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Concorde
 

Concorde
Rôle Transport de passagers
Équipage 3 navigants techniques et 6 navigants commerciaux
Premier vol 2 mars 1969
Constructeur Aérospatiale
British Aerospace
Dimensions
Longueur 62 m
Envergure 26 m
Hauteur 11,40 m
Surface alaire 328 m²
Masse et capacité d'emport
Poids à vide 92 080 kg
Poids max. au décollage 185 070 kg
Passagers 100 passagers
Baggages 4 347 kg maxi
Propulsion
Moteurs 4 moteurs Rolls-Royce/Snecma Olympus 593
Poussée (pour chaque réacteur) 4 X 17 260 Kgp soit 69 040 Kgp au total
Performances
Vitesse de croisière Mach 2,04 (2 519,4 km/h)
Vitesse maximum Mach 2,23 (2 754 km/h env.) record établi le 26 mars 1974
Rayon d'action 6 300 km
Plafond de service 20 000 m
Vitesse ascensionnelle 5 500 à 6 500 m/min

Le Concorde est un avion supersonique (SST) construit par l'association de l'Aérospatiale et de British Aerospace. Ce fut l'un des deux seuls avions de ligne supersoniques à avoir été produits, le premier étant le Tupolev Tu-144 (même si celui-ci a été lancé après Concorde, ce qui a donné au tu-144 l'image d'un avion copié du concorde, résultant à de l'espionnage). La vitesse de croisière du Concorde est de Mach 2,04 à une altitude de 15 650 mètres. Il est doté d'une aile delta (comme le Mirage 2000) gothique et de moteurs à postcombustion développés dans un premier temps pour le bombardier britannique Avro Vulcan. Il fut aussi le premier avion civil à être équipé de commandes de vol électriques, précédant les Airbus. Les vols commerciaux, qui ont commencé avec British Airways et Air France au-dessus de l'océan Atlantique le 21 janvier 1976 et ont fini avec les vols du 31 mai pour Air France et du 24 octobre 2003 pour British Airways, avec le 26 novembre de la même année, le vol de la « retraite ».


Conception


À la fin des années 1950, les entreprises aéronautiques britannique, française, américaine et soviétique veulent construire le premier avion civil supersonique.

Le français Sud Aviation et le britannique Bristol_Aeroplane_Company construisirent respectivement le Super-Caravelle et le Bristol 233. Ils étaient, par ailleurs, financés par leurs gouvernements respectifs, ceux-ci tenant à contrer la domination aérienne américaine. Dans les années 1960, les deux projets étaient déjà bien avancés, mais les énormes coûts de développement des appareils ont amené les États à faire collaborer les deux entreprises. Le développement du Concorde fut donc plus un accord international franco-britannique qu'un accord commercial entre les constructeurs. Le traité de coopération, dont les discussions ont duré environ un an, fut signé le 29 novembre 1962. British_Aircraft_Corporation (BAC) et Sud Aviation se partagèrent les coûts de l'appareil en lui-même, Rolls-Royce et SNECMA firent de même pour construire le réacteur dérivé de l'Olympus britannique et baptisé Olympus 593. En réalité, les Anglais se chargeaient de fabriquer le transatlantique alors que son homologue français se chargeait du moyen-courrier. Le consortium avait fixé des commandes pour plus de cent de ces nouveaux avions de ligne, dont les principales compagnies aériennes clientes de l'époque étaient Pan Am, BOAC, Air France et, qui commandèrent alors six Concorde chacun.

