Les Celtes constituent une civilisation protohistorique européenne (qui survécut au Moyen Âge en Irlande, jusqu'à l'évangélisation de l'île par Saint Patrick au ). Les Celtes appartiennent à la famille des Indo-européens. Ne connaissant pas d'unité politique, ceux que l'on désigne ainsi étaient une myriade de peuples possédant des lois, des coutumes, des rites différents (César, De Bello Gallico, I, i), surtout connus dans les sources antiques grecques et romaines pour leur valeur guerrière, leur caractère emporté, leurs sempiternelles luttes intestines et pour les mystères de la religion druidique. Ils ne constituèrent pas une civilisation sanguinaire et destructrice comme les auteurs anciens l'ont souvent écrit (ils sont connus pour avoir pratiqué les sacrifices humains et pour avoir voué un culte aux têtes coupées, notamment chez Diodore de Sicile), mais bien une culture riche, unique durant l'Antiquité, qui sut s'épanouir et notamment, développer un art tendant à l'abstraction dont la valeur est aujourd'hui reconnue.
C'est certainement leur incapacité à s'unir et à fonder des entités politiques plus vastes que la cité ou la confédération de peuples qui les a perdus : il semble qu'à l'instar des Grecs archaïques, les Celtes aient eu horreur du centralisme et n'aient connu que des alliances temporaires, fondées sur le clientélisme (voir à l'article « Gaulois »).
L'histoire des Celtes est marquée par une succession de conquêtes spectaculaires (jusqu'au ) qui les menèrent jusqu'en Asie Mineure, puis par une suite de revers militaires qui les cantonna aux seules îles britanniques et à l'Irlande, après la guerre des Gaules de -58 à -51.
qui se nomment dans leur propre langue Celtes […
Le mot "celte" peut être un dérivé de différents mots :
Il faut attendre près de deux siècles pour que - la plupart de ces peuples en mouvement s'étant déjà fixés depuis longtemps - les sources nous livrent une profusion de détails géographiques et culturels qui ne sont plus directement en relation avec le bellicisme celtique. Ainsi, les limites géographiques des peuples celtiques sont mieux connues à l'époque de la république romaine tardive (), au moment même où les Celtes sont pris en tenaille sous les assauts conjugués des Romains et des Germains.
Voici une liste, non exhaustive, des principaux auteurs anciens qui nous renseignent sur les Celtes :
Henri d'Arbois de Jubainville a recensé, en 1883, 953 manuscrits irlandais dans les bibliothèques, sans prendre en compte ceux qui sont conservés dans des collections particulières. Ces textes datent de différentes époques, le plus récent est du ; cependant l'archaïsme de la matière est indépendante de la date du document, comme l'ont démontré Christian-Joseph Guyonvarc'h et Françoise Le Roux dans La civilisation celtique (Objections et problèmes de méthode). Il arrive aussi qu'un texte du soit la retranscription d’un texte du , ou que tel Livre soit la compilation de récits connus par ailleurs. Cette littérature comporte quatre catégories : le cycle mythologique, le cycle héroïque d’Ulster, le cycle de Finn et le cycle historique.
Outre la difficulté linguistique (irlandais ancien), il convient au philologue de retrouver le substrat archaïque des Celtes de l'Antiquité, dans un contexte fortement christianisé. Certains faits, certains mythes ont été remaniés de façon à correspondre aux dogmes de l'Église. D'autres éléments, du fait de leur ancienneté, étaient simplement incompréhensibles pour les copistes, la retranscription devient parfois aléatoire.
Les travaux de ces dernières décennies ont considérablement modifié l'approche que l'on doit avoir du sujet, notamment avec l'étude comparative dans le cadre des Indo-européens. Cela se ressent dans les domaines de la mythologie, du druidisme, de la structure de la société. Ces sources littéraires précisent et confirment ce que nous avons appris des sources historiques, et sont aussi utiles aux études archéologiques.
Pour les textes les plus importants, on peut citer par exemple :
auxquels on peut ajouter les textes Gallois :
Une statuaire celte est connue, qui a longtemps été cantonnée au sud-est de la Gaule (Roquepertuse, Entremont, guerrier gaulois de Vachères) et dont on supposait qu'elle était due à l'influence proche de Marseille grecque. L'invention d'une statue originale à Glauberg (Allemagne) démontre que cette vision des choses est partielle.
Les sources archéologiques ont également permis d'acquérir une connaissance importante de l'armement celtique ou encore, récemment, d'entrevoir un univers spirituel sanguinaire qui s'approche davantage de celui que les textes romains présentaient pour les peuples belges.
Enfin, les objets et les structures livrés par les nombreux oppida (véritables villes-fortifiées comme à Entremont, près d'Aix-en-Provence ou à Bibracte, la capitale des Éduens) ont mené à la conclusion que les Celtes avaient progressivement développé, jusqu'à la veille de la conquête romaine, une civilisation complexe, qui n'ignorait plus l'urbanisme.
