| blason | carte | - bgcolor="#FFFFFF" |
- | données statistiques | - bgcolor="#FFFFFF" | Land : | Rhénanie-Palatinat | - bgcolor="#FFFFFF" | - bgcolor="#FFFFFF" | - bgcolor="#FFFFFF" | Superficie : | 105 km² | - bgcolor="#FFFFFF" | Population : | 107.043 (Mars 2005) | - bgcolor="#FFFFFF" | Densité : | 1.019 hab./km² | - bgcolor="#FFFFFF" | Altitude : | 60 m | - bgcolor="#FFFFFF" | Code postal : | 56001-56077 (ancien: 5400) | - bgcolor="#FFFFFF" | Indicateur téléphonique : | (0)261 | - bgcolor="#FFFFFF" | Situation géographique : | 50° 22' latitude nord | - bgcolor="#FFFFFF" | Immatriculation : | KO
| - bgcolor="#FFFFFF" | - bgcolor="#FFFFFF" | Division administrative : | 28 Stadtteile, dont 6 Ortsbezirke | - bgcolor="#FFFFFF" | Adresse de la mairie : | Gymnasialstr. 2 56068 Koblenz | - bgcolor="#FFFFFF" | Page Web : | www.koblenz.de | - bgcolor="#FFFFFF" | Adresse e-mail: | internet@stadt-koblenz.de | - | Politique | - bgcolor="#FFFFFF" | Maire : | Dr. Eberhard Schulte-Wisserman (SPD) | - bgcolor="#FFFFFF" | Plus grand groupe du conseil municipal: | CDU | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Coblence (en allemand : Koblenz) est une ville et un arrondissement d'Allemagne, située au nord du Land de la Rhénanie-Palatinat.
Les villes les plus proches sont Bonn, à près de 60 km en aval du Rhin, Mayence, à 90 km en amont du Rhin, et Ludwigshafen. Coblence est la troisième ville de la Rhénanie-Palatinat et le siège de la conurbation Mayence-Coblence. C'est également une grande ville universitaire
Le nom Coblence vient du latin Confuentes qui signifie confluent. Depuis 2002, une partie de Coblence a été inscrite au Patrimoine mondial de l'UNESCO.
Coblence se trouve dans une région appelée Deutsches Eck, littéralement le coin allemand, au confluent de la Moselle et du Rhin. La ville est bordée par une partie des Hunsrücks au Sud et par le paysage légèrement vallonné du Maifeld (Partie du massif de l'Eifel) à l'Ouest.
Les quartiers de la ville situés sur la rive droite du Rhin se trouvent à la bordure de la fôrêt du Westerwald, qui plonge en partie jusqu'au fleuve. Les quartiers situés entre le Rhin et la Moselle sont en partie plantés d'une forêt mixte qui constitue le poumon vert de la ville et de sa banlieue proche.
La ville est partagée en 28 quartiers : Altstadt, Arenberg, Arzheim, Asterstein, Bubenheim, Ehrenbreitstein, Goldgrube, Güls mit Bisholder, Horchheim, Horchheimer Höhe, Immendorf, Karthause, Kesselheim, Lay, Lützel, Metternich, Mitte, Moselweiß, Neuendorf, Niederberg, Oberwerth, Pfaffendorf, Pfaffendorfer Höhe, Rauental, Rübenach, Stolzenfels, Süd et Wallersheim.
| Année | Lieu | '''Surface | en ha'''
| 1.07.1891 | Neuendorf et Lützel | 547 |
| 1.04.1902 | Moselweiß | 382 |
| 1.10.1923 | Wallersheim | 229 |
| 1.07.1937 | Asterstein | ? |
| 1.07.1937 | Ehrenbreitstein | 120 |
| 1.07.1937 | Horchheim | 772 |
| 1.07.1937 | Metternich | 483 |
| 1.07.1937 | Niederberg | 203 |
| 1.07.1937 | Pfaffendorf | 369 |
| 7.06.1969 | Kesselheim | ? |
| 7.06.1969 | Stolzenfels | ? |
| 7.11.1970 | Arenberg-Immendorf | ? |
| 7.11.1970 | Arzheim | ? |
| 7.11.1970 | Bubenheim | ? |
| 7.11.1970 | Güls et Bisholder | ? |
| 7.11.1970 | Lay | ? |
| 7.11.1970 | Rübenach | ? |
Décompte de population locale aux dates indiquées. Résultat des recensements (¹) ou données extrapolées par les instituts statistiques compétents ou par la ville elle-même.
