Son unique frontière terrestre d'une longueur de 238 km avec la République populaire démocratique de Corée, au nord, est la zone la plus militarisée au monde.
Le nom que les Coréens du Sud donnent à leur pays est Hanguk, qui signifie littéralement Pays des Hans (en hangul : 한국 ; en hanja : 韓國), du nom d'une tribu préhistorique qui habitait le sud de la péninsule coréenne (à ne pas confondre avec les Han chinois). Les médias nord-coréens utilisent Nam Chosŏn, littéralement Corée du Sud (남조선 ; 南朝鮮). Daehan Minguk est également utilisé, qui signifie République de Corée ou littéralement Grande république Han (대한민국 ; 大韓民國) et vient de Daehan Jeguk (대한 제국 ; 大韓帝國; « Grand empire Han »), le nom officiel du pays jusqu'à l'occupation japonaise.
Le drapeau de la Corée du Sud représente le symbole du Yin et du Yang encadré par quatre symboles représentant les quatre éléments : l'air (en haut à gauche), la terre (en bas à droite), l'eau (en haut à droite) et le feu (en bas à gauche). Ces symboles sont repris du Classique des mutations connu également sous son nom original de Yi Jing ou Yi-King. Chaque symbole a son complémentaire (ciel/terre, feu/eau, yin/yang). C'est donc l'idée d'harmonie universelle qui a guidé la conception du drapeau.
La première fondation d'un État en Corée remonte au Depuis lors, ce pays a survécu tant bien que mal entre la Chine et le Japon sans toutefois perdre son identité. Elle garde encore une culture riche qui a son caractère propre.
La division contemporaine de la Corée remonte aux suites de l'occupation japonaise commencée à partir de 1905. À la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945, la Corée a été divisée en deux zones par les puissances mondiales, les États-Unis et l'URSS. En 1948, le Sud et le Nord se constituaient chacun en un État indépendant, un Nord communiste, et un Sud sous influence étatsunienne. En juin 1950, la Guerre de Corée commençait. Le Sud était soutenu par les États-Unis, le Nord par la Chine. L'accord de cessez-le-feu de Panmunjeom (signé en 1953), a mis fin aux combats. Mais à ce jour, la guerre n'est toujours pas officiellement terminée. Depuis, la péninsule est divisée par une zone démilitarisée (DMZ) aux alentours du 38 parallèle, qui est paradoxallement, la plus militarisée du monde.
Après la guerre, la République de Corée, régime autoritaire sous le gouvernement autocratique de Syngman Rhee et la dictature de Park Chung-hee, a connu une croissance économique rapide. C'est dans les années 1980 que les manifestations ont mis fin à la dictature pour installer un pouvoir démocratique. Kim Dae-jung est le premier président bénéficiant d'une véritable légitimité démocratique.
La possibilité d'une réunification reste un sujet important de la vie politique péninsulaire : aucun traité de paix n'a été signé avec le Nord, mais le gouvernement sud-coréen a annoncé début 2006 son intention de signer un tel traité. La Corée du Sud maintient des efforts en vue d'améliorer la situation, malgré les menaces autour du programme nucléaire du Nord.
Voir l'article détaillé réunification de la Corée.
Le chef d'État de la République de Corée est le président, qui est élu par scrutin direct pour une période de 5 ans. Premier représentant de la République et chef des armées, le président dispose en outre d'un pouvoir exécutif important ; il nomme le Premier ministre avec l'approbation du Parlement. Il préside et nomme également le Conseil d'État.
Le parlement coréen est appelé Assemblée nationale ou le Kukhoe ; ses membres sont élus pour un mandat de quatre ans. Il compte actuellement 273 sièges, dont 227 sont pourvus au suffrage direct et le reste distribué proportionnellement parmi les partis ayant cinq sièges ou plus. Ce système doit être révisé en 2004. L'instance judiciaire la plus élevée est la Cour suprême, dont les juges sont nommés par le président avec le consentement du Parlement.
La déclaration commune Nord-Sud, signée le 15 juin 2000 entre le président Kim Dae-jung et son homologue nord-coréen Kim Jong-Il, marque le début d'un dialogue entre les deux Corée (voir l'article détaillé La Corée du Nord vue de Séoul).
Le président actuel Roh Moo-hyun a été élu Président de la République de Corée en décembre 2003, lors des seizièmes élections présidentielles avec 48,9 % des voix face à son adversaire Lee Hoi-chang (GPN). Il a pris ses fonctions le 25 février 2003.
