Une base de données relationnelle est une base de données structurée suivant les principes de l’algèbre relationnelle. La théorie des bases de données relationnelles est due à Edgar Frank Codd.
Elle est mise en œuvre au moyen d’un Système de Gestion de Bases de Données Relationnelles (SGBDR).
Les données apparaissent comme stockées dans des tables qu’on nomme également relations. Ce système se démarque donc totalement en termes d’interface des bases de données de type hiérarchique, même si au plan de l'implémentation, et en fonction des statistiques d’accès à la base, un modèle hiérarchique sera utilisé, qui n’aura jamais besoin d’être pris en compte par l’utilisateur.
Ce modèle relationnel conduit à :
Les relations possèdent un certain nombre d’attributs permettant de décrire un n-uplet. La non-duplication (absence de redondance) des n-uplets est assurée par le SGBDR.
Dans les relations, il est possible de définir deux types de clés :
Pour accéder aux données, on utilise différents opérateurs logiques, notamment la sélection et la projection, mais aussi les jointures (dont il existe différents types).
Les opérations sont communiquées sous forme de requêtes aux SGBDR. La plupart utilisent le langage normé SQL.
Dans une base de données relationnelle, le but est de séparer les informations au maximum pour éviter les doublons et la redondance, et d'empêcher la perte de qualité d’information (par exemple, l'adresse d'un fournisseur n'est mise à jour qu'une et une seule fois : la modification sera alors prise en compte sur l'ensemble des courriers).
Dans la table PERSONNE ci-dessous, l’ensemble {PersID, nom, prénom, date_naiss, ville_naiss} est un ensemble d'attributs. Chaque attribut définit une information élémentaire à l’intérieur d’une ligne (aussi appelée tuple) de la table. Il ne peut exister deux fois le même tuple dans une relation. Les attributs sont parfois aussi appelés colonnes.
On peut définir des clés, qui sont des contraintes d’intégrité portant sur une relation. Elles consistent à imposer qu’il ne puisse exister deux tuples ayant même valeur pour un sous-groupe d’attributs (la clé) de la relation. Si on reprend l’exemple de la table PERSONNE, la clé pourrait être PersID, donc deux tuples différents ne pourraient pas avoir une même valeur pour l’attribut PersID (mais les valeurs des autres attributs peuvent être identiques).
Certaines clés sont dites clés étrangères ; ce sont des contraintes d’intégrité portant sur une relation R1, consistant à imposer que la valeur d’un groupe d’attributs apparaisse comme valeur de clé dans une autre relation R2. Si l’on reprend l’exemple des deux tables PERSONNE et VILLE, la clé étrangère de la table PERSONNE pourrait être ville_naiss, qui pointe sur la table VILLE. Il est impératif que le nombre d’attributs formant la clé étrangère de la table R1 corresponde au nombre d’attributs formant la clé primaire de la table R2.
Ces clés étangères sont issues du processus de normalisation du modèle des données.
Lors de l’implémentation d’une base de données, il faut penser à certains aspects :
Exemple :
- | On a une table « personne » contenant le nom, le prénom, la date de naissance et la ville de naissance pour chaque personne. Une ligne de la table contiendra donc les informations relatives à une personne. | || |
- | PERSONNE | - | PersID | nom | prénom | date_naiss | ville_naiss | - bgcolor="eeeeee" | 1 | Dupont | bob | 01-01-1950 | 1 | - bgcolor="eeeeee" | 2 | yyyy | meurise | 29-04-1999 | 2 | - bgcolor="eeeeee" | 3 | zzzz | codd | 26-12-2000 | 1 |
- | VILLE | - | VilleID | nom | population | superficie | region | - bgcolor="eeeeee" | 1 | Paris | 123456 | 123456 | 12 | - bgcolor="eeeeee" | 2 | Lyon | 12345 | 12345 | 22 | - bgcolor="eeeeee" | 3 | Grenoble | 1234 | 1234 | 22 |
Si on veut pouvoir connaître, pour chaque personne, la population et la superficie de sa ville de naissance, il est utile, au lieu de stocker le nom de la ville de naissance dans la table « personne », de stocker un identifiant (clé étrangère) se référant à un numéro unique pour chaque ville (clé primaire). Ainsi, les informations concernant chaque ville sont stockées unitairement.
Un des langages les plus utilisés pour construire des requêtes permettant d’interroger et de manipuler les données des bases de données relationnelles est le langage SQL. Pour reprendre notre exemple, SQL sert à formaliser des questions (requêtes) du type : « Quelles sont toutes les personnes nées dans la ville X » ou « Dans quelle ville est né Dupont ».
SQL n’étant pas exactement proche de la formulation intuitive d’une requête, deux approches sont utilisées pour s’en affranchir :
SQL reste cependant incontournable à ce jour pour effectuer des requêtes générales très complexes. Plusieurs systèmes affichent dans un premier temps en réponse à une requête complexe son coût prévisible (en temps ou en ressources d’accès), en demandant à l’utilisateur confirmation ou invalidation préalablement à toute exécution. On peut imaginer en effet sur des bases courantes des requêtes SQL dont l’exécution demanderait des centaines d’heures ou des milliers d’euros. Une réécriture simple suffit souvent à obtenir le même résultat, ou un analogue fonctionnel, de façon bien plus économique.
Afin de gérer la différence conceptuelle entre le monde objet (C++, Java, .Net, etc.) et la représentation relationnelle, de nouveaux standards sont apparus :
Les bases de données relationnelles étaient pressenties dans les années 1970 comme remplaçants des fichiers classiques dans les systèmes d’exploitation (voir technologie FS). Cela fut implémenté dans les ordinateurs du type IBM Système 38 ou AS/400, ainsi que dans un système d’exploitation nommé Pick, mais sans se généraliser. Les brevets de cette époque étant maintenant dans le domaine public, l’idée redevient d’actualité dans les années 2000 avec le système WinFS (voir Microsoft Windows).
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