Les Comores sont un archipel situé au sud-est de l'Afrique, à l'est de la Tanzanie et au nord-ouest de Madagascar. Elles sont partagées entre un pays indépendant, l'Union des Comores, et Mayotte, une collectivité d'outre-mer française.
Géographie
L'archipel des Comores est constitué de quatre îles volcaniques. Les Comores se trouvent dans le
canal du Mozambique au nord-ouest de
Madagascar et face au
Mozambique.
D’une superficie de 2236 km², ces îles volcaniques ne se sont pas formées en même temps, mais par un phénomène migratoire du
volcanisme d'est en ouest, il y a huit millions d’années.
Chacune des îles témoigne d'un phénomène d'activité volcanique différent qui sont une activité de type hawaïen à longues coulées basaltiques fluides, puis une autre de type strombolien à cônes et projections de lapilli comme dans le massif de la Grille et enfin, une activité explosive avec lacs de cratères, dite ultra vulcanienne ou phréato-magmatique.
L'île la plus récente est l'île de la Grande Comore, et son volcan, le Karthala, y est toujours actif.
Les îles de l'archipel sont :
Histoire
Les premières traces de peuplement datent du . Depuis lors, de très nombreuses ethnies se sont croisées et mélangées parmi lesquelles des populations d'origines
bantoue, bushimen, indonésienne, arabe, portugaise, française, indienne. L'
islam y apparaît au avec l'arrivée d'une population
persane de
Chiraz. Ces îles formaient avec
Zanzibar,
Pemba,
Lamou... et les villes de la côte
kenyane et
tanzanienne une unité de culture
swahilie prospère et de renommée, vivant du commerce d'
esclaves, de l'
ivoire et d'autres marchandises africaines destinées aux marchés orientaux. Durant cette époque, le pouvoir est aux mains des nombreux
sultans batailleurs locaux.
En explorant toute cette région, les Portugais trouvèrent et abordèrent les îles de la Lune (K'm'r en arabe signifie lune) en 1505.
Entre 1841 et 1912, les Français soumirent les îles par de rocambolesques histoires mêlant, comme à Madagascar, faits de guerre, trahisons et histoires d'amour. Ils réussirent à établir des protectorats puis une colonie dirigée par le gouverneur général de Madagascar.
Alors que la main-d'œuvre devenait de plus en plus chère à la Réunion, les Comores, oubliées par l'administration centrale, offraient aux colons et aux sociétés coloniales (comme la Bambao) des perspectives et une main-d'œuvre peu chère dans les plantations de plantes à parfums et de vanille.
En 1946, les îles ne sont plus rattachées administrativement à Madagascar et forment pour la première fois de leur histoire une entité administrative unie et reconnue (TOM).
Pour plus d'information consulter la rubrique histoire des articles sur chacune des îles ou celui de l'Union des Comores
Liste des dirigeants des Comores 1946-1975
Climat
L'Archipel des Comores profite d’un
climat tropical maritime. Il se caractérise par de faibles variations de températures annuelles et journalières et des
précipitations abondantes : 2679 mm par an.
Il y a deux saisons aux Comores : la
saison chaude et humide de novembre à avril et la
saison sèche de mai à octobre.
On notera cependant un climat sensiblement plus chaud et sec à
Mayotte
La saison chaude et humide est causée par une vaste zone dépressionnaire qui s’étend sur une grande partie de l’océan indien et de l’Afrique centrale. Cette dépression favorise les rafales de vents et les cyclones. Le dernier cyclone est "Gafilo" qui est passé près des Comores le 5 mars 2004 faisant de gros dégâts matériels. Durant la saison chaude et humide, il peut pleuvoir jusqu’à 200 mm en 24 h.
La saison sèche est plus calme. La dépression se déplace vers le continent asiatique (c'est la mousson) et un anticyclone se crée au-dessus des Comores. Cela n’empêche pas d’avoir quelques bourrasques de vent mais leur intensité est bien moindre que lors de la saison chaude.
La température moyenne de l’eau de la mer est de 25 °C.
Les deux vents liés à chacune des deux saisons s'appellent le Kashkasi et le Kusi.
