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Le Canada (prononcé en français et en anglais) est le deuxième plus grand pays du Monde, et il occupe la majeure partie de l'Amérique du Nord. S'étendant de l'océan Atlantique à l'océan Pacifique, et au Nord vers l'océan Arctique, le Canada partage une frontière commune avec les États-Unis au Sud et au Nord-Ouest.

D'abord occupé par les peuples autochtones, le Canada naquît de l'union de trois colonies britanniques, lesquelles étaient des colonies françaises au temps de la Nouvelle-France. Aujourd'hui un État fédéral de dix provinces et trois territoires, le Canada obtint pacifiquement son indépendance du Royaume-Uni dans un processus s'étalant de 1867 à 1982.

Le Canada est un régime parlementaire, et une monarchie constitutionnelle, se définissant comme étant une nation bilingue et multiculturelle; l'anglais et le français sont, à statut égal, les langues officielles. Nation industrialisée et technologiquement avancée, son économie diversifiée repose principalement sur l'abondance de ses ressources naturelles et sur le commerce effectué en grande partie avec les États-Unis, pays avec lequel perdure une relation complexe depuis les temps coloniaux et les débuts de la Confédération.

Origine et histoire du nom


Les historiens croient que le nom "Canada" vient du mot "kanata" utilisé par les Hurons-Wendat pour signifier "village" ou "établissement". Lors du deuxième voyage de Jacques Cartier en 1535, les Hurons utilisèrent ce mot pour indiquer à ce dernier le chemin pour se rendre au village de Stadacona (aujourd'hui dénommé Wendake, et enclavé par la ville de Québec). Jacques Cartier utilisa ce nom pour se reporter non seulement au village de Stadacona, mais aussi à toutes les terres assujetties au Chef huron, Donnacona. À partir de 1547, les cartes géographiques commencèrent à s'y référer en transformant ce nom en "Canada".

La colonie française du Canada, Nouvelle-France, fut montée le long des berges du fleuve Saint-Laurent s'étendant ainsi jusqu'aux rives nord des Grands Lacs. En 1791, cette colonie fut divisée en deux colonies britanniques qui furent nommées le Haut-Canada et le Bas-Canada, et dont les deux furent ensuite réunifiées en 1841 pour devenir le Canada-Uni. Dès la naissance de la Confédération en 1867, le nom Canada fut officiellement adopté pour définir le nouveau dominion, lequel fut communément appelé Dominion du Canada jusqu'aux années 1950. Comme le Canada acquît progressivement l'autorité et l'autonomie politique du Royaume-Uni, le gouvernement fédéral commença donc aussi progressivement à n'utiliser que le nom Canada sur les documents d'État et les traités. La loi de 1982 sur le Canada ne se réfère qu'au nom Canada, de telle sorte que ce dernier est actuellement le seul nom légal, se juxtaposant ainsi parfaitement dans le contexte social bilingue du pays. Cette modification fut en outre officialisée par le changement de nom de la fête nationale qui devint en 1982 la Fête du Canada, remplaçant ainsi l'ancienne dénomination de "Jour de la Confédération".

Histoire


Alors que la tradition autochtone réitère que les Premières Nations habitent certaines parties du Canada depuis l’aube des temps, certaines études archéologiques font état d’une présence humaine dans le Nord du Yukon remontant à près de 26,000 ans, et dans le Sud de l’Ontario à près de 9,500 ans. Les premières présences européennes remonteraient à l’an 1000 après J.-C. lorsque les Vikings s’installèrent brièvement à L'Anse-aux-Meadows. Les prochains Européens à explorer les côtes atlantiques du Canada incluaient John Cabot en 1497 et Martin Frobisher en 1576 – tous deux pour l’Angleterre – ainsi que Jacques Cartier en 1534 et Samuel de Champlain en 1603 sous le drapeau français. Les premiers établissements européens permanents furent établis par les Français, à Port-Royal en 1605 et à la ville de Québec en 1608, ainsi que par les Anglais à Terre-Neuve aux alentours de 1610. Les explorateurs européens apportèrent plusieurs maladies européennes qui, par les routes commerciales, se propagèrent rapidement au sein des populations autochtones, décimant ainsi partie de ces dernières.

Comme la compétition pour les territoires, les bases navales, la fourrure et la pêche devenait de plus en plus féroce, maintes guerres éclatèrent impliquant de ce fait les Français, les Anglais et les tribus amérindiennes. Les guerres franco-iroquoises apparurent entre la confédération iroquoise et les Algonquins, ces derniers étant alliés des Français, pour définir le contrôle du commerce de la fourrure. Les quatre guerres franco-iroquoises, entre 1689 et 1763, firent tomber successivement aux mains des Anglais les terres des Français, ainsi que celles de leurs alliés. Divers heurts entre colons français et puissances britanniques survinrent, dont la Déportation des Acadiens (surnommé le Grand Dérangement) en 1755. Après la victoire britannique à la guerre de sept ans, la Grande-Bretagne s’appropria l’ensemble des colonies restantes de la Nouvelle-France au Traité de Paris en 1763, ne laissant à la France que l’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon.

