}} La bataille du lac Trasimène de 217 av. J.-C. est une bataille-clé de la Deuxième guerre punique, ayant eu lieu sur les bords du Lac Trasimène. Elle oppose les troupes romaines du consul Flaminius à l'armée carthaginoise commandée par Hannibal Barca, qui prend ses adversaires dans une embuscade et leur inflige une sévère défaite.
Hannibal décide la poursuite des fuyards, qu'il fait rapidement prisonniers, exécutant les Romains et relâchant les alliés de Rome afin de les encourager à casser leur alliance : en effet, Hannibal ne fait pas la guerre au monde latin, mais spécifiquement à Rome. D'autres fuyards isolés rejoignent Rome à pied et racontent l'écrasante défaite. Rome est abattue, au plus bas, son élite est décimée.
Pourtant, Hannibal choisit de ne pas partir à l'assaut de cette « Rome abattue » car, malgré les regrets et critiques, il sait que, dans la mesure où il ne dispose pas d'armes de siège et où l'attaque de Rome impliquerait un très long siège d'attente et d'épuisement, il aurait rapidement eu à faire face au problème de l'approvisionnement. Qui plus est, pendant ce temps, des armées alliées auraient également eu le champ libre pour s'organiser et l'attaquer. La guerre de mouvement continua donc.
Vingt-trois ans de paix ont suivit la difficile première guerre punique (-264 à -241), mais du fait d’Hannibal, membre de la famille aristocratique des Barcides, et de sa haine viscérale pour le peuple romain, les combats reprirent. L'attaque de Sagonte (219-218), par les Carthaginois, fut perçue par les Romains comme une violation de la convention conclue en 226 entre eux deux. Après les violents débuts en Espagne, Hannibal entreprit de porter ses efforts sur l’invasion de la péninsule italienne, considérée comme sacrée. C’est là toute l’audace de sa stratégie. Traversant successivement les Pyrénées, le sud de la Gaule, les Alpes, il arriva enfin en Italie du nord (bataille de Tessin et de Trébie). Ce voyage fut périlleux mais ce solda par une brillante réussite ralliant au passage de nombreux autochtones (ex : Gaulois Cisalpins). C’est ainsi qu’au printemps -217, Hannibal se trouve aux abords du Lac Trasimène, qui fut le décor d’un violent spectacle : l’embuscade.
Fait rapporté par Tite-Live, Polybe et d'autre qui ne furent cependant pas contemporains. Ici nous sommes justement en présence d’un extrait des Histoires de Polybe, historien grec de l’essor de l’impérialisme romain.
Après la guerre entre Rome et Persée de Macédoine qui s’achève par la défaite de Persée à Pydna en -168, il fut victime de l’épuration politique décidé par les romains, donc envoyé à Rome où il demeura pendant près de 16 ans, chez Paul Émile (commandant de l’armée romaine à Pydna). L’amitié qui découla entre Polybe et sa famille d’adoption lui permit de servir à plusieurs reprise de médiateur entre la Grèce et Rome. En 146, durant la guerre entre Rome et la Confédération achéenne il continua à jouer merveilleusement le rôle d’intermédiaire. Il mourut probablement des suites d’une chute de cheval. Histoire est une œuvre littéraire rédigée en grec, partiellement conservée dont le but original (annoncé par Polybe dans son introduction) de savoir comment et grâce à quel gouvernement l’État romain a pu étendre une si large domination en moins de cinquante trois ans (de 220 début de la seconde guerre punique à 168 fin de la troisième guerre de Macédoine). Le livre III, traite plus particulièrement de trois domaines : de Polybe lui-même, de Carthage punique avec son histoire et sa civilisation et en dernier des guerres puniques et notamment de celle qui fut souvent appelé par les historiens de la langue grecques la « guerre d’Hannibal ». En quoi la bataille du lac de Trasimène au printemps 217, opposant Romains et Carthaginois, est-elle à la fois une manifestation du génie manœuvrier d’Hannibal mettant à bien son projet d’invasion de l’Italie mais aussi un symbole de la volonté des Romains de lutter malgré tout contre l’envahisseur ? Tout d’abord, pour répondre à cela nous allons dresser le portrait des deux principaux acteurs, Hannibal et Flaminius, mais également mettre en avant leur rôle précis durant la bataille du Lac Trasimène. Ensuite, nous nous attarderons sur la tactique audacieuse d’Hannibal qu’est l’embuscade et sur le déroulement du conflit. Enfin nous terminerons en analysant les résultats (ex : pertes) et les conséquences du désastre de Trasimène.