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C'est à la fin du qu'apparaît, encore dans les sources grecques, le terme « Galates » pour désigner précisément les Celtes réunis sous l'autorité d'un Brenn (chef) qui se heurtent aux Grecs à partir de -310, traversent non sans laisser de traces les Balkans et gagnent l'Asie près de Byzance. Le contexte dans lequel ce nom est utilisé laisse penser que les intéressés se nommaient ainsi.
Près de deux siècles et demi après, Jules César mentionne les Gaulois, qui se nomment Celtes dans leur langue et qui habitent une partie de la Gaule (les deux autres parties étant peuplées par les Aquitains et par les Belges).
Point commun de ces trois témoignages qui reflètent par ailleurs des réalités et des objectifs différents, l'existence des Celtes est attestée durant ces siècles qui, d'Hérodote à César, constituent ce que les archéologues ont nommé « civilisation de la Tène » (du site de La Tène, sur la Thielle, en Suisse).
À ce « domaine celtique » attesté par les sources historiques, il faut ajouter l'île de Bretagne, également conquise peu après par les Romains et dont César mentionnait la spécificité par rapport à la Gaule. Il faut, enfin, ajouter l'Irlande, de l'âge du fer jusqu'au haut Moyen Âge, telle que la révêlent l'archéologie et la tradition, les textes chrétiens insulaires de cette dernière période.
Cette définition exclut notamment les Celtes de Bretagne et d'Irlande, les Celtes de Bohême ou Scordisques, mais inclut les Belges, les « Gaulois du midi » (soumis par Rome un siècle avant leurs voisins du nord), et les Gaulois cisalpins.
A contrario, on regroupe sous le terme Celtes les Gaulois (y compris les Belges), les Scordisques (Celtes danubiens), les Celtibères (Celtes de la péninsule ibérique - Espagne et Portugal) les Bretons (Celtes de Grande-Bretagne), les Gallois du haut Moyen Âge, les Celtes d'Irlande ou encore, les Galates d'Asie mineure.
Soit une vague de peuplement pré-celtique ou celtique de l'Europe aurait eu lieu, se superposant à un ou plusieurs peuplements antérieurs: le problème de savoir quand et à partir de quel foyer ce peuplement se serait produit se pose alors. Soit une civilisation à proprement parler « celtique » se serait lentement développée par diffusion culturelle sur un fond de peuplement préhistorique antérieur : dans ce cas, aucun bouleversement ethnique d'importance n'aurait accompagné la « naissance » des Celtes. Évidemment, la combinaison ou la juxtaposition partielle de ces deux explications est également possible.
En tous cas, les ancêtres des Celtes, peut-être à rechercher parmi les peuples pré-celtiques, furent probablement parmi les premiers Indo-européens à avoir remonté le Danube et peuplé la région alpine. Ces peuplades préhistoriques occupèrent durablement toute la partie occidentale de l'Europe, de l'Écosse au Nord jusqu'à l'Espagne au sud, et des Balkans à l'Est jusqu'à l'Irlande à l'ouest.
Un changement culturel majeur, en effet, a lieu dans l'Europe préhistorique, vers -1300 : l'exploitation du bronze, et sa production gagnent brutalement en qualité et, dans le même temps, les tumuli (latin – sing. tumulus : tertres funéraires) sont remplacés par des champs d'urnes : les sépultures ne se font plus par inhumation mais par crémation. Les cendres des défunts sont alors placées dans une urne qui est rassemblée avec d'autres. L'expansion de ce mode de sépulture est constatée dans toute l'Europe centrale et occidentale, jusqu'à l'Irlande.
Vers -900 à -800, une innovation technologique considérable vient bouleverser une civilisation relativement stable : la métallurgie du fer. Les débuts de cette métallurgie sont connus dans le sud de l'Allemagne, l'Autriche et l'est de la France : ils semblent associés à l'émergence d'une aristocratie guerrière dont le prestige repose sur l'usage de l'épée et sur la possession d'attelages d'apparat (les premiers chars celtiques). C'est la culture du Hallstatt (repère H sur la carte ci-dessous). Il faut moins de cent ans pour que ces technologies soient connues dans l'ensemble du monde celtique, preuve d'une grande cohésion de l'ensemble dès cette époque. Parmi les sites de cette époque, l'un des plus connus est le tombeau de la princesse de Vix, en Côte-d'Or . Les autres sites funéraires très connus , sont situés en Allemagne , notamment la Sépulture de Hochdorf , Waldagesheim , Reinheim , Kleinasperle , réalisés de la même façon ( un char , des bijoux en Or ( Torques et bracelets) , des pendentifs en ambre provenant des contrées Vikings , des poteries en bronze originaires des Etrusques et des Grecs , des cors issus des contrées pré-anglo-saxones et des cratères très importants ).