En conséquence de la révolution américaine, approximativement 50,000 loyalistes de l’Empire Uni immigrèrent au Québec, en Nouvelle-Écosse, à l’Île-du-Prince-Édouard et à Terre-Neuve. Cependant, comme ils n’étaient guère les bienvenus en Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick se détacha de cette colonie pour les accueillir en 1784. Par la suite, afin d’accommoder les loyalistes anglophones, la colonie du Canada fut divisée par l’Acte constitutionnel de 1791 en deux colonies distinctes, le Haut-Canada et le Bas-Canada. Deux décennies plus tard, le Canada joua un rôle significatif lors de la Guerre de 1812 opposant les États-Unis au Royaume-Uni. Sa défense lui valût d’importants avantages à long terme, notamment quant à la création d’un sentiment d’unité et de nationalisme au sein de la population de l’Amérique du Nord britannique. Une immigration massive de la Grande-Bretagne et de l’Irlande vers le Canada se fit sentir en 1815. Une série d’accords mena ensuite à de grandes périodes de paix entre le Canada et les États-Unis, n’étant malencontreusement interrompus que par de brefs raids opérés par des insurgés politiques.

Suivant l’échec des Rébellions de 1837 où les rebelles demandaient l’établissement d’un gouvernement responsable au sein de chacune des colonies du Haut-Canada et du Bas-Canada, le gouvernement colonial britannique donna à Lord Durham la tâche d’étudier la situation politique des deux Canadas; un rapport à cette fin fut déposé en 1839. Les principales recommandations de ce dernier consistaient en la réunification des deux colonies, et en une présence davantage omnipotente de la culture britannique auprès des Francophones, et ce, afin de les y assimiler. C’est ainsi que l’Acte d’Union de 1840 fusionna les deux Canadas en une seule colonie quasi-fédérale, le Canada-Uni, abrogeant par le fait même partie des droits octroyés aux Canadiens Français lors de la Proclamation royale de 1763 et de l’Acte de Québec de 1774.

Après que les États-Unis et le Royaume-Uni se furent entendus en 1846 sur le 49e parallèle Nord comme étant la nouvelle frontière séparant les États-Unis, de l’Ouest de l’Amérique du Nord britannique, le gouvernement de Grande-Bretagne créa la colonie de l’Île de Vancouver en 1849, et par la suite la colonie de la Colombie-Britannique en 1858 lors de l’avènement de la ruée vers l’or dans le Canyon Fraser. Dès la fin des années 1850, les dirigeants canadiens entamèrent une série d’explorations vers l’Ouest avec l’intention de prendre le contrôle de la Terre de Rupert ainsi que de la région Arctique. La population canadienne crû rapidement en conséquence d’un taux de natalité élevé; l’immigration massive de l’Europe contrebalança l’émigration vers les États-Unis, particulièrement celle des Canadiens Français migrant en Nouvelle-Angleterre.

Suite à la Grande Coalition, lors de la Conférence de Charlottetown et de la Conférence de Québec en 1864, ainsi que de la Conférence de Londres en 1866, les Pères de la Confédération entreprirent d'unifier les trois colonies – Canada, Nouvelle-Écosse et Nouveau-Brunswick, menant ainsi au processus de création de la Confédération. L’Acte de l’Amérique du Nord Britannique de 1867 créa un dominion, sous le nom de Canada, avec quatre provinces distinctes, à savoir l’Ontario, le Québec, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse. Par la suite, lorsque le Canada prit le contrôle de la Terre de Rupert et du Territoire du Nord-Ouest, lesquels formèrent ensemble en 1870 les Territoires du Nord-Ouest, un manque d’attention du gouvernement canadien envers les Métis conduisit à la Rébellion de la rivière Rouge, qui mena ultérieurement à la création de la province du Manitoba et à son entrée au sein de la Confédération en juillet 1870. La colonie de la Colombie-Britannique – laquelle incluait celle de l’Île de Vancouver depuis 1866 – ainsi que la colonie de l’Île-du-Prince-Édouard joignirent respectivement la Confédération en 1871 et en 1873. Dans le but d’unifier l’Union et de soutenir l’autorité canadienne sur les provinces de l’Ouest, le gouvernement fit construire trois chemins de fer transcontinentaux – plus particulièrement le Chemin de fer Canadien Pacifique, encouragea les immigrants à développer les Prairies canadiennes grâce à la Loi des terres du dominion, et établît la Police à cheval du Nord-Ouest (aujourd’hui la Gendarmerie royale du Canada). Alors que de plus en plus d’immigrants se rendaient dans les Prairies à bord du train transcontinental, et que la population de la région s’accroissait, certaines régions des Territoires du Nord-Ouest se firent accorder un nouveau statut, formant ainsi les provinces de l’Alberta et de la Saskatchewan en 1905.

Le Canada intégra automatiquement la première guerre mondiale en 1914 lors de la déclaration de guerre de la Grande-Bretagne, et envoya au Front Ouest des divisions composées principalement de volontaires afin de se battre en tant que contingent national. Les pertes humaines étaient si grandes que le premier ministre canadien de l’époque, Sir Robert Laird Borden, fut obligé de décréter la conscription en 1917, ce qui fut extrêmement impopulaire au sein de la population québécoise, menant ainsi à une perte de popularité au Québec envers le Parti conservateur. Bien que les membres du Parti libéral fussent profondément divisés sur l’enrôlement obligatoire, ils s’unifièrent et devinrent le parti dominant sur la scène politique canadienne.