D’abord nous allons voir rapidement le parcours politique de Flaminius. En 232, il est tribun de la Plèbe, il en profite pour faire passer une loi agraire en faveur du partage des terres conquises sur le Senones dans le Picenum. Deux années plus tard il devient prêteur, où il eut à charge la Sicile qu’il administra avec une grande intégrité. En 223 il devient consul et ayant vaincu les Gaulois du nord de l’Italie, il obtient le triomphe. En 220, il devient censeur puis pour la seconde fois il reprend la fonction de consul en 217 et partage le pouvoir avec Cneius Servilius Geminus. Au début de son second consulat il prend ses quartiers à Arezzo (Arretium) pour protéger l’Étrurie, il y commande deux légions et des troupes alliés. A l’approche du lac de Trasimène, il sait que les Carthaginois le devancent et qu’ils ont pour destination Rome. Donc c’est à la hâte qu’il prend ses décisions sur la suite des événements d‘autant qu’il est persuadé de bénéficier de la connaissance du terrain (il pense que par opposition Hannibal lui ne l’a pas). Il considère inévitable de devoir affronter ses ennemis en effet pour lui il faut nécessairement ralentir leur course. Mais sur ce point il est en opposition avec ses officiers qui sont d’avis d’attendre que Cneius Servilius Geminus les rejoigne et que les deux armées s’unissent pour les affronter. « la sottise de leur chef » montre bien que les choix et la précipitation de Flaminius ne sauront le servir et seront une des conséquences du désastre. Falminius avait déjà pour réputation d’être impétueux, infatué de lui même et plus audacieux qu’intelligent. Polybe parle d’une « apparition inattendue », et pour cause dans ce conflit beaucoup d’auteurs (Polybe, Tite-Live) ont pu mettre en avant l’impatience de Flaminius à aller combattre oubliant de se soumettre à des règles élémentaires telles que le fait d’envoyer des éclaireurs pour examiner les alentours « livrés par avance ». « Flaminius lui-même, abattu et désespéré», quelques furent les sentiments de Flaminius devant le spectacle auquel il était obligé d’assister, son humiliation et l’atteinte portée à son prestige de chef lui causèrent un probablement un grand désespoir, d’autant qu’il ne pouvait rien faire pour redresser la situation, il fut tout à fait impuissant devant se désastre qu’il avait en partie causé. Au centre de ce combat qui fit rage pendant près de trois heures, il fit tout de même preuve de beaucoup de courage malgré le fait qu’il ne pouvait y avoir d’issus favorable aux romains. Il « fut tué par quelques Gaulois tombant sur lui par la suite » en réalité il faut tué par un cavalier du nom de Ducarius, qui avait la volonté de venger la défaite que Flaminius avait infligé à son peuple en 223 sur les rives du Clusius.
Après avoir vu qui était Flaminius et surtout quel fut son rôle dans la bataille de Trasimène nous nous pencherons sur la personnalité d’Hannibal son adversaire Carthaginois.