Le Concorde fit le premier test en vol au-dessus de Toulouse le 2 mars 1969 avec André Turcat aux commandes, secondé par Jacques Guignard, Henri Perrier et Michel Retif, ce vol dura 29 minutes. Son premier passage supersonique se fit le 1 octobre de la même année, la vitesse de Mach 2 étant atteinte un an plus tard. Étant donné que le programme d'essais en vol se déroulait sans incidents, cette version de développement, appelée 001, commença les démonstrations destiné au grand public le 4 septembre 1971. Le 2 juin 1972, le second prototype 002 fit ses démonstrations dans le moyen et extrême Orient. Celles-ci amenèrent à un nombre assez important de commandes pour l'avion, puisque soixante-quatorze commandes ou options auraient été prévues par seize compagnies aériennes dont huit nord-américaines. Cependant, une combinaison de facteurs, incluant la crise du pétrole des années 1970, les difficultés financières des compagnies aériennes, l'accident du concurrent direct soviétique Tupolev Tu-144 et, les problèmes environnementaux comme le bruit du passage supersonique causa une baisse spectaculaire des commandes : Air France et British Airways restèrent les seuls aquéreurs.

Les États-Unis ont annulé leur projet de transporteur supersonique commencé en 1971. Deux conceptions était à l'origine : le Lockheed L-2000 qui ressemblait au Concorde et qui fut abandonné face au projet du Boeing 2707. Ce dernier était à l'origine prévu : plus rapide que le Concorde, devait transporter trois cent passagers et possédait une voilure à géométrie variable. Le gouvernement américain l'avait alors suggéré à la France et au Royaume-Uni, soi-disant parce qu'une partie de la population américaine s'opposait au Concorde pour des raisons de pollution sonore. En réalité, le gouvernement états-unien ne voulait pas d'un avion européen mais n'avait pas de concurrent fiable à proposer.

Les deux compagnies aériennes européennes ont commencé les vols de démonstration et d'essai vers diverses destinations à partir de 1974 pour avoir le soutien de la population. L'essai des Concorde enregistrant 5 335 heures de vol sans problèmes, les appareils de préproduction et les premiers avions de production suivirent. Au total, 2 000 heures de test furent réalisées à vitesse supersonique. Les 5 335 heures de test équivalent à approximativement quatre fois les heures de test d'un avion commercial subsonique moyen ou long courrier.

Le Concorde reçoit son certificat de navigabilité le 10 octobre 1975. Toulouse, en France, et Filton, au Royaume-Uni, étaient les deux seuls centres de production des appareils.

Le Concorde en quelques dates

Caractéristiques


Caractéristiques générales

  • Longueur : 62,13 m
  • Envergure : 25,56 m
  • Hauteur : 12,22 m
  • Largeur fuselage : 2,87 m
  • Surface de voilure : 328
  • Distance de décollage : 3 200 m
  • Distance d'atterrissage : 2 440 m
  • Vitesse de croisière maximale : Mach 2,04
  • Altitude : 15 000 -18 000 m
  • Distance franchissable : 6 300 km
  • Propulsion : 4 moteurs Rolls-Royce/Snecma Olympus 593
  • Poussée : 4 X 17260 Kgp soit 69 040 Kgp au total
  • Poids à vide : 92 080 kg
  • Poids maximum au décollage : 185 070 kg
  • Poids maximum du kérosène emporté : 95 680 kg
  • Nombre de sièges : 92
  • Volume des soutes : 19 m³
  • Consommation maximum (postcombustion) : 81,6 t/h
  • Consommation en phase de décollage : 13t pendant les 23 premières minutes de vol
  • Consommation en vol : 18 t/h

Un concorde fait en 4 heures ce que fait un subsonique en 7 heures 45.

Améliorations technologiques utilisées

Beaucoup d'améliorations technologiques très communes dans les avions de ligne du XXI siècle furent utilisées pour la première fois avec Concorde.

Pour optimiser la vitesse du Concorde, furent utilisés :

  • une aile en double-delta (ou en ogive) ou encore aile delta gothique ;
  • un turboréacteur postcombustion Rolls-Royce/Snecma Olympus ;
  • des réacteurs reliés en « thrust-by-wire », ancêtre des réacteurs actuels contrôlés par FADEC :
  • un nez mobile inclinable pour une meilleure visibilité à basse vitesse :
- phases d'atterrisage et de manoeuvres au sol : inclinaison de 12°5.
- phases de décollage et de manoeuvres au sol : inclinaison de 5°

Pour l'optimisation du poids du Concorde, furent utilisés :

