Siddhārtha Gautama (en pāḷi : Siddhattha Gotama) de la famille Śākya, dit Shakyamuni (« sage des Śākya ») ou le Bouddha, personnage dont l'historicité n'est pas mise en doute, est un chef spirituel qui vécut au VI siècle avant l'ère chrétienne.
Les années de sa naissance et de sa « mort » (ou parinirvāṇa) ne sont pas claires ; il aurait vécu à peu près quatre-vingts ans, mais les traditions ne s'accordent pas : dans les pays de tradition pāḷi, la plus ancienne, les dates de 624-544 sont vraisemblables. Il est probable que son lieu de naissance soit Kapilavastu - la capitale du clan, dans le Teraï népalais. Il est né de la reine Māyādevī et du roi Śuddhodana, dans une famille de kṣatriya (caste des guerriers-aristocrates).
Le titre de Bouddha (en sanskrit buddha, « éveillé », participe passé passif de racine sanskrite budh-, « s'éveiller ») lui a été accordé plus tard par ses disciples. Il est également connu comme le Tathāgata, « celui qui est venu ainsi » prêcher la bonne Loi (ou dharma, en pāḷi dhamma). Le Bouddha est la figure clé du bouddhisme.
Différents maîtres développent leur vision du nirvāna, et présentent un moyen de l'atteindre.
Différentes notions de l'hindouisme se verront remaniées dans le bouddhisme ; comme le concept de réincarnation, de karma, les dhyanas, le statut de dieux comme Brahma.
Le bouddhisme ancien considère différentes écoles, naissant au même moment que lui, dont le jaïnisme, seule de ces écoles ayant survécu de nos jours.
Le Brahmajalasutta énumère différentes vues contemporaines du bouddhisme.
Le récit de sa naissance donne lieu à une légende célèbre : il serait né dans un bois sacré non loin, à Lumbinî, au Népal, pendant un déplacement de sa mère auprès de ses parents : selon la légende, sa mère (dont le nom signifie « illusion ») aurait conçu Siddhārtha en songe, pénétrée au sein par un éléphant blanc à six défenses. C'est debout, sur la route qui la conduisait chez ses parents, qu'elle aurait enfanté, accrochée à une branche d'arbre, tandis que les divinités brâhmaniques faisaient pleuvoir des pétales de fleurs sur elle. Sitôt né, l'enfant se serait mis debout et aurait « pris possession » de l'Univers en se tournant vers les points cardinaux, puis aurait fait sept pas vers le nord.
À seize ans, il épouse la jeune princesse Yaśodharā qui lui donne un fils, Rāhula. Toutes les traditions concordent sur le fait qu'il est contemporain des deux rois du Magadha, Bimbisâra et de son fils Ajatasatru.
Il passe toute son enfance protégé dans l'enceinte du palais familial, dans le respect de l'hindouisme et élevé en guerrier, selon sa caste. Son père, en effet, qui avait été averti que son fils serait soit un grand kṣatriya, soit un bouddha, empêche par une vie de facilités qu'il réfléchisse aux difficultés et à la souffrance des hommes, afin qu'il ne devienne pas un sage.
La légende rapporte que ce sont quatre rencontres qui changent sa vie : un vieillard lui fait prendre conscience de la souffrance du temps qui passe et de la déchéance du corps vieillissant ; un malade lui apprend que le corps souffre aussi indépendamment du temps et un cadavre que l'on menait au bûcher lui révèle la mort dans tout son caractère sordide. Enfin, un ermite lui montre ce que peut être la sagesse.
Le Bouddha fut influencé par les concepts de son époque. Il eut pour maître le brahmane Arada Kalama , mais ce qu'il apprit - maîtriser le septième dhyana, la sphère du néant - ne lui sembla pas suffisant. Il se rendit à Rajagrha et prit comme second maitre Udraka Ramaputra, qui lui enseigna le huitième dhyana, la sphère de ni perception ni non-perception. Là encore, le Bouddha estima ne pas avoir trouvé la voie vers le nirvana.
Pendant six ans, il pratiqua les austérités avec cinq autres ascètes méditants. Il faillit mourir d'abstinence et décida de trouver une autre voie ; ses amis pensèrent qu'il délaissait la pratique.
Siddhartha Gautama s'assied alors sous un pipal (Ficus religiosa) et fait le vœu de ne pas bouger de cette place avant d'avoir atteint la Vérité.
