ville de David » où le Messie doit naître. (Voir plus bas pour Nazareth.)

Selon les évangiles de Matthieu et de Luc, Jésus serait né pendant le règne d'Hérode I le Grand, alors que Quirinius était gouverneur de Syrie (le seul recensement connu de cette époque eût lieu en l'an 7 av.-J.C.), et serait mort crucifié à Jérusalem en l'an 30 ou 33, sous le mandat du procurateur Ponce Pilate. Il aurait été charpentier ().

Les Évangiles canoniques rapportent :

  • la naissance virginale, dans les Évangiles de Matthieu () et Luc (). Ces passages sont jugés plus tardifs que le reste du texte par une partie des spécialistes (mais sans preuve philologique). Les évangiles établissent également une correspondance entre le récit de la nativité et plusieurs prophéties de l'Ancien Testament ;
  • la fuite de Joseph, de sa femme et de son enfant en Égypte, avant le massacre des Innocents ; leur retour à Nazareth après la mort d'Hérode, en 4 av. J.-C. ();
  • la transfiguration avec l'apparition de Moïse et d'Élie ( ; ). L'apparition des personnages de Moïse et de Élie est considérée par certains comme hautement symbolique. Moïse est le fondateur de religion et Élie est à l'époque le prophète le plus aimé du judaïsme. Élie est également réputé n'avoir pas connu la mort, être monté aux cieux de son vivant et devoir revenir en même temps que le Messie. Ce fut également, toujours selon l'Ancien Testament, le sort d'Enoch.
  • la Passion, c'est-à-dire ses souffrances et sa mort sur la croix (instrument de supplice) ;
  • la Résurrection constatée au matin de Pâques ;
  • l'Ascension (c'est-à-dire l'enlèvement de son corps au ciel).
Image:Adorazione del Bambino - Beato Angelico.jpg|Adoration des Mages par Fra Angelico Image:Raffael 050.jpg|Jésus enfant et la Sainte Famille (peinture de Raphaël) Image:Leonardo da Vinci 016.jpg|Baptême (peinture de Léonard de Vinci) Image:Transfiguration-raphael.jpg|Transfiguration par Raphaël Image:Meister von Astorga.jpg|Chemin de croix Image:William-Adolphe Bouguereau (1825-1905) - The Flagellation of Our Lord Jesus Christ (1880).jpg|Flagellation du Christ (William-Adolphe Bouguereau) Image:Diego Velasquez, Christ on the Cross.jpg|Christ crucifié par Diego Velasquez Image:Michelangelo Caravaggio 052.jpg|Mise au tombeau par Le Caravage Image:Jesus Resurrection 1778.jpg|Résurrection du Christ Image:Andrea Mantegna 012.jpg|Ascension du Seigneur par Andrea Mantegna Les quatre évangélistes font le lien avec quelques passages des prophètes des siècles antérieurs (notamment dans le livre d'Isaïe et les Psaumes) comme annonce de la passion et de la résurrection de Jésus, et de son rôle de Messie.

Les Actes des Apôtres rapportent :

  • La Pentecôte, 50 jours après Pâques, à la suite de laquelle les apôtres commencent la diffusion intensive de son message ;
  • Les débuts de l'Église et de son expansion.

Beaucoup de miracles sont aussi attribués à Jésus, essentiellement des guérisons d'aveugles, de sourds, de lépreux et de paralytiques. En outre, plusieurs résurrections lui sont attribuées : celle de l'esclave d'un centurion romain, celle du fils unique d'une veuve de la ville de Naïn, celle de la fille d'un nommé Jaïrus, et celle de Lazare, son ami, frère de Marthe et Marie.

Éléments historiques

Article principal : Jésus (personnage historique)

Le premier historien qui évoque Jésus vers 94 est le juif Flavius Josèphe, né en 39 ap. J.-C. Il n'en a donc pas été le témoin direct"...Jésus, qui était un homme sage, si toutefois on doit le considérer comme un homme, tant ses œuvres étaient admirables... Des chefs de notre nation l'ayant accusé devant Pilate, celui-ci le fit crucifier... Il leur apparut vivant et ressuscité le troisième jour..." (Antiquités 18,3,3), "Anan le jeune, qui avait reçu le grand-pontificat, ... réunit un sanhédrin, traduisit devant lui Jacques, frère de Jésus appelé le Christ, et certains autres, en les accusant d'avoir transgressé la loi, et les fit lapider." (Antiquités 20,8,1). Si la plupart des historiens s'accordent sur leur authenticité, les écrits sont contestés, car le premier « original » connu de l'historien date du ap. J.-C., fruit de multiples réitérations de moines copistes dont la transparence peut être mise en doute. Il convient cependant de signaler que c'est le cas pour la quasi totalité des auteurs anciens. Par ailleurs, l'historien évoque plusieurs Jésus différents, un nom parfaitement banal de l'époque.