| Année | Population | Année | Population |
|---|---|---|---|
| 1469 | 1.193 | 1.12.1910 ¹ | 56.328 |
| 1663 | 1.409 | 8.08.1919 ¹ | 56.676 |
| 1778 | 7.475 | 31.12.1920 | 59.549 |
| 1800 | 7.992 | 16.06.1925 ¹ | 58.322 |
| 1808 | 11.077 | 1930 | 62.833 |
| 1812 | 11.793 | 16.06.1933 ¹ | 65.257 |
| 1820 | 11.324 | 1.07.1937 | 85.983 |
| 1836 | 13.307 | 17.05.1939 ¹ | 91.110 |
| 1846 | 19.475 | 30.10.1946 | 53.062 |
| 1852 | 22.033 | 13.09.1950 ¹ | 66.444 |
| 1861 | 22.175 | 6.06.1961 ¹ | 99.240 |
| 1.12.1871 ¹ | 24.902 | 27.05.1970 ¹ | 119.434 |
| 1.12.1885 ¹ | 31.669 | 30.06.1975 | 118.900 |
| 1.12.1890 ¹ | 32.664 | 30.06.1980 | 116.902 |
| 1.07.1891 | 37.273 | 30.06.1985 | 111.100 |
| 2.12.1895 ¹ | 39.639 | 27.05.1987 ¹ | 108.247 |
| 1.12.1900 ¹ | 45.146 | 31.12.1990 | 109.648 |
| 1.04.1902 ¹ | 49.317 | 31.12.1995 | 109.242 |
| 1905 | 53.902 | 31.12.2000 | 107.641 |
La population est répartie sur une surface de 105 km². La densité de population atteint donc 1026 personnes au km².
Coblence se trouve dans une zone dite tempérée, avec un climat froid et un vent d'Ouest dominant. Ces vents venus de l'Atlantique et de la Mer du Nord apportent chaque année près de 700 mm de précipitations dans le bas pays de l'Allemagne occidentale ainsi que dans la vallée rhénane. Avec une température moyenne de 10,8°C et 674 mm de précipitations annuelles, Coblence est une ville humide tout au long de l'année. Le mois, le plus froid est celui de janvier, avec une température de 2,7°C. Le mois le plus chaud est celui de juillet avec 19,5°C. Coblence détient le record de chaleur d'Allemagne pour le mois de juin, avec 39,4°C relevés le 18 juin 2002.
Les paroissiens catholiques font partie du doyenné de Coblence, au sein de la région de Coblence du diocèse de Trèves. Dans le quartier d'Arenberg se trouve le cloître éponyme, où vivent les sœurs dominicaines de Ste Catherine de Sienne. À Pfaffendorf se trouve le cloître Bethléem des sœurs de la communautés des Clarisses Capucines de l'adoration perpétuelle. Fondé en 1904 par la Mère M. Ignatia von Herling, il fut détruit aux deux tiers en 1944 et habité à nouveau par les sœurs à partir de 1953.
L'emplacement fertile et propice aux échanges situé au confluent de la Moselle et du Rhin fut habitué de manière continue depuis l'âge de pierre (Vers 9000 avant J.C.).