Si la prospérité économique initiale du premier âge du fer, période qui semble avoir été relativement stable sur le plan politique, repose sur un axe commercial nord-sud, situé à l'est des Alpes et reliant la Méditerranée à la Baltique (route du commerce de l'ambre), des changements surviennent dès les VIII-VII siècles avant notre ère.
Vers -700/-600, en effet, les inhumations sous tumulus réapparaissent, sans doute liées à des changements religieux qui traduisent une dégradation économique. Les centres économiques originels du premier âge du fer connaissent à la même période un déclin au profit de nouveaux centres secondaires. Le site de Hallstatt est brûlé et ne sera plus réoccupé ; simultanément, la multiplication de petits oppida (latin sing. oppidum : un lieu élevé (colline ou montagne) dont les défenses naturelles ont été renforcées par la main de l'homme) traduisent un état d'insécurité corrélatif à un émiettement de l'autorité politique. Des mouvements de peuples sont alors attestés par les sources grecques : c'est à cette époque qu'est utilisé pour la première fois le terme keltoi pour désigner les peuplades résidant au nord des Alpes.
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Ainsi, c'est durant la deuxième période de l'âge du fer, celle de la Tène (repère L sur la carte) que l'existence des Celtes est réellement attestée par des sources historiques et c'est à la fin du III et au début du II siècle qu'ils connaissent leur plus grande expansion géographique (zone 2 sur la carte).
Ils la doivent sans doute en premier lieu à leur armement en fer. La métallurgie du fer, en effet, maîtrisée à l'époque de Hallstatt, confère une indéniable supériorité militaire et matérielle. Elle constitue dès l'origine, avec la langue, le plus sûr indice d'appartenance au monde celtique. L'expansion de cette technologie est très importante, de l'Europe centrale jusqu'à la Mer noire, en passant par l'Ukraine.
Un autre facteur important semble être leur mobilité. Les Celtes ont d'abord et durant très longtemps une réputation de mercenaires : l'on connaît des troupes de guerriers isolés, mais également celles accompagnées d'une population entière, accomplissant ce que les Romains nomment ver sacrum, c'est-à-dire une migration sacrée. Cette réputation va perdurer. Très réputés même après la défaite d'Alésia, les Celtes serviront dans les armées romaines comme auxiliaires : les cavaliers gaulois.
Parmi l'armement celtique, l'épée longue celtique sera copiée par les Germains qui en feront plus tard l'instrument de leurs victoires sur les Romains. La cotte de mailles, enfin, est une invention celtique qui sera reprise dans tout le monde antique avant de connaître le succès que l'on sait au Moyen Âge. À côté de cela, les Celtes utilisent la fronde et la lance. L'arc ne se répand qu'au moment de la résistance contre Rome.
À la suite d'un appel à l'aide de Marseille, menacée par les peuplades celtiques voisines, Rome annexe la Narbonnaise durant le dernier tiers du II siècle.
Les invasions de bandes armées et la pression démographique des Germains entraînent des migrations de peuples celtiques vers l'ouest, comme celle des Helvètes conduits par leur roi Orgétorix, et suscite des tensions avec les peuples gaulois. C'est ce dernier facteur qui provoque la guerre des Gaules et marque la fin de l'indépendance celtique sur le continent à partir de -58. L'intervention de César aurait alors été motivée, écrit-il, par le désir de renvoyer les Helvètes chez eux afin de ne pas laisser des peuples germaniques d'outre-Rhin occuper le plateau suisse.
Occupée par le conquérant romain qui s'est immiscé dans la politique gauloise, une partie de la Gaule se soulève en janvier -52. Après la défaite à Alésia du chef de la coalition gauloise, Vercingétorix, la Gaule est entièrement occupée. Les derniers opposants sont vaincus en -51 à Uxellodunum où ils s'étaient réfugiés.
Au I siècle de notre ère, l'île de Bretagne est conquise à son tour : dès lors, la civilisation celtique ne survit plus qu'en Irlande. Cette dernière île est christianisée au V siècle.
Pour le « Hallstatien », en effet, nous ne disposons que de sources archéologiques.
Durant cette période, le commerce avec la Méditerranée conduit à la constitution d'un véritable réseau de « principautés » s'étalant en arc de cercle depuis l'est de la Gaule jusqu'en Bohême (République tchèque). Ces principautés dominent chacune un territoire de 30 à 40 kilomètres de rayon (Patrice Brun) : les sites de Vix, de la Heuneburg, et de Hohenasperg font situer le cœur de ce phénomène de concentration du pouvoir entre la Bourgogne et le Wurtemberg, du IX au V siècle.
Les échanges commerciaux avec la Méditerranée (axe nord-sud) ont pu, en effet, aboutir à la constitution de centre économiques servant de relais vers les régions plus lointaines de l'Europe barbare. Ces centres subissent les effets d'un glissement des routes commerciales de l'est des Alpes vers la plaine rhodanienne à la fin de la période.
