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Définition


La brûlure est une destruction partielle ou totale pouvant concerner la peau, les parties molles des tissus, ou même les os.
La gravité de la brûlure dépend de sa localisation, de sa profondeur (le degré de brûlure), de l’étendue de la surface endommagée (en pourcentage de la surface totale)et de l'agent causal en question. La brûlure n'est pas une plaie comme les autres car elle a des répercutions sur l'état psychologique du brûlé.

Les degrés de brûlure


Brûlures de premier degré

Ce sont les brûlures les moins graves et les plus répandues. Seul l’épiderme est touché. Elles ont pour conséquence l’apparition de rougeur et la sensibilité accrue de la région touchée. Un bon exemple est le coup de soleil.
Ces brûlures ne nécessitent aucun soins spéciaux car la peau garde sa capacité de régénération.

Brûlures du second degré

Ces brûlures endommagent l’épiderme et, de manière moins prononcée le derme. Ces brûlures voient l’apparition de cloques sur les zones touchées.
La peau peut là aussi se régénérer d’elle-même à condition que la personne touchée prenne soin d’éviter toute infection.

Brûlures du troisième degré

Ce sont les brûlures les plus graves. Elles détruisent toute la peau (derme et épiderme). La peau endommagée prend alors une coloration blanche, brune ou noir. Ces régions deviennent insensibles, sèches et sujettes aux infections.
Dans ce cas, il n’y a aucune possibilité de régénération d’elle-même pour la peau car toutes les cellules cutanées sont absentes. La greffe de peau est alors indispensable à la survie du blessé.

Comment agir face à une brûlure ?


Le traitement typique des brûlures consiste à arroser avec de l'eau, en empêchant toute autre action : les idées reçues sont nombreuses dans la population (« remèdes de grand-mère »), et peuvent entraîner des gestes nocifs. Bien entendu, le maintien des fonctions vitales prime devant le traitement de la brûlure.

Agir face à une brûlure thermique

Il faut tout d'abord protéger : supprimer la source de chaleur (débrancher le fer à repasser, couper le gaz...), et éloigner la personne de cette source de chaleur. Ensuite, si la brûlure est extérieure, il faut faire ruisseler de l'eau sur l'endroit brûlé le plus vite possible : en effet, l'eau est un très bon conducteur thermique (il est pour cela utilisé dans les systèmes de chauffage central et les centrales nucléaires), il va donc évacuer la chaleur résiduelle, qui sinon continuerait à aggraver la brûlure. L'eau doit couler :

  • être froide mais pas glacée, d'une température d'environ 10 à 25 °C (par exemple l'eau froide du robinet) ;
  • sans pression, d'une hauteur de 10 à 15 cm, afin que l'impact ne fasse pas mal ; pour la même raison le point d'impact devra se situer au-dessus de la brûlure.
Si des vêtements cachent la brûlure, on arrose les vêtements, et on les retire durant l'arrosage sauf s'ils collent à la peau.

Il faut ensuite distinguer les brûlures simples des graves.

Brûlure simple

Une brûlure simple est une rougeur située loin des orifices naturels et des articulations ; elle peut être accompagnée d'une ou plusieurs cloques dont la surface représente moins de la moitié de la paume de la victime.

Sur une brûlure simple, on arrête le ruissellement d'eau dès que la douleur disparaît ; on peut le reprendre si la douleur revient.

On questionne la personne pour savoir si elle est vaccinée contre le tétanos ; si le dernier rappel date de plus de dix ans, ou en cas de doute, on amène la personne chez un médecin pour procéder à la vaccination. On donne à la personne le conseil suivant : « si la brûlure continue à faire mal et gonfle dans les 24 h, c'est qu'une infection se développe, il faut alors aller voir un médecin ».

Si la personne présente une ou des cloques, on les protège avec un pansement (la peau protège de l'infection, il faut éviter qu'elles ne percent).

Voir aussi l'article Bobologie.

Brûlure grave

Une brûlure est grave si l'on est dans une des conditions suivantes :

  • la victime est un nourrisson ;
  • elle est située près d'un orifice naturel (organes sensibles, voire risque de problème respiratoire s'il s'agit du nez ou de la bouche) ou d'une articulation (dont les mains et le dos ; il y a un risque d'impotence fonctionnelle) ;
  • il y a une ou plusieurs cloques couvrant une surface supérieure à la moitié de la paume de la main de la victime ;
  • la peau est détruite, elle présente un aspect noirâtre.
Dans ce cas-là, il faut, une fois l'arrosage débuté, prévenir la régulation médicale (le « 112 » dans l'Union européenne, le « 15 » en France). L'arrosage ne devra pas excéder cinq minutes, en raison du risque d'hypothermie. Il faudra ensuite surveillance la victime en attendant les secours (la protéger des intempéries, la couvrir s'il fait froid, lui parler...).