Des fouilles archéologiques et la reconstruction partielle d'un corps de ferme, à Remstecken sur le site archéologique de la forêt municipale, à proximité de l'emplacement actuel de la place du commerce, attestent d'une colonisation romaine en 20 av. J.C.. Coblence fait ainsi partie des plus anciennes cités allemandes. En l'an 9 av. J.C., un camp fortifié est construit pour sécuriser la voie fluviale Mayence-Cologne-Xanten. Les romains appelent ce camp "ad confluentes", ce qui signifie "au confluent". A cette même époque s'installent les futurs habitants de Trèves, qui contrôlèrent toute la région de la Moselle. Le camp fortifié a ensuite appartenu à la province romaine "Germania Superior", fondée en 85 après J.C..
Vers 45 après J.C, un pont sur pilotis long de 350 mètres constitué de plus de 600 troncs de chêne munis de pointes en fer (51 d'entre eux ont été conservés) est construit entre l'actuelle Ehrenbreitstein et l'autre rive du Rhin. Le Moselbrücke (pont de la Moselle) éloigné de 50 mètres du Balduinbrücke (pont Balduin) fait partie de la route du Rhin. Une camp fortifié destiné aux troupes de renfort est construit au IIe s. à Koblenz-Niederlberg dans le but de protéger la Limes romaine ayant déjà été détruite en l'an 259 par les Francs.
Un temple dédié à Mercure et la Romersta gallo-celte se trouvent au nord de Coblence dans la forêt appartenant actuellement à la ville, non loin de la voie romaine. Les pièces de monnaie romaine découvertes sur place démontrent que les lieux auraient été utilisés jusqu'au Ve siècle. On trouve les vestiges d'une ancienne ferme romaine (villa rustica) en partie reconstruite à Remstecken.
Des ponts du Rhin et de la Moselle sont détruits au moment du retrait des troupes romaines au Ve siècle. Des vestiges de murs et de routes témoignent encore aujourd'hui dans le vieux Coblence des fortifications du temps de la colonie Romaine.
Avec la chute de l'empire romain d'occident au Ve siècle, Coblence est conquise par les Francs qui y établissent un royaume.
En février 806, Charlemagne, dans son édit Divisio Regnorum, répartit par avance l'empire entre ses fils. Coblence est attribuée à son fils Charles. Celui-ci meurt cependant peu de temps après. Coblence est donc, à la mort de Charlemagne, en 814, partagée entre les fils de Louis le Pieux.
En 830, suite au conflit opposant les fils de Louis le Pieux (Lothaire Ier, Charles le Chauve et Louis le Germanique) entre eux et contre leur père, l'empire est à nouveau éclaté et Charles le chauve hérite de Coblence en 837. Après une nouvelle période de trouble dans l'empire, des négociations sont menées en 842 entre les trois petits fils de Charlemagne dans la Basilique St Kastor de Coblence, consacrée en 836. Finalement, l'empire franc est partagé au traité de Verdun en 843. Coblence est alors intégré dans la Lotharingie (Appelée ultérieurement Lorraine), royaume de Lothaire Ier. En 855, le royaume de Lothaire Ier est répartit entre ses trois fils, lors du partage de Prüm. Coblence échoue alors à Lothaire II. A sa mort, le royaume est à nouveau partagé, lors du traité de Mersen en 870, entre les frères de Lothaire Ier (Louis le Germanique et Charles le Chauve). La partie Est du royaume, dont fait partie Coblence, est alors dirigée par Louis le Germanique. COblence n'est pas épargnée par les pillages normands et est détruite en 882. Après un nouveau partage du royaume, COblence et la Lotharingie se retrouvent dans le royaume franc de l'Est, qui deviendra plus tard le Saint Empire Romain Germanique.
En 1018 l’empereur Henri II offre le royaume franc à l’archevêque de Trèves Poppo de Babenberg. Coblence est ainsi intégré à l'État princier de Trèves, l'un des sept États princiers à l'origine du Saint Empire Romain Germanique. Le territoire sous l’autorité séculière de l’archevêque de Trèves appartient au canton rhénan et s’étend sur la rive gauche et droite des cours inférieurs de la Moselle et du Lahn. Au , même si Trèves reste la capitale, Coblence devint résidence princière.
