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Nombre d'internautes: 30 000 (2002) Président René Préval

Haïti est un État, situé en Amérique du Nord, dans la partie ouest de l'île d'Hispaniola, l'autre partie étant occupée par la République dominicaine. Port-au-Prince en est la capitale. Son ancien nom est Saint-Domingue.

Haïti devient en 1804 la première nation noire indépendante après la révolte des esclaves qui poussèrent l'armée de Napoléon à abandonner l'Ile.

Histoire


Cette île des grandes Antilles fut découverte par Christophe Colomb en décembre 1492. Il la nomma Hispaniola.

Les peuples de culture Arawak, Caraïbes et Tainos occupaient l'île avant l'arrivée des Espagnols. On estime leur nombre à la fin du XVe siècle à environ trois cent mille.

Les Espagnols exploitèrent l'île pour son or. Les amérindiens refusant de travailler dans les mines furent massacrés et réduits en esclavage ; les rares qui s'échappèrent pour trouver refuge dans les montagnes furent marginalisés et fortement paupérisés. Les maladies infectueuses arrivées avec les européens firent des ravages ; les mauvais traitements, la dénutrition et la baisse de natalité firent le reste : la population indigène fut décimée en quelques décennies.

Les espagnols décidèrent de remplacer les indiens dans les plantations par une main d'oeuvre abondante et robuste : des esclaves noirs déportés d'Afrique. Dès 1517, Charles Quint autorisa la traite des esclaves.

L'ouest de l'île étant négligée par les colons espagnols, des boucaniers français s'y établirent peu à peu, puis des colons organisèrent des plantations et des villes.

Le traité de Ryswick de 1697 partagea l'île entre la France et l'Espagne. Au , sous le nom de Saint-Domingue, la partie occidentale devient la colonie française la plus riche de toute l'Amérique grâce aux profits immenses de l'industrie sucrière. Des centaines de milliers d'Africains furent amenés à Saint-Domingue comme esclaves pour faire fonctionner cette industrie. Leur sort fut juridiquement encadré par le code noir, préparé par Colbert et édicté par Louis XIV.

La Révolution française entraîna de graves bouleversements sociaux, dont le plus important dans la région fut la Révolution haïtienne (1791-1803) menée par les esclaves qui, sous la conduite notamment de Toussaint Louverture, aboutit à l'abolition de l'esclavage en 1794 par les commisssaires civils Sonthonax et Polverel, puis, le 1er janvier 1804, à l'indépendance du pays qui se nomma désormais Haïti. Napoléon, sous l'influence des créoles et des négociants avait bien envoyé une expédition de 30 000 hommes sous les ordres de son beau-frère le Général Leclerc pour reprendre possession de l'île et y rétablir l'esclavage, mais les troupes françaises furent battues à la bataille de Vertières par Jean-Jacques Dessalines.

Celui-ci fut nommé gouverneur à vie. Il fit exécuter les Blancs restés sur l'île et gouverna en despote. Il périt assassiné. Le pays se partagea alors entre un royaume au nord, dirigé par Henri Christophe et une république au sud, dirigée par Alexandre Pétion.

Le président Jean Pierre Boyer fit réunifier ces deux parties ; il conquit de plus la partie est de l'île.

Le 11 juillet 1825, Charles X menacea de reconquérir l'île et envoya une flotte de 14 vaisseaux. Boyer dut signer un traité selon lequel la France ne reconnaissait l'indépendance du pays qu'en échange d'une indemnité de 150 millions de francs-or (la somme sera ramenée en 1838 à 90 millions de francs).

Une longue succession de coups d'État suivit au départ de Boyer. Le pouvoir ne cessa d'être contesté par des factions de l'armée, des élites mulâtre et noire, et de la classe marchande (elle-même composée de grand nombre d'étrangers – Allemands, Américains, Français, Anglais etc). Le pays s'appauvrit.

Les États-Unis occupérent l'île de 1915 à 1934. Par la suite, de 1957 à 1986, règna la dictature des Duvaliers, sous lesquels le système de délation et d'escadrons de la mort dits Tonton Macoute fut mis sur pied.

