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Ces peuples avaient pour point commun de rivaliser avec les Alamans (germ. Alle Männer, tous les hommes), sans doute à l'origine un autre regroupement d'ethnies établies plus au sud sur la rive droite du Rhin.
La langue – ou les dialectes – originellement parlés par les Francs ainsi que leur faciès culturel sont rattachés au groupe ethno-linguistique indo-européen germain occidental, comme les Angles, les Frisons et les Saxons par opposition au groupe germain oriental auquel appartiennent notamment les Goths.
Vers la fin de l'Empire, au et au , on retrouve des Francs comme auxiliaires de l'armée romaine dans la défense du limes, alors grandement barbarisée, et en lutte contre d'autres barbares plus menaçants.
Le terme de barbare disparaît avec la fin de la civilisation romaine.
Voir l'article spécialisé Grandes invasions.
Toutefois, au leur roi est aussi devenu un (obscur) proconsul des Gaules, c'est-à-dire un souverain germanique paré d'insignes romains, qui se fait appeler général. Les Francs sont alors solidement établis en Neustrie et leurs fonctions militaires leur confèrent un pouvoir important en ces temps troublés : le jeune Clovis (germ. Hlodowecus, qui donne par la suite les prénoms Ludovic ou Ludwig en Allemagne et Louis en France) devient leur roi à Tournai, probablement en 481. Mais il lui faut plus que le pouvoir d'essence divine que lui confère la mythologie tribale germanique, pour s'imposer face aux évêques, aux patrices ou à la population gallo-romaine en partie christianisée.
Installé à Soissons, où il a vaincu un général romain nommé Syagrius, Clovis est sans doute d'abord sensible aux conseils de sa femme burgonde, Clothilde, convertie au catholicisme, et à ceux de l'évêque de Reims, Rémi.
Peut-être au cours d'une bataille importante contre les Alamans, la bataille de Tolbiac, il promet de se convertir à la religion chrétienne catholique s'il est victorieux. Il tient parole et reçoit le baptême en 496 à Reims, avec 3000 guerriers. Par la suite, il tente d'inculquer les principes chrétiens à son peuple qui demeure largement païen.
Après une suite de victoires sur ses rivaux barbares, notamment sur les Burgondes, Clovis apparaît donc comme l'un des premiers rois germains d'Occident à avoir adopté la religion chrétienne dominante, celle de Rome, contrairement aux Wisigoths ou aux Lombards ariens et aux Alamans païens.
Il parvient ainsi à gagner le soutien des élites gallo-romaines et à fonder une dynastie durable (laquelle prend le nom de son ascendant germanique) : les Mérovingiens.
Établis en Neustrie, les Mérovingiens règnent sur la Gaule jusqu'au milieu du . Leurs souverains les plus connus sont : Dagobert I et la reine Brunehaut. Il faut noter qu'à cette époque, comme sous la dynastie suivante, il n'est pas question de France, mais bien d'un royaume des Francs : les rois germains, en effet, ne règnent pas sur un territoire, mais sur des sujets.
Voir l'article spécialisé Mérovingiens.
Dès la fin du , alors que la politique est marquée par des querelles sanglantes entre les Francs neustriens (à l'ouest) et austrasiens (à l'est), les derniers Mérovingiens sont cantonnés à un rôle de souverain d'apparat. Ils ont un royaume exsangue : le pouvoir émietté est aux mains des aristocrates terriens. La culture latine a progressivement régressé au cours des deux siècles précédents. Une crise économique sans précédent a mis à mal l'ensemble des repères de l'Occident antique : elle est notamment due à la fermeture des routes commerciales avec le monde méditerranéen à cause des conquêtes arabes.
C'est dans ce contexte que commence l'ascension d'une nouvelle famille. Parmi les réels détenteurs du pouvoir, les maires du palais austrasiens prennent de facto le contrôle de l'ensemble du royaume des Francs, avant de détrôner publiquement le dernier Mérovingien et de former leur propre dynastie : il s'agit des Pippinides, ultérieurement connus sous le nom de Carolingiens. Soucieux de légitimer leur coup d'État, les Pippinides rattachent quant à eux leur origine à Francus, un Troyen légendaire, et se rattachent par là une nouvelle fois à Rome.
Le pouvoir des Carolingiens marque l'entrée réelle dans le Moyen Âge : la Gaule disparaît des sources et devient la Francie, alors que le centre du pouvoir se déplace vers l'est, des cités épiscopales antiques vers les domaines ruraux des comtes carolingiens. Il est remarquable que dans le même temps, les hommes de lettres, conscients de la disparition de la culture antique, tentent de la faire renaître : c'est la Renaissance carolingienne. Charlemagne, le deuxième et plus prestigieux souverain carolingien est lui-même couronné Empereur des Francs et des Romains en l'an 800 à Rome. Mais ces tentatives de restaurer l'Empire d'Occident échouent.
Voir l'article spécialisé Carolingiens.
En 842, les serments de Strasbourg, faits entre les fils et petits-fils de Charlemagne, héritiers de l'Empire qui se déchirent, témoignent de l'usage de langues qui sont totalement différentes à l'Ouest et à l'Est. Ils sont suivis du traité de Verdun en 843, qui consacre de fait la division de l'Empire carolingien en troisFrancie occidentale, Francie orientale, Lotharingie.puis bientôt deux royaumes. Ce dernier est ainsi l'acte de naissance de la France, et par opposition, il préfigure la future Allemagne, limitée aux territoires situés à l'Est du Rhin.
Au , l'arrivée au pouvoir d'une dynastie saxonne, les Ottoniens, en Germanie, et celle des Capétiens en Francie occidentale marquent la fin de la dynastie des Carolingiens. Le terme Francs reste toutefois en usage pour distinguer les habitants de la France durant le Moyen Âge et c'est par le nom de franj que les chroniqueurs arabes décrivent au les croisés.
Les souverains carolingiens les plus connus sont : Pépin le Bref et Charlemagne.
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