Les intermédiaires barbares dans le commerce avec la Méditerranée se multiplient alors et les « principautés de la Celtique » déclinent rapidement (au V siècle). Vers la même période, la métallurgie du fer se répand en Grande-Bretagne : l'île était restée jusque là en périphérie de ce système d'échanges européens dont le contrôle était assuré par quelques « princes ».
Pour le second âge du fer, c'est-à-dire La Tène, il faut distinguer deux grandes périodes :
Du V siècle jusqu'à la fin du III siècle a lieu une période d'expansion des Celtes, qui est celle de la formation du domaine celtique proprement dit dans ses frontières les plus larges.
Cette période est caractérisée par une série de migrations et d'invasions par des populations originaires du nord-est de la France et du nord des Alpes : ces migrations, indice d'une très grande mobilité, conduisent les Celtes dans le nord de l'Italie, en Europe de l'est jusqu'en Ukraine et même, à travers l'épopée des Galates, jusqu'en Asie mineure.
On ne peut toutefois que deviner, à cette période, l'existence de plusieurs « ensembles » dans le monde celtique pour se faire une idée, très incomplète, de son organisation. Les connaissances qui viennent de l'archéologie, en effet, portent surtout sur les caractéristiques unitaires des Celtes : un art originaire de l'Europe centrale a quand même pu être distingué, qui est l'indice de la formation d'une culture celtique originale et prospère : celle des Scordisques de Pannonie. C'est aussi avec le reflux en Macédoine des Celtes qui avaient envahi la Grèce, au III siècle, que se constitue la culture celto-thrace des Taurisques.
Les sources historiques concernent quant à elles essentiellement l'art de la guerre des Celtes : le mercenariat celtique est alors renommé dans le monde hellénistique. Sa présence est connue à travers plusieurs récits, comme celui d'une ambassade auprès d'Alexandre le Grand sur le Danube.
On peut aussi tirer des sources, généralement postérieures, certains traits (légendaires ou non) de la mobilité géographique des Celtes. À l'origine de cette mobilité, on peut citer la pratique des migrations sacrées, sous la conduite d'un chef de guerre (brenn), avec éventuellement l'incendie de la « ville » d'origine (attesté durant la période suivante chez les Helvètes). Les raisons exactes de cet essaimage, toutefois, demeurent inconnues, mais elles sont probablement démographiques.
L'étymologie, enfin, nous livre un aperçu de la mobilité des peuples. Certains noms de peuples, en effet, sont connus en des régions d'Europe fort différentes aux III–I siècles : cela éclaire leurs mouvements aux V-II siècles, sans que le détail en soit toujours connu :
On trouve aussi dans le sud de l'île des Parisii, peut-être à rapprocher des parisii, qui ont donné leur nom à la ville de Paris.
En contraste avec la période précédente, les II et I siècles avant notre ère correspondent à une période de repli des Celtes. L'essentiel du monde celtique d'alors est connu principalement à travers l'œuvre à caractère politique de Jules César.
Ce dernier distingue dans l'aire géographique désignée sous le nom de « Gaule », la « Celtique » proprement dite, la « Belgique » occupée par les « peuples belges » (des peuples celtes ou germano-celtiques) et l'« Aquitaine ».
Selon Jules César, les peuples belges présentent alors des traits de caractère plus archaïques que leurs voisins occidentaux : l'archéologie a effectivement mis en évidence leur bellicisme, qu'on peut expliquer par la permanence des traits culturels de la période d'expansion précédente.
Au début de la guerre des Gaules, les Gaulois ont, quant à eux, développé des systèmes fédératifs qui résultent, par le jeu des « clientèles », dans une concentration du pouvoir aux mains de quelques « cités ». Celles, rivales, des Arvernes, des Éduens et des Séquanes dominent clairement la Gaule chevelue à la veille de la conquête romaine.
Pour expliquer cette évolution, il est possible d'invoquer un système plus ancien d'alliances à vocation militaire : celui qui donne naissance aux « fédérations de peuples ». Ce système, qui se serait mis en place durant la période d'expansion des Celtes, aurait perduré avant de se transformer aux II et I siècles suite à la disparition progressive des conflits internes au monde celtique.
Des exemples de telles alliances sont connus chez des peuples établis à plusieurs centaines de kilomètres les uns des autres, au moment même où Rome conquiert le midi de la Gaule (dernier tiers du II siècle). Ainsi, le roi des Salyens a pu se réfugier chez les Arvernes, ou encore, les Voconces et les Allobroges ont pu former une coalition.
Durant les temps qui précèdent la conquête romaine de la Gaule chevelue, probablement dès la fin du II siècle, ces alliances trouvent leur prolongement dans la paix pour des raisons économiques. Elles aboutissent alors à un système plus centralisé que les simples fédérations de peuples : une telle évolution explique la disparition de certaines royautés (chez les Arvernes) ou la distinction d'une oligarchie chez les Éduens.
La naissance de cadres du pouvoir nouveaux en Gaule peut aussi expliquer l'utilisation du mot « cité » (civitas) par Jules César pour désigner une certaine réalité socio-politique gauloise en -58.
