Dominique Galouzeau de Villepin, dit Dominique de Villepin, né le 14 novembre 1953 à Rabat (Maroc), est un écrivain, diplomate, homme politique français, actuellement Premier ministre français depuis le 31 mai 2005. Il est membre de l'Union pour un mouvement populaire (UMP).
Né au Maroc, alors encore sous protectorat français, il est le fils de Xavier de Villepin, sénateur centriste puis UMP, et de Yvonne Hétier première conseillère de tribunal administratif, et passe la majeure partie de sa jeunesse à l’étranger : Afrique, États-Unis d'Amérique, Amérique latine et spécialement le Venezuela.
En mai 68, à l'âge de quinze ans, il est le seul gréviste de son école à Caracas. Il rentre en France, et poursuit ses études à Toulouse d'abord au lycée privé jésuite Le Caousou où il obtiendra son bac (avec la mention assez bien) à l'âge de 16 ans puis à la faculté de lettres.
Il entre ensuite à l'Institut d'études politiques de Paris, puis à l'École nationale d'administration dans la promotion Voltaire, aux cotés de François Hollande et Ségolène Royal. Il finira 25, ses adversaires politiques d'aujourd'hui finissant respectivement 11 et 95. Il adhère en 1977 au Rassemblement pour la République.
Il effectue son service militaire dans la Marine comme officier sur le porte-avions Clemenceau, avant d'occuper son premier poste au ministère des Affaires étrangères.
Marié à Marie-Laure Le Guay, ce passionné de sport, d'histoire et de littérature est aussi un écrivain qui a publié outre un ouvrage sur l'épopée napoléonienne, plusieurs essais, et deux recueils de poèmes en 1986 et 1988. Dans ceux-ci il décrit, au fil de pages en l'honneur des grands poètes, son enfance hors de France. Il dédie d'autres pages à sa mère, et aussi à son frère dont la disparition prématurée semble l'avoir durablement affecté.
Dominique de Villepin a eu trois enfants avec Marie-Laure Le Guay :
À sa sortie de l'ENA, il entame en 1980 sa carrière de diplomate en tant que secrétaire des Affaires étrangères. De 1984 à 1992, il est successivement premier secrétaire de l'ambassade de France aux États-Unis, directeur du service de presse de cette même ambassade, premier conseiller de l'ambassade de France en Inde.
En 1993, il est nommé directeur de cabinet d'Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères du gouvernement d'Édouard Balladur.
Jacques Chirac, élu président de la République, le nomme en mai 1995 secrétaire général de la présidence de la République. Avec l'avocat Francis Szpiner, il anime au Palais de l'Elysée une cellule juridique, surnommée 'le cabinet noir', chargée de suivre les affaires politico-financières en cours.
En 1997, il est l'un des principaux instigateurs de la dissolution de l'assemblée nationale décidée par le président, et les militants du RPR lui en tiennent rigueur après la défaite. Le président refuse cependant sa démission.
En 2002, Jacques Chirac, réélu, le nomme ministre des Affaires étrangères. Imposant un style parfois qualifié, dans les portraits de la presse, d'aristocrate et poète, il est la personnification de l'opposition du président à la guerre en Irak voulue par les États-Unis d'Amérique. Il prononce au Conseil de sécurité des Nations unies un discours (*) qui lui vaut d'être applaudi, chose rare en cette enceinte.
Il rassemble tous les partis de Côte d'Ivoire en janvier 2003, et réussit à leur faire signer les Accords Kléber, afin de trouver une solution pacifique à la guerre civile de Côte d'Ivoire ; l'accord peine cependant à s'appliquer.
Lorsque Nicolas Sarkozy quitte le ministère de l'Intérieur en 2004, Jacques Chirac nomme Dominique de Villepin à ce poste. Il est nommé Premier ministre le 31 mai 2005, en remplacement de Jean-Pierre Raffarin. Présenté par les commentateurs comme le rival de Nicolas Sarkozy, tant par le caractère que par le positionnement politique, ce dernier devient cependant son ministre de l'Intérieur, restant président de l'UMP. Ainsi, à Jean-Pierre Raffarin, élu de terrain depuis de nombreuses années, succède Dominique de Villepin, issu de la diplomatie française, et qui n'a jamais été candidat à une élection politique.