En 1919, le Canada joignit la Société des Nations de son propre chef, et en 1931, le Statut de Westminster confirma que dorénavant aucune loi du Parlement britannique ne s’étendrait à l’intérieur des frontières du Canada sans son consentement. Au même moment, la Grande Dépression de 1929 affecta les Canadiens de toutes les classes sociales; la popularité croissante de la Co-operative Commonwealth Federation (CCF) en Alberta et en Saskatchewan augura un état-providence tel qu’initié par Tommy Douglas dans les années 1940 et 1950. Après avoir soutenu un apaisement de l’Allemagne à la fin des années 1930, le premier ministre libéral William Lyon Mackenzie King obtint l’approbation du Parlement pour l’entrée en guerre du Canada dans la seconde guerre mondiale en 1939, mobilisant ainsi les militaires avant l’invasion de l’Allemagne en Pologne. L’économie canadienne connût une effervescence pendant la guerre en grande partie grâce à l’énorme production de matériel militaire pour le compte du Canada, de la Grande-Bretagne, de la Chine et de l’Union soviétique. Le Canada termina la guerre avec l’une des plus grandes armées du monde. En 1949, le Dominion de Terre-neuve, anciennement indépendant, joignit la Confédération en tant que dixième province du Canada.

Jusqu’au centenaire du Canada en 1967, une immigration massive d’après-guerre des divers États ravagés en Europe changea le cours de la démographie du pays. En outre, tout au long de la guerre du Viêt Nam, des milliers de dissidents américains s’envolèrent pour s’installer aux quatre coins du pays. L’accroissement de l’immigration – combiné avec le baby boom, la force économique équivalente à celle des États-Unis dans les années 1960, et la réaction à la révolution tranquille au Québec menèrent au commencement d’un nouveau type de nationalisme canadien.

Lors de la rencontre des premiers ministres provinciaux et fédéral en novembre 1981, ceux-ci acceptèrent le rapatriement de la Constitution, pour autant que les procédures l’amendant y soient désormais incluses. Malgré la non-ratification des modifications par la province de Québec le 17 avril 1982, le Canada rapatria sa Constitution de Grande-Bretagne, sous proclamation de la reine Élisabeth II, ce faisant ainsi un État entièrement souverain bien que les deux pays se partagent toujours aujourd’hui le même monarque. Outre divers autres amendements, cette nouvelle constitution eut pour effet d’introduire la Charte canadienne des droits et libertés, le Droit des peuples autochtones ainsi que la Péréquation et Inégalités régionales.

Après que le Québec ait subi de profonds changements sociaux et économiques pendant la révolution tranquille des années 1960, certains Québécois commencèrent à appuyer une plus grande autonomie provinciale, ou même une indépendance partielle ou complète du Canada. L’aliénation entre les deux principaux groupes linguistiques, les francophones et les anglophones, sur la question de la langue et sur les divergences sociales et culturelles fut exacerbée par plusieurs évènements tels que la Crise de la conscription de 1944. Des référendums au Québec en 1980 et en1995 conclurent que respectivement 59.6% et 50.6% des électeurs rejetaient les propositions de souveraineté-association. La Cour suprême du Canada décréta en 1997 que la sécession unilatérale d’une province s’avère inconstitutionnel.

L’intégration économique avec les États-Unis se fit plus florissante après 1940. L’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) de 1994 fut un moment culminant dans l’élaboration d’une intégration économique entre les deux pays. Depuis les années 1980, les Canadiens se préoccupent de leur autonomie culturelle puisque les compagnies, la télévision et les films américains sont omniprésents. Cependant, les Canadiens ont somme toute une ferveur de leur propre système universel de soins de santé, ainsi que de leur engagement au multiculturalisme.

Gouvernement


Le Canada est une monarchie constitutionnelle qui reconnaît Sa Majesté Élisabeth II comme Reine du Canada depuis son couronnement le 6 février 1952. En sa qualité de représentante de la Reine, chef d’État, Son Excellence la très honorable Michaëlle Jean, Gouverneure générale et Commandante en chef des Forces canadiennes, assume les prérogatives royales lorsque la Reine ne se trouve pas au Canada. De plus, le Canada est un régime parlementaire avec un système fédéral de gouvernement et avec de fortes traditions démocratiques.

La constitution du Canada stipule le schéma légal du pays et consiste en une série de lois constitutionnelles enchevêtrées les unes aux autres, celles-ci étant composées de textes écrits et de traditions et conventions non-écrites. La Constitution inclut la Charte canadienne des droits et libertés garantissant aux Canadiens les droits et libertés qui y sont énoncés, et qui généralement ne peuvent être outrepassés par aucun niveau de gouvernement au Canada. « Ils ne peuvent être restreints que par une règle de droit, dans des limites qui soient raisonnables et dont la justification puisse se démontrer dans le cadre d'une société libre et démocratique » (Extrait du premier article de la Charte). En outre, une « clause nonobstant » octroie au Parlement fédéral ainsi qu’aux législatures provinciales le pouvoir de légiférer en tout temps, et dans la mesure convenu par les législateurs, en outrepassant temporairement certaines dispositions de la Charte – comprises soit dans les libertés fondamentales, les garanties juridiques ou les droits à l’égalité – pour une période de cinq ans renouvelable.