La Gaule peut alors connaître une évolution comparable à celle menant à la naissance de la cité « classique », dans la Grèce archaïque : à la fois un ensemble de citoyens, un ensemble de lois et le territoire sur lequel s'exercent ces lois.
La définition exacte à donner au mot « cité », s'agissant des Gaulois, et l'existence de frontières clairement établies entre les différents peuples de la Gaule, font cependant encore débat.
Une évolution à peu près similaire a pu être proposée chez les Celtes de Bohême (du Boiohaemum). Ces derniers possèdent alors de somptueuses résidences dans des oppida dominant la voie danubienne : le rôle économique et religieux de ces places fortes est évident (cf. Petr Drda et Alena Rybova, Les Celtes de Bohême). Mais leur déclin est rapide, lié essentiellement aux luttes contre les Daces et à la pression des Germains. Certains de ces Boïens viennent d'ailleurs en Gaule où ils participent à la guerre contre les Romains.
Pour compléter ce tableau, il faut noter l'existence de liens anciens et durables qui rapprochent les peuples occidentaux de la façade atlantique, de la Vendée jusqu'au sud-ouest des îles britanniques.
Dans ces îles britanniques, aussi, la culture matérielle révèle ce qu'on peut assimiler soit à des particularismes, soit à des archaïsmes. L'habitat, notamment, demeure très éloigné des « villes » celtiques (Stéphane Fichtl) qu'on peut observer sur le continent : il montre plutôt la permanence de traits hérités de l'âge du bronze. L'usage du char de guerre, abandonné sur le continent lors du développement du mercenariat celtique, au plus tard au , perdure en Grande-Bretagne jusqu'à la conquête romaine. S'ils n'ont laissé aucune trace archéologique dans cette île, les mythes irlandais du haut Moyen Âge en font en état.
En résumé, que l'on compare entre elles les données archéologiques inhérentes à l'« espace » gaulois, au sens large, (en particulier les aires de diffusion des monnaies), ou encore qu'on prenne pour exemple les relations entre la Gaule Belgique et l'île de Bretagne (I. M. Stead, « Les peuples belges de la Tamise » dans Les Celtes, ouvrage collectif), il apparaît qu'à large échelle un réseau complexe de relations économiques et culturelles lie les Celtes entre eux au I siècle avant notre ère. Ces relations sont sous-tendues, à moindre échelle, par des clientèles et des fédérations de peuples élaborées probablement dans un but guerrier lors de la période de l'expansion celtique.
Dans ce monde qui ne connaît pas d'unité politique dépassant le cadre – incertain – de la « cité » mentionnée par César, la tribu, le peuple, ou la (con)fédération de peuples, constitue à la fois le lieu originel et privilégié de l'identité des anciens Celtes et cette identité doit beaucoup à la guerre.
Toutefois, avec la fin (relative) de la mobilité des Celtes, dès la fin du III siècle avant notre ère, et avec l'isolement puis le rétrécissement de certaines « régions » du domaine celtique, des évolutions séparées impriment leur marque sur les différentes composantes de cet espace : aussi, Belges, Gaulois (au sens strict), Celtes de Bohême, Bretons et Galates d'Asie mineure présentent, au I siècle avant notre ère, des différences importantes selon leur éloignement par rapport au modèle d'organisation précédent.
Ainsi, selon Appien (VII.), les Celtes sont intempérants et se gorgent de bière ; cela rend leurs chairs flasques. Pour Strabon (IV. IV, 2.), les Gaulois sont irrascibles, prompts à la bataille et querelleurs (IV, 6.)., etc. Ces traits de caractère, bien évidemment, relèvent en majorité de la vision qu'avaient les Latins des Celtes.
Néanmoins, ce sont de tels passages qui nous renseignent sur d'autres aspects plus intéressants, quoique sujets à controverse, de la culture des anciens Celtes : ainsi, Diodore de Sicile nous apprend que les guerriers celtes conservaient la tête de leurs ennemis et lui vouaient un culte, les textes irlandais quant à eux, s'ils rapportent le fait, ne lui donne pas un caractère religieux. Cette information a été mise en rapport avec les inventions archéologiques de linteaux de portiques représentant des têtes coupées, ou encore avec les décors proprement celtiques des portails des églises de l'Irlande chrétienne : ces derniers privilégient la représentation des têtes de saints. Lucain, quant à lui, renseigne ses lecteurs sur l'aspect sinistre et sanguinaire des lieux de culte des Celtes : ses affirmations, à rapprocher de celles de Strabon sur les sacrifices humains, ont depuis lors été mises en rapport avec les dépôts d'offrandes des sanctuaires celtiques de la Gaule septentrionale et belgique.