Le Parlement sud-coréen a adopté, le 12 mars 2004, une motion sans précédent qui suspendait de ses fonctions le président Roh Moo-hyun. La Cour Constitutionnelle a infirmé cette destitution le 14 mai 2004. Le président avait apporté en février 2004 son soutien au parti URI (pour les élections d'avril), ce qui est une infraction au code électoral. Voir l'affaire de la destitution de février 2004
Fin octobre 2004, la Cour Constitutionnelle déclarait que la localisation de la capitale nationale à Séoul était implicitement du domaine constitutionnel. Par conséquent, la loi de délocalisation de la capitale Séoul vers la province de Chungcheong Sud (au centre du pays) votée en décembre 2003 par le parti Uri du Président Roh et l'opposition du GNP de Park Geun-hye était invalidée. Il faudrait pour que la délocalisation soit effective que l'amendement de délocalisation soit voté comme une modification constitutionnelle sanctionnée d'une part par un vote à la majorité des 2/3 à l'Assemblée, d'autre part par un référendum national. Cela relève de la gageure en l'état actuel car le GNP a changé de position sur la question et la majorité des deux-tiers semble impossible à atteindre pour le Président et, de plus, l'approbation de cette mesure par la population est loin d'être acquise.
Ce revers est ressenti d'autant plus durement à la Maison bleue, siège de la Présidence, que le Président avait fait de cette promesse l'une des mesures phares de sa campagne.
Dans un contexte de forte impopularité du chef de l'Etat, les élections locales (municipales et provinciales) du 31 mai 2006 se sont traduites par un fort recul de la majorité gouvernementale, au profit de l'opposition conservatrice du Grand parti national, dans un contexte de forte abstention (près de 49 %).
Il y a neuf provinces (do, 도, 道), six villes métropolitaines (gwangyeogsi, 광역시, 廣域市), et une ville spéciale (teukbyeolsi, 특별시, 特別市) en Corée du Sud. Administrativement, les villes ont le même statut que les provinces. Elles sont marquées par une étoile :
Le gouvernement de Corée du Sud a, de nouveau, annoncé fin septembre 2005 sa décision de doter le pays d'une nouvelle capitale, 160 kilomètres plus au sud de Séoul, l'actuelle capitale. Le site de la nouvelle capitale, dont le nom n'a pas encore été décidé, couvre une superficie de quelque 71 km². Il est situé dans la province de Chungcheong du Sud, près des villes de Daejeon et Gongju. Sa construction débuterait en 2007. L'installation des ministères (Défense, Finances, Éducation, Affaires étrangères, Relations avec la Corée du Nord…), et autres agences gouvernementales est envisagée pour 2012.
La Corée forme une péninsule qui s'étend sur 1100 kilomètres à l'est du continent asiatique, bordée par la mer Jaune à l'ouest, par la mer de l'Est à l'est (source d'une dispute sur son appellation), et par le détroit de Corée et la mer de Chine orientale au sud. Le paysage se compose de zones montagneuses partiellement couvertes de forêts à l'est, séparées par des vallées profondes et étroites. Dans l'ouest et le sud, on trouve des plaines côtières peuplées et cultivées. Le climat local est relativement tempéré, avec des précipitations plus importantes en été pendant une saison des pluies courte appelée le jangma, et des hivers qui peuvent être parfois très rudes.
Voir également : Villes de Corée du Sud
Sur les 47 millions de Coréens, plus de 20 millions vivent dans la mégapole de Séoul dont 10,3 dans la capitale même. Son métro la relie à des villes comme Suwon au Sud ou Gimpo (aéroport intérieur) et surtout Incheon à l'Ouest (la liaison avec l'aéroport international sera bouclée en 2006).
Si le pays a une densité très élevée, les principales villes se trouvent sur un axe Nord-Ouest / Sud-Est, entre Séoul - Incheon et Busan en passant par Daejeon et Daegu. Le quart Nord-Est du pays ne compte que Chuncheon comme grande ville, sans que celle-ci ne rayonne vraiment sur la région.