La position de Premier Ministre, chef du gouvernement du Canada, appartient au chef du parti politique dont la représentation à la Chambre des Communes est la plus grande par rapport à chacun des autres partis pris individuellement, ce qui peut mener à des situations où le parti du gouvernement peut tant aussi bien être majoritaire que minoritaire. Avant d’entrer en fonction, le Premier Ministre ainsi que tous les membres de son cabinet ministériel sont assermentés par le gouverneur général en conseil d’abord en tant que conseillers privés au sein du Conseil privé de la Reine pour le Canada, et ensuite en tant que membres du Cabinet. Les nominations ministérielles par le gouverneur général en conseil sont effectuées sous les recommandations du Premier Ministre, ces dernières étant de facto respectées bien qu’elles peuvent de jure être délaissées. Les membres du Cabinet proviennent généralement du parti politique du Premier Ministre, et fort majoritairement des députés de la Chambre des Communes, bien que certains puissent tout aussi bien provenir du Sénat, ou même dans de rares cas, ne faire partie d'aucune Chambre du Parlement. Le Premier Ministre exerce plusieurs pouvoirs, notamment quant à la nomination de nouveaux gestionnaires au sein du Gouvernement et de l’Administration publique. Le très honorable Stephen Harper, chef du Parti Conservateur du Canada, est Premier Ministre depuis le 6 février 2006.

Le Parlement fédéral est constitué de la Couronne – représentée par le gouverneur général en conseil – et de deux Chambres : une Chambre Haute (le Sénat) composée de sénateurs nommés, et une Chambre Basse (la Chambre des Communes) composée de députés élus universellement au scrutin uninominal majoritaire à un tour dans chacune des circonscriptions électorales (communément appelées « comtés »). Des élections générales sont déclenchées par le gouverneur général en conseil après que celui-ci ait dissout la Chambre des Communes : soit sous recommandation volontaire et stratégique du Premier Ministre, soit sous recommandation au terme du mandat de cinq ans, ou sous recommandation suite à un vote de confiance non favorable au gouvernement en place par les députés fédéraux. Les membres du Sénat, dont le siège est octroyé considérant une base régionale, sont choisis par le Premier Ministre et assermentés à vie par le gouverneur général en conseil pour servir jusqu’à l’âge de 75 ans au maximum.

Les quatre partis politiques du Canada siégeant actuellement au Parlement sont dans l’ordre décroissant de représentation à la Chambre des Communes : le Parti Conservateur du Canada, le Parti Libéral du Canada, le Bloc Québécois et le Nouveau Parti Démocratique, et ce, sans compter le député indépendant du comté de Portneuf. Bien que plusieurs autres partis ne soient pas représentés au Parlement, la liste des parties historiques avec représentation est substantielle.

Droit


La judicature du Canada est définie dans la Loi constitutionnelle de 1867. Elle joue un rôle important dans l’interprétation des lois, et a le pouvoir d'invalider les lois qui transgressent la Constitution. Tous les tribunaux provinciaux et fédéraux sont organisés en une seule pyramide à quatre niveaux. La Cour Suprême du Canada, constituée en 1875, est la plus haute instance judiciaire du pays, et en l’occurrence, une cour de dernier ressort nationale. « Elle a compétence sur des litiges relevant de tous les domaines du droit », chapeautant la Cour d’appel fédérale ainsi que toutes les cours d’appel provinciales. Sous ces tribunaux viennent la Cour fédérale, la Cour canadienne de l’impôt ainsi que les cours supérieures de compétence générale des provinces et des territoires. Puis au bas de la pyramide viennent les cours typiquement décrites comme des cours provinciales. « Bien que ne faisant pas officiellement partie du système judiciaire canadien, du fait qu’ils ne sont pas officiellement des «cours de justice», les tribunaux administratifs sont partie intégrante du système créé au Canada par le gouvernement pour résoudre les litiges », entre autre en matière de relations de travail.

La très honorable Beverley McLachlin, C.P. Juge en chef du Canada, de même que les huit autres juges de la Cour Suprême sont assermentés par le gouverneur général en conseil sous l’avis du Premier Ministre. Tous les juges des cours d’appel, provinciales et fédérale, et des cours supérieures sont aussi assermentés de la même manière, sous l’avis du Premier Ministre et du Ministre de la Justice, après consultation avec les organismes non gouvernementaux. Le Cabinet fédéral nomme les magistrats des cours supérieures aux niveaux provincial et territorial. Les postes des tribunaux du bas de la pyramide judiciaire, aux niveaux provincial et territorial, sont comblés par les gouvernements respectifs.