Là encore, plusieurs légendes racontent comment Māra, démon de la mort, effrayé du pouvoir que le Bouddha allait obtenir contre lui en délivrant les hommes de la peur de mourir, tente de le sortir de sa méditation en lançant contre lui des hordes de démons effrayants et ses filles séductrices. En vain : c'est dans une posture demeurée célèbre dans l'iconographie bouddhiste que Siddhārtha prend la terre à témoin de ses mérites passés, accéde à l'éveil et nie simplement les présences démoniaques sans les combattre, en toute sérénité.
La mise en mouvement de la roue de la loi désigne le premier sermon de Gautama, dans lequel il énonce les quatre nobles vérités.
Il affirme qu'il a réalisé l'éveil ou la compréhension totale de la nature et des causes de la souffrance humaine et des étapes nécessaires à son élimination. Cet illumination, possible pour tous les êtres, s'appelle la bodhi et donne son nouveau nom à Siddhārtha : celui qui a atteint la bodhi est un Bouddha.
Gautama Bouddha a bien insisté sur le fait qu'il n'était ni un dieu, ni le messager d'un dieu et que l'illumination n'était pas le résultat d'un processus ou d'un agent surnaturel, mais plutôt le résultat d'une attention particulière à la nature de l'esprit humain, et qu'elle pourrait être redécouverte par n'importe qui pour son propre profit.
Les deux interprétations qui en découlent départagent le bouddhisme ancien et le bouddhisme Mahâyâna. La première décrit la possibilité d'atteindre l'éveil en tant qu'auditeur, c'est à dire la possibilité de sortir du Samsara grâce à l'enseignement de Gautama.
La deuxième interprétation est que tout être sensible possède en lui la nature de Bouddha, qui est la véritable nature de l'esprit.
Les derniers mots du Bouddha sont : . Il existe plusieurs reliques du Bouddha. Pour remercier l'ONU d'avoir décrété jour férié la fête du Vesak, la Thaïlande, le Sri Lanka, ainsi que le Myanmar ont décidé de transférer douze de ses ossements au siège des Nations unies, à New York.
L'enseignement de Gautama fut oral, et s'est longtemps perpétué de manière orale ; le canon pali ne fut rédigé qu'au .
L'approche historique de l'enseignement de Gautama est peu fournie.
L'enseignement de Gautama Bouddha est couvert dans l'article Bouddhisme. Les principaux concepts en sont l'impersonnalité, l'impermanence et l'insatisfaction de toute chose, devant conduire au renoncement face au désir insatiable.
Gautama Bouddha présenta son enseignement comme la redécouverte d'une vérité autrefois enseignées par des Bouddhas et qui sera de nouveau enseignée par des Bouddhas, dont le prochain sera Maitreya. Il considérait cependant une réalité conventionnelle et une réalité ultime, cette dernière ne pouvant être découverte que par l'accomplisement personnel, l'illumination.
Selon le bouddhisme mahâyâna, il n'y a pas un seul enseignement, mais plusieurs mises en mouvement de la roue de la loi, puisque Sakyamuni enseigna d'abord les sûtras de première roue, puis de deuxième, puis de troisième. Ces diférentes périodes d'enseignement correspondent à des auditeurs différents ; l'enseignement est adapté à son public. Cependant, il n'y a qu'un seul véhicule : « ekayāna ».
Gautama est présenté comme grand, robuste et de belle apparence. Ses yeux sont bleus, sa peau dorée.
Bouddhas et bodhisattvas | Chef religieux | Philosophe du monde indien
Siddharta Gautama | Gautama Buddha | Siddhartha Gautama | Gautama Buddha | Budho | Siddhartha Gautama | Siddhartha Gautama | گوتاما بودا | Siddharta Gautama | גאוטמה בודהא | Siddhartha Gautama | Buddha | 釈迦 | 석가모니 Gautama Buddha | Gautama Boeddha | Siddharta Gautama Budda Siakjamuni | Siddhartha Gautama | Gautama Siddhartha | Будда Гаутама | Gautama Siddhartha | Gautama Buddha | Buddha | கௌதம புத்தர் | Sidarta | Thích Ca Mầu Ni | Будда Готама | 释迦牟尼
This article is licensed under the GNU Free Documentation License.
It uses material from the
"Gautama Bouddha".
Home Page • arts • business • computers • games • health • hospitals • home • kids & teens • news • physicians • recreation• reference • regional • science • shopping • society • sports • world