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Genève est une commune suisse du canton de Genève dont elle est le chef-lieu. C'est la 2 plus grande ville de Suisse derrière Zurich. La commune compte 185 073 habitants (2005) mais son aire urbaine forme une agglomération transfrontalière, qui s'étend sur le canton de Vaud et la France (départements de l'Ain et de la Haute Savoie), et compte environ 760 000 habitants.

Selon une étude menée par Mercer Consulting, c'est la métropole qui offre la meilleure qualité de vie au monde avec Zurich et devant Vancouver et Vienne. Genève fait également partie des villes mondiales.

Histoire


Genève entre dans l'histoire en 58 av. J.-C., quand Jules César mentionne son passage dans cette cité dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules (De Bello Gallico). Voulant empêcher le passage des Helvètes, César coupe le pont sur le Rhône. Ce bourg allobroge (depuis 500 av. J.-C.) est dès lors devenu une ville romaine (Gaule narbonnaise). Pourtant, Nyon (Colonia Julia Equestris) puis Avenches (Aventicum) ont, administrativement parlant, plus d'importance. L'agglomération se développe durant l'Empire romain et, au moment des invasions barbares, Genève prend une importance considérable.

Peu avant 400, Genève est érigée en évêché au centre d'un grand diocèse. En 443, les Burgondes se fixent dans la région et font de Genève la capitale de leur royaume. En 534, les Francs occupent Genève - sainte Clothilde, épouse de Clovis, est une princesse genevoise - et la ville est incorporée dans le royaume mérovingien, puis dans l'empire carolingien. La cathédrale Saint-Pierre et son baptistère sont érigés sur la colline de la vieille-ville.

Lorsque l'empire de Charlemagne se désagrège, Genève fait partie du second royaume de Bourgogne qui passe en 1032 au Saint Empire romain germanique. A partir du , Genève est gouvernée par ses évêques, devenus seigneurs de la ville.

Genève prend une importance internationale au , avec d'importantes foires (concurrencées plus tard par Lyon). La ville est convoitée par les princes de Savoie, qui cherchent à s'en emparer (du XIII au ) pour en faire leur capitale. La cinglante défaite du duc Charles-Emmanuel I de Savoie face aux citoyens genevois, l'Escalade (1602), est encore commémorée de nos jours. Le duc de Savoie est ensuite contraint d'accepter une paix durable scellée par le traité de Saint-Julien du 12 juillet 1603. Les négociations sont placées sous la médiation des cantons suisses de Bâle, Schaffhouse, Soleure, Glaris et Appenzell.

Entre temps, Genève passe à la Réforme protestante en 1535. Jean Calvin fait de la république une Rome protestante et y accueille de nombreux protestants (français et italiens surtout) qui donnent un nouveau dynamisme économique à la ville (horlogerie et banques), les foires ayant décliné. Une nouvelle vague de réfugiés français coïncide avec la révocation de l'Édit de Nantes. L'Université de Genève (l'une des plus anciennes du monde) est fondée en 1559 par Théodore de Bèze et la ville acquiert alors un grand rayonnement intellectuel.

