Jérusalem (ירושלים - Yerushalayim en hébreu; القدس - Al-Qods ou Al-Quds en arabe) est une ville du Proche-Orient qui tient une place prépondérante dans les religions juive, chrétienne et musulmane et dans le sentiment national israélien et palestinien. L'État d'Israël a proclamé Jérusalem "unifiée" comme étant sa "capitale éternelle". Cette désignation n'est pas reconnue par la communauté internationale. Jérusalem-Est est également revendiquée comme capitale d'un éventuel futur État palestinien.
L'existence de cette ville est signalée sous le nom d'Ourousalim dès le , pendant la période cananéenne. Située sur le mont Sion, à 745 m d'altitude, la ville s'étend, début 2005, sur 200 km² pour une population de 704 900 habitants. La ville est très hétérogène: s'y mêlent de nombreuses religions, peuples, groupes socio-économiques. La partie nommée "Vieille ville" est entourée de remparts et est constituée de deux quartiers à dominante arabe, dits quartier chrétien et quartier musulman, d'un quartier à dominante arménienne et d'un quartier à dominante juive.
Le statut de la ville, sous administration civile israélienne depuis la Guerre des Six-Jours, est contesté. La "ligne verte" sépare Jérusalem-Ouest (Israël) et Jérusalem-Est (territoire discuté). Pour les parties en présence, le statut de Jérusalem reste une question clé de la résolution du conflit israélo-palestinien. La loi fondamentale israélienne de 1980, qui entérine le statut de la ville en capitale "éternelle et indivisible", est décrite par la résolution 478 * du Conseil de sécurité de l'ONU comme une "violation du droit international". En 2000, l'Autorité palestinienne vote une loi établissant Jérusalem capitale d'un futur État, cette loi est ratifiée en 2002.
Les tablettes d'el-Amarna écrites en akkadien nomment la ville Ourousalim (Our-sa-li-im-ou).
La première référence biblique à Salem se situe au moment de la rencontre d'Abraham et de Melchisédech. Ensuite lors de la conquête de Canaan menée par Josué, la tribu de Juda prend la ville aux Jébuséens, puis se retire. Vers (ce que l'on suppose être) l'an -1000, David (Bible) reconquiert Jérusalem et en fait sa capitale. Il y transfère l'Arche d'alliance pour laquelle Salomon, son fils, construira le Premier temple. Jérusalem devient ainsi le point central du Judaïsme antique.
Le royaume se divise, à la suite de dissensions internes. Se constituent alors d'un côté le Royaume de Juda, centré sur Jérusalem, et regroupant les tribus de Juda et Benjamin, de l'autre le royaume d'Israël, apparemment plus prospère, mais idolâtre, s'étant assimilé aux nations environnantes.
La ville est attaquée par le pharaon Sheshonq, qui repart avec les trésors du temple. Durant le règne de Yehoshaphat (Josaphat), les Philistins pillent la ville. Ensuite, c'est le tour des Syriens, sous le règne de Yehoash. Sous Amatsia, c'est le royaume d'Israël lui-même qui détruit une partie des murailles de la ville. Vers -700, le siège est mené par les Assyriens. Si la Bible rapporte le miracle accompli par Dieu en faveur d'Ezéchias, les tablettes assyriennes relatent comment Sennacherib laissa le roi de Jérusalem Hizquya "comme un oiseau en cage". En -587 Nabuchodonosor prend la ville, pille le temple et déporte le roi Yehoïakîn (Joaquin) ainsi que les notables à Babylone. Les Babyloniens établissent Tsidquya (Sédécias) gouverneur de Jérusalem. Celui-ci se révolte, ce qui entraîne un nouveau siège, temporairement levé par l'intervention d'une force égyptienne. Nebouzarradan, général de Nabuchodonosor, revient et prend définitivement la ville. Mais cette fois le Temple est complètement détruit, les murailles de la ville aussi, et quasiment tous ses habitants conduits à Babylone. Après une captivité de 70 ans, les Juifs sont autorisés par Cyrus le Perse à regagner la Judée sous la conduite d'Ezra et Néhémie. Ils retournent à Jérusalem, y ramenant les trésors du temple. Sous le gouverneur Zorobabel, le temple est reconstruit. Enfin durant le règne d'Artaxerxés, Néhémie reconstruit les murailles de Jérusalem. Le récit biblique des Chroniques s'arrête à cet épisode.
La ville passe sous domination grecque et selon la tradition juive, Alexandre le Grand la visite. Jérusalem échoit ensuite au général Séleucos, et à ses descendants les Ptolémée. Antiochus IV Epiphane tente d'helléniser complètement la ville et dédie le temple à Zeus, ce qui provoque la révolte dite des Maccabées (Hasmonéens), qui aboutit à l'établissement de leur dynastie sur la terre d'Israël.
