Dans son sens propre, le mot dogme (mot attesté en 1580, issu du latin ecclésiastique dogma, lui-même du grec δόγμα *, « opinion ») appartient au vocabulaire philosophique et religieux. Le mot dogme est d'origine philosophique puis devient religieux avec le christianisme hellénistique. Certaines croyances non religieuses sont souvent appelées dogmes, notamment en politique ou en philosophie. Cet usage est en général péjoratif et sous-entend que les gens soutenant une telle croyance le font par conformisme et sans critique.
A/ Pour son sens religieux, voir l'article Dogmes catholiques
B/ Il est utilisé par analogie dans d'autres domaines:
Selon le Vocabulaire technique et critique de la philosophie (PUF, Lalande), le dogme se distingue de la doctrine (un enseignement) comme de l'analyse. Un dogme crée donc du même mouvement une orthodoxie, associée à un pouvoir susceptible de faire respecter ses vues (au besoin par une inquisition), et une hérésie.
Le terme a évolué vers tout enseignement mais en gardant la notion d'ensemble cohérent, voire vers tout ce qui s'affirme (en théologie, philosophie, voire en science où les termes théorie, principe ou hypothèse sont préférés.
Le débat de la connaissance est encore entre le dogmatisme, le scepticisme et le probabilisme. Sous l'influence de la critique de Kant et du positivisme, bien des penseurs contestent effectivement la valeur absolue des métaphysiques "rationnelles", mais croient possible de réaliser une approximation croissante de la vérité, même dans la métaphysique.
Pour les chrétiens le seul enseignement ne devrait être que la parole de Dieu, puisqu'il n'y a pas d'enseignement humain possible (Thomas d'Aquin, De Magistro, De veritate).
Pour les Églises issues de la Réforme, la conception est différente. Pour elles, seule l'Écriture Sainte (la Bible) dispose d'une autorité souveraine. Toute prédication, toute décision dogmatique, toute doctrine ecclésiale, doivent s'y soumettre, étant entendu qu'il y a des traditions d'interprétation qui définissent les différentes dénominations du protestantisme. Mais il n'y a pas de magistère susceptible d'interpréter définitivement, de compléter, de commenter de façon autorisée, le texte biblique. Pour le Christianisme évangélique, d'un dogme principal l'autorité et l'inérrance verbale de la Bible découlent tous les autres qui sont réputés scripturaires. Dans les églises congrégationnalistes, le pasteur et, le plus souvent, les anciens, forment un magistère de fait sinon de droit.
De même, les dogmes sont rejetés par des écoles philosophiques comme le rationalisme et le scepticisme.
Terminologie de la philosophie
Dogma Dogme Dogma Dogma Dogma Dogma Dogmo Dogma Dogma דוגמה Dogma (religie) 教義 Dogmat Dogma Догмат Dogma Verske resnice Dogma