La dynastie Tang (T'ang en transcription EFEO et Wade-Giles, Ten quelquefois) est la treizième dynastie chinoise, qui régna de 618 à 907.
Cette période inclut la brève dynastie Zhou de Wu Zetian (690-705).
Treizième dynastie chinoise, les Tang (唐朝 Ten ou T'ang) ont régné de 618 à 907. Au lendemain d'une longue division entre le Nord et le Sud, cette dynastie fait retrouver à l'empire une taille et une unité qu'il avait perdu après les Han. Il brilla par son extension territoriale, sa civilisation pleine de vigueur et son large rayonnement.
Les deux grands bâtisseurs du Nouvel Empire, Wendi des Sui et Li Shimin, des Tang, étaient tous deux originaires du Nord, longtemps dominé par les Barbares. Les populations nomades avaient été finalement assimilées; cependant, elles avaient transmis aux Chinois une part importante de leur civilisation, à commencer par les usages de la vie quotidienne, la musique, les divertissements. La chasse, le cheval, et l'escrime complétèrent désormais la vie du lettré, lequel avait partiellement oublié ses préjugés contre la caste militaire et les marchands. Les Tang se voulaient pourtant chinois, depuis le gouvernement, copié sur celui des Han, jusqu'à la culture, avec la réaction classiciste en littérature. Ils avaient conscience d'être le deuxième grand empire. Vainqueur des Sui, Li Shimin confia le pouvoir à son père Gaozu (618-626). Les nouveaux maîtres de la Chine reprirent l'œuvre de Sui Wendi en procédant à une vaste réforme agraire, dont le principe de base était qu'aucune terre ne pouvait être donnée en fermage. Cependant, les cas d'exemption (fonctionnaires, monastères) étaient si nombreux que la loi ne put empêcher la « disparition des paysans ».
692 Développement du système des examens
751 Victoire des Arabes à Talas (près d'Alma-Ata)
764 Premiers impôts sur les récoltes
806-820 Premiers billets à ordre
902-960 Morcellement de l'Empire : les Cinq Dynasties (Liang postérieurs, Tang postérieurs, Jin postérieurs, Han postérieurs, Zhou postérieurs) et les Dix Royaumes (907-979) vont succéder aux Tang.
Sur le plan administratif, une importante novation consista à confier les provinces à des gouverneurs militaires (ce sera, à longue échéance, la perte de la dynastie). Le gouvernement central, copié sur celui des Han, fut perfectionné par la création de sections techniques confiées à des experts plutôt qu'à des lettrés. Le bon fonctionnement du système permit une augmentation sans précédent du budget de l'État: la population atteignit le chiffre de cinquante millions d'habitants (dont deux millions pour la capitale)
En 626, Li Shimin poussa son père à abdiquer et monta sur le trône sous le nom de Taizong. Son premier souci fut d'asseoir la puissance chinoise en Asie, tant par les armes que par la diplomatie. Il obtint en particulier l'alliance des Turcs Ouïgours. En 648, la domination chinoise fut de nouveau effective au Xinjiang.
La dynastie Tang a consacré l'age d'or de l'art et la littérature chinoise
A l'instar de l'économie prospère des Tang, la culture Tang était une des plus brillantes de son époque, et entretint de nombreuses relations avec d'autres pays. De nombreux étudiants en provenance de Corée et du Japon sont venus en Chine durant cette période, ou la pensée chinoise s'est fortement ancrée dans ces pays considérés par la suite "de culture confucéenne". Etant donné les bonnes relations entretenues avec le monde arabe, le jade, le poivre et l'Islam ont pénétré en Chine. Pres de la moitié des fresques et sculptures de Dunhuang ont été réalisés sous la dynastie Tang.
Etant donné la relative tolérance de l'empereur Taizong, le bouddhisme et le taoïsme connurent sous les Tang un grand essor. Une entreprise de traduction des classiques bouddhiques de grande envergure commença alors, et popularisa ou approfondit les nombreuses écoles bouddhiques en provenance d'Inde, dont l'école chan, plus connue sous le nom d'école zen qui fut transmise au Japon durant cette période. L'Islam et le christianisme nestorien pénétrèrent en Chine à cette époque.
La partie la plus fascinante de la littérature Tang se trouve dans sa poésie : a l'aube des Tang, Li Bai, Du Bo, Wang Wei, puis Li Jia, Han Yu, Bai Juyi au milieu de la dynastie, et enfin Li Shangwen et Du Mu vers la fin sont quelques-uns des poètes les plus connus. Aux styles riches et variés, la poésie Tang a puisé dans le vaste répertoire de légendes chinoises, tout en gardant un sens des détails de la vie quotidienne. Le respect de la métrique et des références a la poésie antique donnent a la poésie Tang une envergure jamais égalée par les Song, les Ming ou les Qing qui leur firent suite.
Les Tang poursuivirent et enrichirent la tradition du roman fantastique hérité des Six Dynasties, tout en donnant au roman une intégrité narrative et un ancrage dans les réalités sociales de la vie. Ces œuvres donnerent par la suite leurs fondements au conte sous les Song et au roman sous les Qing.
La peinture de paysages (山水 shanshui, "montagne et eau" en chinois) commença sous les Tang et constitua le thème majeur de la peinture, où la pensée bouddhiste affère visiblement. Wu Daozi (Wu Tao-Tzu, 680-740), est connu pour la légende qui le voit entrer et disparaître dans sa propre peinture. Dérivé des techniques de calligraphie chinoise, la peinture de paysages chinoises, support de riches réminiscences philosophiques et cosmologiques, est un des accomplissements picturaux chinois les plus originaux.
Le premier corpus musicologique chinois richement documenté concerne le qin de la dynastie Tang, quoique son usage remonte aussi loin que les Han.
Des fouilles de la fin du ont révélé, dans une tombe intacte, un grand nombre d'instrument de musique (dont un ensemble spectaculaire de cloches de concert), mais aussi des tablettes avec instructions de jeu et des partitions pour orchestres.-
L'apparition de l'opéra chinois est généralement attribuée à l'empereur Xuanzong (712-755), qui a fondé le "jardin des Poires" (梨园 li yuan), la première troupe d'opéra connue en Chine.
4. Zhongzong (Li Xian) (684-684) et (705-710)
5. Ruizong (Li Dan) (684-690) et (710-712)
6. Xuanzong (Li Longji) (712-756)
7. Suzong (Li Heng) (756-762)
8. Daizong (Li Yu) (762-779)
9. Dezong (Li Kuo) (779-805)
10. Shunzong (Li Song) (805-805)
11. Xianzong (Li Chun) (805-820)
12. Muzong (Li Heng) (820-824)
13. Jingzong (Li Zhan) (824-826)
14. Wenzong (Li Ang) (826-840)
15. Wuzong (Li Yan) (840-846)
16. Xuanzong (Li Zhen) (846-859)
17. Yizong (Li Cui) (859-873)
18. Xizong (Li Yan) (873-888)
19. Zhaozong (Li Ye) (888-904)
20. Aizong (Li Zhu) (904-907), abdique
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