  • un auto-pilote permettant une gestion automatique de la puissance (ou encore auto-manette), autorisant un contrôle « mains libres » (ou hands off) de l'avion de la montée initiale à l'atterrissage ;
  • des circuits de commandes de vol entièrement électriques et analogiques fly-by-wire ;
  • des commandes de vol multifonctions ;
  • un circuit hydraulique à haute pression de 28 MPa pour les composants légers à circuits hydrauliques ;
  • un système de freins entièrement électrique et analogique ;
  • au décollage, le carburant se place autour du fuselage pour avoir un meilleur centre de gravité
  • des pièces usinées à partir d'une ébauche unique (et non issues d'un assemblage) permettant de réduire la nomenclature des composants.

Ces améliorations sur Concorde sont venues avec l'intégration d'Airbus dans le consortium, et plusieurs de ces dispositifs sont maintenant des équipements standards dans les avions de ligne d'Airbus. Par ailleurs, la Snecma commença à construire des moteurs pour l'aviation civile pour Concorde, et l'expérience qu'elle eut avec Concorde lui donna l'expertise technique nécessaire à l'établissement de la co-société CFM International avec General Electric, qui produisit avec succès le moteur CFM56.

Les premiers associés, BAC (qui devint BAE Systems) et Aérospatiale (qui devint EADS), sont les copropriétaires de Concorde. La responsabilité a été transférée à Airbus lorsque l'entreprise qui regroupe BAe Systems et EADS fut fondée.

Les vols réguliers


Historique des vols commerciaux

Les premiers vols commerciaux ont commencé le 21 janvier 1976 sur les trajets Londres-Bahreïn et Paris-Rio de Janeiro. Le congrès des États-Unis avait interdit l'atterrissage des Concorde sur le territoire des États-Unis à cause des manifestations de la population au sujet du « boom » supersonique. Ceci gêna les compagnies qui voulaient faire des trajets transatlantiques.

Lorsque l'interdiction fut levée en février de la même année pour les vols supersoniques au-dessus des eaux territoriales, New York a immédiatement interdit le survol local au Concorde. Avec le peu de choix qu'elles avaient en destinations, Air France et British Airways ont commencé les transatlantiques avec Washington, DC le 24 mai. Finalement, en 1977, les nuisances sonores que les New Yorkais devaient subir ont laissé place aux avantages de Concorde, et la liaison Paris et Londres vers l'aéroport new yorkais John-F.-Kennedy commença le 22 novembre 1977.

Le temps de vol moyen sur l'un ou l'autre itinéraire était environ de trois heures et demi. Jusqu'en 2003, Air France et British Airways ont continué à avoir des liaisons quotidiennes avec New York. En plus, Concorde a volé vers la Barbade pendant la saison de vacances d'hiver et, de temps en temps, aux destinations de Rovaniemi ou de la Finlande. Le 1 novembre 1986, un Concorde fit le tour du monde en trente et une heures et cinquante et une minutes.

Pendant une période brève en 1977, puis de 1979 à 1980, British Airways et Singapore Airlines partagèrent un Concorde pour les vols entre Bahreïn et l'aéroport international de Changi. L'appareil immatriculé « G-BOAD » fut peint aux couleurs de la compagnie singapourienne sur le flanc gauche et aux couleurs de la compagnie britannique du côté droit. Le trajet fut stoppé après les trois premiers mois parce que le gouvernement malaisien se plaignait des nuisances sonores : le trajet fut réutilisé lorsqu'une nouvelle ligne qui ne passait pas dans l'espace aérien malaisien fut ouverte. Cependant, l'Inde refusa que le Concorde atteignît la vitesse supersonique dans son espace aérien, ainsi l'itinéraire fut par la suite déclaré inutilisable.