Vers 116, dans ses Annales, l'historien romain Cornélius Tacite écrit : "nom de chrétiens leur vient de Christ, qui, sous Tibère, fut livré au supplice par le procurateur Ponce Pilate. ..."(2)...Pour apaiser ces rumeurs, il offrit d'autres coupables, et fit souffrir les tortures les plus raffinées à une classe d'hommes détestés pour leurs abominations et que le vulgaire appelait chrétiens. (3) Ce nom leur vient de Christ, qui, sous Tibère, fut livré au supplice par le procurateur Ponce Pilate. Réprimée un instant, cette exécrable superstition se débordait de nouveau, non seulement dans la Judée, où elle avait sa source, mais dans Rome même. (Les Annales, livre XV,44)

Dans sa Vie des Douze Césars, vers 120, Suétone écrit : "chassa de la ville les Juifs qui se soulevaient sans cesse à l'instigation d'un certain Chrestus" (Vie de Claude, XXV, 11). Cette opération se passe en 50, environ 20 ans après la mort de Jésus. De plus, Christus et Chrestos sont deux mots différents, l'un signifiant « l'oint » (désignant une personne consacrée), l'autre se traduisant par « le bon » et faisant parfois office de nom propre. La confusion peut cependant ne pas étonner de la part d'un auteur "païen". Il est à noter que Suétone mentionne ici les Juifs alors qu'il mentionne les chrétiens sous le règne de Néron "[Néron livra aux supplices les Chrétiens, race adonnée à une superstition nouvelle et coupable."(Vie de Néron,XVI,3)

Considérations sur l'historicité de Jésus

L'existence historique de Jésus a commencé à être contestée au , depuis Renan, à la suite d'une étude amorcée par Hermann Samuel Reimarus en 1774. En effet, il n'existe aucune authentification historique contemporaine de Jésus.

Jésus n'est évoqué dans aucun document autre que le Nouveau Testament au cours du , mais la Palestine étant une colonie mineure, il n'est pas surprenant que son influence eut été insuffisante au début pour que ses agissement soit rapportés par d'autres sources. La façon dont Jésus est dépeint laisse penser qu'il fut un personnage réel.

Les contradictions et les bizarreries abondent dans les Évangiles, comme dans la plupart des biographies de personnages historiques. On a vu dans l'absence d'éléments biographiques de Paul la preuve de l'imposture de Jésus. Mais personne n'a jamais suggéré que Paul soit une invention. Or il connaissait des personnes qui avaient rencontré Jésus. Par ailleurs, on peut noter que les premiers adversaires du christianisme (tants juifs que romains) n'ont jamais contesté l'existence de son fondateur. Cependant des chercheurs se sont tout de même interrogés sur les ressemblances évidentes du dogme chrétien avec des cultes païens de l'époque.

L'existence historique de Jésus est majoritairement reconnue par les universitaires mais celle-ci est régulièrement contestée notamment par des amateurs contestés, comme Paul-Louis Couchoud, Paul-Eric Blanrue, Patrick Dupuy.

Son message


Selon certains théologiens, le fond du message des évangiles réside dans :

  • les Béatitudes (selon Matthieu et selon Luc).
  • les deux commandements : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu » et « Tu aimeras ton prochain comme toi-même », qui constituent un tout indissociable. Autrement exprimé dans : « En effet, celui qui n'aime pas son frère, qu'il voit, ne peut pas aimer Dieu qu'il ne voit pas » (). À noter que ces commandements sont présents dans l'Ancien Testament, dans le Lévitique: "Tu aimeras ton prochain comme toi-même" (). La loi mosaïque reste un socle indiscutable du discours de Jésus rapporté par les évangiles.
  • l'injonction d'aimer son prochain, fût-il son ennemi.
    • Il prêche l'imminence du Royaume et la nécessité d'une vraie repentance : « Repentez-vous car le royaume des cieux est proche ». ()
    • L'essentiel du message se trouve certainement dans l'Évangile de Luc au chapitre 4 et aux versets 18 à 21 - un message de paix pour une humanité qui souffre non pas seulement physiquement mais surtout spirituellement à cause de sa décision d'exclure Dieu de sa vie, Jésus vient renouer ce lien au travers de ce message extraordinairement rempli d'amour pour chacun.()
    • Autre formulation dans l'Évangile selon Jean 3, 16 : « Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle. » ()

    Plus qu'un simple "message", Jésus représente pour les chrétiens la venue de Dieu dans l'humanité, avec l'Incarnation du Verbe, le rachat de l'humanité par la croix, et la victoire sur la mort, par la Résurrection, signifiant le salut.

