Un catalogue de timbres est un ouvrage compilant les informations de base sur l'ensemble des timbres émis par une administration postale. Les catalogues ayant été à l'origine des prix courants de marchands, utilisés comme base par les philatélistes pour leur transactions ou leurs échanges, ils sont plus souvent des catalogues de cotation car l'éditeur y ajoute la valeur marchande estimée des timbres. Ce sont ces cotes et les nouvelles émissions de timbres qui justifient l'édition annuelle de ces ouvrages.
Les informations varient d'un éditeur à l'autre, comme la taille et la qualité des images. Par exemple, l'arrivée depuis 2001 d'un nouvel éditeur sur le marché français, Dallay, a forcé les deux autres éditeurs français à réagir car le dernier venu donnait plus d'informations sur les timbres (dessinateur, graveur, dates d'émission, tirage) avec une iconographie d'un format plus important.
L'inflation du nombre d'entités émettant des timbres et du nombre de timbres qu'elles émettent fait que les éditeurs sont obligés de subdiviser leurs tomes. Par exemple, le catalogue Yvert et Tellier qui tenait dans un seul tome au début des années 1940, comprend aujourd'hui théoriquement sept tomes, mais ils se répartissaient, en 2002, en quatorze ouvrages.
La cote exprimée par les catalogues concernent les timbres en bon état et correspondent, en temps normal, aux prix de vente de détail pratiqués par les marchands. Bien entendu le prix d'achat des mêmes marchands est nécessairement inférieur, car ils doivent pour survivre tirer un bénéfice de leur revente ultérieure des timbres achetés, et au surplus ne parviennent pas toujours à tous les revendre. La réduction doit normalement être plus grande encore, en cas d'achat en bloc d'une collection, et plus encore en cas d'achat d'un lot de timbres en vrac.
Dans les transactions entre collectionneurs, bien entendu, les ventes au dessous de la cote ont toujours été la règle, puisqu'ils n'avaient pas les mêmes charges que les négociants.
Mais la crise actuelle ne constitue pas un « temps normal » pour la philatélie. Bien des collectionneurs ont dû limiter leurs achats, tandis que d'autres, dépourvus d'emploi, devaient vendre leurs timbres. De ce fait l'afflux de timbres rares ou recherchés est devenu plus grand qu'à l'ordinaire dans les ventes où les Pont du Gard neufs sont proposé au tiers.
Mais cela n'est pas un fait nouveau, et l'on avait vu dans la grande crise des années 1929-30 les timbres de la Caisses d'Amortissement tomber au dessous de la faciale, ce qui ne les a pas empêchés de remonter par la suite et de devenir de très bons timbres. Enfin, dans les années suivant la Libération, les timbres à surtaxe émis sous le régime de Vichy (et stockés pendant la guerre par des non-philatélistes qui ne savaient que faire de leur argent) se sont vendus à 40% de leur faciale. Sans parler des timbres de Pétain démonétisés et revendus en feulles, en 1947-48, à la moitié de la faciale.
Certains de ces timbres ne s'en sont pas moins finalement redressés.
La variation des cotes au fil des décennies évolue énormément, en fonction de deux facteurs :
Il arrive que les éditeurs expliquent en introduction à leurs catalogues comment sont établies leurs cotes et comment évaluer sommairement un objet philatélique. Mais, quoiqu'ils écrivent, de nombreuses critiques se manifestent presque fatalement, lors de la sortie de chaque nouvelle édition des catalogues:
En effet, si, dans la presse philatélique, des articles et des chroniques se basent sur l'évolution des cotes de certains timbres pour tenter de voir s'ils constituent ou non un placement intéressant, il arrive régulièrement, dans les mêmes titres, que les cotations de catalogues soient critiquées. Les critiques de ces revues ne font, en réalité, que reflêter l'attitude de tous les collectionneurs ou négociants se prévalant, à tort ou à raison, d'une certaine expérience, et qui ont de tout temps critiqué les nouvelles cotes. Bien entendu, ces critiques sont souvent divergentes, la plupart des philatélistes ayant tendance à surestimer les timbres qu'ils possèdent et à juger au contraire trop élevées les cotes des timbres qui leur manquent. (Si on faisait voter les collectionneurs sur les cotes, il serait à craindre que les valeurs les plus élevées soit attribuées aux timbres possédés par la majorité des votants, tandis que les timbres les plus rares, ceux que pratiquement personne ne possède, risqueraient de voir leurs estimations tendre vers 0).
Pourtant les cotes, si critiquées qu'elles soient, n'en ont pas moins toujours constitué les seules bases de discussion communes pour les transactions entre philatélistes. Ces cotes restent donc pour eux une inévitable valeur de référence, quitte à y déroger plus ou moins largement, à l'occasion de telle ou telle vente ou échange.
Le développement des connexions internet voit des éditeurs proposer leurs catalogues en ligne, tel Michel.
Briefmarkenkatalog | Stamp catalog | Catálogo de selos | தபால்தலை விபரப்பட்டியல்
This article is licensed under the GNU Free Documentation License.
It uses material from the
"Catalogue de timbres".
Home Page • arts • business • computers • games • health • hospitals • home • kids & teens • news • physicians • recreation• reference • regional • science • shopping • society • sports • world