Le droit coutumier ou common law prévaut partout au Canada, sauf dans la province de Québec où le Code civil a préséance. Les lois criminelles sont uniquement de juridiction fédérale, et sont par conséquent uniformes dans tout le Canada. La mise en application des lois, incluant les cours de compétences criminelles, est cependant de juridiction provinciale, mais dans la plupart des provinces, cette application est donnée à contrat à la police fédérale, la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Relations internationales


Le Canada a une relation intime avec les États-Unis, pays avec lequel il partage la plus longue frontière non défendue du monde, avec lequel il collabore dans certains exercices et campagnes militaires, et avec lequel il est le plus grand partenaire commercial. Le Canada partage aussi une histoire et de longues relations avec le Royaume-Uni et la France, les deux puissances impériales les plus importantes dans sa fondation. Ces relations s’étendent aussi avec d’autres anciens membres des Empires britanniques et français, par l’entremise du Commonwealth et de La Francophonie.

Pendant les 60 dernières années, le Canada se fit le défenseur du multilatéralisme, faisant des efforts pour résoudre les conflits internationaux en collaboration avec les autres nations. Ceci fut clairement démontré lors de la Crise de Suez en 1956 quand l’ancien premier ministre Lester B. Pearson, alors Ministre des Affaires étrangères, apaisa les tensions en proposant des interventions de maintien de la paix et l’envoi de la Force de maintien de la paix de l’ONU. Dans cet esprit, le Canada développa et tenta de maintenir un rôle de chef de file dans les interventions de l’ONU. Le Canada servit dans 50 missions de la sorte, participant à chaque opération de l’ONU jusqu’en 1989. Les contributions du Canada au programme de maintien de la paix de l’ONU diminuèrent pendant les premières années du 21e siècle.

Un membre fondateur de l’Organisation du Traité de l’Atlantique-Nord (OTAN), le Canada emploie actuellement environ 62,000 militaires permanents au sein des Forces canadiennes, et 26,000 dans la réserve militaire. Les Forces canadiennes (FC) comprennent l’armée, la marine et la force aérienne. La majeure partie de l’équipement déployé des Forces incluent 1,400 véhicules de combat blindés, 34 vaisseaux de combat, et 861 appareils d’aviation.

En plus des grandes participations à la deuxième guerre des Boers, à la première guerre mondiale, à le deuxième guerre mondiale, et à la guerre de Corée, le Canada maintint des participations substantielles dans les missions internationales sous le commandement des Nations Unies et de l’OTAN depuis 1950, incluant des missions de maintien de la paix, diverses missions en ex-Yougoslavie, et un support au Forces de la Coalition lors de la Première guerre du Golfe. Depuis 2001, le Canada a ses troupes déployées en Afghanistan en partenariat de la Force de stabilisation des États-Unis et de la Force internationale d’assistance à la sécurité, dirigée par l’OTAN et autorisée par l’ONU. L’Équipe d’intervention en cas de catastrophe (DART) participa à trois importantes opérations de secours après le tsunami de décembre 2004 en Asie du Sud-Est, après l’ouragan Katrina en septembre 2005 sur les côtes américaines, et après le tremblement de terre du Kashmir en octobre 2005.

Provinces et territoires


Le Canada est composé de dix provinces et trois territoires. Les provinces sont : l’Alberta, la Colombie-Britannique, l’Île-du-Prince-Édouard, le Manitoba, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, l’Ontario, le Québec, la Saskatchewan et Terre-Neuve-et-Labrador. Les trois territoires sont : le Nunavut, les Territoires du Nord-Ouest et le Yukon. La différence première entre une province et un territoire réside dans leur autonomie. En effet, les provinces ont des compétences déléguées par la Loi constitutionnelle de 1867, et donc qui ne peuvent être octroyées au gouvernement fédéral que par une modification constitutionnelle. Quant aux territoires, ceux-ci sont le fruit d’une loi du Parlement fédéral, et donc directement sous son pouvoir. Toutes les provinces et territoires ont leurs propres emblèmes.

Les provinces sont, à l’intérieur de leurs limites, responsables de la plupart des programmes sociaux du Canada tels que l’administration de la santé, l’éducation, et « généralement toutes les matières d'une nature purement locale ou privée dans la province ». Somme toute, les provinces regroupées ensemble encaissent davantage de revenus que le gouvernement fédéral, une structure quasi-unique parmi les fédérations dans le monde. Bien qu'une province puisse, exclusivement, « faire des lois relatives aux matières tombant dans ses catégories de sujets », le gouvernement fédéral peut initier des politiques nationales dans les champs de compétence provinciale, telle que la Loi canadienne sur la santé. Cependant, chaque province a le choix de se retirer du programme, ou de ne pas y adhérer. Les paiements de péréquation sont faits par le gouvernement fédéral afin d’assurer que des standards uniformes et raisonnables de services publics et d’imposition soient conservées entre les provinces les plus riches et celles les plus pauvres.

Toutes les provinces ont une législature élue et unicamérale qui est chapeautée par un premier ministre choisi de la même façon que le Premier Ministre du Canada. Chaque province a aussi son Lieutenant-gouverneur, représentant de la Couronne et homologue provincial du gouverneur général en conseil du Canada, assermenté sous l’avis du Premier Ministre du Canada, et depuis quelques années avec des consultations croissantes avec les gouvernements provinciaux.