    Perspectives religieuses


    Christianisme

    Dans la Bible, nous pouvons lire comment les êtres humains ont perdu leur relation avec Dieu (Genèse 1-3), et comment Dieu cherche à retrouver un contact avec eux. Chrétiens et Juifs croient que Dieu agit sur la Terre, par les prophètes, les songes, ou la nature (le buisson ardent de Moïse par exemple) - autrement dit, que Dieu est immanent, aussi bien que transcendant.

    Cependant, selon le Nouveau Testament, en Jésus, Dieu a pris la forme d'un être humain, a vécu parmi les hommes pour montrer qui est Dieu et quels sont son amour, ses commandements, son invitation à l'humanité. Voici l'élément distinctif de la vision chrétienne sur Jésus et, par conséquent, sur Dieu.

    La vie de Jésus et des premiers chrétiens est racontée dans le Nouveau Testament. Les témoignages de la vie de Jésus se trouvent principalement dans les évangiles, mais il y a aussi des références dans les écrits de Paul -par exemple, la première épître aux Corinthiens. Jésus de Nazareth est souvent appelé "Jésus-Christ". Le mot "Christ" (grec - équivalent de "Messie" en hébreu) veut dire "Oint de Dieu". Les Israélites croyaient que Dieu enverrait quelqu'un pour les libérer et instaurer le "Royaume de Dieu", une transformation qui ferait que Dieu deviendrait le seul Roi de la Terre, que les péchés seraient pardonnés, le Temple restauré, que les Romains seraient renvoyés d'Israël. Ils ont appelé cette personne le Messie.

    Selon le Nouveau Testament, Jésus était ce Messie, mais ce n'était pas le Messie que les gens autour de lui attendaient. Il était très critique envers les autorités religieuses, ignorait les règles de la Loi quand l'amour le demandait, et passait beaucoup de temps avec les pauvres, les démunis et les rejetés de la société. Il a parlé d'une relation avec Dieu, non par l'intermédiaire des autorités, mais directement. Finalement, les autorités religieuses en ont eu assez, et ont persuadé les Romains de le crucifier. Il est mort sur cette croix et puis enterré.

    Selon les Évangiles, Jésus est "ressuscité" le troisième jour après sa mort. Ce n'est pas une question de "revenir à la vie", comme dans certaines mythologies, mais pour les Israélites, un jour viendrait, à la fin du temps, quand tous les justes passeraient de l'autre côté de la mort, vers une vie épanouie, transformée et sans fin sur Terre. La suite de l'histoire commence quand quelques femmes visitent le tombeau et le trouvent vide. Ensuite c'est le chaos généralisé. Beaucoup de gens voient Jésus dans les jours qui suivent. Il est pareil, mais aussi différent. Il mange, mais apparaît également au milieu d'une pièce fermée. Il semble bien qu'il soit "ressuscité".

    Les prophètes avaient annoncé quelqu'un qui mourrait pour les péchés du monde, la résurrection signifie alors que le pardon est possible, et que plus qu'un prophète supplémentaire, Jésus est Dieu lui-même. Pour les premiers Chrétiens – ceux qui ont cru en Jésus – sa mort et sa résurrection permettent ainsi une relation restaurée avec Dieu, non par des intermédiaires religieux, mais directement par Jésus.

    Voir l'article Pentecôte

    Islam

    Le Coran nomme Jésus Îssâ (arabe : عِيسى ʿīssā), tandis que la Bible en arabe le nomme Yesûʿa (arabe : يسوع yasūʿa). L'islam considère Jésus comme un prophète majeur contrairement aux chrétiens qui considèrent Jésus comme l'incarnation d'une personne divine. Il n'est ni Dieu, ni fils de Dieu (Coran V; 17). Il est loué à de multiples reprises dans le Coran. Le Coran précise qu'il est né de Marie (Coran II; 87), qu'il est le Messie, que Marie est mère et vierge (Coran III; 45-47 ou XXI; 91) et qu'elle est sœur d'Aaron (XIX, 28), à comprendre comme "de la descendance" d'Aaron. Jésus présenterait la particularité d'avoir parlé dès sa naissance, au berceau. Jésus ne serait pas mort sur la croix, mais une autre personne a été crucifiée à sa place (« ce n'était qu'un faux semblant ») (Coran IV; 157), Dieu ayant élevé Jésus vers Lui. Cette croyance est probablement inspirée du docétisme. Il a confirmé les enseignements de la Torah et il aurait annoncé la venue de Mahomet (Coran LXI; 6) sous le nom de Ahmad. Il serait monté vivant auprès de Dieu, c'est lui qui reviendra pour annoncer le jugement dernier. Il ne reviendra pas en tant que prophète, mais en tant que guide et juge de la communauté des croyants, musulmans ou non. Il reviendra peu avant la venue du Mahdi selon la croyance chiite.

