Alger, (arabe: الجزائر al-Jazāʼir), surnommée « Al Bahdja » (« La Radieuse ») ou « la Blanche », tant par les Algériens que par les Français, est la capitale de l'Algérie et la plus grande ville du pays. Avec trois millions d'habitants, l'agglomération du grand Alger regroupe 10 % de la population algérienne.
Alger est bâtie sur les contreforts des collines du Sahel algérois. Les 230 km² de la métropole s'étendent sur une trentaine de kilomètres. La ville est bordée au nord et à l'est par la mer Méditerranée, et dominée par la Casbah, la vieille ville.
La ville d'Alger a six portes : Bab El-Oued, Bab Azzoun, Bab Dzira, Bab El Bhar, Bab Jedid et Bab Sidi Abd Rahmane.
Appelée Icosium (l'île aux mouettes) lorsqu'elle acquit le statut de comptoir phénicien d'importance, sa fondation remonte au (des débris de vases campiniens - datant du - y furent découverts dans un puits de vingt mètres de profondeur en 1940).
En 1830, suite à l'affaire dite de l'Eventail, Charles X envoie un corps expéditionnaire français prendre possession de la ville. Simple raid à l'origine, l'occupation française va se prolonger pendant plus de 130 ans, et marquer profondement la cité qui comptait à peine 30 000 habitants en 1830.
En effet, la ville devient la capitale de la nouvelle colonie d'Algérie, et à partir de 1848 préfecture du département éponyme. Elle se développe rapidement, se peuplant d'émigrants européens au cours de la deuxième partie du , principalement d'origine française. Ceux-ci s'installent principalement dans les faubourgs, comme le quartier populaire de Bab El-Oued. La population locale se concentre plutôt dans une Casbah en voie de taudification.
La colonisation fait d'Alger une ville à majorité européenne. Bien que la population arabe commence à s'accroître de façon exponentielle à partir de la Première Guerre mondiale, avec l'accroissement naturel et l'exode rural.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'Afrique du Nord voit débarquer les forces américano-britanniques, dans le cadre de l'Opération Torch. Mais le débarquement ne réussit d'abord qu'à Alger, grâce au Putsch du 8 novembre 1942, par lequel 400 patriotes français, dont les 2/3 sont juifs, arrêtent les généraux vichystes (Juin, Darlan, etc.) et, sous la direction de José Aboulker et d'Henri d'Astier de La Vigerie, neutralisent à eux-seuls le 19 Corps d'armée vichyste, pendant 15 heures en occupant par surprise la plupart des points stratégiques. Ainsi permettent-ils aux Alliés de débarquer sans opposition, d'encercler Alger, et d'en obtenir la capitulation le jour même. À Oran et au Maroc, où les putschs prévus ont échoué, les généraux vichystes accueillent partout les Alliés à coup de canon, jusqu'à ce que leurs chefs Darlan et Juin, prisonniers des Alliés à Alger finissent, sous la menace, par leur ordonner au bout de 3 jours le cessez-le-feu. Alger devient le siège du commandement Allié, chargé de préparer le débarquement en Europe sous la direction du général Eisenhower, futur président des États-Unis.
Elle devient surtout la capitale provisoire de la France, lorsque, après un maintien provisoire du régime de Vichy sous Darlan et Giraud (voir Régime de Vichy en Afrique libérée (1942-1943)), elle accueille de général de Gaulle qui y constitue, avec Giraud, le Comité français de la Libération nationale, y convoque l'Assemblée consultative provisoire, ce qui lui vaudra d'être décoré de la Croix de la Légion d'honneur par le président français Jacques Chirac le 15 août 2004.
Alger joue aussi un rôle décisif durant la Guerre d'Algérie (1954-1962), notamment pendant la Bataille d'Alger, durant laquelle la 10 Division parachutiste de l'armée française, à partir du 7 janvier 1957, mena la chasse aux indépendantistes algériens, sur ordre du Garde des Sceaux François Mitterrand, qui lui donne tous pouvoirs pour « éliminer les insurgés ».
Alger reste marquée par cet épisode caractérisé par une lutte sans merci entre les indépendantistes recourant aux attentats anti-français et l'armée française menant une répression sanglante incluant l'usage quasi-systématique de la torture contre les contestataires de l'ordre colonial, tels que le jeune professeur de mathématiques Maurice Audin, ou le leader nationaliste Larbi Ben M'hidi, honorés depuis par la municipalité : des artères principales de la ville portent leurs noms.
Les manifestations du 13 mai 1958 y consacrent la chute de la Quatrième République en France, ainsi que le retour du général de Gaulle aux affaires.