Cependant, à la suite de dissensions intestines, les Hasmonéens demandent l'avis des Romains pour les arbitrer, et en 63 av. J.-C., les troupes de Pompée pénètrent dans la ville, qui est rapidement placée sous "protectorat" Romain.
Ceux-ci choisissent d'établir comme roi Antipater l'Iduméen. Son fils Hérode embellit la ville et s'y construit un palais. Surtout, il rénove le Temple et double la superficie de son esplanade. La forteresse Antonia accolée au temple abrite la garnison romaine. C'est là que débute la narration du Nouveau testament de la Bible chrétienne.
Pour les chrétiens, dans les années 30 du , Jésus de Nazareth ou Jésus-Christ y fut condamné à mort et exécuté sur une colline voisine de la ville, Golgotha.
Suit la première révolte des Juifs de 66, racontée en détails par Flavius Josèphe dans la Guerre des Juifs. Cette révolte est réprimée et écrasée en 70 après J.-C., entraînant la destruction quasi-complète de la ville par Titus. Les juifs sont massivement exilés et dispersés dans l'empire: c'est la constitution de la Diaspora, et la narration du Nouveau testament se termine sur cet épisode.
Selon une anecdote non validée par les historiens, le Colisée construit par Vespasien aurait été financé avec le butin provenant de Jérusalem. L'Arc de Titus à Rome représente d'ailleurs la victoire des romains emportant la Ménorah de Jérusalem.
L'empereur Publius Ælius Traianus Hadrianus — Hadrien — rebâtit la ville pour les Romains. La construction d'un temple, dédié au dieu romain Jupiter Capitolin, sur le site du l'ancien temple d'Hérode, provoque une ultime révolte menée de 132 à 135 par Bar-Kokheba. À la suite de l'écrasement de cette révolte, Hadrien renomme la ville Colonia Ælia Capitolina selon son propre nom de « gens » Ælius (pour les Latins équivalent du nom de famille actuel), et en l'honneur du dieu Jupiter Capitolinus. « Colonia » signifie colonie, et précise le statut de la cité. Les Juifs seront interdits de séjour dans la ville pendant près de deux siècles.
Au la mère de Constantin, Hélène, visite Jérusalem, tentant d'y identifier les lieux saints et y parvient, puisque Hadrien avait également construit des temples païens sur les sites du Saint-Sépulcre et de la Nativité (à Bethléem). En 324, Constantin restitue son nom à la ville Jérusalem, mais le nom de la province, Palæstina, ne sort pas de l'usage.
En 451, le patriarcat de Jérusalem est créé.
La ville fut prise par les Perses de Chosroès II en 614, reprise par les Byzantins en 629, mais conquise par les Arabes en 638 après un siège de deux ans.
Les musulmans y érigèrent le Dôme du Rocher sous Abd Al-Malik (687-691). Al-Walid construit la Mosquée Al-Aqsa (vers 705-715). Harun al-Rashid garantit à Charlemagne la protection des lieux saints, ce qui permet le développement du pélerinage. 1009 : le calife Al-Hakim detruit l'Anastasis, l'église du Saint-Sépulcre construite sous Constantin.
Plusieurs chefs musulmans tour à tour attaquèrent et conquirent Jérusalem. Les turcs Seldjoukides contrôlèrent la ville à partir de 1071 et les Fatimides la prirent en 1098 juste un an avant qu'elle ne fut prise par les croisés.
À partir du , les chrétiens lancèrent une série de croisades pour, selon leur point de vue, libérer la ville et avoir accès à leurs lieux saints. La première croisade aboutit à la prise de Jérusalem le 15 juillet 1099 et le massacre de sa population. Elle devient la capitale du Royaume latin de Jérusalem.
La ville est conquise par Saladin le 2 octobre 1187. Elle fut à nouveau ouverte aux chrétiens entre 1229 et 1244 puis repassa sous contrôle exclusif musulman. En 1342 les Mamelouks autorisent les Frères mineurs à s'y réinstaller. Les pélerinages peuvent reprendre.
En 1516, la ville passe sous domination ottomane. Construction des murailles de la ville par Soliman le magnifique.
Deux œuvres du Tasse se réfèrent à Jérusalem : La Jérusalem délivrée (La Gerusalemme liberata, 1580) et La Jérusalem conquise (1593).
En décembre 1917, le Général Allenby entre à pied dans Jérusalem. La ville reste sous mandat britannique jusqu'en 1948, dans un climat d'instabilité (attentats terroristes, violences). Des combats à Jérusalem entre Juifs et Arabes ont commencé dès novembre 1947.