En 1020, le nouveaux château d'Ehrenbreitstein tombe sous la coupe des Archevêques de Trèves. Il devient le leur tête de pont sur la rive droite du Rhin, et gagne la réputation d'être leur château le plus sûr. Par conséquent, quand les temps sont mouvementés, les biens les plus sacrés du pays y sont conservés. En particulier, la tête de Saint Matthieu, le patron du diocèse, y reste de 1380 à 1422 et la Sainte Tunique de 1657 à 1794.
En 1138, Konrad III, de la dynastie des Staufer, est élu Roi à Coblence-Lützel. Dans le lit asseché de la Moselle, près de Coblence, se tient en octobre 1198 une bataille entre roi Philipp de Souabe et le roi Otto IV. Le Prince électeur Didier de Trèves propose en 1216 aux chevaliers de l’ordre teutonique de venir s’installer à Coblence et leur offre une partie des territoires de l’église Castor. C'est à cette époque que la zone située entre Rhin et la Moselle est nommé "Lieu allemand" (Deutscher Ordt) puis "Coin allemand (Deutsches Eck). L'endroit porte toujours ce nom de nos jours.
De 1252 à 1259, le prince électeur de Trèves Arnold II d'Isenburg construit le château de Stolzenfels. Accolé au château de Lahneck, appartenant au prince électeur de Mayence, le château de Stolzenfels sert de ville douanière. Le donjon à cinq côtés, qui subsiste encore de nos jours, est élevé en 1248. La construction se poursuit de 1388 à 1418 à l’initiative des princes Kuno et Werner von Falkenstein, avec une tour d’habitation et un palais sur la rive du Rhin. Le château de Stolzenfels est occupé d’abord par les Suédois en 1632, puis deux fois deux ans par les Français en 1634 et 1646. Il est ensuite détruit par les Français en 1688 lors de la guerre de succession du Palatinat. Il reste en ruine pendant 150 ans.
La première mention d’un conseil municipal remonte à 1276, mais, après de rudes batailles, le Prince Didier de Nassau accéde au pouvoir en 1304 et force les habitants à renoncer à cet organe politique. En 1338, le roi Louis de Bavière tient sa cour pour une journée à Coblence, en présence du roi Edouard III d'Angleterre. Le projet du pont Balduin est entamé sous le règne du Prince Balduin de Luxembourg en 1342, mais 85 années passent avant son inauguration. En 1580 des moines jésuites décident de s’installer sur les lieux d’un ancien monastère.
Lors de la guerre de trente ans, le prince électeur de Trèves Philippe Christophe de Sötern prend le parti de la France. Des troupes françaises occupent la fortification d’Ehrenbreitstein le 5 juin 1632. Trois semaines plus tard, Coblence capitule et est occupée par les Français. Les troupes de l’empereur font prisonnier le Prince Sötern en 1635 et reconquièrent Trèves. Elles libèrent également Coblence en mai 1636. Il faut ensuite plus d’un an de siège pour reprendre possession de la fortification d’Ehrenbreitstein en 1637. Sous le règne du roi Louis XIV de France, pendant la guerre de succession du Palatinat, la ville de Coblence est à nouveau assiégée par les français en octobre-novembre 1688. Les bombardements français laissent d'importantes destructions.
De 1680 à 1819, un pont flottant assure le trafic sur le Rhin entre Coblence et Ehrenbreitenstein. Ce pont est un chef-d'œuvre de la technique d'alors. Le pont est composé de deux grandes barques situées sur chaque rive et reliées entre elles par des câbles et une route. L'une de ces barques est une véritable bâtisse, recouverte d'une charpente de solives et de planches. On peut y placer huit véhicules et 100 passagers. La route elle-même est soutenue par 9 barques servant de flotteurs.
Le 23 novembre 1786, le Prince Clement Wenceslas de Saxe emménage dans un nouveau château construit sur le Rhin. L'année suivante, un nouveau théâtre est inauguré. Sous son règne, en 1786, la première conduite d’eau pour la population de Coblence est construite. Les puits figurent encore aujourd'hui sur le plan de la vieille ville. A l’approche des troupes révolutionnaires françaises lors de la première guerre des coalitions, le Prince Wenceslas est obligé de fuir et de quitter son territoire le 7 octobre 1794. Deux semaines plus tard, la ville de Coblence est prise par les français. La forteresse d’Ehrenbreitstein parvient à tenir jusqu'au 27 janvier 1799 avant de capituler à son tour. Cet événement marque la fin du règne des princes électeurs de Trèves.