    L'historien traditionaliste Tabarî (839-923) raconte à propos de la crucifixion l'épisode suivant (sans se soucier des textes selon lesquels la mise en croix de Jésus, supplice romain, a été effectuée par les Romains) :

    Les juifs traînèrent Îsâ à un endroit où ils avaient préparé une croix pour le crucifier, et un grand nombre de juifs se rassemblèrent autour de lui. Ils avaient un chef nommé Yesûʿa, qui était également parmi eux. Quand ils voulurent attacher Îsâ à la croix, Dieu l'enleva à leurs regards et donna la forme et l'aspect de Îsâ à Yesûʿa, leur chef. * Quand ils regardèrent, ils virent Josué entièrement ressemblant à Îsâ, et ils le saisirent. Il dit : Je suis Josué. Ils répondirent : Tu mens; tu es Îsâ, tu t'es dérobé à nos regards par la magie ; maintenant la magie est passée et tu es devenu visible. Il protesta en vain qu'il était Josué ; ils le tuèrent et l'attachèrent à la croix.
    Quant à Îsâ, Dieu l'éleva, au ciel comme il est dit dans le Coran : « Ils ne l'ont pas tué et ils ne l'ont pas crucifié, mais ce n'était qu'un faux semblant. » (Coran IV; 156).
    Tabarî (La Chronique, De Salomon à la chute des Sassanides)

    Dans le Coran, le mot le plus fréquemment utilisé pour désigner les chrétiens est nasârâ (arabe : نَصَارَى naṣārā).

    Littérature apocryphe

    Un nombre certain de textes anciens ou plus récents, qui n'ont pas été retenus dans le canon néotestamentaire, mais qui nous sont connus depuis plusieurs siècles déjà, révèlent une vision parfois très différente qu'avaient certains courants des premiers siècles de notre ère (ou, anciennement comme récemment, des contre-conceptions) vis-à-vis de Jésus par rapport au Jésus traditionnellement connu par les évangiles canoniques.

    La littérature apocryphe varie grandement en styles et dans les conceptions de Jésus : détails sur son enfance et ses parents (protévangile de Jacques), une descente aux enfers (actes de Pilate), un Jésus maître de sagesse ou initiateur ésotérique (évangile de Thomas), ou encore simple prophète (évangile de Barnabé) plutôt qu'envoyé de Dieu, etc.

    La critique textuelle nous donne aujourd'hui l'affirmation d'une fiabilité documentaire et/ou une ancienneté souvent bien supérieures pour les évangiles canoniques, et parallèlement, des datations tardives (p.ex., l’évangile de Barnabé est datée du Moyen Âge) pour nombre d'écrits apocryphes. Sur le plan du contenu, la comparaison entre les évangiles canoniques et les apocryphes, et des apocryphes entre eux, pousse la majorité des savants à conclure à des motivations sectaires développées par les uns et par les autres, soit contre les hérésies (du côté du christianisme officiel – tels les Oracles sybillins), soit contre le christianisme dominant (du côté des courants divergeants, souvents concurrents entre eux). Il faut ajouter que l'érudition a, pour bon nombre des écrits de la littérature apocryphe, conclu à des pseudépigraphes (parfois très tardifs), inspirés de littératures anciennes mais souvent inauthentiques (comme l’évangile de Barnabé, l’Évangile de Thomas, ou – mais cela est disputé – l’évangile de Marie).

    Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours

    Pour les saints des derniers jours, L'Éternel, Jéhovah et Jésus sont la même personne, c'est-à-dire le Fils. Sous l'autorité du Père, il est le Créateur, le Rédempteur et le Juge. Il est l'Éternel de l'Ancien Testament et le Christ du Nouveau Testament. La divinité de Jésus-Christ est confirmée par le Livre de Mormon. Au printemps 1820, le Père et le Fils seraient apparus à Joseph Smith. Cette manifestation est appelée la Première Vision.

    Témoins de Jéhovah

    Pour les Témoins de Jéhovah, Jésus est le Fils de Dieu, la première de ses œuvres, mais non Dieu lui-même. Il est son Fils le premier engendré par le Père. Jésus serait aussi l'archange Michel de l'Ancien Testament. Ils s'inspirent de la doctrine arianiste développée au troisième siècle de notre ère.

