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Dans son acception commune, l'art contemporain représente toutes les formes d'art actuelles : en sont généralement exclues les formes d'art dont la démarche ou les problématiques ne reflètent plus les tendances de la critiques contemporaine. Il tend à inclure l'art depuis les années 1960, le déplacement de la « scène » artistique de Paris (école de Paris) à New York marque le début de l'époque « contemporaine » de l'art. Il succède ainsi à l'art moderne.

Introduction


Des Beaux-arts aux Arts plastiques

L'art contemporain a pour fondement les expérimentations de l'art moderne, et revendique régulièrement la brèche ouverte par Marcel Duchamp, qui avait libéré la pratique de l'art des contraintes classiques de représentation. La pensée post-moderniste a formulé la plupart des problématiques inhérentes à l'art contemporain, affranchi des courants idéologiques (communisme et capitalisme), sans toutefois empêcher des artistes engagés de critiquer les abus politiques ou idéologiques.

En France, la création des facultés d'arts plastiques constitue une base de contestation de l'enseignement académique des Beaux-arts ; des matières autrefois étrangères au champ de l'enseignement de l'art, sociologie, ethnologie, esthétique et autres, orientent la recherche artistique au diapason de ses évolutions récentes.

A la recherche formelle du Beau succèdent des voies de recherche esthétiques nouvelles, dont les plus radicales, art conceptuel, minimalisme, performance, art corporel, modifient durablement la signification et la perception de l'art, qui s'oriente parfois dans des voies a première vue hermétiques aux non-initiés.

Certains courants, tels les Nouveaux Réalistes, la Figuration Libre et la Trans-avant-garde, ainsi que certains francs-tireurs, ne quittent toutefois pas les médiums classiques, tout en modifiant radicalement leurs démarches créatives. L'éclatement des types de médium (la peinture est souvent délaissée au profit d'installations, de performances ou autres) et du contenu des œuvres modifie en profondeur les réseaux de médiation d'art ; à de nouvelles galeries s'ajoutent des contextes d'exposition nouveaux et l'apparition de nouveaux médiums de diffusion.

L'art contemporain à l'ère de la globalisation

A partir des années 1980, les arts à forte composante "technologique" font leur apparition, avec l'art vidéo, l'art informatique puis, par la suite, l'art numérique, le bio-art... La liste est non-exhaustive et suit de très près les avancées de la recherche industrielle.

Dans les années 1990, l'art contemporain occidental a accordé son "label" a de nombreux artistes issus des pays dits "en voie de développement", à peu près absents autrefois. Les paradigmes de la globalisation et la perte des repères spatio-temporels classiques ont valorisé les modes d'approche personnels, ou les composantes biographiques, sociologiques, voire religieuses, sont valorisées au sein des démarches de travail.

La démocratisation relative de l'internet joue un rôle de plus en plus important dans la réception et la médiation de l'art contemporain, en amont des expositions elles-mêmes, qui intègrent de plus en plus les structures de médiation étatiques. Les changements survenus au sein des pays les plus développés (notamment la part grandissante du tertiaire) ont suscité un besoin de plus en plus généralisé d'art, ce qui ne rend pas la tâche des artistes, crise oblige, plus facile pour autant. L'art contemporain, s'il reste souvent obscur ou provocant aux yeux du grand public, est aujourd'hui bien plus accepté et répandu qu'auparavant ; un déferlement de travaux de qualités inégales le rend déroutant et requiert le plus souvent un investissement personnel de la part du public. (voir art et esthétique)

Cotées sur l'internet, les œuvres d'art contemporain sont aussi une manne financière potentielle, qui n'excluent pas les effets de mode au détriment des travaux réellement originaux.

Entre médium et médiation


Suite aux Médium artistique classiques (peinture a l'huile, sanguine, bronze, marbre...), l'art contemporain a été particulièrement friand de médiums nouveaux, voire de non-médiums. Notamment, la vocation éphémère ou "en cours" de nombre d'œuvres questionnent la notion même de médium, qui devient souvent un simple vecteur de médiation plutôt qu'un support stable. Cela rejoint la mutation des supports d'information entamée dans les années 1980, qui se désincarnent progressivement au profit d'une logique de "relation" :

  • Mediums "tangibles"

Rajoutons que certains médiums, comme la photographie qui devient "plasticienne" (joel-Peter Witkin), le cinéma, qui devient "expérimental" (série des Cremaster de Matthew Barney), ont acquis le statut d'art à part entière, et constituent aujourd'hui des catégories autonomes. La notion d'art multimedia, largement remise en cause aujourd'hui, interroge le statut d'œuvres issues d'installations, de performances souvent mêlées, tels qu'ils sont apparus dans les années 1950.

