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ALMA (Atacama Large Millimeter Array) est un interféromètre radio dans les domaines millimètrique et submillimètrique (dans des fenetres atmospheriques entre 80 et ~600 GHz) actuellement en cours de construction au Chili. Celui-ci est localisé à une soixantaine de kilomètres à l'est de la ville de San Pedro de Atacama, sur le site de Llano de Chanjnator, un haut plateau du désert d'Atacama (5100m). C'est là que se trouve déjà le radiotélescope APEX.

Ce projet étant de nos jours l'un des plus ambitieux dans le domaine de l'observation astronomique, (après ceux concernant le Very Large Teslescope/Very Large Telescope Interferometer et le Next Generation Space Telescope), celui-ci relève de la coopération internationale. Le budget initial est de l'ordre de 700 Millions de Dollars, moitié/moitié entre l'Europe (à travers l'ESO) et les USA (par la NFS et la NRAO). L'interferometre ALMA devrait comprendre de l'ordre de 50 à 64 antennes de 12 metres de diametre, sans compter la douzine d'antennes de 8 metres apportees au projet par les Japonais.

Projet ALMA


Objectifs

ALMA s'inscrit dans le domaine de la radioastronomie : l'étude de l'espace repose non seulement sur l'étude d'images acquises par les télescopes mais aussi sur l'étude des ondes (et en particulier du spectre) émises par les objets interstellaires. On parle de spectroscopie. Cette dernière est nécessaire afin de découvrir la composition de ces objets et de comprendre la manière dont ils se forment et évoluent. Ainsi, ce projet a pour but l'observation de différents phénomènes afin de mieux comprendre notre univers. Voici entre autres quels seront ses principaux sujets de recherche :
  • L'étude de l'univers jeune à travers l'observation de galaxies distantes
  • L'étude de la formation des étoiles à travers l'observation des nuages moléculaires (comme par exemple celui d'Orion)
  • L'étude de la formation des planètes
  • La recherche d'exoplanètes par astrométrie
  • L'étude de notre système solaire reposant sur l'étude des poussières et sur celle des atmosphères de différentes planètes comme Mars et Vénus (ce dernier sujet permettra par exemple de se faire une meilleure idée de leur dynamique atmosphérique ou encore de détecter une présence d'eau)

Moyens

Afin de permettre ces différentes observations, il est nécessaire de réunir un certain nombre de conditions.
  • Tout d'abord, l'étude d'ondes millimétriques et submillimètriques nécessite un environnement sec. En effet, ces ondes sont en grande partie absorbées par la vapeur d'eau présente dans l'atmosphère, ce qui explique le choix de ce plateau aride à 5 000 m d'altitude.
  • De plus, pour avoir une telle puissance d'observation il existe deux possibilités : soit la création d'un énorme radiotélescope (comme par exemple celui d'Arecibo à Porto Rico qui mesure 305 m de diamètre), soit la construction d'un réseau de plusieurs antennes, c'est à dire un interféromètre (comme par exemple le Very Large Array près de Soccoro au Nouveau-Mexique, ou encore celui du plateau de Bure dans les Alpes françaises). C'est la seconde option qui a été choisie. À terme celui-ci devrait être constitué de 64 antennes de 12 m de diamètre chacune, le tout rassemblé sur une surface dont la plus grande ligne de base est de 14 km et dont la plus petite est de 150 m. L'ensemble sera entièrement installé d'ici 2012, mais il est possible que des observations limitées commencent à partir de 2008 avec les 6 à 8 antennes opérationnelles à ce moment-là.

Budget

Le point clé du projet ALMA est le cout des antennes, qui represente environ la moitié du cout total du projet. Ce qui donne un cout unitaire de ces antennes de 12 m a capacite sub-millimetrique a 5.5 M $ piece. Une antenne de l'IRAM, de 15m mais sans capacite sub-millimetrique, est de l'ordre de 30 M Francs, soit 4.6 M d'Euro piece.

Le budget total annoncé en 2001 était d'environ 550 millions de dollars. En 2005, il semble qu'un surcout de l'ordre de 20% soit inevitable, tout en étant aujourd'hui capable de financer que 50 antennes. Le budget initial de la phase 1 (développement de prototypes d'antennes) était estimé à 26 millions de dollars financés du côté américain et à 15 millions d'euro du côté européen.

Partenaires

En raison de l'importance du projet, ALMA est un partenariat entre l'Europe et l'Amérique du Nord, en coopération avec le Chili. L'Europe est représentée par l'Observatoire européen austral (European Southern Observatory : ESO) et l'Espagne devrait en profiter pour adhèrer à l'ESO. L'Amérique du Nord est représentée par la National Science Foundation (États-Unis) et le National Research Council (Canada). Le Japon participe également au projet, mais apporte en nature sa contribution (12 petites antennes et un correlateur).

Voir aussi


Liens internes

Liens externes

Observatoire chilien | Interféromètre

Atacama Large Millimeter Array | Atacama Large Millimeter Array | Atacama Large Millimeter Array | ALMA | Atacama Large Millimeter Array

 

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