De 1979 à 1980, Braniff International loua deux Concorde, l'un appartenait à British Airways et l'autre à Air France. Ils furent utilisés pour faire des vols réguliers entre l'aéroport Fort Worth de Dallas à l'aéroport John-F.-Kennedy. Pour des raisons de légalité, les avions utilisés par Braniff étaient enregistrés dans les deux États (Texas, New York mais aussi dans les deux États d'origine (France, Royaume-Uni : cela fit que Braniff mit des autocollants avec les enregistrements états-uniens au-dessus des enregistrements européens. Sur les vols DFW-JFK, le Concorde a eu des équipages de vol de Braniff, bien que la maintenance fût assurée par les Français et les Britanniques. Cependant, les vols n'étaient pas profitables pour Braniff car ils étaient habituellement réservés à moins de 25 %, ce qui força Braniff à stopper ses vols avec Concorde. De plus, sur ces vols, les capacités supersoniques de Concorde ne pouvaient être utilisées toujours à cause du fameux "bang supersonique" qui ne pouvait avoir lieu qu'au-dessus de déserts ou de l'océan.

Liste des destinations des Concorde

(AF) correspond aux vols Air France (validité : 98)

Aberdeen
Belfast
Birmingham
Boscombe Down
Bournemouth
Brize Norton
Cardiff
Coltishall
Derby (AF)
East Midlands
Edinburgh
Exeter
Fairford
Farnborough
Filton
Finningley
Gatwick
Glasgow
Hatfield
Heathrow
Humberside
Kinloss
Leeds
Leuchars
Liverpool
Luton
Macrihanish
Manchester
Manston
Mildenhall
Newcastle
Prestwick
St Mawgan
Stansted
Teeside
Yeovilton Abidjan
Agadir (AF)
Antananarivo (AF)
Aswan
Bamako (AF)
Bujumbura (AF)
Cairo
Cape Town
Cartagene (AF)
Casablanca
Conakry (AF)
Dakar
Djerba (AF)
Douala (AF)
Djibouti (AF)
Harare
Johannesburg
Kigali (AF)
Kinshasa (AF)
Kilimanjaro
Lagos (AF)
Lome (AF)
Libreville (AF)
Lusaka (AF)
Luxor
Marrakesh
Mauritius (AF)
Moroni (AF)
Mombasa
Nairobi
Ouagadougou (AF)
Réunion (AF)
Robertsville (Monrovia)
Seychelles (AF)
Tangier (AF)
Tozeur (AF)
Tunis (AF)
Yamoussoukro (AF) Abbotsford
Acapulco
Albany
Andrews AFB (AF)
Anchorage (AF)
Antigua
Aruba
Asheville
Atlanta
Atlantic City
Austin (Texas)
Baltimore
Bangor
Barbados
Barreirinhas (AF)
Battle Creek
Bermuda
Boston
Brasilia (AF)
Bogota (AF)
Buenos Aires (AF)
Buffalo
Calgary
Caracas
Cayenne (AF)
Charleston
Chicago (AF)
Cincinnati
Cleveland
Colorado Springs
Columbus
Dayton
Denver
Detroit
Edmonton
Fort-de-France (AF)
Fort Lauderdale