Le clan ou la tribu, dont l'archétype qui nous est resté est le clan écossais, est la cellule politique de base qui regroupe toute la hiérarchie sociale, du chef, ou roi, jusqu'au esclaves et biens communs. Le clan était un tout et pouvait tout régler de lui-même. Donc, si en apparence les Celtes n'avaient pas d'unité politique, c'est qu'ils n'avaient jamais eu de besoin d'unification au-delà du clan. Leur conception de l'État est à l'opposé de celle des Romains de l'époque républicaine ou impériale, pour qui un État presque totalitaire était ce à quoi toute pensée et toute activité étaient dédiés.
En Gaule méridionale, les « Gaulois du Midi » nous ont quant à eux livré plusieurs inscriptions utilisant l'alphabet grec. Ils ont pu acquérir la connaissance de cette écriture au contact de la cité phocéenne de Marseille, dans le sud-est de la France, dès le .
Les inscriptions gallo-grecques (écriture avec l'alphabet grec de textes en langue gauloise) sont les plus importantes sources écrites par des Celtes qui nous sont parvenues pour la période antérieure à la conquête romaine de la Narbonnaise : elles couvrent des tessons (marques de propriété), des autels (dédicaces) et l'une d'entre elles est même datée de -500 / -450 (Italie du nord).
Dans l'aire gauloise historique laténienne, l'usage de l'écriture aurait été limité par les druides pour des raisons culturelles et de tabou religieux (Jules César).
Pour ce qui est du domaine insulaire, il convient de citer les Ogam, ou écriture oghamique, dont l’origine est irlandaise. Son invention mythique est attribuée à Ogme (équivalent gaulois : Ogmios), le dieu des Tuatha Dé Danann, dont la fonction est la magie guerrière, l’éloquence et de la poésie. C’est une écriture sacrée réservée aux druides, qui a été élaborée à partir de l’alphabet latin et dont la lecture est difficile. Ce système de notation est composé de 25 lettres dont la graphie est une arête verticale sur laquelle sont encochées des traits à droite ou à gauche, obliques ou perpendiculaires ; ces lettres sont associées au symbolisme des arbres.
Les textes font état d’usages magiques ou divinatoires, dont les supports privilégiés étaient les bois d’if et de coudrier. 300 inscriptions sur pierre nous sont connues, elles ont un caractère funéraire. Selon l’archéologue Venceslas Kruta, l’écriture oghamique a aussi servi pour des transactions commerciales et le bornage de terrains. Les pierres retrouvées étaient dispersées en Irlande et en Écosse, mais aussi au Pays de Galles, sur l’île de Man et aux Cornouailles, dans des zones d’influence gaélique.
Enfin, un dernier ensemble important de sources écrites en langue gauloise est daté de la période romaine. Le calendrier de Coligny en est une des pièces majeures : daté quant à lui de la fin du ap. J.-C., il emploie l'alphabet latin que nous connaissons.
Article détaillé : Art celte
Les Celtes n'ayant laissé que très peu de traces écrites de leur civilisation, celle-ci nous est avant tout connue grâce leur art, largement redécouvert durant la deuxième moitié du XX siècle.
L'art des Celtes présente une grande diversité selon les époques et les régions considérées. Il n'est pas, non plus, exempt d'influences extérieures : étrusque, grecque, scythique, puis latine, et enfin germanique et chrétienne.
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De plus, en se fondant sur une lecture erronée d'un passage de Pline, on a longtemps considéré que les Celtes, au contraire d'autres peuples anciens, ne construisaient pas de temples pour la célébration du culte, mais qu'ils utilisaient exclusivement des aires sacrées en pleine nature, comme les clairières (nemeton en langue gauloise, nemed en gaélique).
Des découvertes d'enclos présentant une fonction sacrée et cultuelle évidente, comme à Gournay-sur-Aronde (site étudié par J.-L. Brunaux), démontrent que cette conception de la religion celtique est pour une large part fantaisiste et qu'elle reposait surtout sur l'absence de témoignages archéologiques. Si des clairières ou des sources ont fait l'objet d'un culte, si des ensembles mégalithiques, tels Carnac ou Stonehenge ont pu être réutilisés par les druides à cet effet, il paraît aujourd'hui certain que les Celtes disposaient non seulement d'un clergé hiérarchisé, mais aussi de sanctuaires qui ont pu jouer le rôle de véritables temples.
Ces textes, rédigés dans un contexte chrétien, complètent ceux des Anciens ; on retiendra : le Cath Maighe Tuireadh (Bataille de Mag Tured), le Tochmarc Etaine (Courtise d’Etain), le Tain Bo Cualnge (Razzia des Vaches de Cooley), le Lebor Gabala (Livre des Conquêtes) et les Mabinogion gallois.
D'une manière générale, l'absence relative de témoignages de première main dont nous disposons sur la religion des anciens Celtes a donné lieu à un ensemble d'interprétations plus ou moins fantasques. En réalité, la connaissance que nous en avons s'appuie sur cet ensemble de sources extérieures, dont le propos peut être limité à des considérations politiques (César), ou encore de présenter des « barbares », au sens moderne du terme (Lucain). Enfin, il faut mettre en relation ce que nous savons des anciens Celtes et les sources irlandaises tardives avec la plus grande circonspection : ces dernières, en effet, présentent comme toute mythologie des influences non-celtes : indigènes, qui seraient plus anciennes et propre au contexte géographique, chrétiennes, … Et encore, ces sources témoignent d'une réalité éloignée de cinq à dix siècles par rapport à celle des Celtes contemporains de la conquête romaine.