Avec le traité de Lunéville signé le 9 février 1801, Coblence est incorporé à la République française et devient chef-lieu du département français de Rhin-et-Moselle. Mais, étant forcés de quitter la rive droite du Rhin, les français démolissent d’abord l’ancienne forteresse d’Ehrenbreitstein des princes électeurs de Trèves. Adrien de Lezay-Marnesia est nommé premier préfet du nouveau département. La ville est honorée de la visite de Napoléon Bonaparte et son épouse Joséphine de Beauharnais du 17 au 19 septembre 1804. En 1806, une université de droit s’installe en 1806 cour Metternich, à l'endroit où l’homme d’état autrichien avait vu le jour.
Après la mutation subite et inattendue du préfet Lezay-Marnesia vers Strasbourg le 1er mars 1810, son successeur Jules Doazan construit à Coblence, devant l'église Castor, un monument sans pareil : un puit de style néoclassique en basalte. Il y porte, avec quelques fautes d'orthographe, une inscription en français pour célébrer le succès de l’expédition de Napoléon vers la Russie. Cependant, dans la soirée de la Saint-Sylvestre 1813, des bataillons russes traversent le Rhin à Coblence. Peu auparavant, les Français avaient quittés les lieux et laissé la ville aux troupes russes sans combattre. Le commandant russe fait pourtant preuve de beaucoup d’humour et renonce à détruire le puit de Doazan ou à y effacer l’inscription. Par contre, il y fait ajouter un deuxième commentaire :
« Vue et approuvé par nous, le commandant russe de la Ville de Coblence ».
C'est à l'époque de l'appartenance à la France que naît l’expression "Schängel", qui désigne encore aujourd'hui les personnes nées à Coblence.
Par la suite, d’autres fortifications sont construites, comme le Fort Asterstein à Coblence, la fortification de l’empereur François à Lützel, ou celle de l’empereur Alexandre devancée par son Fort Constantin sur le Karthause.
Avec la construction de la forteresse d'Ehrenbreitstein et des ses fortins sur la rive gauche du Rhin, l'ancien pont flottant, seul et unique moyen de traverser le Rhin, devient insuffisant. Un nouveau pont flottant est donc construit en 1819 entre Coblence et Ehrenbreitstein. Sur 36 barques de bois, ce pont franchit le Rhin sur une longueur de 325 mètres. Des travées sont aménagées afin de permettre le passage des navires. De 1841 jusqu'à sa destruction en 1945 pendant la Seconde Guerre mondiale, un pont flottant a continué à enjamber le Rhin.
Les ruines du château de Stolzenfels sont offertes en 1815 par la ville au dauphin Frédéric Guillaume IV. Ce dont n'est accepté par celui-ci qu’en 1823. Trois ans plus tard il charge l’architecte Jean-Claude de Lassaulx d'ériger une église de style classique néo-roman. Il fait ensuite transformer le château en résidence d’été. Achevé sous sa forme actuelle en 1842 par Charles Frédéric Schinkel, le styme du château est influencé du style néogothique anglais et romantique de Schinkel. Le 14 septembre 1842, le roi Frédéric Guillaume IV emmenage finalement.
En 1858 le premier train traversa le nouveau pont de Coblence et le réseau de voies ferrées fut systématiquement aménagé à partir de 1864. A la suite du développement de l’armement et des techniques militaires, on renonça en 1890 à raffermir la fortification de Coblence. Plusieurs semaines après la mort de l’empereur Guillaume I. en 1888, l’administration entama un nouveau projet, notamment la réalisation d’un site de commémoration au Prince. Les travaux basés sur les plans du professeur Hundrieser et de l’architecte Bruno Schmitz durèrent de 1893 à 1897 sur les lieux du Deutsches Eck, suivi de l’inauguration du site par l’empereur Guillaume II..
