Une fivete ou FIV est une technique de procréation médicalement assistée (Fécondation In Vitro) Et de Transfert d'Embryon (FIVETE).
Le principe de base est le suivant: on prélève le sperme de l'homme et un ovule de la femme, on les met en contact dans une éprouvette, et un embryon se forme. Après 48 heures, on sélectionne les meilleurs embryons que l'on transfère alors dans l'utérus de la femme.
Pour être sûr d'avoir un embryon, il faut plusieurs ovules, on sur-stimule donc les ovaires de la femme pour obtenir une dizaine d'ovules. Afin de contrôler au mieux le déroulement de la maturation des ovocytes de la femme, on lui injecte une hormone qui va bloquer le fonctionnement de ses ovaires (agoniste et antagoniste) selon les protocoles (long ou court) cette hormone est administrée environ 2 semaines avant le début du traitement de stimulation ou pendant. Le sperme est recueilli le jour même de la ponction des ovocytes, il est ensuite "nettoyé" et préparé afin de conserver les spermatozoïdes les plus mobiles et les plus typiques (normaux).
La ponction des ovocytes s'effectue généralement sous anesthésie générale légère en milieu hospitalier pour une hospitalisation inférieure à 24 heures (on sort, quand tout se passe bien l'après-midi même). On peut obtenir 5 ou 6 embryons en moyenne.
Cette technique nécessite un "timing" de l'intervention très précis car les ovocytes doivent être suffisamment matures pour être fécondés, mais ils ne doivent l'être ni trop, ni trop peu, c'est pour cela que souvent le taux de fécondation et le nombre d'embryons ne sont pas proportionnels au nombre d'ovocytes recueillis, ils n'arrivent pas à maturité en même temps.
Puis, on met environ 100 000 spermatozoïdes en contact avec chaque ovocyte recueilli. Au bout d'une douzaine d'heures, la fécondation de l'embryon est réalisée (si fécondation il y a...). On laisse les embryons en "culture" environ 48 heures. Passé ce délai, on sélectionne les embryons les plus viables. Généralement deux embryons sont transférés dans l'utérus (même technique que pour l'insémination artificielle). En fonction de la qualité des autres embryons obtenus, ceux-ci peuvent être congelés pour un transfert ultérieur si il n'y a pas eu de grossesse à terme ou si les parents souhaitent avoir un autre enfant. On appelle cette technique TEC (transfert d'embryons congelés).
Les parents qui ne souhaitent pas conserver leurs embryons ont plusieurs solutions : le don anonyme pour en faire bénéficier un autre couple, le don pour des travaux de recherche, la destruction.
"In vitro" en latin signifie « dans le verre », (à cause des éprouvettes).
Historique
Technique
Développements
L'insémination artificielle (IA)
Cela se passe in vitro et consiste à introduire, à l'aide d'un instrument, des spermatozoïdes dans la cavité utérine le jour de l'ovulation. On procède, auparavant, à une « préparation » des spermatozoïdes et à une stimulation des ovaires (pour maîtriser et améliorer l'ovulation).
Par rapport aux deux autres techniques (FIV et ISCI), celle-ci est considérée comme une technique plus violente par rapport la mère, puisqu’on intervient chirurgicalement dans l’appareil génital de la mère pour prélever, toujours chirurgicale-ment, les ovules des les ovaires mêmes et, les implanter dans l’utérus. On utilise cette technique surtout dans les cas de stérilité féminine quand l’ovule n’arrive pas à s’implanter dans l’utérus, c’est donc à travers la chirurgie que l’on intervient.
Ensuite une fois prélevés les ovules, on prend les spermatozoïdes masculins et on insère le gamète masculin dans l’utérus de la femme, où se trouaient déjà les ovules implantés ; la fécondation qui a lieu ensuite, n’a pas d’intervention externe. C’est-à-dire qu’elle se réalise naturellement sans l’intervention de médecins.
On peut dire que cette technique est donc à la fois artificielle, car les gamètes femelles sont implantées « artificiellement» mais à la fois naturelle car l’union entre les deux gamètes se produit sans intervention chirurgicale.
La fécondation in vitro (FIV)
Cela se passe in vitro et consiste à mettre en contact, dans une boîte de culture, les spermatozoïdes et les ovules. Au bout de 48 heures, des embryons peuvent être obtenus, et ils sont alors replacés dans l'utérus (c'est le transfert), où ils pourront effectuer leur nidation.