Obéissant fondamentalement au schéma général de la tripartition des sociétés indo-européennes, la société celtique paraît avoir été structurée en trois classes : la classe sacerdotale qui possède le Savoir, gère le Religieux et fait la Loi, la classe guerrière qui gère les affaires militaires sous le commandement du roi et la classe des producteurs (artisans, agriculteurs, éleveurs, etc.) qui doit subvenir aux besoins de l’ensemble de la société et en priorité ceux des deux autres classes (César parle des druides, des equites (chevaliers) et de la plèbe).
À l'époque précédant la conquête romaine de la Gaule, et, semble-t-il, par la suite dans les îles, la caractéristique majeure de la pratique religieuse des anciens Celtes est le druidisme. Le mot druide qui est spécifiquement celtique provient de « dru-wid-es » qui signifie « très savants ».
L'existence du clergé druidique est attestée chez plusieurs auteurs antiques, pour différentes époques et en différents lieux du monde celtique. Ainsi, dans la tradition irlandaise, le druidisme apparaît comme une création des Partholoniens, arrivés en Irlande 312 ans après le déluge (selon le Lebor Gabala). Ou encore, en Gaule, les druides paraissent avoir joué un rôle clef dans l'insurrection de -52 et, par la suite, dans les révoltes gauloises du premier siècle : celle des equites, menée par l'Éduen Julius Sacrovir en 21 après J.-C. et rapportée par Tacite dans ses Histoires, aurait conduit au déclenchement des hostilités de Rome à l'égard des druides gaulois.
Le « clergé » druidique avait en charge la célébration des cérémonies sacrées et des rites cultuels : lui seul avait le droit de pratiquer les sacrifices, parfois humains, mais plus généralement d'animaux ou symboliques (comme l'attestent les ex-votos en bois inventés aux sources de la Seine). C'est d'ailleurs la pratique des sacrifices humains qui servit de prétexte à l'interdiction des druides sous l'Empereur Tibère (ou Claude pour certains historiens).
Les autres prérogatives des druides comprennaient logiquement l’enseignement, la diplomatie, l’histoire, la généalogie, la toponymie, la magie, la médecine et la divination. Le druide, grâce à son savoir (dont l'acquisition pouvait nécessiter vingt ans d’études, selon César) et grâce à sa maîtrise des pratiques magiques, était un intermédiaire entre les dieux et les hommes.
Le druide avait aussi un rôle de conseiller politique auprès du roi avec lequel il a pu former un binôme dans lequel le roi exerçait la souveraineté sous l’inspiration du druide. Le druide Diviciacos, contemporain de Cicéron et directement à l'origine de la conquête romaine de la Gaule, apparaît notamment comme le chef politique des Éduens.
À tous égards, le druide était le personnage prédominant de la société celtique, à la fois ministre du culte, philosophe, gardien du Savoir et de la Sagesse, historien, juriste et aussi conseiller militaire du roi et de la classe guerrière. Il est également possible que toute la vie des Celtes ait été sous le contrôle des druides à certaines périodes.
Aussi, on peut penser que les druides ont joué un rôle fondateur pour l'ensemble de la civilisation celtique et pour le règlement de l’ensemble de la société celte.
Sans entrer dans les spécifications de la classe sacerdotale, trois types de « professions » à caractère religieux sont connues dans le monde celte :
En Gaule, l'existence d'une hiérarchie druidique est également presque certaine si l'on se réfère aux témoignages latins qui portent sur l'existence d'une assemblée annuelle des druides (sur le territoire des Carnutes, près de Chartres) et sur l'existence d'un Gutuater, sorte de chef des druides, qui aurait participé activement à la politique des Gaules. Le druidisme aurait ainsi pu servir de trait d'union entre les peuples celtes.
La source majeure qui nous renseigne sur le calendrier celtique est le calendrier de Coligny, de l'époque gallo-romaine.
Un des points les plus délicats à aborder, en l'absence de sources de première main, est la spiritualité des anciens Celtes.
Ceux-ci devaient disposer d'un panthéon au moins aussi développé que celui des Grecs et des Romains (près de quatre-cent figures de divinités celtiques sont recensées), mais rien n'indique que ce panthéon ait été homogène sur l'ensemble du domaine celtique, ni qu'il ait possédé une structure unique. Cependant, les principaux dieux gaulois décrits par César se retrouvent, sous leurs noms propres, dans les textes mythologiques irlandais du Moyen Âge, avec les mêmes fonctions.