Fort Myers
Goose Bay
Grand Cayman
Hampton (AF)
Harrisburg
Hartford/Springfield
Havana (AF)
Honolulu
Houston Ellington
Houston Intnl
Iguassu (AF)
Indianapolis
Jackson
Jacksonville
Kailua-Kona
Kansas City
Kingston
Las Vegas
Lexington
Lima
Little Rock
Llanbedr
Lubbock
Mexico City
Miami
Midland-Odessa
Moncton (AF)
Montego Bay
Montevideo (AF)
Montréal *
Nashville
Nassau
Newburg Stewart
New Orleans
Newport
New York
Oakland
Oklahoma City
Omaha
Ontario (USA)
Orlando
Oshkosh
Ottawa
Papeete (AF)
Philadelphia
Phoenix
Pittsburgh
Pointe-à-Pitre (AF)
Port-au-Prince (AF)
Portland
Port of Spain
Providence
Puerto Rico
Québec (AF)
Raleigh
Recife (AF)
Regina (AF)
Saint-Martin (AF) Auckland
Brisbane
Christchurch
Darwin (AF)
Easter Island (AF)
Fiji
Hao (AF)
Jakarta (AF)
Learmonth
Mururoa (AF)
Nouméa (AF)
Perth
Sydney Aarhus (AF)
Aalborg (AF)
Abu Dhabi (AF)
Albacete (AF)
Amman
Amsterdam
Ancona
Ankara (AF)
Aqaba
Athens
Badajoz (AF)
Baikonour (AF)
Bahrain
Barcelona
Basel
Bastia (AF)
Beauvais (AF)
Beirut (AF)
Bergen
Berlin
Biarritz (AF)
Billund
Bologna
Bordeaux
Bratislava
Brest (AF)
Brussels
Budapest
Cambrai (AF)
Charleroi (AF)
Châteauroux
Clermont-Ferrand (AF)
Cologne
Copenhagen
Dijon (AF)
Dhahran
Dubai (AF)
Dublin
Epinal (AF)
Faro
Frankfurt (AF)
Geneva
Graz
Grenada
Grenoble (AF)
Göteborg (AF)
Hamburg (AF)
Hanover
Haifa (AF)
Helsinki
Ibiza (AF)
Istanbul
Ivalo (AF)
Jeddah
Kangerlussuaq(Sondrestrom)
Keflavik
Klagenfurt (AF)
Kish (AF)
Kuwait
Lajes (AF)
Lanzarote (AF)
Larnaca
Las Palmas (AF)
Leipzig
Liege (AF)
Lille (AF)
Linz
Lisbon
Luxembourg
Lyon (AF)
Madrid
Malaga
Malta (AF)
Marseille (AF)
Metz (AF)
Milan Linate
Milan Malpensa
Montpellier (AF)
Moscow
Mulhouse (AF)
Munich
Munster
Muscat (AF)
Nantes (AF)
Nice
Novossibirsk (AF)
Nuremherg (AF)
Oporto
Oslo
Ostend (AF)
Patina
Paris CDG
Paris Orly
Paris Le Bourget
Pescara
Pisa
Poitiers
Prague
Reins (AF)
Riyadh
Rome Fiumicino
Rovaniemi
Sana’a (AF)
S-J de Compestella (AF)
St Petersburg
Salzburg
Seville
Stavanger
Stockholm
Strasbourg
Tarbes (AF)
Tenerife
Tel Aviv
Toulouse
Tours
Turin
Turku (AF)
Vasteras
Valladolid (AF)
Venice
Vichy (AF)
Vienna
Warsaw Bali
Bangkok
Bangui (AF)
Beijing
Bombay
Calcutta
Chiang Mai (AF)
Colombo
Dacca (AF)
Delhi
Denpasar (AF)
Djakarta
Guam
Hong Kong
Islamabad (AF)
Kathmandu (AF)
Kuala Lumpur
Madras
Nagasaki (AF)
Ōsaka/Kansai (AF)
Singapore
Tashkent
Tehran (AF)
Tianjin (AF)
Tokyo (AF)

