Cet article traite du diabète de type 1, une forme de diabète sucré. Mais il existe d'autres diabètes : voir la page d'homonymie Diabète
Autrefois appelé diabète insulino-dépendant (ou encore diabète juvénile, DID), cette maladie est une forme de diabète sucré qui apparaît le plus souvent de manière brutale chez l'enfant ou chez le jeune adulte. Il se caractérise par une émission d'urine excessive (polyurie), une soif intense (polydipsie) et un appétit anormal (augmenté)(polyphagie). Il a aussi pour conséquence un amaigrissement malgré une prise de nourriture abondante, une hyperglycémie (c'est-à-dire excès de glucose dans le sang) supérieure à 2g/l (la limite supérieure étant de 1,26 g/l) avec parfois presence d'acétone dans les urines accompagnée d'une haleine «de pomme reinette» caractéristique.
Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune dans 90% des cas (10% idiopathiques) aboutissant à une destruction totale des cellules bêta des îlots de Langerhans. Ces cellules sont chargées du contrôle de la glycémie (taux de glucose dans le sang) et de produire plus ou moins d'insuline en fonction de la glycémie : ainsi, en cas d'hyperglycémie, l'insuline est produite en plus forte quantité. La destruction de ces cellules situées dans le pancréas a pour conséquence une absence d'insuline dans le sang. Les diabétiques de type 1 doivent donc s'injecter de l'insuline plusieurs fois par jour tout au long de leur vie et manger de manière équilibrée. Cet équilibre glycémique étant précaire, traitement et alimentation varient au jour le jour en fonction des circonstances (activités, émotions, horaires, maladies, etc.). Le diabétique se doit donc d'être autonome dans sa gestion de la maladie.
Prévalence de la maladie
Dans les pays développés, la
prévalence est variable : environ 0,25 pour 100 en France, soit 140 000 personnes environ, atteintes de Diabète insulino-dépendant (DID)
Diagnostic du DID
Circonstances d'apparition
Le début est rapide, voir brutal dans 80 % des cas.
Signes cliniques
Les signes fonctionnels et généraux
Ils sont stéréotypés. Il existe une
polyurie importante, une
polydipsie parallèle. La
polyphagie est moins constante mais elle contraste avec un amaigrissement rapide de plusieurs kilos. Cette perte de poids est aussi bien adipeuse que musculaire, ce qui explique l'
asthénie des diabétiques.
Les signes physiques
Le contraste entre l'intensité des signes généraux et fonctionnels et la pauvreté des signes physique est évocateur du diagnostic de
maladie métabolique donc du DID.
Signes biologiques
La glycosurie
Elle est importante >15 g/l
L'hyperglycémie
Elle est comprise entre 2 et 4 g/l
Ces deux éléments seront retrouvés dans le bilan biologique demandé au laboratoire pour évaluer la gravité immédiate.
L'hémoglobine glycolysée
Il s'agit du dosage de fraction de l'
hémoglobine (Hb) qui "trappe" le glucose de façon proportionnelle à la glycémie. L'hémoglobine reflète la glycémie moyenne sur une période d'environ 2 à 3 mois. Le taux normal est de 4 à 5 % de la totalité des Hb. Chez un diabétique, ce taux est de 10 % et plus.
Evolution
L'existence d'un facteur déclenchant
Recherche d'un virus, d'un médicament, d'une agression infectieuse (
pulmonaire, urinaire, dermatologique) qu'il faudrait traiter immédiatement car la présence d'un tel facteur aggrave le diabète qui, lui même, aggrave le facteur déclenchant.
Les signes d'acidocétose imminente
Cliniquement
Troubles digestifs : douleurs abdominales, nausées.
Troubles respiratoires :
dyspnée ample et profonde.
Troubles neurologiques : obnubilation, somnolence.
Des signes débutants de déshydratation.
Biologiquement
Présence de corps cétoniques en abondance accompagnant la glycosurie.
En laboratoire : une hyponatrémie, une baisse des bicarbonates au dessous de 16 mEq/l, une baisse éventuelle du pH sanguin.
Pronostic général
Les diabétiques ne meurent plus de leur diabète depuis la découverte de l'
insuline (1922). Ils peuvent mener une vie pratiquement normale, compte tenu des contraintes du traitement par injections quotidiennes.
Les accidents aigus
Les hypoglycémies
Elles surviennent en cas d'inadéquation entre les doses d'insuline et les besoins (efforts physiques, alimentation).
L'acidocétose
Elle se produit en cas d'insuffisance des doses d'insuline : arrêt intempestif en cas de nausées, vomissement, fièvre, arrêt de l'alimentation; ou absence d'augmentation des doses en cas de besoin (infections, traumatismes, stress, etc...).
Le coma hyperosmolaire
Il est provoqué, le plus souvent par une
déshydratation aïgue.
Les accidents chroniques
Ils sont d'autant plus fréquents et sévère que :
- le diabète est plus ancien
- le contrôle glycémique est mauvais
- la génétique du patient est défavorable
- les facteurs de risques sont importants (tabagisme, alcoolisme)
- il existe déjà des complications micro ou macroangiopathiques
- le malade ne comprend pas et accepte mal son traitement
Voir aussi
Référence
Diabète
Diabetes mellitus type 1 | 인슐린 의존형 당뇨병 | Сахарный диабет 1-го типа | Typ 1-diabetes