L'awélé ou awalé est un jeu de société combinatoire abstrait d'origine africaine, considéré comme le jeu d'échecs africain. C'est le plus répandu des jeux de la famille mancala, ensemble de jeux africains de type «compter et capturer» dans lesquels on distribue des cailloux, graines ou coquillages dans des coupelles ou des trous, parfois creusés à même le sol.
Ce jeu s'est propagé dans de nombreux pays d'Afrique, puis aux Caraïbes, c'est pourquoi on lui trouve de nombreux noms. En voici quelques-uns : adi, adita-ta, adji-boto (ewe, Ghana & Suriname), awalé (Côte d'Ivoire), awari, awélé (Côte d'Ivoire et ga, Ghana), ayo ou ayo-ayo (yoruba, Nigéria), ourin, ourri (Cap-Vert), oware ou owaré (akan, Ghana), wallé, wari (Caraïbes), igisoro (Rwanda et Burundi) etc. Il est souvent appelé awari en anglais.
Il ne faut pas confondre avec les autres jeux de la famille des mancalas, aux régles proches, tels que le bao, le nam-nam et le omweso (ou omweeso, mweso). Mancala (ou kalah, kalaha) désigne également un jeu de la famille des mancalas.
Ils ont marché longtemps, très longtemps à travers le désert, jusqu'à ce qu'ils arrivent au bord de la mer. Ils ont fait des provisions de coquillages puis sont repartis dans leur village. En chemin, ils ont fait des trous dans le sable pour stocker les coquillages. C'est ainsi qu'est né le jeu : des coquillages dans des trous. Voici l'une des légendes sur la naissance de ce jeu, mais tout comme ses noms et ses règles, elles sont nombreuses.
On dit aussi que l'arbre qui produit les graines servant au jeu n'existe que dans ce but.
Les graines sont parfois remplacées par des billes ou des cailloux. Mais la plupart du temps, ce sont des graines venant de l'arbre Caesalpinia bonduc. Elles ressemblent à des olives vertes mais sont moins périssables si on ne les perd pas.
Au Gabon, le jeu porte le nom de Mbekh ô kôla. Les règles sont presque identiques mais les captures avec le singleton en dernière case à droite sont interdites (Deledicq et Popova 1977). Mbekh, en langue Fang, signifie Pétrin, Auge ou mortier. Samuel Galley dans son dictionnaire Fang-Français donne la définition suivante.
Mbekh ô kôla: jeu de 'kola' qui ressemble à une pirogue ou à un village. Il y a 12 casiers dans lesquels on met des pierres ou les fruits de l'ôkola, plus deux grands casiers aux extrémités.
Lorsqu'on sait qu'un village fang a un plan bien distinct de ceux des villages des autres ethnies, on voit que la forme d'un tablier de jeu n'est pas indifférente. L'étude des tabliers a fait l'objet d'études approfondies dans les publications spécialisées.
Les variations étant innombrables, nous n'en détaillerons qu'une qui est relativement courante, appelée Abapa, utilisée dans les tournoi et reconnue par la fédération internationale (World Oware Federation).
Ces règles sont plus simples qu'il n'y paraît. Elles sont rapidement assimilées par les débutants qui réalisent rapidement de très beaux coups, ce qui en fait un jeu très agréable pour tous et dans toutes les situations.