L'après-midi du 14 mai 1948, David Ben Gourion proclame l'indépendance de l'État d'Israël. Le 27 mai, la Légion arabe contraint les Israéliens à évacuer la Vieille Ville. Le 6 juin, les Israéliens parviennent à relier la ville au reste du pays (la route de Birmanie). En juillet, l'aviation arabe bombarde la ville. Le 7 janvier 1949, le conseil de securité de l'ONU impose la fin des combats.
Dès lors, la ville se retrouve partagée entre une partie occidentale contrôlée par Israël et une partie orientale (y compris toute la vieille ville) contrôlée par la Jordanie, séparées par un no man's land. La circulation entre les deux parties est quasi impossible. La plupart des lieux saints, ainsi que le quartier juif de la vieille ville (vidée de ses habitants) se trouvent alors sous contrôle jordanien. Toutes les synagogues de la vieille ville sont sacagées ainsi que le cimetière du Mont des Oliviers (dont une partie des pierres tombales sont utilisées pour construire des latrines).
En 1967, à la suite de la guerre des 6 jours, Israël contrôle l'ensemble de Jérusalem. Les juifs retrouvent leurs lieux saints, tandis que pour la plupart des Arabes (chrétiens ou musulmans, des États arabes ou des territoires occupés), l'accès à Jérusalem et à ses lieux saints devient de facto plus difficile.
Israël proclame Jérusalem « capitale éternelle et indivisible de l'État d'Israël » et annexe en 1982 puis en 1993 des territoires supplémentaires dans les limites de l'État d'Israël et de la municipalité de Jérusalem. Plus récemment, des implantations à l'Est de Jérusalem et le tracé de la "barrière de sécurité" également contribuent à modifier l'équilibre démographique et la structure économique en faveur du caractère juif de Jérusalem.
La ville de Jérusalem est considérée comme « trois fois sainte » car elle contient les lieux les plus sacrés des religions juive et chrétienne et le troisième lieu saint de l'islam :
Jérusalem est un site privilégié :
| L'emblème israélien de Jérusalem : sur fond de Mur des lamentations, le lion de Judée (Ariel) est entouré de la branche d'olivier, symbole de paix |
Le Conseil de sécurité, dans sa résolution 478, déclare que la loi israélienne établissant Jérusalem capitale "éternelle et indivisible" est nulle et non avenue, et constitue une violation du droit international. La résolution invite les États membres à retirer leur mission diplomatique de la ville.
Les résolutions suivantes ont été adoptées par le conseil de sécurité des Nations unies. Elles concernent Jérusalem de manière explicite et tacite selon les interprétations :
Depuis la destruction du temple de Jérusalem et la dispersion du peuple juif, le judaïsme a toujours évoqué un retour à Jérusalem, ancienne capitale du Royaume d'Israël de David. L'identité juive est restée liée à Jérusalem à travers l'héritage biblique et historique qui a continué à être transmis et enseigné de générations en générations depuis le second exil dit "de Rome" du peuple juif. Le premier exil babylonien avait déjà entrainé un premier retour des Juifs sur la Terre promise pour reconstruire le Temple. Ainsi, tous les ans durant la fête de Pessah, les mots L'an prochain à Jérusalem sont prononcés symboliquement. La prière quotidienne traditionnelle bénit la construction de Jérusalem. Cette aspiration au retour à Sion est restée symbolique jusqu'à la naissance du mouvement sioniste dont l'un des fondements était de créer un État juif ayant pour capitale Jérusalem. Jérusalem est un pilier idéologique du retour des Juifs prévu par le sionisme. *. Ces fondements ont été réaffirmés en juin 2004 au congrès du conseil sioniste. Pourtant, ces idéaux tendent à disparaître au sein de la population israélienne laïque. Certains religieux appellent dans le même temps à la reconstruction d'un Troisième Temple.
D'un point de vue politique, Jérusalem fut proclamée capitale de l’État israélien en 1949. Lors de la Guerre des Six Jours, la partie Est de Jérusalem fut prise militairement aux Jordaniens et à la légion arabe, et la vieille ville passa entièrement sous contrôle israélien. La communauté internationale n'a jamais reconnu l’annexion de Jérusalem. Il s'agit des résolutions 242 et 478 du Conseil de sécurité condamnant l’action d’Israël dans les territoires occupés durant ce conflit. L'interprétation de cette résolution est controversée. Mais pour l'instant toute la géopolitique israélienne est guidée par le souci d’obtenir un statut et une reconnaissance définitive de sa souveraineté sur l'Est de la ville.