Faune
Pour plus de détail voir
Faune des Comores
Ces îles possèdent, comme les autres îles de la région, de nombreuses espèces endémiques.
- Chauve-souris de Levingston ou roussette : très grande chauve-souris diurne et frugivore.
- Maki : petit lémurien (Kima en shikomori)
- Scolopendre : mille-pattes venimeux pouvant atteindre 25 centimètres de long
- Cœlacanthe : poisson osseux dont on connaît des fossiles de plus de 300 millions d'années
- Gecko : petit lézard qui se nourrit d'insectes et que l'on trouve accroché au plafond des maisons.
- Dauphin à bec : une colonie est visible, presque tous les jours en matinée, de la plage d'Itsandra, à proximité de Moroni, mais il en existe beaucoup d'autres.
- Tortue verte : Surtout sur Mohéli et Mayotte où elles viennent encore pondre.
- Tangue : ressemble à un hérisson mais de la famille des ratons laveurs (Tanrec Ecaudatus, originaire de Madagascar)
On ne trouvera aux Comores aucun grand animal d'Afrique, pourtant très proche: (éléphant, girafe, lion, crocodile, zèbre ou antilope).
Flore
Le sol des Comores est d'une fertilité prodigieuse, surtout à l'embouchure des vallées où les dépôts d'alluvion atteignent une grande épaisseur ; on peut dire qu'il n'y a pas un pouce de terre qui ne soit recouvert de végétation. Les sommets des montagnes et les hauts des vallées sont généralement couverts de forêts ; les versants des rameaux secondaires et les plateaux, de pâturages, de bouquets de bois, d'arbres et d'arbustes isolés. Les cocotiers et les cultures occupent une partie des versants, les plateaux cultivables, les vallées, et la bande du littoral.
Source A. GEVRAY procureur impérial de Pondichéry, 1870
Nota : Cette liste est bien entendu non exhaustive et représente les espèces identifiables en 1870.
Plante originale
Avant l'établissement des premiers habitants, les forêts couvraient certainement toutes les Comores ; aujourd'hui elles n'occupent guère qu'un sixième de leur surface. La masse des forêts proprement dites est principalement composée des familles :
clusiacées,
combretacées,
palmiers,
sapotacées,
légumineuses,
celtidées,
malvacées,
sterculiacées,
anacardiacées,
morées,
aurantiacées,
ébénacées,
myrtacées, etc.
Principaux arbres :
- Commun. – Takamaka. – Excellent bois de construction pour boutres, pirogues, charrettes, etc.
- C. Badamier. – Bon bois de construction ; écorce liante.
- C. Grand natte et petit natte. – Bon bois de menuiserie et d'ébénisterie.
- R. Bois de fer. – Dur et veiné.
- R. Arbre à gutta-percha. – Trop peu commun pour être utilisé.
- C. Aréquier. – Les indigènes râpent la noix pour la mêler à leur bêtel.
- T.R. Latanier.
- T.C. Mouranda. – Faux dattier, épineux ; le tronc sert pour les charpentes des cases, les ponceaux, etc.
- C. Mouhinga. – Arbre à feuilles pointues, épineux, à fibres enchevêtrées ; on en fait des plats, des écuelles et des plateaux.
- C. Rafia. – Fruit comestible ; les côtes servent à la construction des cases ; les feuilles à leur couverture ; avec le bourgeon terminal on fait de très belles rabanes, etc.
- C. Tamarinier. – Bois solide pour charrettes, embarcations, etc., ; le fruit mûr est employé en infusions, comme boisson laxative et rafraîchissante.
- R. Corail végétal. – Bon bois de construction.
- C. Mourongue. – Les feuilles et les gousses sont comestibles ; la racine pilée sert de sinapisme.
- C. Andrèse. – Bois léger, sert pour balanciers de pirogue ; écorce liante bonne pour amarrages ; elle est, dit-on, fébrifuge.
- C. Hibiscus. – De Madagascar.
- C. Baobab africain. – Plusieurs individus mesurent à leur base plus de dix mètres de circonférence ; feuilles fébrifuges ; fruit très riche en tannin et puissant astringent ; écorce textile.
- R. Ouatier. – Ouate végétale.