Il se donne cent jours pour redonner confiance aux Français, entamant un duel policé avec Nicolas Sarkozy. Alors que cette période s'achève, il exerce l'intérim à la tête de l'État lorsqu'il préside le conseil des ministres le 7 septembre 2005 en remplacement de Jacques Chirac, admis au Val de Grâce à cause d'un accident vasculaire cérébral. Il remplace toujours Jacques Chirac lors de la 60 session de l'Assemblée générale de l'ONU à New York.
Une grève à la SNCM éclate : le gouvernement souhaite privatiser l'entreprise au bord du dépot de bilan. Cette grève est très dure : des affrontements ont lieu à Marseille et un navire est « enlevé » par les gréviste. Dominique de Villepin fait intervenir le GIGN, brandit la menace du dépôt de bilan imminent et propose une part de l'État et des employés plus importante dans l'entreprise. Les grévistes (en particulier le syndicat des travailleurs corses et la CGT) cèdent.
En octobre, éclatent des incidents en banlieue. 5.000 voitures brûlées en moins de deux semaines. Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin décrètent l'état d'urgence afin de permettre aux préfets de décreter le couvre-feu, prolongé de trois mois quelques jours plus tard.
Alors qu'il surprend jusque-là (les sondages lui donnent un capital de sympathie important même à gauche), et que le contrat nouvelle embauche (CNE) n'a pas suscité de mouvement d'opposition massif, Dominique de Villepin décide de lancer un contrat presque équivalent pour les jeunes, le contrat première embauche (CPE). Jugé comme étant une menace contre le code du travail et le CDI, ce projet voit l'opposition franche de la gauche et suscite d'importantes manifestations et grèves étudiantes. Suite à une bataille d'amendements et l'adoption de l'amendement en question, le Premier ministre décide d'utiliser l'article 49.3 de la Constitution sur le vote final de la loi, interrompant ainsi la première (et unique, l'urgence ayant été déclarée) lecture du texte à l'Assemblée nationale et permettant une adoption rapide du texte. Après des semaines de manifestations et de blocage d'université par les syndicats, Jacques Chirac est forcé d'intervenir et de réclamer la non application du texte de loi. La presse (en particulier Libération) et l'ensemble de la gauche, l'UDF et une partie de l'UMP se montrent très critiques, en particulier sur la méthode (surtout l'absence de concertation avec les différents acteurs durant la préparation de la mesure). Le 10 avril, après de multiples tentatives pour calmer la protestation (dont la promulgation de la loi par le Président), Dominique de Villepin annonce le remplacement rapide du CPE par une autre mesure, ce qui revient à son abrogation.
En avril et mai 2006, Dominique de Villepin s'est trouvé impliqué dans l'affaire Clearstream 2. Informé par son ami Jean-Louis Gergorin, vice-président d'EADS, d'un complot supposé visant EADS, il a confié une mission de renseignement au général Philippe Rondot en janvier 2004, puis au directeur de la DST, Pierre de Bousquet de Florian. (Source). Jacques Chirac n'envisage pas de remanier le gouvernement et qui a réitéré le 6 mai 2006, sa confiance pleine et entière au premier ministre.
De nombreux députés de l'UMP commencent alors à critiquer ouvertement le Premier ministre. Alors que Dominique de Villepin est obligé de s'excuser pour avoir provoqué un tollé en pleine Assemblée nationale, le 22 juin 2006, parlant de « la lâcheté » du chef de l'opposition, François Hollande, certains d'entre eux déclarent vouloir le départ de Dominique de Villepinhttp://www.liberation.fr/page.php?Article=392273.
En tant que Premier ministre, après les six premiers mois de son gouvernement, Dominique de Villepin a été fait Grand-Croix de l'Ordre National du Mérite. Les insignes lui ont été remis par le président de la République, Jacques Chirac, Grand-Maître de l'Ordre, à l'issue du conseil des ministres du 6 décembre 2005.
Adhérent du RPR depuis 1977, puis de l'UMP depuis sa création en 2002.
Personnalité politique française | Personnalité de l'Union pour un mouvement populaire | Secrétaire général de la présidence de la République française | Premier ministre français | Ministre français des Affaires étrangères | Ministre français de l'Intérieur | Personnalité de la Cinquième République | Gaullisme | Écrivain français | Ancien élève de Sciences Po | Énarque | Naissance en 1953
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