Le est un siècle de grande prospérité et Genève devient un centre scientifique où l'imprimerie bénéficie d'une assez grande liberté. Toutefois, ce siècle est marqué par des troubles politiques. Le système politique en place repose sur la distinction entre deux groupes : ceux qui bénéficient des droits politiques (aristocrates et bourgeois) et ceux qui n'ont pas tous les droits (habitants et natifs). Les natifs peuvent accéder à la bourgeoisie en payant une taxe. Or, celle-ci augmente beaucoup dès la moitié du . L'aristocratie tend à s'accaparer le pouvoir au détriment de la bourgeoisie par un système de cooptation au Petit Conseil et au Conseil des Deux-Cents et en ne demandant plus l'avis du Conseil Général comme c'est le cas en 1737 à propos du financement des fortifications. Une échauffourée provoque 11 morts. Le gouvernement demande l'aide de la France qui intervient en imposant le Règlement de la médiation en 1738 qui sert pendant 30 ans de constitution. Ce règlement accorde davantage de droits aux natifs et oblige de passer par le Conseil Général pour toute nouvelle loi ou tout nouveau projet d'impôt. En 1781, les bourgeois et les natifs occupent la ville et proclame une loi donnant l'égalité civile aux natifs et aux habitants. L'aristocratie fait de nouveau appel à la France. Louis XVI, qui craint que les troubles à Genève ne donne un mauvais exemple à ses sujets, intervient. Les troupes assiègent la ville qui capitule le 2 juillet 1782. L'aristocratie retrouve le pouvoir. Si les natifs gardent l'égalité civile, on bloque leur accession à la bourgeoisie et 400 natifs devenus bourgeois sont rétrogradés. Les clubs sont dissous et la liberté de la presse est supprimée. Un millier de personnes partent vers Paris, Bruxelles et Constance. La prospérité économique pose aussi des difficultés car les prix augmentent alors que les salaires restent assez stables à partir de 1720. En 1788, s'ajoute à cela une mauvaise récolte. Le gouvernement, toujours dominé par l'aristocratie, veut augmenter le prix du pain. Cela provoque de nouvelles émeutes, qui entraîne une libéralisation du régime de 1782. En 1794, une constitution plus démocratique est adoptée, sacralisant le contrôle des citoyens sur le gouvernement. Cependant, le notion de la citoyenneté rejette une partie de la population, car pour être citoyen, il faut être un homme et être protestant. En juillet, des clubs extrémistes, qui redoutent un complot contre-révolutionnaire et le rejet d'une loi qui doit créer un impôt destiné à financer les occasions de travail, lancent une insurrection. Un tribunal révolutionnaire est constitué et condamne à mort 37 personnes (pas uniquement des aristocrates), mais seul 11 d'entre elles sont exécutées.

En 1798, la république perd son indépendance et est annexée par la France. Elle devient le simple chef-lieu du département du Léman. La défaite des armées napoléoniennes lui rend sa liberté le 31 décembre 1813 : c'est la Restauration qui est célébrée comme une fête patriotique marquant la renaissance de la république. Cependant, les magistrats sont conscients que Genève ne peut plus former un état isolé et se tournent vers les anciens alliés suisses en demandant l'entrée de la république dans la Confédération. Ce qui est fait le 1815.

En 1846, une révolution menée par le Parti radical de James Fazy renverse le gouvernement de la Restauration et établit la constitution actuelle. Durant les XIX et XX siècles, Genève accueille de nombreux réfugiés politiques et devient le berceau de la Croix-Rouge (suivant les idées du Genevois Henri Dunant et du comité présidé par le général Guillaume-Henri Dufour).

La mission internationale de Genève s'affirme après la Première Guerre mondiale : Genève devient le siège de la Société des Nations, en 1919, et de dizaines d'organisations internationales. C'est à Genève, au CERN (sur la frontière franco-suisse), qu'est inventé le réseau Internet.

En 1930, une votation populaire approuve l'extension du territoire de la commune de Genève. Elle absorbe l'année suivante les communes voisines des Eaux-Vives, de Plainpalais et du Petit-Saconnex.

Le 9 novembre 1932, de jeunes recrues faisant face à une manifestation ouvrière antifasciste à Plainpalais tirent sans sommation sur la foule faisant 13 morts et 63 blessés (voir l'article détaillé sur la fusillade du 9 novembre 1932). Cette tragédie engendre, quelques jours plus tard, une grève générale en signe de protestation.

Le 2003, une grande manifestation rassemble de 20 000 à 30 000 personnes contre le G8 qui se tient à Évian, les autorités françaises ayant interdit toute manifestation dans le périmètre du sommet. Des incidents se déroulent en marge de la manifestation, notamment avec une descente de groupes de Black Blocs dans la rue commerçante de la ville.

Tradition d'accueil


Elle est depuis longtemps considérée comme une terre d'asile de par son rôle de ville d'accueil pendant les persécutions à l'encontre des protestants qui ont suivi la Réforme. Avec l'accueil de nombreux réformateurs comme Guillaume Farel, Jean Calvin ou Théodore de Bèze, elle gagne son surnom de Rome protestante ou de cité de Calvin. De nombreuses personnalités internationales y trouvent refuge comme le célèbre Lénine avant la révolution russe de 1917.