Limites de l'art et babélisation


La pulsion provocative de l'art, si elle est loin d'être morte, n'est plus un sine qua non de la création. Dans les années 1970, suite à mai 68 et aux révoltes étudiantes dans le monde, la vertu provocatrice de l'art a été remise au goût du jour, du moins aux yeux du grand public. Le body art et la performance ont notamment mis à mal les limites extrêmes des valeurs tolérées par les sociétés occidentales. Les crucifixions d'animaux de Hermann Nitsch, le boudin de Michel Journiac fait a partir de son propre sang, les mises en scènes masochistes de Gina Pane, apparaissent toujours comme des provocations gratuites et blessantes.

La provocation en art est rarement gratuite, elle met à nu les complexes psychiques en œuvre au sein d'une société ou d'un groupe d'individu donné. Hans Haacke, quand il a été invité à représenter l'Allemagne au pavillon allemand de la Biennale de Venise, a cassé les dalles du pavillon pour rappeler l'origine de la fondation du pavillon, sous les nazis. Les exemples abondent en ce sens et invitent le public à essayer de connaître le contenu des œuvres, a priori opaque dans bien des cas. Le "bon goût" n'existe pas en art contemporain, parce que l'artiste a cessé d'être un simple exécutant d'œuvres commanditées par un mécène, qui définissait son statut avant la Renaissance.

Une vision critique de l'Art contemporain

Dans le catalogue raisonné du Salon des Indépendants de 1999, le président du Salon, Jean Monneret, lance un violent pamphlet contre la définition convenue de l'Art contemporain, après avoir longuement critiqué les fonctionnaires qui régissent l'enseignement des arts plastiques et le choix des oeuvres achetées par l'Etat et les collectivités locales (page 51):

"L'art contemporain? Tous les artistes vivants font partie de l'art contemporain. Ce sont les artistes qui font l'art. Tous les artistes. Librement!

Or, l'Etat veut faire croire au public qu'il n'y a qu'un art digne d'intérêt, l'art dit "contemporain", c'est-à-dire l'art d'Etat. Comme si l'installation, la performance ou l'art inculte - pour peu que la légende qui l'accompagne relève de la logorrhée - soient, à eux seuls, la suite historique, linéaire, indiscutable de la tradition artistique. Il est vrai qu'en art dit "contemporain", moins il y a à voir, plus il y a à dire! Dans une exposition d'art contemporain, une gaine d'aération, le matériel de secours ou le carrelage des sanitaires se confondent souvent avec les oeuvres présentées. La question alors est, où est l'oeuvre ? Tant l'harmonie est parfaite entre le contenant et le contenu.

En réalité, l'art d'Etat emprunte une voie unique qui écarte arbitrairement l'art des meilleurs artistes des salons historiques. La démocratie exigerait que l'Etat, soucieux de l'argent du contribuable, rendît compte de la réalité contemporaine dans toute sa diversité, sans exclusion..."

Mouvements artistiques en art contemporain


Années 60

Années 70

Années 80

Années 90-00

Chiffres sur l'Art contemporain


Prix moyen

Part des pays dans le marché mondial

Chiffres à partir des ventes du 01/10/2004 au 30/09/2005 : États-Unis 58%, Royaume-Uni 27%, France 3%, Italie 2%, Allemagne 2%, autres 8%.

  • Évolution de la part de la France : 35% en 1990, 9% en 1995, 5% en 2003, 3% en 2004. Cette baisse de la part de la France dans le marché mondial s'explique en grande partie par le fait que de nombreuses personnes fortunées ont quitté le pays durant cette période pour des cieux fiscaux plus cléments, en particulier vers l'Angleterre.
  • Évolution de la part du Royaume-Uni : 4% en 1990, 27% en 2004.

Grandes foires

Grands acheteurs

Musées d'art contemporain


États-Unis

France

Voir l'article Liste des musées d'art contemporain en France.

Lieux spécifiques en plein air

Voir aussi


Liens internes

Bibliographie

Liens externes

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