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Sports équestres

Le dressage constitue en premier lieu l'activité par laquelle l'être humain enseigne au cheval les comportements (avancer, s'arrêter, tourner…) qu'il souhaite lui demander et les signaux par lesquels il les demande (voix, appel de langue, mouvements du corps, de mains, des jambes, des éperons…)

Le dressage est souvent comparé à un art car la recherche esthétique du mouvement y prend une place prépondérante.

Historique


Pour montrer l'excellence de cet apprentissage, on a développé (déjà les Grecs anciens avec Xénophon) un art équestre qui permet de mettre en valeur le cheval dressé et l'habileté de son cavalier, notamment par l'exécution de figures (appelées aussi airs) dont la difficulté d'exécution et d'enchaînement montre le degré d'excellence du couple cheval-cavalier.

Le dressage fait sa première apparition aux jeux Olympiques de Stockholm en 1912 avec le saut d'obstacles (CSO) et le concours complet (CCE). Ces 3 disciplines constituent ce qu'on appelle équitation classique au sein de la catégorie sports équestres

Dressage dans la compétition moderne


En compétition, le dressage teste la qualité de la communication entre le cheval et son cavalier.
Le couple évolue sur un terrain rectangulaire de 60m sur 20m et exécute une série de figures pouvant appartenir à un programme imposé ou libre musical (RLM). Ce programme est aussi appelé Reprise.

Le jury (de 2 à 5 juges) évalue l'aisance et la fluidité dans les mouvements du couple. Le cavalier emploie des ordres les plus discrets possibles afin de paraître presque communiquer par télépathie avec sa monture. Chaque figure est notée de 0 (non exécuté) à 10 (excellent). Il attribue aussi des notes d'ensemble permettant de juger un certain nombre de paramètres (selon le niveau technique de l'épreuve) tels que la précision de l'exécution, la soumission du cheval, la qualité des allures, l'impulsion, la position du cavalier, etc.

Composantes


Les figures de manège

La pratique de l'équitation académique, et du dressage repose sur quelques figures de bases simple. On les appelle figures de manège.

Article de fond => Figures de manège

Les allures

En équitation, les allures sont les différentes façons qu'a le cheval de se déplacer. Par exemple, le Pas le Trot et le Galop sont des allures dites naturelles.
Pour plus d'informations, lire l'article de fond => allure.

Les airs

Un air est une figure de dressage.

  • Epaule en dedans : exercice de deux pistes dans lequel le cheval se déplace latéralement, infléchi de la nuque à la queue. Le cheval se déplace vers le coté extérieur du pli, regard porté vers l'intérieur du pli. Elle s'exécute aux trois allures. L'épaule en dedans est un exercice d'assouplissement et vise à augmenter l'engagement des postérieurs, faire baisser les hanches et élever l'avant-main. C'est l'aspirine de l'équitation (Nuno Oliveira).
  • Croupe en dedans ou tête au mur : C'est l'inverse de l'épaule en dedans. L'épaule en dedans et la croupe en dedans (appelé aussi « hanche en dedans ») lorsqu'ils sont réalisés en alternance (inversion du mouvement) constituent un exercice favorisant l'augmentation de l'amplitude des foulées du cheval et sa dextérité.
  • Appuyer : exercice de deux pistes dans lequel le cheval se déplace latéralement et croise ses membres. L'avant-main précède légèrement l'arrière-main, l'encolure et la tête sont infléchies dans la direction du mouvement. L'appuyer est pratiqué notamment pour renforcer la musculature, assouplir latéralement le cheval, en augmenter sa mobilité et sa disponibilité et mobiliser les postérieurs.
  • Passage : trot majestueux d'une grande lenteur, fortement diagonalisé et relevé, au temps de suspension très soutenu, dans lequel le cheval se projette avec force, souplesse et grâce d'un diagonal sur l'autre tant vers le haut que vers l'avant.
  • Piaffer : passage sur place.
  • Pas espagnol : pas cadencé, majestueux et spectaculaire dans lequel le cheval élève et étend vers le haut et l'avant successivement chaque antérieur, tout en avançant franchement et en conservant son rassembler.
  • Croupade : fait référence à deux airs différents selon que l'on se réfère à la dénomination du Cadre Noir de Saumur où le cheval s'arc-boute sur ses antérieurs, élève la croupe et détache une ruade énergique en étendant complètement les membres postérieurs et en conservant sa mise en main ou à la dénomination introduite par La Guérinière et telle qu'elle est pratiquée par l'École Espagnole de Vienne où le cheval bondit en l'air et lorsqu'il est à l'horizontale, regroupe ses postérieurs sous sa masse en les mettant à la même hauteur que les antérieurs. Un air d'une beauté à couper le souffle.
  • Levade : symbolise le rassembler poussé à son maximum. C'est un exercice dans lequel le corps du cheval forme un angle de quarante-cinq degrés avec le sol. L’élévation de l’avant-main du cheval au dessus de quarante-cinq degrés est appelée un cabrer. Le cheval se met tout simplement debout, avec une flexion moindre de l’arrière-main et perd alors son rassembler. Le cabrer n’est pas l’aboutissement d’un long travail rassemblé mais un simple geste appris au cheval.

Nota : Le pas espagnol, la croupade et la levade ne sont pas admis en compétition.

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