-
Royaume Uni
-

-
Afrique
-

-
Amérique
-

-
Océanie
-

-
Europe
-

-
Asie
-

 

Atlantic City
Bangor
Boston
Cardiff
Gander
Gatwick
Halifax
Lajes
Montréal
Newark
Shannon
Windsor Locks

-
Aéroports de déroutement
-

  • Les pistes de l'aéroport de Montréal-Pierre-Elliot-Trudeau (YUL) n'étant pas très longues, l'aéroport préféré est celui de Montréal-Mirabel (YMX).

  • Le Concorde F-BVFD a servit sur une ligne intérieure américaine sous les couleurs Braniff (voir l'histoire de cet appareil).

  • et Papeete/Faaa (Tahiti, Océanie) ?

Accident de Gonesse


Le Concorde, désigné comme étant l'avion de ligne le plus sûr au monde, ne laissait pas présager un accident. Avant l'accident de Gonesse, il n'avait jamais eu d'avaries graves mais un incident similaire s'était produit à Washington en 1979. Mais le 25 juillet 2000, le F-BTSC du vol 4590 d'Air France décolla de l'aéroport Charles de Gaulle puis s'écrasa quelques minutes après le décollage sur un hôtel à Gonesse, provoquant la mort de 113 personnes.

Voir l'article détaillé vol 4590 d'Air France.

Voir également le rapport final du Bureau Enquêtes et Accidents (BEA) au format PDF ou au format HTML.

L'accident fut à l'origine de nouvelles modifications sur le Concorde. Les contrôles électriques furent améliorés, du kevlar entoura les réservoirs d'essence (au nombre de 13 sur Concorde), et des pneus plus résistants lui furent montés, notamment grâce à Michelin qui développa les fameux pneus « NZG », qui d'ailleurs pèsent 20 Kg de moins que les pneus précédemment utilisés. Les deux itinéraires furent rouverts le 7 novembre 2001. Malgré cela, l'avenir du Concorde paraissait plus restreint.

Il est à noter que d'après les conclusions de l'enquête du Bureau d'Enquêtes et d'Analyses (BEA), Concorde reste pour la postérité l'avion le plus sûr au monde. En effet, aucun exemplaire de cet appareil ne s'est écrasé pour des raisons internes à l'avion. L'accident du 25 juillet 2000 est dû à une intervention extérieure (une lamelle métallique laissée sur la piste par l'avion précédent). L'enquête judiciaire a également mis en cause les défauts du Concorde : à Washington et Dakar, en 1979, l'appareil a connu deux problèmes semblables à celui de Gonesse, c'est-à-dire un éclatement de pneu avec perforation de l'aile de l'avion et du réservoir. Cinq autres incidents ont eu lieu dans les années 1980 et 1990. Les experts ont aussi mis en relief des lacunes dans la formation des équipages du Concorde.

Le retrait du service


Le 10 avril 2003 British Airways et Air France ont simultanément annoncé le retrait de leurs Concorde pour l'année suivante. Les raisons invoquées étaient la baisse du nombre de passagers depuis l'accident de Gonesse le 25 juillet 2000 et le coût élevé de maintenance.

Dans le même temps Sir Richard Branson offrait la somme d'une livre sterling pour acheter un appareil à British Airways qui aurait servi dans la Virgin Atlantic, mais cette offre fut refusée. Il a plus tard écrit dans The Economist (du 23 octobre 2003) que l'offre finale était de cinq millions de livres sterling et qu'il voulait utiliser le Concorde pendant encore de nombreuses années. Cette offre était probablement destinée à faire de la publicité pour Virgin, Airbus ayant refusé de toute manière de continuer à livrer des pièces de rechange pour Concorde.

Air France

Les derniers vols commerciaux de Concorde avec Air France décollèrent de l'aéroport JFK de New York (dernier vol régulier New-York vers Paris) et de Roissy (dernière boucle supersonique) et atterrirent à Paris le 31 mai 2003. Le dernier Concorde à atterrir en service commercial devait être le Sierra Delta en provenance de New-York, mais un problème sur le moteur n°4 retarda de 45 minutes le décollage du Fox Bravo, chargé d'effectuer la dernière boucle supersonique au dessus de l'Atlantique, et le FB atterrit donc finalement le dernier vers 18h30 alors que Sierra Delta se posa à 17h45 (les arrivées étaient initialement prévues à une minute d'intervalle). Les camions de pompiers ont arrosé l'avion comme de coutume sur la piste de l'aéroport John F. Kennedy alors que, à Paris, 15 000 personnes attendaient les deux derniers Concorde.

La fin de l'aventure Concorde avec Air France fut marquée, pour le Sierra Delta, un vol au-dessus du golfe de Gascogne à vitesse supersonique. De retour de sa boucle au dessus de l'Atlantique, le Fox Bravo survola Orly, l'aérodrome de Lognes, puis passa à la verticale de Roissy avant de s'y poser. De nombreux véhicules (véhicules de piste, voitures de gendarmerie et de pompiers) escortèrent les deux derniers Concorde après leurs atterrissages respectifs. Les deux avions firent une longue promenade sur les taxiways de Roissy, s'arrêtant entre autres devant le siège d'Air France et devant les milliers de personnes venues assister aux deux derniers atterrissages de Concorde en service commercial.