C'est grâce à cette tradition d'accueil et à la neutralité de la Suisse que de nombreuses organisations internationales décident d'y installer leur siège :

Genève donne son nom aux 4 conventions de 1949, instrument fondamental du droit international humanitaire développant la convention de 1864, ainsi qu'à la convention de 1951 sur le statut des réfugiés.

Géographie


Centre commercial, bancaire, industriel, intellectuel et universitaire, la ville se développe à l'endroit où le Rhône quitte le lac Léman et à la confluence de ce fleuve avec l'Arve. Elle se trouve dans une cuvette, encadrée par les Voirons, le Salève, le Mont de Sion, le Vuache (département de la Haute-Savoie) et le Jura (département de l'Ain), montagnes qui se trouvent toutes sur territoire français (partiellement pour le Jura qui est en grande partie en Suisse).

Référence topographique

Dans la rade de Genève se situent les pierres du Niton, deux rochers émergeant du lac Léman et datant de la dernière ère glaciaire. L'un d'eux est choisi par le général Guillaume-Henri Dufour comme point de référence du calcul de toutes les altitudes en Suisse.

Quartiers

Mise en valeur du Rhône

La commune obtient en 2000 le Prix Wakker de la Ligue suisse du patrimoine national pour son concept de réaménagement des berges du Rhône et de son environnement urbain immédiat. Le projet du Fil du Rhône est progressivement mis en œuvre.

Via Gebennensis

Genève est l'une des étapes importantes sur le chemin du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Elle donne son nom à la via Gebennensis, qui part de Genève (où se rassemblent les pèlerins venus de Suisse et d'Allemagne) et va jusqu'au Puy-en-Velay (où elle prend le nom de via Podiensis). Le chemin est balisé de Genève à Pampelune d'après la classification française GR 65.

Jumelages

Buenos Aires (1991) Paris (2002)

Attraits culturels


Parcs

De nombreux parcs (310 hectares représentant près de 20% du territoire) forment de grands espaces de loisirs et de détente. La plupart, situés au bord du lac, accueillent des maisons de maître et disposent d'une arborisation de grande qualité. Certains de ces parcs étaient de grandes propriétés privées qui ont été rachetées ou offertes à la ville au fil du temps. Leur entretien est assuré par le SEVE (Service des espaces verts et de l'environnement).

Rive gauche

Rive droite

Île Rousseau
L'île Rousseau, nommée en hommage à Jean-Jacques Rousseau, se trouve sur le Rhône (entre le pont du Mont-Blanc et le pont des Bergues) et abrite de nombreux oiseaux.

Monuments

Vie culturelle

Genève dispose d'une vie culturelle d'une grande richesse. Elle est d'ailleurs la ville d'Europe qui consacre la plus grande part de son budget à la culture (plus de 20%). Voici quelque unes de ses institutions culturelles :

Éducation

Associations

Manifestations

De nombreuses manifestations ont lieu tout au long de l'année parmi lesquelles :

Liens

Vie culturelle
Manifestations

Institutions politiques


Pouvoir délibératif

Le pouvoir délibératif est exercé par le Conseil municipal. Il est composé de 80 conseillers municipaux élus directement par le corps électoral au scrutin proportionnel tempéré d'un quorum de 7%. Leur mandat dure 4 ans et est renouvelable indéfiniment.

Ils votent le budget municipal et les projets d'arrêtés présentés par le Conseil administratif (CA) qui impliquent une obligation d'exécution. En outre, ils peuvent prendre diverses initiatives :

  • Motion (chargeant le CA de déposer un projet d'arrêté visant un but déterminé ou une mesure à prendre)
  • Résolution (simple déclaration d'intention)
  • Motion préjudicielle ou d'ordre (concernant le déroulement de la séance)
  • Interpellation (demande d'explication adressée au CA)
  • Questions orales ou écrites au CA

Pouvoir exécutif

Il est exercé par le Conseil administratif qui est un collège de 5 membres élus directement et séparément par le corps électoral de la ville au scrutin majoritaire et pour un mandat de 4 ans. Par tournus, le maire est élu chaque année parmi ses membres. Il s'agit toujours d'une coalition et sa composition actuelle est la suivante :