Les auteurs latins et grecs citent quelques divinités gauloises, sans énoncer les motifs qui dictent leur sélection : Epona, Taranis, Esus et Lug sont ainsi connus.
La toponymie nous livre encore quelques indices sur les croyances des anciens Celtes. Ainsi, on pense que Lug était révéré dans des lieux d'altitude. Le toponyme Lugdunum (forteresse ou montagne de Lug) est directement à l'origine du nom de la ville de Lyon.
La place des divinités celtes dans l'art pose problème. On a longtemps considéré comme témoignage archéologique majeur sur les dieux des Celtes le chaudron de Gundestrup, inventé dans une tourbière au Danemark. Mais celui-ci, qui représente un certain nombre de divinités et évoque plusieurs mythes communs à la plupart des peuples anciens en Europe, n'est pas exempt d'influences extérieures. En tous cas, il représente un dieu cornu qui peut être associé au dieu celte à tête de cerf, Cernunnos et une divinité à la roue solaire en laquelle on peut voir une représentation de Taranis.
En statuaire, on a plusieurs fois vu représentées des figures de divinités bicéphales ou tricéphales, qui ont été associées à un Hermès. Il est en tout cas probable que le rythme ternaire ait possédé une dimension religieuse pour les anciens Celtes. Des statues de « guerriers assis », inventées dans le midi de la Gaule (Entremont, Roquepertuse), font objet de débat : il est difficile de savoir si celles-ci représentaient des dieux, des guerriers divinisés ou des héros tutélaires.
Le même problème d'interprétation se pose pour certains bustes de la « Gaule chevelue » dont la forme fait penser au haut d'un mât totémique, telle celle en laiton inventée à Bouray-sur-Juine, dans l'Essonne, qui représente un personnage avec torque et pattes de cervidé stylisées, ou encore celle conservée au musée de Saint Germain-en-Laye, en calcaire représentant un personnage avec torque et sanglier.
De même, le sens exact de certains noms associés à des divinités est plus difficile à cerner : Teutatès (qui a inspiré le célèbre Toutatis d'Astérix) pourrait ne pas désigner un dieu particulier, mais le dieu tutélaire, protecteur d'un peuple, chaque peuple celte ayant possédé ses propres divinités, certaines remontant à la préhistoire pré-celtique.
L’immortalité de l’âme était une des croyances des anciens Celtes, ce qui explique peut-être les témoignages sur leur vaillance et leur intrépidité au combat, puisque la peur de la mort était absente. En revanche, la notion de la réincarnation doit être écartée de leur religion, cette suggestion étant due à des lectures erronées.
Les Celtes croyaient également en un au-delà. Dans la tradition irlandaise transmise à l'époque chrétienne, le Sidh désigne l'Autre Monde celtique, il se situe à l’ouest, au-delà de l’horizon de la mer, dans des îles magnifiques ; sous la mer, dans les lacs et les rivières où se situent de somptueux palais de cristal aux entrées mystérieuses ; sous les collines et les tertres. C’est le séjour des Tuatha Dé Danann.
Dans le domaine des rites, les sacrifices humains, le culte des têtes coupées, ou encore l'utilisation abondante du sang dans les lieux de culte sont les traits qui ont frappé l'imaginaire des auteurs antiques. L'un d'entre eux, Pausanias, accuse même les Celtes d'anthropophagie. Jules César, très sensible au sujet, écrit quant à lui :
Dans les faits, divers témoignages archéologiques corroborent l'existence de pratiques violentes, sans que l'étendue exacte de celles-ci soit connues : culte des têtes à Entremont (Bouches-du-Rhône), reminiscent dans le décor des tympans d'églises de l'Irlande médiévale, rites sanguinaires à Ribemont-sur-Ancre, etc.
Depuis quelques siècles, un mouvement culturel est né, qui vise à retrouver ou à recréer une dynamique interceltique, essentiellement par des échanges linguistiques, sportifs et artistiques. Parmi les événements remarquables qui concrétisent cette volonté, on peut citer :
Le phénomène identitaire touche de longue date les communautés d'origine celtique émigrées dans des pays Outre-Atlantique, comme les États-Unis (les premiers enregistrements acoustiques de ballades irlandaises nous viennent des USA), le Canada et même l'Amérique Latine, où le nombre et la notoriété des artistes s'inspirant de la musique « celtique » (en fait, irlandaise ou écossaise) ne cesse de croître, à l'image de la célèbre canadienne Loreena McKennitt.
On trouve aussi une abondante littérature puisant son inspiration dans la mythologie celtique. Ce phénomène est ancien, depuis la collecte des légendes irlandaises par les moines du jusqu'au Britannique Tolkien () et son œuvre célèbre Le Seigneur des Anneaux, en passant par Chrétien de Troyes () et son adaptation de la légende arthurienne en roman courtois.
Aujourd'hui les noms de deux clubs de football font référence a l'origine celte de leur région: le Celta Vigo à Vigo en Espagne, et le Celtic Glasgow à Glasgow en Ecosse.
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