La FIV est la technique la plus utilisée dans les cas où l’embryon fécondé n’arrive pas à s’implanter dans l’utérus de la mère. La technique de base est assez simple : on prend les ovules de la mère en période fertile et les spermatozoïdes masculins et on les fécondent dans une éprouvette (origine du « in vitro» qui en latin signifie dans le verre). L’embryon formé est ensuite transféré et implanté dans l'utérus s de la mère. Tout de même cette technique n’est pas aussi simple que l’on pense, car la mère, doit subir, avant la fécondation, une sur-stimulation pour produire jusqu’à 10-12 ovules d’un coup, pour que au cas où la fécondation n’aie pas lieu, il y aurait toujours des ovule en réserve.
L'injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI)
Cette technique tente de remédier aux cas où les spermatozoïdes ne peuvent pas féconder spontanément l'ovule ; cela se passe in vitro et consiste à injecter directement un spermatozoïde dans l'ovule. Le transfert des embryons obtenus est ensuite identique à celui d'une FIV.
La ISCI, est par rapport aux 2 autres, la plus sophistiquée et également la moins utilisée. Elle est utilisée que en cas de stérilité masculine, due au fait que les spermatozoïdes sont trop faibles pour parcourir le trajet à travers l’appareil masculin et atteindre l’éjaculation. Une fois « prélevés» les spermatozoïdes, la fécondation suit le même parcours que la FIV, c’est-à-dire, les deux gamètes sont mises en contact dans une éprouvette. Une fois que la fécondation a eu lieu, l’embryon formé est transféré et implanté dans l’utérus de la mère.
PS
Pour la deuxième et la troisième techniques, quand, après la fécondation en laboratoire, on transfère l'embryon obtenu dans l'utérus de la patiente, il arrive que la nidification de cet embryon échoue. Pour augmenter les chances de réussite, on a donc recours à deux techniques :
- Lorsqu'on procède à la fécondation, on multiplie le nombre d'embryons issus des gamètes de ce couple ;
- On a tendance à transférer plusieurs de ces embryons dans l'utérus de la patiente (de 1 à 3). Or, certes les chances de réussite de la nidification augmentent avec le nombre d'embryons transférés, mais les risques de grossesses multiples augmentent également parallèlement. Et il peut arriver que trois embryons ayant réussi leur nidification, on soit obligé d'en supprimer un (réduction embryonnaire). Actuellement, on tend à ne transférer qu'un seul embryon pour éviter les grossesses multiples qui comportent plusieurs risques.
Les techniques de la PMA (Procréation médicalement assistée) peuvent être mises en pratique selon deux formules :
- avec un don de cellules (c'est ce que désigne la lettre « D » après « IA » dans « IAD » : « insémination artificielle avec sperme d'un donneur ») ;
- avec les cellules des deux conjoints exclusivement (c'est ce que désigne la lettre « C » après « IA » dans « IAC » : « insémination artificielle avec sperme du conjoint »).
Aspects éthiques
Les problèmes éthiques liés à la FIV sont nombreux :
- Manipulation de la vie dès son commencement : risque d'eugénisme
- Congélation des embryons : statut juridique et moral de l'embryon. Devenir de l'embryon congelé. Jumeaux nés à plusieurs années de distance ...
- Risque de naissances multiples, donc de prématurité.
- Réduction embryonnaire, posant les mêmes problèmes éthiques que l'avortement.
- Possibilité pour une femme très âgée de mettre au monde : responsabilité de la vie.
- Confusion de la notion de paternité : femme portant l'enfant de sa fille, donneur de sperme, donneuse d'ovule : Qui est le père ? Qui est la mère ?
- Possibilité de trafic d'embryons.
- Que faire des embryons réimplantés?
- Faut-il tester les embryons à réimplanter dans certains cas? (famille avec maladie héréditaire, embryon thérapeutique)
Selon l'islam
Selon l'
islam, un couple musulman ne peut pas avoir recours aux techniques d'insémination avec don. Il ne peut non plus avoir recours aux « mères porteuses ».
En revanche, il peut avoir recours aux techniques d'assistance médicale à la procréation, à la condition première que les spermatozoïdes et ovules soient ceux de ses deux composants exclusivement, et à la condition seconde que les autres principes soient respectés (éviter le surnombre d'embryons, avoir recours à la solution la moins grave pour la question de la nudité, du prélèvement du sperme, etc.).
Voir aussi
Liens internes
Liens externes
Médecine de la fertilité | reproduction
Retortenbaby | In vitro fertilisation | Fecundación in vitro | הפריה חוץ גופית | Fivet | Apvaisinimas in vitro | In-vitrofertilisatie | In vitro fertilisering | Oploditev z biomedicinsko pomočjo | เด็กหลอดแก้ว