    Son nom


    Jésus est une translittération grecque d'un diminutif araméen de Yehoshuah ou Yeshoua (hébreu : ישו yešū), traduit également par Josué (hébreu: יהושע yehōšu`a). Le sens du mot est « YHWH sauve », « YHWH est salut », « salut », « santé », « aisance financière ».

    Le nom Jésus est souvent utilisé pour désigner Jésus de Nazareth également nommé Jésus-Christ.

    Il est attesté comme prénom pour Barabbas1, le chef de guerre libéré par Ponce Pilate dans le texte de l'Évangile selon Matthieu () et comme prénom pour Ben Sirach, l'auteur du Siracide, livre de sagesse de la Bible. Le nom AbIeschwa est aussi attesté et signifie mon père est aisé. (Source BDB-THAYER)

    Dans ses textes, Flavius Josèphe cite plusieurs individus nommés Jésus, parmi lesquels on note :

    • « Jésus, fils de Sapphas, un des grands-prêtres », gouverneur d'Idumée et également « premier magistrat de Tibériade » (Guerre des Juifs, Livre II, XX.4 et XXI.3 et livre III)
    • Jésus, un des grands-prêtres (Guerre des Juifs, Livre VI, II.2) peut-être le même que le prêtre « Jésus, fils de Thebouthi » (Guerre des Juifs, Livre VI, VIII.3)
    • « Jésus, fils d'Ananias » qui prononce des présages contre Jérusalem (Guerre des Juifs, Livre VI, V.3)
    • un « Jésus, fils de Josédec, le grand-prêtre » contemporain de Darius (Antiquités juives, livre XI, III.1)
    • Jésus, fils du grand prêtre Onias, qui hellenisa son nom en Jason, contemporain d'Antiochos Épiphane (Antiquités juives, livre XII, V.10)

    1. La traduction œcuménique de la Bible indique « De nombreux manuscrits omettent le mot Jésus devant Barrabas. »

    Nazareth

    Pour de nombreux historiens, Jésus, connu sous le nom de « Jésus le Nazaréen », serait né autour de l'année 6 av. J.-C. à Nazareth, que les évangiles citent souvent sous la forme hellénisée nazara. Les Evangiles canoniques et la tradition de l'Eglise tiennent qu'il est né à Bethléem, prestigieuse cité de David ; aucun document ou tradition historique ne parle d'une naissance à Nazareth (cette hypothèse de Nazareth peut avoir des motivations purement critiques chez les uns, anti-chrétienne chez d'autres).

    Le « Nazarénien » (Nazarenos, en grec ναζαρηνε) est l'homme du village de Nazareth. Dans les évangiles, Jésus est aussi désigné comme « nazoréen » (ναζωραιος). Ce terme est rappoché de l'hébreu nazîr (נזיר), abstinent, ermite qui désigne un homme lié à Dieu par une promesse particulière. Une dérivation de neser (נצר), descendant, rejeton est moins convaincante.

    On trouve la mention de Nazareth sur le titulus (panneau) de la Croix tel que rédigé par Ponce-Pilate : "Jésus de Nazareth Roi des Juifs" (INRI).

    Nazaréens semble la désignation sous laquelle sont connus les premiers chrétiens. Le pouvoir romain ne les considérait alors que comme une dissidence juive susceptible de troubler l'ordre public. Un passage des Actes des Apôtres rapporte qu'un certain Tertulle accuse l'apôtre Paul en ces termes :

    Nous avons trouvé cet homme, qui est une peste, qui excite des divisions parmi tous les Juifs du monde, qui est chef de la secte des nazaréens.()

    Le terme aurait été utilisé par l'empereur Julien l'apostat sur son lit de mort : « Tu as gagné, Nazaréen! » (Julien avait essayé de restaurer, après Constantin, le culte des anciens dieux romains).

    Citations

    • « Jésus-Christ est le centre de tout, et le but vers lequel toutes choses tendent. », Blaise Pascal
    • « Car il y a un seul Dieu et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme qui s'est donné lui-même en rançon pour tous. », Saint Paul ()
    • « Nous avons, par la foi en Jésus-Christ, la liberté de nous approcher de Dieu avec confiance. », Saint Paul ()
    • « Je suis le chemin, la vérité et la vie nul ne vient au Père que par moi. », ()

    Reliques


 

This article is licensed under the GNU Free Documentation License. It uses material from the "Jésus de Nazareth".

Home Pageartsbusinesscomputersgameshealthhospitalshomekids & teensnewsphysiciansrecreationreferenceregionalscienceshoppingsocietysportsworld