Etc. est l'abréviation écrite de l'expression latine et cetera, qui signifie « et tout le reste », et qui est utilisée pour montrer qu'une liste n'est pas exhaustive. On peut à nouveau l'abréger en employant l'esperluette, ce qui donne &/c., &c., ou &ca. ; ces dernières formes ne sont cependant plus usitées aujourd'hui.
Les orthographes et caetera et et cætera existent également, mais sont considérées comme fautives par certains puristes. En revanche, l'orthographe et cœtera est incorrecte et provient vraisemblablement de la confusion possible entre æ en italique et œ.
Cette expression n'a nullement besoin d'être répétée. Elle a le même sens que les points de suspension (…) : ils ne doivent donc pas être employés ensemble. Dans une énumération, etc. est nécessairement précédée d'une virgule et devrait être précédée d'au moins trois termes : « des pommes, des poires, des scoubidous, etc. ».
Contrairement à ce qu'on entend souvent en France dans le langage parlé, etc. se prononce (« èt sétéra ») ou (« èt kétéra »), et non (« èk sétéra »).
La présence de ce et cetera a amené une partie du clergé, notamment Richard Baxter, à refuser de prêter serment, ne souhaitant pas se soumettre à quelque chose d'implicite, auquel on pourrait par la suite donner l'interprétation que l'on souhaite selon la tournure des événements.
Pour les listes de personnes, ou plus rarement de lieux, on préférera l'abréviation et al., dont la signification est différente selon le cas : respectivement et alii (« et les autres ») et et alibi (« et ailleurs »).
Utiliser etc. pour une liste de personnes peut en effet être perçu comme péjoratif voire insultant.