L'amibe est un protozoaire (animal unicellulaire eucaryote) de taille variant entre 20 µm et 1 mm de longueur (mais plus généralement entre 200 µm et 500 µm), vivant en eaux douces ou salées, capable de se déplacer par de multiples déformations du cytosquelette appelés pseudopodes, elle peut aussi s'équiper de flagelles pour assurer sa mobilité. Les amibes sont des protozoaires de l'environement, leur reproduction est asexuée par fission binaire. Elles se nourrissent principalement de microalgues ou d'autres protozoaires plus petits tels que des euglènes, diatomées, chorelles... par phénomène de phagocytose.
Ce sont des organismes non-photosynthétiques, la chlorophylle qui peut être observée dans leurs cytoplasmes est dûe à la présence de microalgues phagocytées et en cours d'assimilation par l'amibe.
L'amibe évolue en milieu fortement aqueux et riche en matières organiques. Certaines ne tolèrent pas les milieux hypersalins comme la mer et se développent dans les eaux sales : marais, eaux stagnantes voire dans les eaux de refroidissement de centrales thermiques et eaux de piscines (mal traitées).
On distingue les amibes libres des amibes parasitaires :
Certaines amibes sont capables d'un pouvoir pathogène.
C'est le cas de Entamoeba histolytica responsable de dysenterie amibienne dans les milieux tropicaux. La prévalence de ce protozoaire varie considérablement dans les différents groupes de population et est généralement étroitement liée aux conditions socioéconomiques.
Les taux les plus élevés sont retrouvés dans des endroits dépourvus d'installations sanitaires comme les égouts et l'eau potable.
Une espèce particulièrement dangereuse : Naegleria fowleri est responsable d'une très rare (environ 200 cas dans le monde) mais gravissime pathologie : la méningo-encéphalite amibienne primitive (ou MEAP) quasiment mortelle à 100 % pour l'homme.
La famille Acanthamoeba comme l'espèce Acanthomoeba castellanii est responsable d'encéphalite amibienne granulomateuse (ou EAG) ou d'atteintes oculaires (kératite ou kérato-uvéite) chez les animaux et humains immunodéprimés. De plus, on soupçonne une association entre des amibes pathogènes comme Acanthamoeba spp. avec des bactéries pathogènes comme le des Legionella plus particulièrement Legionella pneumophila responsable des légionelloses où l'amibe jouerait le rôle de vecteur et de catalyseur de surinfections en conservant, par exemple, des foyers infectieux de la bactérie dans ses kystes.
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