Daejeon s'impose comme un nœud de circulation vital, et ce n'est pas un hasard si les deux premières lignes du TGV Coréen (le Korea Train Express) inauguré en 2004 passent par cette ville :
Afin d'enrayer l'hypertrophie de Séoul, susceptible de déséquilibrer le pays tout entier, le Gouvernement Coréen s'était engagé à changer de Capitale, allant jusqu'à désigner en 2004 la ville de Yeongi, à une vingtaine de kilomètres à l'Ouest de Cheongju et à une trentaine au Nord de Daejeon. Mais le projet a été jugé anticonstitutionnel.
Villes à plus de 750.000 habitants en 2005 (intra-muros, en milliers d'habitants) :
L'un des cinq dragons asiatiques (a ne pas confondre avec les 5 Tigres asiatiques), la Corée du Sud a connu une phase spectaculaire de croissance et d'intégration dans l'économie mondiale moderne. Dans les années 1970, le PIB par habitant était comparable à celui des pays les plus pauvres de l'Afrique et de l'Asie. Aujourd'hui, son PIB par habitant est approximativement 20 fois celui de Corée du Nord et égal à celui des petites économies de l'Union européenne.
Ce succès, à la fin des années 1980, a été obtenu grâce un régime de liens étroits entre le gouvernement et le monde des affaires, prévoyant notamment un système de crédit dirigé, des restrictions sur les importations, le financement de certaines industries ; il s'explique aussi par une très importante quantité de travail. Le gouvernement a favorisé l'importation de matières premières et de technologie aux dépens des biens de consommation et a encouragé l'épargne et l'investissement au détriment de la consommation. La crise financière asiatique de 1997 a exposé des faiblesses anciennes du modèle de développement de la Corée du Sud, y compris des ratios dettes/capitaux propres élevés, la dépendance vis-à-vis de prêts étrangers massifs, le manque de rigueur du secteur financier.
La croissance a chuté de 6,6 % en 1998, puis a fortement récupéré : 10,8 % en 1999 et 9,2 % en 2000. La croissance est tombée de nouveau à 3,3 % en 2001 en raison du ralentissement global de l'économie, qui entraîne des baisses d'exportation, et de la perception que les réformes tant nécessaires ont stagné. Menée par l'industrie et la construction, la croissance en 2002 a retrouvé un taux dynamique de 5,8 % en dépit de la croissance globale anémique.
Ayant fait le choix d'un modèle d'économie extravertie, la Corée du Sud a diversifié ses partenariats commerciaux. Elle a ainsi annoncé qu'elle était devenue, en 2005, le deuxième fournisseur de la Chine : ses exportations à destination de la Chine ont atteint 76,8 milliards d'euros (en hausse de 23,5 %), dépassant pour la première fois celles de Taïwan (74,6 milliards d'euros) et de l'Union européenne (73,6 milliards d'euros), derrière le Japon (100,5 milliards d'euros). En 2004, la Chine était devenue la première destination des exportations sud-coréennes, devançant les États-Unis.
La Corée du Sud fait partie de la Coopération Économique Asie Pacifique (APEC).
Voir aussi : Liste des entreprises sud-coréennes
La population coréenne est l'une des plus homogène dans le monde, ethniquement et linguistiquement, avec comme seule minorité une petite communauté chinoise. Les Coréens ont vécu dans la Mandchourie pendant de nombreux siècles, et sont maintenant une minorité en Chine. Joseph Staline a envoyé des milliers de Coréens, contre leur volonté, en Asie centrale (ancienne Union Soviétique) depuis Vladivostok et Khabarovsk. La majorité de la population coréenne au Japon s'y trouve depuis la période coloniale.
L'instabilité politique, sociale et économique en Corée du Sud ont conduit beaucoup de Sud-Coréens à émigrer à l'étranger, principalement aux États-Unis ou au Canada.
Voir l'article relatif à la diaspora coréenne.
La ville de Séoul est une des plus grandes zones métropolitaines du monde. Sa densité lui a permise de devenir l'une des villes les plus « numériques » dans l'économie globalement reliée d'aujourd'hui.
La langue coréenne est membre d'une famille linguistique plus large des langues altaïques. Le système d'écriture coréen, le hangul, a été inventé en 1446 par le roi Sejong pour élargir l'éducation de ses sujets – en effet, les caractères chinois étaient jugés trop difficiles et trop longs à apprendre pour un individu moyen – par la proclamation royale de Hunminjeongeum (훈민정음, 訓民正音), qui signifie littéralement « les sons appropriés pour enseigner au grand public ». Il est différent de la forme chinoise de communication écrite (hanja) car il est basé sur la phonétique.