À la fin de la première guerre mondiale en novembre 1918 un conseil des ouvriers et des soldats se forma à Coblence, puis un mois plus tard les troupes américaines regagnèrent la ville. En 1919 à la suite des élections le Conseil Municipal de Coblence eut l’honneur d’accueillir, pour la première fois , des femmes en son sein. En 1923 le commandement des troupes militaires fut transféré par les Américains aux Français, qui à leur tour quittèrent la ville en 1929. L’année suivante à l’occasion des festivités de libération le président du Reich Paul von Hindenburg honora la ville d’une visite. A la suite de la prise de pouvoir par les nazis en 1933 le maire Dr. Hugo Rosendahl fut forcé de quitter son poste. Le pont historique de Balduin resta pendant longtemps l’unique moyen de traverser la Moselle, mais en raison de la croissance de la circulation il ne suffit bientôt plus, et au début les années 30 il fut question de construire un deuxième pont par-dessus le fleuve, inauguré après deux ans de travaux en 1934 sous le nom de pont Adolf Hitler. A la suite d'une nouvelle occupation du pays rhénan, des troupes allemandes furent stationnées à Coblence en 1936. Sur la place devant la mairie un nouveau site d’intérêt public, le Schängelbrunnen, fut inauguré en 1941. En 1942 870 juifs furent déportés par les nazis à partir de la gare de Koblenz-Lützel. Le centre de Coblence fut détruit suite à un bombardement par les forces de l’air britannique en 1944, et la ville de nouveau occupée par des troupes américaines en 1945.
En accord avec les décisions prises lors de la Conférence de Potsdam l’autorité d’occupation fut transférée des Américains aux Français et en 1946 le Land de Rhénanie-Palatinat fut fondé. La première session du Conseil du Land (Beratende Landesversammlung) se tint le 22 novembre au Théâtre, celle du Parlement Régional suivi le 4 Juin 1947 dans la grande salle de l’hôtel de ville de Coblence, à partir de ce moment première capitale du nouveau Land. Wilhelm Boden fut élu au poste de premier ministre du Land de Rhénanie-Palatinat, mais déjà un mois plus tard Peter Altmeier prit sa succession. C’est sur une initiative lors de la Conférence de Rittersturz tenue à Coblence en 1948, que fut fondée la République Fédérale d’Allemagne, basée sur la décision des trois forces d’occupation de l’ouest de coopérer et d’une séparation, du moins temporaire, de la zone soviétique. En 1950 le parlement régional se prononça en faveur d’un transfert du siège du gouvernement à Mayence. En 1953 le président Theodor Heuss déclara le site du Deutsches Eck commémoratif de l’unification allemande. À la place de la statue de l’empereur Guillaume I., détruite par des feux d’artillerie en 1945, on installa le drapeau allemand. A la suite de la nouvelle fondation d’une armée allemande, les casernes de Coblence furent de nouveau peuplées et la ville devint le siège de garnison le plus important de la guerre froide. De nos jours Coblence est toujours la ville la plus importante en termes de stationnement des forces armées allemandes. En 1962 le nombre d’habitants dépassa la barre des 100.000 pour les grandes villes. Entre 1969 et 1975 se réalisa le projet le plus important de construction de pont – résultat : Le pont du Sud traversant le Rhin. Le dernier projet de ce genre, le pont Kurt Schumacher sur la Moselle, fut achevé en 1990. Deux ans plus tard la ville célébra l’anniversaire de ses 2.000 ans d'existence, et après de longues controverses la statue restituée de l’empereur Wilhelm I. fut inaugurée en 1993. Régulièrement, au moment de la fonte des neiges, la ville est atteinte par des inondations.