Une enchère a par ailleurs eu lieu chez Christie's à Paris le 15 novembre 2003. 1 300 personnes étaient présentes pour acheter des objets et des photos des moments importants de la vie du Concorde. Parmi ces objets, certains ont vu leur valeur multipliée par dix (voire plus) par rapport à celle prévue.

British Airways

Le dernier Concorde de British Airways décolla de la Barbade le 30 août 2003.

La dernière semaine de vols de démonstration du Concorde se fit au-dessus de Birmingham le 20 octobre, à Belfast le 21, Manchester le 22, Cardiff le 23, et Édimbourg le 24. Chaque jour, l'avion partait de la ville de Heathrow et allait jusqu'aux villes concernées en volant à basse altitude en vol subsonique. Il y eut environ 650 personnes ayant gagné à un concours et 350 personnes invitées qui volèrent dans ce Concorde.
Élisabeth II consentit à éclairer le château de Windsor pour la soirée du 23 octobre 2003, pour le passage de Concorde au-dessus du château après un décollage de Londres. Ce fut pour le Concorde un honneur suprême car seul quelques avions des principaux chefs d'États ont droit à ce privilège.
British Airways retira officiellement l'avion le jour suivant, le 24 octobre. Cette sortie définitive se fit avec l'un des Concorde qui quitta New York avec une fanfare similaire à celle que connut son homologue d'Air France, tandis que, simultanément, deux autres avions paradaient, l'un au-dessus du golfe de Gascogne pour Air France, et l'autre au-dessus d'Édimbourg pour British Airways. Les trois avions avaient la permission spéciale de voler à basse altitude. Les deux Concorde (qui faisaient des tours) ont atterri respectivement à 16 h 01 et 16 h 03 à l'heure anglaise et celui venant de New York à 16 h 05. Chacun des trois avions a alors passé 45 minutes en roulant au sol autour de l'aéroport avant de débarquer les derniers passagers civils d'un vol supersonique. Le pilote du vol New York/Londres fut Mike Bannister, qui fut aussi le pilote du premier vol commercial d'un Concorde aux couleurs de British Airways, qui eut lieu en 1976.

Les passagers du dernier vol transatlantique :

Il y eut par la suite une vente aux enchères des pièces d'un Concorde de British Airways qui se déroula le 1 décembre 2003 au centre d'exposition d'Olympia dans le quartier Kensington de Londres. Les articles vendus étaient hétéroclites et comprenaient un compteur de mach, le cône du nez, le siège du pilote de Concorde, des fauteuils de passagers et même des couverts, des cendriers et des couvertures utilisés à bord de l'appareil. Environ 1 129 000 euros ont été récoltés, dont 752 720 furent donné à l'association 'Get Kids Going!' qui donne aux enfants handicapés et aux jeunes l'occasion de faire du sport.

Liste des appareils et leur histoire


Seuls vingt Concorde furent construits, six pour le développement et quatorze pour les vols commerciaux.

Il y a ainsi eu :

  • Deux prototypes
  • Deux appareils de pré-production
  • Seize appareils de production dont
    • Les deux premiers, qui n'ont jamais fait de service commercial
    • Les quatorze autres firent les vols commerciaux et douze étaient encore en service en avril 2003

Tous sauf deux ont été préservés, ce qui représente 90 % des appareils produits qui n'ont, pour l'instant, pas été détruits. En aéronautique, cela est très rare.

Prototypes

  • F-WTSS (appelé aussi 001) fut le premier Concorde à voler le 2 mars 1969, et est aujourd'hui et depuis le 19 octobre 1973 dans le musée français de l'air de l'aérodrome du Bourget, après avoir effectué 397 vols d'une durée totale de 812 heures dont 255 passées à vitesse supersonique. Cet appareil est détenteur du record d'altitude (68 000 pieds) établi par Concorde 001 (avec André Turcat au commandes) en juin 1973.

  • G-BSST (002) est exposé au musée de l'air à l'aéroport naval royal de Yeovilton (Angleterre) depuis le 4 mars 1976. Il avait fait 438 vols dont 196 supersoniques.