Si la régulation médicale conseille d'amener la personne voir un médecin généraliste, une fois la brûlure refroidie, elle doit être séchée et emballée dans un linge propre en attente du traitement médical.

Agir face à une brûlure chimique

Les consignes sur la conduite à tenir sont écrites sur toutes les bouteilles de produits chimiques, que ce soit professionnels ou ménagers. De manière générale, la conduite à tenir est la suivante :

  • protection (éloigner la victime du produit, reboucher le flacon sans se brûler soi-même...)
  • enlever les vêtements imbibés en se protégeant (mettre des gants, ou bien saisir les vêtements par l'intermédiaire d'un linge) ;
  • laver la peau à grande eau afin d'éliminer le produit, et en évitant de contaminer une autre partie du corps ; en particulier en cas de projection dans l'œil, s'assurer que l'eau ne coule pas dans l'autre ;
  • alerte (« 112 » dans l'Union européenne, le « 15 » en France), en précisant bien la partie touchée et la nature du produit ;
  • continuer le rinçage jusqu'à l'arrivée des secours.
Une brûlure chimique est toujours grave.

Agir face à une brûlure interne

Une brûlure interne est une brûlure qui concerne les voies respiratoires ou digestives. Elle résulte de l'absorption ou l'inhalation d'un produit chaud (aliment, gaz de combustion) ou d'un produit chimique.

Une fois la protection assurée (s'il s'agit d'un gaz, il faudra probablement éloigner la personne par un dégagement d'urgence en apnée), il faut faire le bilan de la personne, alerte, et la surveillance en attendant les secours (la protéger des intempéries, la couvrir s'il fait froid, lui parler...). Si elle est consciente, on lui proposera la position semi-assise. Sinon, on ne s'occupe que des fonctions vitales, et on empêche toute tentative de faire boire ou de faire vomir.

Une brûlure interne est toujours grave.

Agir face à une brûlure électrique

Le passage du courant électrique dans le corps ou sur la peau peut provoquer des brûlures ; on voit fréquemment deux brûlures, une au point d'entrée du courant, l'autre au point de sortie. Dans ce cas-là, le plus inquiétant n'est pas la brûlure en elle-même, mais les risques de l'électrisation : le passage du courant a pu perturber le fonctionnement du système nerveux, du cœur (fibrillation), et a pu détruire des cellules à l'intérieur du corps (rhabdomyolyse). On peut donc avoir une rapide dégradation de l'état de la victime pouvant aller jusqu'au décès, alors même qu'extérieurement elle semble peu touchée.

Devant une brûlure électrique, il faut donc :

  • protection (éteindre et débrancher l'appareil défectueux, voire couper le courant) ;
  • allonger la victime, la mettre au repos ;
  • alerte (« 112 » dans l'Union européenne, le « 15 » en France) ;
  • surveillance la victime en attendant les secours (la protéger des intempéries, la couvrir s'il fait froid, lui parler...).

Approche secouriste

Lorsqu'une équipe de secouristes intervient sur une brûlure, la conduite de base est la même que ci-dessus ; si la brûlure est sur le haut du corps, on protège le bas contre le ruissellement, par exemple avec des sacs plastiques. On peut poursuivre le refroidissement avec une compresse de gel d'eau. Toutefois, dans le cas d'une brûlure thermique, si la brûlure date de plus d'un quart d'heure, il est inutile d'arroser : en effet, la chaleur s'est déjà dissipée, et le risque est alors de provoquer une hypothermie. En revanche, dans le cas d'une brûlure chimique, il faudra laver dans tous les cas, pendant une durée fixée par la régulation médicale ou le médecin sur place.

Une brûlure grave va fréquemment provoquer un collapsus cardiovasculaire, ce qui se verra par une pâleur intense de la peau (notamment au niveau des lèvres et des paupières pour les personnes ayant une peau sombre), un pouls rapide et filant, et une sensation de soif. Dans ce cas, et systématiquement en cas de brûlure interne ou électrique, il faut mettre la personne sous inhalation de dioxygène (débit de 15 L/min sur un adulte, 3 L/min sur un nourrisson).

Le bilan transmis à la régulation médicale devra décrire la brûlure de la manière la plus précise possible (aspect, étendue).

Si la brûlure est étendue, le transport se fera en mettant la victime dans un drap stérile et en l'immobilisant dans un matelas immobilisateur à dépression, afin de réduire la douleur. En cas de brûlure au dos, on transportera la personne à plat-ventre.

Soins médicaux


Les médecins évaluent la gravité d'une brûlure en fonction de son degré, de son étendue (pourcentage de la surface corporelle touchée) et de sa localisaiton.

1, 2 et 3 degré, règle des 9%, sédation, hydratation par perfusion, lutte contre l'infection, oxygénothérapie hyperbare, greffe de peau...

L'infection représente 70 % des causes de décès des grands brûlés, et aggrave les cicatrices

Liens externes


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