Dès l’enfance, son père Hamilcar Barca lui inculqua la haine des Romains, ce qui fut sans doute à l’origine de la seconde guerre punique. Il fut élu par l’armée en 221, commandant suprême des armés Carthaginoises (il succède à son père et à son beau frère Hasdrubal ) « ses soldats » . La bataille du Lac Trasimène entre dans un audacieux plan beaucoup plus vaste et qui consiste à envahir l’Italie avant Rome. Il est certain qu’Hannibal était d’une intelligence prodigieuse d’autant qu’il possédait un profonde culture bilingue grecque et punique relativement poussée dans les domaines de l’histoire et de la géographie qui le plaçait probablement très au dessus de ses adversaires. Les Grecs avaient élevé l’art de la guerre à la dignité d’une science que l’on enseignait, Hannibal durant son apprentissage a bénéficié de cela en méditant notamment sur les ouvrages qui traitent le sujet. Ses talents de stratèges ne sont plus à démontrer (certains ont même affirmés qu’il à sans doute renouvelé l’art de la guerre), nous pouvons d‘ailleurs le voir par la bataille de Trasimène qui n‘est pas un hasard, en effet Hannibal c’est d’abord attelé à une tâche bien particulière, celle de connaître la mentalité de son adversaire les qualités mais surtout les défauts qui pourront être tournés à son avantage. Pour cela il possède un réseau de renseignement très important (les romains découvriront des espions dans leur ville qui s’y cachaient depuis des années). Quand cela fut fait il pris avec grands soins, connaissance de la topographie aux abords du lac afin d‘en tirer au mieux profit. On sait aussi qu’il usa d’une ruse étonnante pour conforté Flaminius dans ses suppositions comme quoi les troupes Carthaginoises seraient bien plus loin qu’en réalité. En effet la nuit, vielle de la bataille il fit allumer des feux sur les collines voisines. Il faut tout de même savoir que l’issu de la bataille était lié à un grand nombre de facteurs (le temps, Flaminius, ses alliés,…) un seul d’entre eux aurait fait défaut et Hannibal se serait retrouvé pris à son propre piège, et c’est en cela que nous voyons l’ampleur de son hardiesse. Mais cela ne veut en aucun cas dire qu’il était ni impulsif ni téméraire, ses grands desseins sont préparés longuement on le sait, par des méditations solitaires et tout est pesé avec une extrême prudence. Beaucoup de contemporains ont admiré en lui le génie tacticien mais aussi le meneur d’hommes. En effet il avait réussi à rallié autour de lui des peuples dont il avait traversé les contrées (Gaulois Cisalpin), on parle de stratégie de substitution, en proposant de les soustraire au joug des Romains. Beaucoup de contemporain (grecs et romains) l’ont taxé d’un sévère défaut en effet ils disaient de lui qu’il usait avec excès de cruauté, cependant cela ne semble pas plus justifié même si on peut avancé qu’il avait sans doute par son plan « sacrifié » ses soldats gaulois pour préserver sa garde Carthaginoise (révolte de Zama), mais rien de plus ne peux justifier cette attribution.
Après avoir dressé le portrait d’Hannibal et précédemment de Flaminius nous allons nous pencher sur la tactique d’Hannibal et sur le déroulement du conflit.
Hannibal possède la qualité de pouvoir s’adapter aux lieux et aux hommes, comme nous le montre la bataille du Lac Trasimène. En effet comme nous l’avons vu plus haut Hannibal en premier lieu a appris à connaître son adversaire Flaminius (cf on sait qu’Hannibal disposait pour cela d’un grand réseau d’espions dont certains furent découverts au cœur même de Rome de longues années après leur implantation) puis il s’est également évertué à connaître la topographie des alentours du lac. Comme nous le montre la carte, nous pouvons voir que la plaine côtière du lac forme un véritable souricière. L’étroit défilé au sol plat est enserré entre au sud le lac et au nord les collines d’une hauteur naturellement fortifiée et difficilement accessible « vallon » entre Borghetto et Passigano. Hannibal voyait en se lieu un idéal en effet lorsque les Romains entrent dans le défilé, ils seraient pris au piège signant leur propre chute. Les Carthaginois passèrent tranquillement la nuit sur leurs positions : Hannibal et ses fantassins libyens et espagnols campèrent sur la pente abrupte. Son infanterie légère se mit à couvert derrières les versants, la cavalerie numide et les Gaulois se cachèrent près de l’endroit où débouchait la route dans la vallée et prirent place au petit matin comme nous le verrons dans le déroulement des hostilités. Quasiment imprévisibles l’obscurité et le brouillard ont jouaient un rôle non négligeable dans cette entreprise, en effet lorsque Flaminius décide de la traversée du défilé au petit matin, il y avait beaucoup de brouillard « le temps était particulièrement brumeux », « par suite du brouillard », rend les déplacement des Romains difficile en effet ils n’y voient rien du tout « il ne savaient même pas ce qu’il se passait » « faute de distinguer ce qu’il se passait » . Cependant ce qui handicape les Romains ne gêne aucunement les Carthaginois et pour cause ils sont postés en hauteur sur les collines où le brouillard ne sévit pas. D’ailleurs même, les unités Carthaginoises qui ont une vision plus large, pour pouvoir se coordonner en créant un mouvement organisé, contre les Romains, comme nous allons pouvoir le voir dans le détail du déroulement de l’assaut.