Géographie et climat


Le Canada occupe la majeure partie de la portion septentrionale de l’Amérique du Nord. Il partage une frontière commune avec les États-Unis au sud, et une autre avec ce même pays au nord-ouest, s’étendant ainsi de l’océan Atlantique à l’est jusqu’à l’océan Pacifique à l’ouest, et au nord vers l’océan Arctique. Depuis 1925, le Canada réclame la portion de l’Arctique s’étalant entre les méridiens 60ºO et 141ºO; cette réclamation n’étant toutefois pas universellement reconnue. L’établissement le plus nordique du Canada, et du monde, se situe à Alert, base des Forces canadiennes, au sommet de l’Île d’Ellesmere (latitude 82.5ºN à 834 kilomètres – 450 milles marins – du Pôle Nord). Le Canada est le deuxième plus grand pays du monde en superficie.

La densité de la population est d’environ 3.5 habitants par kilomètre carré (9.1/mille carré), et est parmi les plus faibles au monde. La région la plus densément peuplée du pays est celle du Corridor Québec-Windsor, le long des Basses Terres du fleuve Saint-Laurent et des Grands Lacs au sud-est. Au nord de cette région se trouve le vaste Bouclier canadien, une région de roc nettoyé par la dernière ère glaciaire, maigrement souillée, riche en minéraux, et dotée de lacs et rivières. Le Canada a sur son territoire plus de lacs que tout autre pays dans le monde, et possède une importante réserve d’eau douce.

Dans l’est du Canada, le fleuve Saint-Laurent se verse dans le Golfe du Saint-Laurent, le plus grand estuaire du monde; l’île de Terre-Neuve se situe en son embouchure, alors que l’Île-du-Prince-Édouard se situe au sud de celui-ci. Le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse sont séparés par la baie de Fundy, laquelle connaît les variations de marées les plus grandes du monde. Ces quatre provinces maritimes s’avancent à l’est de la péninsule gaspésienne du Québec. L’Ontario et la baie d’Hudson domine le centre du Canada, alors qu’à l’ouest se trouvent les vastes plaines des Prairies canadiennes, passant par le Manitoba, la Saskatchewan et l’Alberta pour se rendre jusqu’aux montagnes Rocheuses qui les séparent de la Colombie-Britannique.

La végétation du Nord Canadien diminue graduellement passant de la taïga – forêts boréales ou ceinture de conifères – à la toundra et finalement aux sols arides du Grand Nord. Les terres continentales du Nord Canadien sont quant à elle entourées d’un grand archipel contenant certaines des plus grandes îles du monde.

La moyenne des températures absolues hivernales et estivales diffèrent d’une région à l’autre. L’hiver peut être très rude dans certaines régions du pays, avec des températures pouvant descendre à 15°C (5°F) sous le point de congélation, bien qu’il soit aussi possible d’atteindre des températures de -40°C (-40°F) avec de forts vents glaciaux. La côte de la Colombie-Britannique constitue une exception, et se réjoui d’un climat tempéré avec des hivers doux et pluvieux. Pour ce qui est des étés, les températures peuvent grimper jusqu’à 35°C (98°F), voire 40°C (107°F) avec l’humidex.

Économie


Le Canada est l’une des nations les plus riches du monde, un membre de l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) et du Groupe des Huit (G8). Le Canada est une économie de libre marché avec légèrement plus d’interventions gouvernementales que les États-Unis, mais beaucoup moins que la plupart des pays d’Europe. Le Canada eut historiquement un produit intérieur brut (PIB) per capita plus faible que celui de son voisin du sud – quoique la richesse fut plus équitablement distribuée, mais plus élevé que les grandes économies d’Europe occidentale. Pendant la dernière décennie, après une période d’effervescence économique, l’économie canadienne grandît rapidement avec un faible taux de chômage et de grands surplus budgétaires au gouvernement fédéral. Aujourd’hui, le Canada ressemble fortement aux États-Unis quant à son orientation-marché dans son système économique, à ses moyens de production, et à son haut niveau de vie. Alors qu’en mai 2006, le taux de chômage national du Canada était à son plus bas depuis 1974, se chiffrant ainsi à 6.1%, les taux de chômage provinciaux variaient entre 3.4% et 14.8%.

Au cours du dernier siècle, l’impressionnante croissance des secteurs manufacturiers, miniers et des services transforma la nation d’une économie largement rurale à une économie principalement industrielle et urbaine. Tout comme les autres nations modernes et industrialisées, l’économie canadienne est dominée par l’industrie des services, laquelle emploie environ trois quarts des Canadiens. Cependant, le Canada est, contrairement aux pays industrialisés, exceptionnel quant à l’importance qu’a le secteur primaire dans son économie, avec deux de ses plus importantes industries, le pétrole et le bois d’œuvre.

À l’inverse de la plupart des nations développées, le Canada est un exportateur net d’énergie. Le Canada a de vastes réserves de gaz naturel sur la côte est, et de grandes ressources de gaz et de pétrole principalement situées en Alberta, en Colombie-Britannique et en Saskatchewan. Les grandes étendues de sables bitumineux dans la région d’Athabasca placent le Canada au deuxième rang des pays producteurs de pétrole. En Colombie-Britannique, au Manitoba, en Ontario, au Québec et à Terre-Neuve-et-Labrador se trouve une source d’énergie abondante avec la puissance hydroélectrique à faible coût, qui est relativement respectueuse de l’environnement.