Jérusalem est le lieu de rencontre des trois grandes religions monothéistes, comme développé plus haut. Les Palestiniens comprennent deux communautés religieuses principales, chrétienne et musulmane. Les Chrétiens d'Orient n'ont plus émis de revendications sur Jérusalem depuis la fin du Royaume de Jérusalem. Ils ont toutefois continué à vivre en Palestine, à entretenir certains lieux de pèlerinage importants et ils ont vécu la création de l'État d'Israël comme une rupture. C'est parmi les Arabes chrétiens que l'on trouve les plus fervents soutiens à une internationalisation de Jérusalem, comme proposée en 1947. L'islam a déclaré Jérusalem comme sa troisième ville sainte malgré l'absence du nom de la ville dans le texte du Coran. Les interprétations ont établi que Jérusalem était le lieu d'où Mahomet aurait effectué son voyage nocturne. Les organisations islamistes palestiniennes ont toujours ainsi revendiqué cette ville comme la troisième ville sainte de l'Islam. L'OLP "laïque" de Yasser Arafat s'est souvent positionnée dans le sens de ces revendications, peut-être pour satisfaire les pressions populaires musulmanes. Il a toujours refusé au cours des négociations d'avoir une autre capitale que Jérusalem/Al Qods. L'Autorité palestinienne a aujourd'hui pour siège principal la ville de Ramallah. L'OLP possédait à Jérusalem un siège officieux, la "Maison d'Orient", dirigée par Fayça Husseini ; en 2001, cette institution a été fermée de force. Jérusalem est la ville d'origine de réfugiés palestiniens qui souhaitent revenir y vivre. La question du statut final de la ville est ainsi intimement liée à la question des réfugiés palestiniens.
Depuis 1967, les gouvernements israéliens successifs, quel que soit le parti au pouvoir, s'évertuent à transformer la physionomie de Jérusalem. Il existe une volonté politique de modifier l'écart démographique à l’Est, peuplé essentiellement par les Palestiniens (55 000 environ en 1967). L'État d'Israël a toujours refusé catégoriquement toute politique d’expulsion des Arabes. Outre des raisons juridiques humanistes, il s'agit toujours de mettre en avant une quête de reconnaissance internationale. À la place de cette politique primaire, Israël a établi un projet d’agrandissement de la ville par la construction de quartiers juifs. Le politologue Frédéric Encel le comprend comme une façon de « détruire l’influence palestinienne en modifiant l’équilibre géographique de la ville ». Le Sénat français a constaté que l'écart démographique progressait en faveur des Israéliens *. L'ambition consiste à encercler les quartiers arabes par une politique d’expropriation des terrains entourant les limites municipales de 1967. Cet état de fait est accentué par le tracé du projet de barrière de séparation (Plan) qui devrait entourer les colonies de peuplement d'Adounim à 11km à l'est de Jérusalem. De plus, selon le Conseil Économique et Social des Nations, il existe une politique de discrimination sur les permis de construire *, favorisant les constructions pour les Juifs. Quelques chiffres mettent en avant cette réalité :
Les propositions sur Jérusalem font partie du débat politique en Israël et dans les territoires palestiniens occupés. Si les propositions faites par Ehoud Barak au Sommet de Camp David II en 2000 de partager la ville ont été refusées par Yasser Arafat et ont vraisemblablement conduit le premier ministre israélien à la défaite aux élections anticipées qui ont suivi, les mêmes difficultés sont ressenties par le leadership palestinien. Arafat puis de Mahmoud Abbas ne peuvent en aucun cas céder sur la question de Jérusalem, de peur d'être pris de vitesse par les mouvements islamistes comme le Hamas. Toute solution qui n'incluerait pas Jérusalem (au moins sa partie orientale) comme capitale d'un futur État serait perçue comme une défaite. De la même façon, la base populaire israélienne ne peut supporter, d'après des sondages datant du début de la Seconde Intifada, de remettre en question la souveraineté israélienne sur Jérusalem.
La question de la légitimité de chacune des deux parties sur Jérusalem entraine également des débats d'ordre archéologique. Les Israéliens ont entamé depuis 1967 des recherches pour apporter les preuves de l'existence du Temple de Jérusalem. Palestiniens et Israéliens s'accusent réciproquement de mener des travaux les uns pour détruire de nouvelles preuves de cette existence, les autres pour fragiliser les fondations des mosquées de la vieille ville. (D'après les experts israéliens, les fondations des mosquées ont été fragilisées par plusieurs tremblements de terre au cours des derniers siècles.) La discussion sur l'utilisation des expressions mont du Temple/esplanade des mosquées est significative par rapport aux soucis des deux parties de gagner la bataille de la légitimité sur Jérusalem.
En 2005, la question du statut et de l'éventuel partage de Jérusalem reste au cœur du futur processus de paix mais aucune tentative de négociations n'a plus été entamée sur ce point depuis le Sommet de Taba.
La ville est entourée de tout part de plusieurs vallées, parmi lesquelles celles au nord sont moins prononcées que celles situées dans les autres directions. Les deux principales se trouvent au nord-ouest de la ville actuelle.
Palestine (région, terminologie, histoire générale)
Palestine (arabe)
Israël
Conflit israélo-arabe et « israélo-palestinien »
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