Droits populaires

Les citoyennes et citoyens sont électeurs et éligibles à condition d'être de nationalité suisse et d'être domiciliés sur le territoire de la commune. Les étrangers domiciliés depuis au moins 8 ans en Suisse (dont 3 mois dans la commune) ont également le droit de vote communal depuis l'adoption d'une initiative populaire cantonale lors de la votation du 24 avril 2005. L'autre initiative octroyant le droit d'éligibilité a en revanche été refusée. Genève suit ainsi la plupart des ville romandes, plus libérales que les villes alémaniques, quant aux possibilités données aux étrangers de participer à la vie politique locale.

Les citoyens et citoyennes de la ville de Genève disposent du droit de référendum et d'initiative populaire. Ces droits existent aussi au niveau cantonal et fédéral. Ils permettent de soumettre au corps électoral un arrêté voté par le Conseil municipal ou une demande de délibération sur un objet déterminé. Il faut pour ce faire réunir les signatures de 4000 électeurs au moins, dans les 40 jours qui suivent l'adoption de l'arrêté ou le lancement de l'initiative. Si les signatures sont réunies, le corps électoral est obligatoirement appelé aux urnes.

Infrastructures


Transports

L'Aéroport international de Genève, à Cointrin, est situé à moins de 10 minutes du centre-ville et accessible en bus ou en train. De grandes compagnies telles que EasyJet, British Airways, Air France, Lufthansa et Swiss proposent des lignes à destination de toute l'Europe et du reste du monde.

La ville est desservie par les réseaux ferroviaires suisse (CFF) et français (SNCF). Des liaisons TGV directes la relient à Paris. Des trains régionaux circulent également entre Lancy-Pont-Rouge et Coppet et le RER (Rhône Express Regional) la relie à Bellegarde. Le projet du CEVA (Cornavin-Eaux-Vives-Annemasse), planifié depuis 1884, permettra la connexion du réseau suisse avec le réseau de la Haute-Savoie.

Genève est reliée au réseau autoroutier suisse par l'A1 et français par l'A40.

Au sein de la ville, les Transports publics genevois exploitent un réseau dense de bus et de trolleybus ainsi qu'un réseau de tramways en pleine renaissance. Un service de bateau est également assuré par les Mouettes genevoises, reliant entre elles les deux rives de la rade. D'un usage premier essentiellement touristique, leur développement actuel leur permet de plus en plus d'assurer un véritable rôle dans le transport urbain.

Énergies

L'eau potable, le gaz naturel et l'électricité sont fournis par les Services Industriels de Genève (SIG).

80% de l'eau est extraite du lac Léman et 20% d'une nappe phréatique née d'infiltrations de l'Arve.

30% de l'électricité est produite localement par les barrages hydroélectriques sur le Rhône (Seujet, Verbois et Chancy-Pougny) ou par la chaleur induite par la combustion des déchets ménagers à l'usine des Cheneviers. Les 70% restants sont importés d'autres cantons suisses ou d'autres pays européens. Les SIG n'achètent alors que de l'électricité produite par des énergies renouvelables.

Le gaz naturel est importé par la compagnie suisse Gaznat.

Médias locaux


Le principal journal de la ville est La Tribune de Genève. Le Courrier, fondé en 1868, est soutenu à l'origine par l'Église catholique romaine mais devient indépendant en 1996. Principalement centré sur Genève, il essaye de s'étendre en Suisse romande. Le Temps et Le Matin (basé à Lausanne) ne couvrent pas spécifiquement l'actualité locale. La Suisse, journal réputé, disparaît en 1994.

De nombreuses radios sont disponibles dont celles de la SSR, en particulier la Radio suisse romande, ainsi que Radio Lac, NRJ Léman, OneFM ou encore World Radio Geneva (en anglais).

En ce qui concerne la télévision, outre la Télévision suisse romande basée dans une tour du quartier de Plainpalais, Genève dispose de sa chaîne locale, Léman Bleu, fondée en 1996.