- C. Adabou. – Bon bois de construction pour pirogues.
- R. Azyme. – Bois très droit ; sert pour mâts de boutres.
- C. Acajou. – Blanc, de mauvaise qualité.
- T.R. Palissandre. – Siendala lahi, bon bois d'ébénisterie.
- C. Ebénier. – Plusieurs espèces.
- C. Ficus. – Sans emploi.
- T.R. Sandal. – Inférieur.
- C. Mourmouroni. – Excellent bois de construction pour boutres, charpentes, charrettes, planches, etc., et de longue durée.
- C. Cadoque. – Fébrifuge ; le fruit sert à une espèce de jeu de dames.
- R. Oranger.
- C. Citronnier. – Fruits petits, mais très acides.
- C. Vagansailler. – Les écorces des fruits pourraient être employées pour liqueurs, etc.
Ces arbres, avec beaucoup d'autres que je n'ai pu déterminer, n'ont pas été introduits par l'homme et forment, en quelques endroits, des futaies très belles. Les énormes troncs blanchâtres des baobabs, les colonnes et les feuilles élégantes des aréquiers, les troncs et les racines bizarres des ficus, les lianes innombrables, parmi lesquelles la liane à caoutchouc, sous bois, les ananas, les caféiers, les piments, les bêtels, les ignames, les vacouas, les aloës, les énormes fougères, donnent un caractère particulier et très pittoresque aux paysages de ces forêts. Entre les forêts uniquement composées d'arbres indigènes et les cultures, s'étendent les pâturages et les terres à riz où sont disséminés des mourandas, des baobabs, des cocotiers, des manguiers, des rafias, des jujubiers, des ricins, des pignons d'Inde, des indigotiers, etc. Les clairières et les crêtes dénudées sont couvertes de fougères, de graminées dont une espèce, la spartine arondinacée atteint jusqu'à huit ou dix pieds de hauteur, et de quelques légumineuses ; une de ces dernières porte une gousse, connue sous le nom de pois à gratter, couverte d'un velours jaune, qui remplace avantageusement l'ortie auprès des jambes des passants. Sur la côte, les endroits marécageux sont garnis de palétuviers jusqu'à la limite de la haute mer ; il y en a deux espèces ; une petite qui n'atteint que deux à trois mètres de hauteur et dont l'écorce est excellente pour les teintures rouges ; ses branches immergées sont souvent couvertes de petites huîtres très délicates ; l'autre espèce, beaucoup plus grande, fournit de bonnes courbes pour les embarcations, charpentes, etc. C'est sur la grande espèce qu'on trouve l'orseille. A la limite de la haute mer croissent quelques arbustes épineux, des veloutiers, des plantes rampantes, etc. Source A. GEVRAY procureur impérial de Pondichéry, 1870
Plantes cultivables non introduites
Plantes certainement introduites
TC.
Cocotier., TC. Bananier., TC.
Manguier., C.
Papayer.
Les cocotiers, les manguiers et les bananiers existent en immense quantité ; on en trouve même dans les endroits les plus sauvages des forêts.
Riz, différentes espèces de
Bambou,
Maïs,
Goyavier,
Catronille,
Attier,
Potiron,
Cœur de bœuf,
Haricot,
Corosol,
Pois,
Arbre à pain,
Lentille,
Ravenal,
Fève,
Giroflier,
Millet,
Vétiver, différentes espèces de
Indigo, différentes espèces de
Vacona,
Aubergine,
Cannellier,
Tomate,
Avocatier,
Henné,
Cacaoyer,
Bois noir,
Palmier à colonne,
Filao,
Palmiste,
Evis,
Lilas,
Jacquier,
Flamboyant,
Pêcher,
Bancoulier,
Sapotte,
Mimosa,
Abresadier,
Pamplemoussier,
Jamrosa,
Mangoustan,
Bibassier, différentes espèces de
Manguier,
Cerisier de Chine,
Figuier,
Orangine, différentes espèces de
Caféier,
Mûrier, différentes espèces de
Canne à sucre,
Bilimbi,
Vanille,
Letchi,
Dattier,
Acacia,
Vigne
Politique
L'archipel des Comores est divisé entre :
Voir aussi
Comores
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