Le hornuss est un sport pratiqué en Suisse. Le jeu consiste à placer un palet, le hornuss, hors de portée de l'équipe adverse. Le frelon est mis en mouvement à l'aide d'une tige flexible, appelée fouet, et est envoyé à plus de 150 km/h en direction des joueurs de l'équipe adverse. Ceux-ci doivent intercepter le hornuss avec leur palette, qu'ils peuvent lancer.
Il s'agit d'un sport traditionnel; il est essentiellement pratiqué dans la partie germanophone du pays.
Ce sport est alors l’apanage exclusif de l’Emmental bernois. En 1625, un écrit officiel de cette région mentionne qu’une chorale aurait été perturbée par le bruit que faisaient les adeptes du hornuss. Les rencontres dominicales de hornuss ont été pendant près d’un siècle une pomme de discorde avec l’église qui s’indignait que l’on puisse ainsi perturber la quiétude dévolue au jour du Seigneur. Il fallut attendre 1886 pour que le Synode de l’Eglise du canton de Berne abroge l’interdiction de jouer le dimanche.
Chaque frappeur fait face à une équipe adverse dont le but unique est de descendre le hornuss à la volée.
Si le hornuss atterrit sur le champ de jeu sans avoir été intercepté, l’équipe étant à l’interception est pénalisée d’un numéro.
La trajectoire et la vitesse du hornuss varient selon la longueur du fouet, elles exigent des intercepteurs placés à l’avant du terrain des réactions rapides si le projectile vole bas. Les joueurs placés à l’arrière doivent faire preuve d’une bonne accuité visuelle et de talents de coureurs. L’équipe encaissant le plus petit nombre de numéros gagne, même si le nombre de points réalisés à la frappe est inférieur à ce lui de l’équipe adverse. Le travail défensif en commun prime sur les performances individuelles à la frappe.
Il est appelé champ.
Les progrès techniques exigent aujourd’hui des aires de jeu mesurant jus qu’à 350 mètres, parfois plus.
Le champ est subdivisé en points qualifiants la prestation du frappeur. Dans cette zone, on note les distances de frappe et les numéros tombés.
En dehors du champ et dans la prolongation du champ de jeu, seule la distance est notée.
Quelques signes conventionnels sont nécessaires au bon déroulement du jeu. Le frappeur doit signaler qu’il est prêt en donnant un coup à vide. Si un numéro est réalisé, l’arbitre le signale par un drapeau blanc, ou en brandissant une palette ou sa feuille de jeu.
L’outil de l’intercepteur est la palette. Il s'agit d'un panneau en bois collé, en frêne ou en orme, avec une couche extérieure de placage en bois de peuplier ou de saule.
Il a une dimension de 60x60cm et pèse 4 kg environ.
Il existe également des palettes dont la surface de réception est en matière synthétique. Le casque souvent porté de nos jours protège les joueurs contre les ricochets du hornuss ou les palettes en chute libre. Pour les jeunes, le casque est obligatoire sur le terrain.
Dès que le hornuss est lancé, les intercepteurs disposent de 4 à 8 secondes pour apprécier son vol et le descendre. En courant, le joueur parcourt 30 mètres ou plus pour atteindre le point de chute prévu.
Le hornuss se déplace à une vitesse approximative de 180km/h, ce qui correspond environ à 50m/s. Les hornuss mal lancés ont une trajectoire instable et peuvent dévier subitement de leur course. Le vent, la pluie ou l’environnement influent également sur la trajectoire du projectile. Ces facteurs exigent un comportement prudent de la part de l’intercepteur.