Appareils de pré-production

  • Concorde F-WTSA (102) fit 314 vols (189 supersoniques) et fut installé à l'aéroport d'Orly à Paris le 20 mai 1976, et il est entretenu par l'association Athis Parray Aviation - Musée Delta. Il est visitable et est en restauration depuis le printemps 2004. Il devra retrouver sa dernière livrée, coté gauche British Airways et Air France coté droit (anciennes couleurs des deux compagnies). L'accord a été conclu avec British Airways et sera réalisé avec l'aide du Brooklands Museum. Concernant les couleurs Air France : rien n'est encore planifié.

Appareils de production non commerciaux

  • F-WTSB (201) a volé pour la dernière fois en avril 1985 de Châteauroux à Toulouse où il orne une des entrées du complexe industriel de la société Aérospatiale (entrée nord, usine Clément Ader). Il a également permis de valider l'intégration du mini-manche qui allait équiper l'airbus A 320.
  • G-BBDG (202) est possédé par British Airways et est stocké dans un hangar de Filton à Bristol. Il a, pour la dernière fois, volé en décembre 1981 (ayant déjà effectué ses 803 heures de vols) et, de temps en temps, des programmes devaient le rénover pour qu'il puisse revoler, mais ceci a été considéré comme étant trop coûteux. Il fut utilisé pour tester les mises à jour de l'appareil mais aussi comme source de pièces de rechange, ce qui fait qu'il est aujourd'hui incomplet. Après avoir été totalement démantelé, il est actuellement en cours de reconstruction grâce à une équipe de passionnés au musée de Brooklands situé à Weybridge (voir les liens à la fin de cet article) où il sera présenté. Il est parfois visitable lors de journées spéciales mais n'est en général pas encore ouvert au public.

Production française

Sept avions commerciaux furent à l'effigie d'Air France :
  • F-BTSC (203) fut celui qui s'est écrasé à Gonesse, à proximité de Paris. Il fut utilisé pour le film Airport '79: The Concorde (connu en France sous le titre Airport 80). Sa carcasse reste sous scellés dans un hangar du Bourget. Cet appareil porta aussi l'immatriculation N94FD lors de son exploitation par la société Braniff pour des vols sur le territoire américain (Dallas <-> New-York) entre le 12 janvier 1979 et le 1980 où ses capacités supersoniques n'étaient pas utilisées.
    Il effectua son dernier vol le 27 mai 1982 et fut retiré du service après seulement 5 814 heures de vol.
    Il fut ensuite utilisé comme source de pièces de rechange, notamment le poste de pilotage qui servit à alimenter G-BOAG en pièces détachées. Le nez a été vendu aux enchères à un riche collectionneur américain pour la somme de 300 000 FF (environ 46 000 €). Son entreposage à l'extérieur contribua, par la suite, à sa dégradation et il fut détruit en 1994.
    Seule la section centrale existe encore à Dugny près du Bourget, mais est malheureusement à l'abandon et n'est pas accessible au public.
    • F-BTSD (213) a été confié au musée de l'Air et de l'Espace du Bourget (France) le 14 juin 2003, et rejoignit le 001. En 1996, cet appareil fit une campagne de publicité aux couleurs de Pepsi. Il détient les records du tour du monde, avec escale, par l'est et l'ouest. À noter qu'il est également plus léger de plus de 800 kg que ses jumeaux.
      • F-BVFF (215) se trouve dans l'aéroport international Charles-de-Gaulle de Paris. Cet appareil est le seul que la compagnie Air France possède encore. Il a effectué son dernier voyage le 17 octobre 2005 en étant tracté vers l'emplacement qui lui a été réservé à Roissy, à proximité d'une des tours de contrôle. Le 19 octobre, il a été levé par des grues pour être placé sur trois piliers. Concorde est en position cabrée, et incliné vers la droite, dans une position correspondant au premier virage qu'il effectuait après son décollage sur la piste 27.

      Production britannique

      Sept avions commerciaux furent à l'effigie de British Airways :

 

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