En 2002 la vallée du Haut Rhin fut déclarée patrimoine mondial par l’UNESCO. Cette partie romantique du Rhin avec ses innombrables Castels, Châteaux et vignes s’étend sur une distance de 65 km sur les bords du Rhin entre Bingen, Rüdesheim et Coblence, dont uniquement une partie y appartient, notamment le Centre Ville Historique, le Château des Souverains Princiers, le Château de Stolzenfels, l’ancien Castel, le Deutsche Eck ou les anciennes fortifications du temps des Prusses. En 2005 le Conseil Municipal décida d’accueillir l’exposition d’horticulture en 2011 à Coblence.
Plus de 42.000 habitants sont inscrits dans les environ 150 associations sportives, qui proposent une variété d’environ 50 activités sportives. Aucune ville allemande d’une taille comparable ne fait preuve d’un degré d’organisation plus élevé sur ce domaine. En outre, les nombreux espaces verts invitent à la pratique hors des associations. Avec une capacité de 17.084 places assises le Stade d’Oberwerth, dont la construction s’acheva en 1936, représente un des terrains de sport les plus important des environs.
Depuis le XIIIe siècle à l’initiative du moine Caesarius des manifestations carnavalesque ont lieu au Deutsches Eck, mais cette coutume religieuse se perd lors de la guerre des 30 ans. Malgré la destruction, le rationnement et de nombreuses victimes la tradition carnavalesque connaît une renaissance en 1688, cette fois d’un caractère plus moderne, marqué par le faste princier. Avec l’occupation de la ville par les troupes de Napoléon, le carnaval prend également une nature plus bourgeoise.
A la suite de la défaite de Napoléon et de la reprise du territoire par les Prusses en 1815, son carnaval voit naître en 1823 une nouvelle étape de son histoire, probablement la plus importante, celle sous l’influence de la réforme du carnaval émanant de Cologne. La réforme implique une organisation des manifestations à Coblence et entraîne la fondation de nombres d’association. L’obstination bourgeoise et la volonté d’établir une administration indépendante formaient un contraste avec le principe prussien de raison d’État, phénomène qui se fit également remarquer par une paralysie du développement de la dite Cinquième Saison au début du XIXe siècle. Même si en 1827 les habitants parviennent toujours à organiser un défilé, les libertés des manifestations sont bientôt restreintes par des limites bureaucratiques. Ce n’est qu’en 1860 que les relations entre les participants et l’autorité publique se détendent. Malgré des interruptions temporaires suite à des crises politiques et un certain désintérêt de la population à son égard au tournant du siècle, la tradition revît grâce à son effet stimulant sur l’économie et le tourisme. Après une cessation totale des manifestations durant la Seconde Guerre mondiale, l’intérêt reprend et s’accroît jusqu’à nos jours. De nos jours le moteur principal des manifestations est une association (Arbeitsgemeinschaft Koblenzer Karneval). La gamme s’étend de manifestations en salle et séances, au défilé du Lundi Gras traversant l’entité du centre ville, de même que l’élection du Prince et de sa Dame Confluentia, l’occupation de l’hôtel de ville et de la caserne de Falkenstein par les masqués sous la direction du Conseil des Onze et des Régents des Journées de Folie.
La ville de Coblence entretient des liens de jumelage avec sept municipalités réparties sur trois continents. La première relation de ce genre date de 1963 avec la ville de . En 1969 suivit celle avec le quartier de Londres Haringey et en 1978 celle avec la ville de Norwich de la Comté Anglaise Norfolk. Un lien de jumelage fut également établi en 1981 avec la ville de . Dix ans plus tard la ville d’Italie du Nord Novara devint la cinquième ville jumelée, suivi d’Austin, Capitale du Texas aux États-Unis, en 1992 et première ville jumelée sur un autre continent, puis de la ville israélienne de Petah Tikva en 2000. Dans ce cadre les principales manifestations sont des visites de groupes de jeunes et de délégations à l’occasion des principales Fêtes de la ville (Défilée du Lundi Gras, Fête du Centre Ville Ancien), ainsi que des échanges entre élèves et des stages organisé par les écoles, afin de familiariser les jeunes avec la culture et les coutumes de l’autre pays.
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