Pendant une course, c'est un bateau pesant autour de 2000 kg que les pagayeurs doivent propulser !
Les spécifications imposent que le bateau ait une flottaison résiduelle: sans équipement, lorsqu'il est complètement rempli d'eau, sans être renversé, il doit supporter un poids de 75 kg.
Le bateau-dragon, bien que différent, partage plusieurs similitudes avec le canoë : on pagaye (plutôt que ramer) et on fait face au mouvement. Il est plutôt à classer dans la catégorie des pirogues. D'ailleurs, la pratique du bateau-dragon est souvent associée à un autre sport très similaire en terme de technique et d'esprit: la pirogue à balancier (Outrigger). En fait, le canoë est à l'origine conçu à partir de troncs d'arbres creusés alors que le bateau-dragon est à l'origine conçu comme un radeau, c'est à dire par l'assemblage de plusieurs troncs de bambous dont la partie du milieu est surélevée par rapport aux extrémités, d'où la forme en 'W' de la coque et l'effet tunnel qui en résulte au centre.
Les pagayeurs sont placés dans le bateau en tenant compte de plusieurs critères:
À l’avant du bateau, là où les places sont plutôt étroites, on place les petits et légers gabarits . Ceci permet du même coup, de garder la proue du bateau relevée et réduire la résistance. Ces pagayeurs doivent avoir une très bonne synchronisation car ce sont eux qui donnent le rythme à tout le reste du bateau. On les appelle les "pacers". Une bonne technique et une bonne endurance sont aussi nécessaires.
Les places du milieu du bateau sont réservées aux plus grands et plus forts pagayeurs. C’est là qu’ils seront le plus confortables. Cela permet aussi de garder le bateau équilibré. On les surnome le "engine room".
Les places à l’arrière du bateau sont occupées par différents types de pagayeurs. Souvent, les moins bons pagayeurs sont aussi placés à l’arrière, mais du fait de la vitesse et de la turbulence de l’eau à l’arrière, leur contribution peut parfois être peu perceptible. Idéalement, de bons techniciens sachant garder le rythme en tout temps sont nécessaires à cet endroit.
Les pagayeurs capables de pagayer à droite et à gauche sont particulièrement appréciés car ils peuvent être placés plus librement ce qui facilite l'équilibrage du bateau.
À noter, d'après les spécifications, que la pagaie doit être conçue pour résister pendant au moins 3 ans d'utilisation intensive par un pagayeur male puissant, s'entrainant 200 minutes par semaine, 50 semaines par an.
Il n'y a aucune restriction concernant le matériau utilisé, donc aucun poids minimum. Les matériaux les plus employés sont le bois, la fibre de verre et la fibre de carbonne ou une combinaison des trois. L'aluminium et le plastique peuvent aussi être employés pour le bas de gamme. Le bois, bien qu'esthétique, léger et rigide, est plus fragile que les autres, en bout de pale, notamment.
La tenue vestimentaire recommandée comprend un t-shirt et un short (quick-dry de préférence) ainsi que des sandales ou autres chaussures impérméables.
Une légende raconte que Qu Yuan, poète et ministre estimé, se suicida pour protester contre la corruption de son époque. Depuis ce jour, il est de coutume de commémorer cette tragédie par des courses de bateau-dragon.
"Paddles Up" (traduction: à vos pagaies !): prêt à pagayer, la pagaie au dessus de l’eau prête à entrer dans l’eau.
"Take it away" (traduction: en avant !): commencer à pagayer.
"Let it run" (traduction: laissez aller !): arrêter de pagayer et laisser le bateau glisser.
"Hold the boat" (traduction: arrêtez le bateau !): placer les pagaies dans l’eau jusqu’à l’arrêt complet.
"Back it down": pagayer à reculons.
"Attention please": immerger la moitié de la pale de la pagaie en attendant le signal de départ.
La puissance produite par le pagayeur est fonction de la cadence et de la force du coup de pagaie. Une cadence trop élevée réduit la force tandis qu’une trop grande force réduit la cadence (en supposant que les temps en l'air et d'immmersion sont proportionnels). Chaque pagayeur atteint donc son efficacité maximum à un niveau donné de cadence et de force. C’est la somme de toutes ces efficacités individuelles qui va déterminer en fin de compte la vitesse du bateau. On apprend en général à pagayer lentement avec force puis avec l’expérience, les coups de pagaie se font à une cadence plus élevée.
Au "start", plusieurs stratégies sont possibles. Les équipes débutantes optent souvent pour un "10,15,10". Cela veut dire que l'équipe fait 10 coups en profondeur pour soulever le bateau et le mettre en marche. Par la suite, l'équipe fait 15 coups rapides, pour donner une vitesse appréciable à l'embarcation et fait 10 coups long et puissants pour conserver l'élan. Suite à ce "start", l'équipe adopte un rythme qui lui convient et qui est adapté au type de course qu'elle fait(200m, 100m, etc...).
Environ au milieu de la course ou lorsque le bateau commence à "couler"(le bateau ralentit), le barreur(steerer) peut appeller le power ou encore dans le jargon, le "pick-up". Cela consiste à donner des coups plus puissants pour redonner de la vigueur au bateau.
Le finish est appellé par le barreur lorsque le bateau arrive bientôt au fil d'arrivée. Le finish consiste à donner des coups plus puissants ou rapides(selon la stratégie de l'équipe) pour aller plus vite pour la fin de la course.
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"Bateau-dragon".
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