Gênes (en italien Genova) est une ville italienne, capitale de la Ligurie, second port de la Méditerranée après Marseille. Elle compte 600 000 habitants.
C’est une ville antique, qui était surnommée La Superba. Pétrarque la voit comme « une cité cadeau, adossée à une colline alpestre, superbe grâce à ses hommes et à ses murs. Dont le seul aspect, la désigne comme la reine des mers ». Au Moyen Âge Gênes était l’une des Républiques maritimes italiennes avec Venise, Amalfi et Pise. Suite aux Croisades, elle devint pour plusieurs siècles la plus puissante de ces républiques. La République de Gênes comprenait, en son temps, la Ligurie actuelle, la Corse et des colonies au Moyen-Orient, en Grèce, et en Afrique du Nord. Elle succomba sous la pression des troupes de Napoléon et ne fut pas réinstituée en 1815. Le Congrès de Vienne accorda l'ancienne république "à perpétuité aux États de S.M. le roi de Sardaigne".
Depuis 1270 les deux cités de Venise et Gênes renouvelaient des trêves successives, tout en sachant l'affrontement inévitable. Les Génois ayant des positions sur la Mer Noire voulaient éliminer les vénitiens des marchés de Constantinople et de Trébizonde, quant aux Vénitiens ils voulaient chasser leur adversaire de leurs possessions de la Mer Noire. Gênes se rapprochait de Byzance tandis que Venise se rapprochait de Pise. Les préparatifs d'un conflit battirent leur plein depuis 1286 et plus particulièrement en 1294. Au printemps 1294 les navires vénitiens attaquent les colonies génoises de Chypre, puis, le 7 octobre 1294, la flotte vénitienne mit la voile vers la Cilicie. Elle rencontra les Génois sur la côte arménienne et, cette fois, la bataille fut désastreuse pour Venise. Elle perdit 25 navires, un nombre important de combattants dont son général Marco Basagio.
Face à la défaite la ville réagit en donnant ordre à tous ses armateurs d'entreprendre une guerre de course, tandis que la cité reconstruisait une nouvelle flotte de 65 galères. Gênes, qui a ainsi triomphé de Pise et de Venise, est alors à l'apogée de sa puissance militaire. Cependant si elle n'a rien à craindre de Pise, alors divisée en factions, Venise était parfaitement capable de s'opposer à nouveau à elle et, dès l'année suivante, les deux cités s'affronteront dans une série de coups de mains jusqu'à ce que Gênes batte à nouveau Venise en 1297 devant Curzola. Une médiation du pape et de Charles d'Anjou amènera les deux cités à signer la paix de Milan en 1299.
Cependant, une troisième guerre éclatera, de 1350 à 1355, émaillée de victoires incertaines de part et d'autre, jusquà ce qu'elles signent une paix temporaire à Byzance en 1355, puis qu'elles concluent des accords commerciaux en 1361. De 1372 à 1378, une nouvelle période de tension amènera successivement une défaite vénitienne devant Pola en 1374, puis de Gênes près du cap d'Anzio en 1378. L'année suivante devait voir Gênes s'imposer mais, en 1379 commençait la Guerre de Chioggia entre les deux villes, s'achevant par la défaite génoise en 1380, Venise assurant sa souveraineté sur la Méditerranée orientale. La paix de Turin de 1381 voyait Venise remise en possession de tous ses privilèges à Constantinople et se faisait même reconnaître le droit de commercer librement en Mer Noire.
Le conflit reprendra sporadiquement et une nouvelle défaite génoise amena un nouveau traité en 1404. Gênes n'est alors plus en mesure de s'imposer. À nouveau battue en 1431, elle perdra tous ses comptoirs d'Orient, son dernier comptoir, celui de Kaffa en Crimée, tombant en 1475.
À l’époque moderne, les anciennes institutions font place en 1528 à une république oligarchique composée de 28 alberghi, qui rassemblent les grandes familles de la noblesse génoises. Elles élisent tous les deux ans un Doge de la République. Les Génois seront les principaux banquiers de la Couronne d'Espagne, jusqu'à la banqueroute de Philippe II.
En 1684, le doge de Gênes commet l'erreur de défier Louis XIV en fournissant des galères à l'Espagne, ennemie de la France. Au même moment, il traite avec désinvolture l'ambassadeur français François Pidou, chevalier de Saint-Olon. Sur ordre du roi, le marquis de Seignelay, intendant de la marine, accompagné du lieutenant général des armées navales Abraham Duquesne, organise en mai 1684 une expédition punitive. La ville subit un violent bombardement. Le doge dut venir s'humilier à Versailles en mai 1685.
En 1796, les armées de la République française avancent en Italie et un comité jacobin proclame une République ligurienne à Gênes, renversant ainsi l'ancienne république au profit d'une "république sœur".
Il est de type méditerranéen, mais avec des influences atlantiques. Le climat de Gênes est caractérisé par sa forte pluviosité annuelle, qui est supérieure à 1000 mm mais concentrée sur un nombre limité de jours, et par une différence thermique entre le jour et la nuit qui est assez réduite. Le « régulateur thermique » que constitue la Méditerranée permet à Gênes de jouir de températures supérieures à 6°C tout au long de l'année. Il faut noter cependant que certaines vallées qui descendent du Nord laissent passer des vents qui font chuter la température, ainsi par exemple à Voltri, où l'on a vu, au moins pendant les hivers 1985 et 1986, des coulées de glace descendre le long des toits.
Nombre d'immigrants (2000 - 2004)
Par extension, on utilise parfois le terme pour l'ensemble de l'agglomération autour de la commune de Gênes, avec les myriades de petites municipalités qui s'étendent sur flancs des collines et les hauteurs des environs (comme le mont Figogna, où se trouve le Sanctuaire de la Madonna della Guardia) ou encore les lieux touristiques divers, falaise ou plages de sable au-delà de Vesima, à l'ouest, ou de Bogliasco, à l'est.
En fait, c'est le réseau d'autobus et la ligne ferroviaire qui les desservent qui marquent le mieux l'unité de ces divers quartiers de l'actuelle et proprement dite Grande Gênes.
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