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La couleur de la peau, aussi appelée complexion, plus ou moins foncée (dite noire ou blanche), chez les vertébrés et chez l'Homme, semble résulter d'une mutation d'un seul et unique gène, baptisé slc24a5, qui confirme la théorie de l'évolution.

Cette découverte récente chez un poisson cypriniforme a été confirmée par la coïncidence entre la mutation d'une protéine à l'intérieur de ce gène et les populations plus ou moins foncées (ainsi les différentes populations habitant les zones tropicales comme les populations de langues nigéro-congolaises et notamment bantoues, dravidiennes ou papoues présentent cette caractéristique). Les populations à peau claire résulteraient donc d'une seule mutation (apparue soit en Afrique du Nord, soit au Moyen-Orient) et qui s'est ensuite répandue en Eurasie où elle s'est stabilisée. La moins forte exposition au soleil a permis à cette population de mutants de survivre, malgré l'absence ou l'insuffisance de mélanine. Cette variation du gène a donc été transmise aux descendants de cette population. La peau claire permet en effet de bénéficier davantage de la moindre exposition au soleil pour produire néanmoins de la vitamine D et ainsi prévenir des maladies comme le rachitisme.

La découverte a été publiée dans la revue américaine Science par une équipe de chercheurs en génétique de l'Université de la Pennsylvanie, conduite par Rebecca L. Lamason et Keith Cheng. L'étude a débuté sur un poisson d'eau douce, le poisson zèbre, qui peut avoir une livrée foncée ou claire (cette dernière variété appelée Golden). La différence dans le couleur résulte du même gène slc24a5.

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Biologie

Complexion

 

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