De nombreux mots fondamentaux du coréen ont été empruntés au chinois via les hanja, et les Coréens plus âgés préfèrent toujours écrire des mots en hanja, identiques aux sinogrammes chinois et aux kanji japonais, car il était strictement interdit d'étudier et de parler le coréen durant la domination japonaise. Les Coréens sont le seul peuple dans le monde qui comprennent entièrement comment, quand et pourquoi leur langue écrite a été créée, par les transcriptions de la contribution innovatrice du roi Sejong.
En 2000, le gouvernement a décidé de présenter un nouveau système de romanisation, employé par le présent article. On enseigne l'anglais comme deuxième langue dans la plupart des écoles primaires. On enseigne également au lycée durant 2 années le chinois, japonais, français, allemand ou espagnol.
Le christianisme (49 % des croyants) et le bouddhisme (47 % des croyants) sont les deux religions dominantes de la Corée du Sud. Bien que seulement 3 % de la population se déclarent confucianistes, la société est fortement imprégnée des valeurs et croyances confucéennes. Le pourcent restant pratique le chamanisme (culte traditionnel de l'esprit) et le Cheondogyo (« manière divine »), une religion traditionnelle.
La Corée du Sud partage sa culture traditionnelle avec celle de la Corée du Nord. La culture coréenne est influencée par celle de la Chine et du Japon mais est essentiellement distincte. La culture traditionnelle a été également influencée par le Bouddhisme et le Confucianisme.
Depuis sa division en deux États séparés, les deux Corée ont développé des formes contemporaines distinctes de culture.
''Voir aussi : la légende des Renardes
Les Coréens du Sud doivent recevoir la permission de leur gouvernement pour visiter la Corée du Nord ; à défaut, ils peuvent être emprisonnés à leur retour en vertu de lois de sécurité nationale draconiennes.
En 2000 et 2004 lors des cérémonies d'ouverture des Jeux Olympiques les deux Corée ont défilé ensemble mais étaient séparées pour les épreuves sportives.
La Corée du Sud associée au Japon a acceuilli la coupe du monde de football 2002, au cours de cette compétition, son équipe nationale atteint les demi-finales, ce qui créa un engouement de la population pour le football sans précédents. Par la suite elle n'arrivera pas à récidiver son exploit en Allemagne lors de la coupe du monde 2006, échouant au premier tour.
Le 31 mars 2004 est inauguré la LGV (ligne à grande vitesse) entre Séoul et Daegu de 235 km pour le KTX (utilisant la même technologie que le TGV) avec une amélioration de la ligne classique jusqu'à Pusan (Busan sur la carte) soit un total de 412 km. Cette LGV comporte 83 tunnels – dont deux de 17 et 20 km – et 148 viaducs.
L'armée sud-coréenne est l'une des plus puissantes de l'Extrême-Orient, avec les armées chinoise et nord-coréenne.
Plus de 30.000 soldats américains sont stationnés en Corée du Sud depuis la fin de la guerre de Corée. Le nombre de soldats américains en Corée devrait diminuer à 25.000 d'ici 2008 dans le cadre d'un redéploiement des forces.
En cas de guerre, les États-Unis exerceraient le commandement militaire en Corée du Sud. Cette subordination militaire aux États-Unis, qui limite la souveraineté nationale de la Corée du Sud, découle de l'accord de défense entre les deux pays.
Le président sud-coréen Roh Moo-hyun a toutefois récemment "réaffirmé (...) son espoir d’achever les négociations avec les États-Unis sur la récupération du commandement militaire opérationnel en temps de guerre auprès des troupes américaines en Corée d’ici fin 2006" (source : Ces déclarations font écho aux contestations, par une partie de l'opinion sud-coréenne, de la présence américaine en Corée du Sud. Des manifestations contre la présence américaine ont eu lieu en mai 2006 (source : article de l'agence sud-coréenne Yonhap reproduit sur le site de l'association "Korea is one" [http://www.korea-is-one.org/article.php3?id_article=2470).
En outre, alors que des soldats américains ont été à plusieurs reprises impliqués dans des affaires de viol ou de mort de Coréens (tués accidentellement par les conducteurs de véhicules), ils bénéficient d'un privilège d'extra-territorialité : les affaires judiciaires impliquant des soldats américains en Corée du Sud pour des actes commis en Corée sont jugés par des tribunaux américains, et non par des tribunaux coréens.
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