Quand Flaminius engage ses troupes en contrebas, le long de la rive, dans l’étroit couloir, en ordre de marche, il ne se doute vraiment pas qu’il est observé par Hannibal et les Carthaginois, qui attendent le bon moment pour refermer la trappe. « que la plus grande partie de l‘armée ennemie était engagée dans le vallon ». Les Carthaginois sont organisés selon un plan bien précis, en quatre corps, de l’ouest vers l’est, d’abord les cavaliers, puis les Gaulois, puis le Baléares et Carthaginois enfin les Ibères et Africains ainsi tous les côtés du lieu étaient couverts « milles endroits à la fois ». Et quand enfin ils comprirent qu’ils s’étaient fait prendre dans une embuscade il était déjà trop tard pour eux, ils ne purent se déployer et se mettre en ordre de bataille. L’avant garde composée de 6000 hommes environ fut vite séparée du gros de la troupe qui comprenant ce qu‘il se passait s‘éloigna précipitamment du champ de bataille et gagna un village voisin « se retirèrent sur un village d‘Étrurie ». De ce fait, Hannibal avait eut la volonté de séparer par petits groupe les Romains afin de les affaiblir pour mieux les neutraliser. Ils ne résistèrent que peu de temps surtout par le fait de la surprise « inattendue » , « mort à l’improviste », « par surprise » qui créa une sorte de panique générale « situation était confuse » , « perdant tout sang-froid » , oubliant le principe qui régit leur armée « ne pas fuir, ne pas abandonner son poste », et se lancèrent dans un sauve qui peu général. « perdant tout sang-froid et toute raison ».. Ceux qui ne se sont pas fait massacrer dans les premiers temps de l’affrontement, portaient leur espoirs sur la fuite dont les options furent tout de même très limité : certains préférèrent se jeter dans le lac ou d’autres se rendent présumant voir leur vie épargné, d’autres choisirent de pénétrer le vallon et de traverser les lignes ennemies. Nous voyons bien que dans tout cela nous ne pouvons pas parler d’armée romaine puisque le désordre règne, chacun ne pense plus qu’à sa propre vie non plus à Rome qu’il fallait protéger, ni même à ses camarades (« ne pouvaient porter secours aux leurs ».. Nous ne pouvons non plus passer à côté de la violence des combats qui durèrent près de trois heures « furent taillés en pièces », « sans pouvoir se défendre », « se noyèrent » (…). Polybe comme d’autres auteurs parlent d’un terrible tremblement de terre qui aurait sévi au même moment et qui aurait détruits de nombreuses villes italiennes mais que les soldats n’auraient ressenti tant la violence des affrontements qu’il subissaient, était lourde. Mais je n’ai pus réellement déterminé si ce fait est avéré ou s’il s’agit en réalité d’une image tendant à montrer la férocité du conflit.
Après trois heures de violences anarchiques et de souffrances humaines, le combat s’achève sur un désolant spectacle. Les pertes sont très lourdes côté romain : le consul (la tête tranchée) et 15 000 soldats périrent massacrés au fil de l’épée l20,ou noyés dans le lac. et 15 000 prisonniers dont les soldats de l’avant garde (6000 soldats à la tête de la colonne réussissent à percer et à s’échapper du piège. Mais rattrapés par les cavaliers de Maharbal dans la nuit ils sont capturés) presque intacte. Les captifs italiens ont été renvoyé sans la moindre demande de rançon c’est la poursuite de la politique commencée à Trébie rappelant qu’il leur apportait « la liberté », c’est là toute l’habileté politique d’Hannibal. La façon dont Hannibal traite ses prisonniers demeure très discutée. Les conditions de leur reddition sont incertaines. Polybe affirme dans cet extrait « ils déposèrent les armes et se rendirent à condition d’avoir la vie sauve », cependant Tite Live (dit que les Romains sont libérés) ne donne pas la même version. On peut vraisemblablement dire que Polybe se rapproche le plus de la réalité puisque les historiens affirme que Maharbal avait prit l’initiative de leur accorder la vie sauve s’ils se rendaient. Mais Hannibal en opposition avec cette décision leur déclara que Maharbal n’avait aucunement le droit de promettre cela et donc nous pouvons affirmer que les prisonniers Romains furent moins chanceux puisqu’ils furent exécuter en majeure partie. D’un autre côtés, les pertes Carthaginoises sont nettement moindre, on les évaluent approximativement à 1500 / 2500 hommes en majorité des Gaulois à qui il fit donner tout de même une sépulture. La raison avancé pour cela par les auteurs est que les Gaulois étaient les moins disciplinés de l’armée Carthaginoise, ce qui en faisait des cibles faciles. Cependant un autre point de vue fut avancé : en effet il a été dit qu’en réalité Hannibal accordait moins d’importance à cette fraction de son armée qui ne lui semble absolument pas indispensable à la réussite de son projet (en comparaison aux Espagnols, Africains ou Ibères). Donc après avoir vu les résultats directs (donc les pertes et les prisonniers ) du carnage du Lac Trasimène, nous allons voir les conséquences moins directes sur la suite des évènements.