C'est un Alger vidé de ses habitants chrétiens et juifs par une politique d'intimidation violente qui célèbre dans une grande liesse populaire l'indépendance de l'Algérie le 4 juillet 1962. Alger, capitale d'une Algérie dirigée par les militaires se targue alors d'être une capitale culturelle, politique et diplomatique du tiers monde ainsi qu'une ville phare du Mouvement des non-alignés pendant la Guerre froide.
En octobre 1988, soit un an avant la chute du Mur de Berlin, Alger est le théâtre de manifestations réclamant plus de démocratie baptisées le Printemps d'Alger. Elles sont durement réprimées par les autorités (plus de 300 morts), mais constituent un tournant dans l'histoire politique de l'Algérie moderne : en 1989, une nouvelle constitution est adoptée qui met fin au règne du parti unique et voit la création de plus de cinquante partis politiques, ainsi qu'une libéralisation officiellement totale de la presse écrite.
La ville devient alors jusqu'en 1992 le théâtre de nombreuses manifestations politiques de toute tendances. En 1991, une formation politique dominée par des conservateurs religieux, le FIS, engage un bras de fer politique avec les autorités qui se solde par des élections législatives qu'elle est en passe de remporter en 1992, à la faveur d'une abstention massive des électeurs algériens désabusés par la tournure des événements. L'annulation du scrutin par les autorités marque le début d'une nouvelle période de violences opposant l'État aux ultra-conservateurs religieux constitués en groupes armés, jusqu'en 1999.
L'activité économique sociale et culturelle reprend des couleurs à la faveur du calme revenu et des ambitions d'une polpulation jeune avide de voyages et d'aventures.
De nos jours, en 2006, Alger veut redevenir une grande capitale africaine et méditerranéenne, elle entreprend une ouverture vers le monde en organisant de nombreuses manifestations et colloques internationaux. L'insécurité reste toutefois présente. Sa baie, sur le plan de sa structure naturelle, est d'une grande beauté et les constructions de la présence française lui ont donné de nombreux atouts pour son développement économique.
De nombreux grands projets de réalisation d'infrastructures tels que le: métro, tramway, le nouvel aéroport d'Alger ainsi que divers projets de restructuration urbaine, de création de nouveaux centres urbains satellites; voient le jour : il survient qu'Alger est en pleine expansion urbaine, motivé par un besoin d'affirmation au plan régional dans sa lutte pour concurrencer les autres villes nord-africaines de Tunisie et du Maroc
Les banlieues d'Alger, parmi elles El-Harrach (ex-Maison Carrée), Hussein-dey, Bab-Ezzouar, Bouzareah, Chevalley ,Chéraga, Bordj El-Kiffan (ex-Fort de l'Eau), Rouiba (où se trouve une grande zone industrielle, connue pour les jus de fruits Rouiba), Dély-Ibrahim, Draria, Aïn Benian (ex-Guyotville), Aïn Taya et Kouba abritent aujourd'hui plus de la moitié des habitants de la wilaya d'Alger.
À quelque 20 km à l'ouest d'Alger se trouvent des stations balnéaires telles que Sidi Fredj (ex-Sidi Ferruch), Palm Beach, Douaouda, Zéralda, le Club des Pins (résidence d'État) ; on y trouvera des complexes touristiques, des restaurants algériens et autres, des magasins de souvenirs, des plages surveillées, etc : le tourisme est en grand chantier.
Les plus grand hotels de la capitale
Alger est le plus grand pole sportif de l'Algérie. Comptant des clubs dans l'ensemble des disciplines, et qui ont conquéri de nombreux titres nationaux et internationaux, elle compte également un énorme complèxe sportif (Complexe de l'OCO - Mohamed Boudiaf), qui regroupe le stade olympique du 5 Juillet (d'une capacité de 80.000 places), un stade annexe pour l'athlétisme, une piscine olympique, une salle multi-sports (la Coupole), un golf 18 trous, et plusieurs courts de tennis.
Alger a déjà acceulli les événements sportifs suivants (liste non-exhaustive) :
Avenue Victor Hugo, en bas
Image:Siege de la Wilaya.jpg|Siège de la Wilaya d'Alger
Image:Rue Didouche Mourad.jpg|Rue Didouche Mourad
Image:Ministerefinacealger.jpg|Ministère des Finances Ben-Aknoun
Image:Bouzareahroute.JPG|Route de la banlieue d'Alger Bouzareah
Image:Algiers mosque.jpg|Une mosquée, Place des Martyrs
instantané
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