François Nicolas Léonard Buzot, (né le 1 mars 1760 à Évreux - mort en juin ou juillet 1794, le 30 prairial an II (18 juin 1794), selon les archives parlementaires, aux environs de Saint-Émilion) était un homme politique français qui exerça son activité pendant la Révolution. Il fut membre de l'assemblée nationale constituante de 1789-1791 et député de l'Eure à la Convention nationale.
Avocat à Évreux, il fut élu député du Tiers-État aux États généraux par le bailliage d’Évreux en 1789. Immédiatement, à l’Assemblée constituante, il prit parti vigoureusement contre la noblesse, le clergé (en réclamant la nationalisation de ses biens) et la monarchie. Il demande également le droit pour tous les citoyens de porter des armes.
Rentré à Évreux après la dissolution de la Constituante, il devint président du tribunal criminel de cette ville. C'est à cette époque, lors d'un voyage à Paris, qu’il fit la connaissance de Manon Roland.
En 1792, il fut réélu député de l'Eure à la Convention nationale. Sous l’influence de son amie, Madame Roland, il siégea parmi les Girondins et fut un de leurs principaux orateurs. Il se plaignit de la conduite de Marat, fit un rapport sur la création d'une garde nationale des départements pour défendre la Convention contre la foule parisienne. Sa proposition sera acceptée, mais jamais réalisée. Il fit également un rapport sur les mesures à prendre contre les émigrés, dont il suggérait le bannissement à perpétuité. Il proposa d’établir la peine de mort contre quiconque proposerait de rétablir la royauté.
Lors du procès de Louis XVI, il vota affirmativement sur la culpabilité du roi et pour la ratification du jugement du peuple. Sur la peine, il vota pour la mort avec l’amendement de Mailhe, et se prononça pour le sursis.
Il devint membre de la Commission de salut public, nouveau Comité de défense générale, le 26 mars 1793, Il combattit l'instauration du tribunal criminel extraordinaire et du Comité de salut public, et s’abstint, à la Convention nationale, dans le scrutin de la mise en accusation de Marat. Il fut plusieurs fois dénoncé par les sections de Paris. Il vota affirmativement sur la question de savoir si le décret qui a cassé la Commission des Douze devait être rapporté.
Le 2 juin 1793, il fut décrété d'arrestation avec les Girondins, parvint à s’enfuir et gagna la région du Calvados en Normandie. Il essaya d'organiser près d'Évreux un corps insurrectionnel fédéraliste contre la Convention.
Le 13 juin, il était décrété d'accusation et, le 17 juillet, la Convention nationale décréta : « que la maison occupée par Buzot à Évreux, serait rasée, et qu’il n'en pourra être jamais bâti sur ce terrain. Il y sera élevé une colonne sur laquelle sera cette inscription : Ici fut l’asile du scélérat Buzot, qui, représentant du peuple, conspira la perte de la République française ».
Le 23 juillet, la Convention nationale le déclara traître à la patrie. Poursuivi et traqué avec Pétion, il chercha un abri à Saint-Émilion, près de Bordeaux où il se cacha. Découverts, Buzot et Pétion errèrent dans la campagne et, selon des historiens, se seraient empoisonnés. On retrouva, au mois de juillet 1794, leurs cadavres à moitié dévorés par les loups.
Buzot a laissé des Mémoires qui ont été publiées en 1823.
Personnalité de l'Ancien Régime | Personnalité de la Révolution française | Personnalité politique de la Révolution française | Membre de l'Assemblée constituante de 1789 | Député de la Convention nationale | Naissance en 1760 | Décès en 1794
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