Ce conflit eut au delà de nombre plus qu’impressionnant des pertes directes ne se conclut pas après les trois heures de conflit, en opposition avec le point 15 dePolybe qui affirme que le combat se termine. Puisque peu de temps après, l’armée de Servilius arrive à marche forcée, par la voie Flaminienne, au secours certes tardif de son collègue. Mais l’excellent Maharbal et la cavalerie punique envoyés par un Hannibal qui avait prévu cette éventualité, partent à sa rencontre et anéantissent l’avant garde romaine de 4 000 cavaliers commandée par Gaius Centenius, dans la bataille des Marais de Plestia, qui tourna de nouveau au désastre pour Rome. Cette situation présentait pour Rome de nombreux dangers puisque Hannibal venait d’écarter à la fois Flaminius, mais aussi l’avant garde de Servilius (qui lui se trouvait bien en arrière) et donc le passage vers Rome était facilité. Aussi le combat eut des conséquences pesantes sur la psychologie action des deux parties, en effet puisque ce dernier affrontement détermine aussi la suite des évènements et surtout la façon de les envisager. Rien ne put empêcher la terrible nouvelle de se répandre comme une traînée de poudre arrivant jusqu’aux portes de Rome, où il fallut faire savoir l’inconcevable : « Nous avons été vaincus, annonça le préteur M. POMPONIUS, dans une grande bataille ». La réaction fut au moins de stupeur, selon Polybe et pire selon Silius Italicus « la peur se déchaîna et la panique aggrava la tourmente » Aucun détail ne fut donné au peuple romain quant à la barbarie des heurts qu’ils avaient subis à Trasimène, mais des renseignements officieux apprirent que le consul avait péri et que l’armée fut majoritairement exterminée et que ceux qui malgré tout avaient réussi à échapper au massacre étaient prisonniers d’Hannibal ou erraient en Etrurie. La surprise et le doute s’empara de la population romaine.
Ainsi donc comme nous avons pu le voir, la bataille du lac Trasimène est originale car elle ne s’inscrit pas dans le genre classique des batailles de l’Antiquité, puisque c’est une embuscade. Ce fait nous permet principalement de mieux appréhender l’importance du génie militaire, tactique et stratégique d’Hannibal, qui a su s’avantager de la topographie particulière du lieu, des conditions climatiques mais également il su s’arranger des défauts de son adversaire, le consul Flaminius. Ainsi on peut comprendre pourquoi Hannibal demeure toujours dans les annales militaires comme un exemple de stratégie et de tactique, audace et ténacité. Cette bataille même si elle fut à nouveau une sévère défaite (Tessin, Trébie) infligée aux Romains cependant nous ne pouvons ignorer le courage dont peuvent faire preuve les Romains en effet les violentes défaites subies successivement n’ont en rien altéré leur détermination à toujours être présents pour lutter contre ce pensant envahisseur. Mais s’il ne s’agit pas d’un épisode héroïque nous pouvons tout de même affirmer qu’il s’agit bien là d’un drame psychologique subit par les Romains. Un millier de Romains à peine échappèrent au massacre mais jamais aucune armées romaine ne fut jusqu’à lors plus effectivement dévastée.
Source :
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