Le Canada est l’un des fournisseurs les plus importants du monde en produits agricoles, avec la région des Prairies, laquelle étant l’une des plus grands fournisseurs de blé et céréales. Le Canada est le deuxième producteur de diamant au monde, le plus grand producteur de zinc et d’uranium, et un chef de file dans plusieurs autres ressources naturelles telles que l’or, le nickel, l’aluminium et le plomb. Plusieurs des villes, pour ne pas dire toutes les villes de la région nordique du pays, où l’agriculture est difficile, subsistent grâce à une mine tout près ou à une source de bois d’œuvre. Le Canada a aussi un imposant secteur manufacturier concentré principalement dans le sud de l’Ontario, avec son important tissu industriel de l’automobile.

En partie le résultat de son important secteur primaire, le Canada est hautement dépendant du commerce international, spécialement le commerce avec les États-Unis. L’Accord de libre-échange (ALE) de 1989, avec ce dernier, et l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) de 1994, qui incluait le Mexique, déclenchèrent une impressionnante croissance de l’intégration commerciale et économique du Canada avec les États-Unis. Depuis 2001, le Canada évite avec réussite toute récession économique que ce soit, et maintient dans l’ensemble la meilleure performance économique du Groupe des Huit (G8).

Démographie


Le recensement national de 2001 enregistra une population de 30,007,094 Canadiens; la population est actuellement estimée par Statistiques Canada à 32.5 millions de personnes. La croissance de la population est largement accomplie au travers de l’immigration et, dans une moins grande étendue, par la croissance naturelle. Environ trois quarts des Canadiens vivent à l’intérieur de 160 kilomètres (100 milles) de la frontière avec les États-Unis. Une proportion semblable vit dans les zones urbaines concentrées dans le corridor Québec-Windsor (notamment les régions métropolitaines de recensement Toronto-Hamilton, Montréal et Ottawa), les basses terres continentales de la Colombie-Britannique (de la région de Vancouver jusqu’au bout de la vallée du fleuve Fraser) ainsi que dans le corridor Calgary-Edmonton en Alberta.

Le Canada est une nation très diversifiée au point de vue ethnique. Selon le recensement de 2001, trente-quatre groupes ethniques d’au moins 100 000 membres vivent au Canada. Le groupe ethnique le plus grand se dit « Canadien » (39.4%) puisque plusieurs Canadiens se considèrent comme étant d’ethnie canadienne, notamment ceux dont les ancêtres sont arrivés au temps de la colonisation, suivi par ceux qui se disent Anglais (20.2%), Français (15.8%), Écossais (14.0%), Irlandais (12.9%), Allemands (9.3%), Italiens (4.3%), Chinois (3.7%), Ukrainiens (3.6%) et Indiens d’Amérique du Nord (3.4%). La population autochtone du Canada croît presque deux fois plus vite que le reste de la population canadienne. En 2001, 13.4% de la population faisaient partie des minorités visibles.

Les Canadiens adhèrent à une grande variété de religions. Selon le dernier recensement, 77.1% des Canadiens s’identifient comme étant des Chrétiens; de ceux-ci, les Catholiques constituent le plus grand groupe avec 43.6% des Canadiens. L’Église protestante la plus importante est l’Église Unie du Canada; environ 17.0% des Canadiens déclarent n’avoir aucune affiliation religieuse, alors que la population restante (6.3%) adhère à des religions autre que le christianisme, la plus grande étant l’Islam.

Au Canada, les provinces et territoires sont responsables de l’éducation; en l’occurrence, le Canada n’a pas de ministère national pour l’éducation. Chacun des treize systèmes d’éducation est similaire aux autres, et ce, tout en reflétant les propres histoire, culture et géographie régionales de la province respective. L’âge obligatoire pour l’éducation varie au travers le Canada, mais se range généralement aux alentours de 5-7 ans jusqu’à 16-18 ans, contribuant ainsi à un taux d’alphabétisme de 99.0% chez les adultes. L’éducation postsecondaire est de la responsabilité des gouvernements provinciaux et territoriaux, lesquels fournissent la majeure partie du financement; le gouvernement fédéral fourni du financement additionnel de par les subventions à la recherche. En 2002, 43.0% des Canadiens âgés entre 25 et 64 ans eurent déjà eu accès à l’éducation postsecondaire; pour ceux âgés entre 25 et 34 ans, la réalisation d’études postsecondaires atteignait 51%.

Langues officielles


Les deux langues officielles du Canada, le français et l’anglais, sont respectivement les langues maternelles de 23.2% et 59.7% de la population. Le 7 juillet 1969, sous la Loi sur les langues officielles, le français obtint un statut égal à celui de l’anglais dans toutes les instances gouvernementales fédérales. Ceci fit commencer un processus qui mena le Canada à se redéfinir officiellement en tant que nation bilingue.

Le français et l’anglais ont un statut égal dans les tribunaux fédéraux, le Parlement et toutes les sociétés d’État fédérales ainsi que les autres institutions gouvernementales du Canada. Le public a le droit de recevoir, là où il y a une demande suffisamment importante, des services du gouvernement fédéral dans l’une ou l’autre langue. Alors que le multiculturalisme est une politique d’immigration officielle du Canada, devenir citoyen canadien nécessite de parler aisément soit le français ou l’anglais – 98.5% des Canadiens parlent au moins une des deux langues (anglais seulement : 67.5%, français seulement : 13.3%, les deux : 17.7%).