Sports


La principale équipe sportive de Genève est le club de football du Servette FC fondé en 1890. En 2005, des problèmes de gestion causent la banqueroute du club qui est relégué en ligue amateur.

Genève dispose également d'une équipe de hockey sur glace, le Genève-Servette Hockey Club, qui joue en Ligue Nationale A.

Son accès au lac Léman lui permet d'être un centre nautique important avec sa société nautique, où est basé le syndicat Alinghi, et la régate du Bol d'or.

Cimetières


Entre 1700 et 1853, le seul cimetière de la ville est celui de Plainpalais. Au début des années 1850, le cimetière de Châtelaine est construit, puis celui de Saint-Georges dans les années 1880. Le cimetière du Petit-Saconnex est intégré à la ville en 1931 suite à la fusion des communes.

À la fin du , des études sont entamées en vue de la construction d'un four crématoire au cimetière de Saint-Georges. Le projet aboutit et l'inauguration a lieu en mars 1902. À côté de l'installation, on construit un columbarium (agrandi en 1916). En 1907, un second four est installé. Durant les deux dernières années de la Première Guerre mondiale, les incinérations sont interrompues à cause de la pénurie de combustible. L'installation est modernisée dans son ensemble en 1942.

Par la suite, des centres funéraires sont construits comme la chapelle des Rois en 1956 et le centre funéraire de Saint-Georges en 1976.

Plainpalais

La ville entre en possession du cimetière protestant de Plainpalais (également appelé cimetière des Rois) en 1869. Il est alors géré par l'Hôpital général de Genève. Jusqu'en 1876, seuls les protestants y sont ensevelis. Dès 1883, le cimetière est fermé pour les inhumations ordinaires et est réservé aux personnes ayant acquis une concession. Le prix de la concession y étant plus élevé que dans les autres cimetières, le nombre d'inhumations diminue et la coutume d'ensevelir à cet endroit les conseillers d'État, les conseillers administratifs ou d'autres personnalités s'installe peu à peu. Autour de 1945, des aménagements sont effectués et le lieu peut désormais être apparenté à un parc.

Parmi les personnalités qui y reposent, on peut citer :

Châtelaine

Ouvert en 1853, le cimetière dit du Lazaret est d'abord réservé aux catholiques. Dès 1864, on y ensevelit en général les personnes décédées sur la rive droite du Rhône et il est considérablement agrandi. Cependant, la nature marécageuse du terrain pose de nombreux problèmes et des travaux de drainage doivent être entrepris. Entre 1899 et 1911, le nombre d'inhumations est donc limité au strict minimum. Il est véritablement réouvert en 1918. Dès 1946, les inhumations sont à nouveau limitées, puis restreintes dès 1969 aux carrés réservés.

Saint-Georges

Le cimetière est ouvert en 1883. Durant les 10 premières années, seule la moitié de l'espace est utilisée. En 1898, une convention est passée avec la commune de Lancy qui cède du terrain à Genève afin d'augmenter la surface du site. D'une façon générale, Saint-Georges accueille les personnes décédées sur la rive gauche du Rhône. En 1911, le cimetière est encore agrandi en raison de sa promotion comme unique cimetière pour les inhumations ordinaires des personnes domiciliées à Genève. Un emplacement spécial et gratuit est concédé pour les soldats allemands décédés à Genève pendant la Première Guerre mondiale. Entre 1942 et 1944, le site est cultivé et plusieurs tonnes de légumes et céréales sont récoltées chaque année. En 1945, la partie orientale est transformée en parc.

Petit-Saconnex

Le Petit-Saconnex constitue une commune à part entière jusqu'en 1931. Son cimetière est ouvert en 1815 et partagé en deux parties jusqu'en 1878. À partir de juillet 1931, Genève prend en charge l'entretien du site. Ce cimetière est ensuite agrandi en 1932 et 1942. Dès 1946, le Conseil administratif décide que toutes les personnes décédées sur la rive droite du Rhône sont inhumées au Petit-Saconnex. Dès 1947, le nombre de sépultures augmente suite à la fermeture provisoire du cimetière de Châtelaine.

Personnalités nées à Genève


Voir aussi


Liens connexes

Liens externes

Genève Ancienne préfecture

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