Jean-Bertrand Aristide remporta les élections au mois de décembre de l'année 1990. Son mandat débute le 7 février 1991, mais un coup d'État mené par des militaires soutenus par la bourgeoisie d'affaires le renversa au mois de septembre de la même année. En 1994, il fut rétabli au pouvoir grâce à une intervention armée américaine à la condition de ne pas récupérer les années perdues lors de l'intermède militaire. Il quitta ainsi la présidence en 1995 et fut réélu en 2000. Après plusieurs mois de manifestations populaires et de pressions par la communauté internationale, plus particulièrement de la France et les États-Unis, Aristide fut enlevé du pouvoir par des militaires états-uniens, le 29 février 2004, lorsque des forces armées constituées d'opposants et d'anciens militaires qui contrôlaient le Nord du pays menaçaient de marcher sur la capitale Port-au-Prince. Selon Aristide, il a été enlevé contre son gré. Selon les autorités états-uniennes, il a volontairement accepté de partir de son pays. *

Boniface Alexandre, président de la Cour de cassation, assura le pouvoir par intérim. Suite à des élections marquées par des incertitudes liées au mode de décompte des bulletins de vote, et des troubles populaires, René Préval, prochae d'Aristide et ancien président de la République d'Haïti, fut élu, avec le soutien de la communauté internationale.

Voir la liste des présidents d'Haïti de 1804 à aujourd'hui.

Récapitulatif
  • 1492 : Découverte de l'île par Christophe Colomb
  • 1517 : Autorisation de la traite des noirs par Charles Quint
  • 1697 : Séparation de l'île entre France et Espagne, suite au traité de Ryswick
  • 1685 : Ediction du Code Noir par louis XIV
  • 1790 : Assemblée Coloniale par les colons blancs.
  • 1791 : Révolte des esclaves
  • 1793 : Affranchissement des esclaves de Saint-Domingue par les commissaires Sonthonax et Polverel
  • 1794 : Abolition générale de l'esclavage par la Convention
  • 1801 : Promulgation d'une constition propre à Saint-Domingue par Toussaint Louverture.
  • 1802 : Paix d'Amiens avec l'Angleterre. Expédition du général Leclerc à Saint-Domingue
  • 1804 : Indépendance d'Haïti
  • 1826 : Reconnaissance de l'indépendance par la France, contre une indemnité de 150 millions de francs-or
  • 1915 : Occupation américaine
  • 1957 : Election de François Duvalier
  • 1990 : Election de Jean-Bertrand Aristide
  • 2004 : Démission et exil force de Jean-Bertrand Aristide par les armée françaises et des États-Unis d'Amérique, mise en place d'un gouvernement d'intérim.
  • 2006 : Election de René Preval

Politique


Haïti est une république. Le droit de vote est accordé à tous les citoyens de plus de 18 ans.

Le pouvoir législatif est exercé par deux chambres: le Sénat et la Chambre des Députés.

Départements


Haïti est divisée en 10 départements : Artibonite, Centre, Grand'Anse, Nord, Nord-Est, Nord-Ouest, Ouest, Sud, Sud-Est, Nippes

Géographie


Haïti est constitué principalement de montagnes escarpées avec de petites plaines côtières et vallées. La partie centrale et l'Est sont un grand plateau d'altitude. Le principal fleuve est l'Artibonite.

La plus grande ville est la capitale Port-Au-Prince avec 2 millions d'habitants, suivie par Cap-Haïtien avec 600 000 habitants.

Le climat est tropical. La saison des pluies s'étend d'avril à juin et d'octobre à novembre. Le pays subit régulièrement des précipitations importantes et des cyclones. Le 18 septembre 2004, la tempête tropicale Jeanne ravage Haïti. Une semaine après, le bilan non définitif est de plus de 1160 morts et 1250 disparus. Les effets de la tempête aggravent les conditions de vie déjà difficile de ce pays : 170000 personnes manquent de nourriture et d’eau. Le pays avait déjà souffert des pluies diluviennes en mai 2004 qui avaient entraîné le décès de 1220 personnes.

Économie


Démographie


Culture


Fêtes et jours fériés Date Remarques

Personnalités


Cette liste énumère des personnalités de la diaspora haïtienne ou d'origine haïtienne:

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