Bien que le français soit principalement parlé dans la province de Québec, d’autres provinces – Nouveau-Brunswick, l’est et le nord de l’Ontario ainsi que le sud du Manitoba – ont une part substantielle de personnes francophones. De tous ceux qui parlent le français comme première langue, 85.0% vivent au Québec. Le français est la langue officielle de la province du Québec, ainsi que de celle du Nouveau-Brunswick (conjointement avec l’anglais pour celle-ci). Aucune autre province que le Québec et le Nouveau-Brunswick n'a comme langue officielle le français. Cependant, le français est utilisé en tant que langue pour l’éducation, les procès judiciaires, et les autres services gouvernementaux dans toutes les provinces et territoires parlant majoritairement l’anglais ou l’inuktitut. Plusieurs langues autochtones ont un statut officiel dans les Territoires du Nord-Ouest; l'inuktitut est la langue de la majorité de la population au Nunavut, et l’une des trois langues officielles de ce territoire.

Les langues non officielles sont aussi importantes au Canada, avec près de 5,200,000 personnes en parlant au moins une en tant que première langue. Les langues non officielles listées comme étant des langues maternelles incluent le chinois (853,745 locuteurs natifs), l’italien (469,485 locuteurs natifs), l’allemand (438,080 locuteurs natifs) et le punjabi (271,220 locuteurs natifs).

Culture


La culture canadienne est historiquement influencée par les cultures et traditions anglaises, françaises, irlandaises, écossaises et autochtones, ainsi que par la culture américaine en raison de la promiscuité et des échanges de capital humain existant entre les deux pays. Plusieurs formes de médias et de divertissements américains sont populaires et omniprésents au Canada. À l’inverse, plusieurs produits et divertissements culturels canadiens ont de grands succès aux États-Unis et partout dans le monde. Plusieurs produits culturels sont maintenant généralement commercialisés vers un marché nord-américain unifié, ou un marché global.

La création et la conservation d’une culture canadienne davantage distinctive est partiellement influencée par des programmes du gouvernement fédéral, des lois et des institutions politiques telles que la Société Radio-Canada (SRC), l’Office national du film du Canada (ONF) ainsi que le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC).

La culture canadienne est aussi grandement influencée par de récentes immigrations de personnes provenant des quatre coins du monde. Plusieurs Canadiens prisent le multiculturalisme, ce qui fait croire aux yeux de certaines personnes que la culture du Canada est proprement dite multiculturelle. De surcroît, le patrimoine multiculturel du Canada est protégé par l’article 27 de la Charte canadienne des droits et libertés.

Les symboles nationaux sont largement le fruit d’influences provenant de sources naturelles et historiques, ainsi que des peuples autochtones. Plus particulièrement, l’utilisation de la feuille d’érable comme symbole national canadien remonte au début du 18e siècle, et est illustrée sur les anciens drapeaux du Canada, sur son drapeau actuel, sur le cent (valeur nominale de la monnaie canadienne correspondant à la centième partie d’un dollar), ainsi que sur les armoiries. D’autres symboles importants incluent le castor, la bernache du Canada, le plongeon huard, la Couronne et la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Les sports nationaux officiels du Canada comprennent le hockey sur glace (hiver) et Lacrosse (été). Le hockey est un passe-temps national, et de loin le sport le plus populaire au pays. Les six plus grandes régions métropolitaines du Canada – Toronto, Montréal, Vancouver, Ottawa, Calgary et Edmonton sont les villes-maison d’équipes faisant partie intégrante de la Ligue nationale de Hockey (LNH). Au sein de toutes les équipes de la Ligue (environ une trentaine répartie entre le Canada et les États-Unis), il y a plus de joueurs du Canada que de tous autres pays réunis ensemble. D’autres sports canadiens populaires comprennent le curling et le football canadien (en particulier la Ligue canadienne de football – LCF). Le soccer, le basketball et le baseball sont considérablement joués à des niveaux amateurs et de jeunes, mais ne connaissent pas autant de popularité sur la scène professionnelle que les autres sports. Le Canada sera le pays hôte de la Coupe du monde de football des moins de 20 ans 2007, et des Jeux Olympiques d’hiver de 2010 à Vancouver et Whistler en Colombie-Britannique.

Classement international


Organisation Sondage Rang
A.T. Kearney/Foreign Policy Magazine Globalization Index 2005 14 sur 111
IMD International World Competitiveness Yearbook 2005 5 sur 60
The Economist The World in 2005 - Worldwide quality-of-life index, 2005 14 sur 111
Yale University/Columbia University Environmental Sustainability Index, 2005 (pdf) 6 sur 146
Reporters Without Borders World-wide Press Freedom Index 2005 21 sur 167
Transparency International Corruption Perceptions Index 2005 14 sur 159
Heritage Foundation/The Wall Street Journal Index of Economic Freedom, 2006 12 sur 157

Voir aussi


Sujets du Canada modifier
Histoire Ligne du temps
Politique Constitution
Géographie Montagnes appalaches
Économie Compagnies
Démographie Langues
Culture Art
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Références


Notes


Liens externes


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