article

Langue officielle albanais Capitale Tirana Président Alfred Moisiu Premier ministre Sali Berisha Superficie
 - Total
 - % eau Classée 138
28 748 km²
4,7% Population
 - Total (2004)
 - Densité Classé 128
3 544 808 hab.
123,31 h/km² Indépendance
 - Date De l'Italie
1944 Monnaie Lek Fuseau horaire UTC +2 Hymne national Hymni i Flamurit Domaine Internet .al Indicatif téléphonique 355 L'Albanie (Shqipëri, pays de l'aigle) est une république de l'ouest de la péninsule des Balkans au sud-est de l'Europe, avec une ouverture sur la mer Adriatique et sur la mer Ionienne. Le pays a une frontière au nord avec le Monténégro, au nord-est avec la Serbie, à l'est avec l'ancienne République yougoslave de Macédoine et au sud avec la Grèce.

Sa population est d'environ 3,7 millions, sur un territoire montagneux à 70 %.

Tirana en est la capitale, avec 300 000 habitants ; les autres villes principales du pays sont Durrës, Elbasan et Shkodër, chacune avec 100 000 habitants, Vlora (90 000) et Korçë (80 000), Berat (70 000).

Constituée en tant qu'État à l'issue des guerres balkaniques, en 1913, l'Albanie demeure un pays mal connu, du fait de son isolement politique durant la seconde moitié du .

Ressources naturelles : Pétrole, gaz naturel, charbon, chrome, cuivre, bois, nickel, potentiel hydroélectrique.

Histoire


Les Albanais descendraient vraisemblablement des Illyriens, peuple indo-européen qui s'installa dans la région de la côte dalmate à la fin de l'âge du bronze. Le nom d'Albanoï apparaît pour la première fois au de notre ère, dans un texte du géographe Ptolémée. Ce nom réapparaît ensuite régulièrement, à partir du , sous la plume des chroniqueurs byzantins.

L'Antiquité et le Moyen Âge

Le territoire actuel des Albanais, colonisé par les Grecs au , passa sous la domination de Rome au Après la partition de l'Empire romain en 395, le territoire albanais fit partie de l'Empire romain d'Orient. Par la suite, comme le reste des Balkans, il fut envahi aux - siècles par les Wisigoths, les Antes, les Lombards, les Avars, et enfin par les Slaves, qui s'établirent par vagues successives à partir de 580. Province de l'Empire byzantin jusqu'au , le pays est ensuite envahi par les Bulgares (- siècle), puis reconquis en 1018 par l'empereur Basile II. Au , l'Albanie excita les appétits des Normands. Le passage de la première croisade (1096) s'accompagna de grands ravages, mais trois expéditions normandes, entre 1107 et 1185, échouèrent.

En 1190, à la faveur de l'affaiblissement de l'Empire byzantin, ravagé par la quatrième croisade en 1204, se crée la principauté d'Albanie qui constitue le premier État albanais : cette principauté, qui s'étend entre les fleuves Shkumbin et Drin, établit sa capitale à Krujë. Au , le roi de Sicile Charles Ier d'Anjou, frère de Saint Louis, débarque en Albanie où il proclame un éphémère royaume (1272). La domination angevine s'écroule en effet bientôt sous les attaques de l'Empire serbe d'Étienne Douchan (1331-1355), après la mort de qui le pays sombre dans l'anarchie. D'une mosaïque de petits États régis par des seigneurs albanais en conflit permanent entre eux, émergent alors deux principautés rivales : l'une à Durrës avec Charles Topia, l'autre à Shkodër (Shkodra) avec les princes Balsha.

La conquête ottomane

À la fin du , l'Albanie est submergée par les Ottomans, en dépit d'une farouche résistance rassemblée derrière Gjergj Kastriot Skanderbeg (Georges Castriota Skanderbeg, v. 1403-1468) fils de Gjon Kastrioti (John Castriota).(…) Pendant près d'un quart de siècle, ce héros national — salué par le pape Nicolas V du nom d'«athlète du Christ» — inflige de rudes défaites aux troupes turques, sans toutefois parvenir à les chasser. Gjergj Kastrioti a été enlevé à l'âge de 10 ans par les Turcs pour qu'il devienne janissaire comme beaucoup de jeunes garçons des pays envahis. Les Turcs l'ont renommé Skender et le nom BEG lui est ajouté après car il a été reconnu comme un bon stratège. Parvenu à l'âge adulte ils comprennent qu'il est albanais et non turc : Gjergj retourne alors en Albanie pour combattre les Turcs. Après la mort de Skanderbeg, l'Albanie retombe dans des déchirements féodaux, et le sultan Murat II achève d'abattre ce rempart de la chrétienté.

L'histoire de l'Albanie sous l'occupation ottomane, du jusqu'à 1912, est une succession de révoltes qui échouèrent toutes; les plus célèbres restent celle des Bushati à Shkodër (1796), et celle d'Ali Pacha de Tepelena (1822). Au cours des et siècles, l'Albanie s'islamisa en grande partie, et fournit de nombreux soldats et fonctionnaires (notamment plusieurs vizirs et cinq grands vizirs) à l'Empire ottoman. Les raisons de ces conversions résidaient essentiellement dans le statut social et les intérêts économiques qui découlaient de la profession de foi en l'islam, mais résultaient aussi des jeux d'alliance entre les clans.

La guerre russo-turque de 1877-1878, conclue par le traité de San Stefano, provoque le réveil du sentiment national albanais. En effet, ce traité cède aux Puissances et à la Russie victorieuse des territoires conquis de l'Albanie : le Sud aux Grecs, le Nord aux Serbes et l'Est aux Bulgares. Face à ce démembrement, tandis que se prépare le congrès de Berlin (13 juin 1878), les représentants albanais des diverses communautés se réunissent à Prizren et décident de créer une ligue armée dans le but de défendre le pays et d'obtenir l'autonomie. Connue sous le nom de Ligue de Prizren, cette ligue fut détruite par les puissances européennes, mais elle fut une étape importante dans la renaissance du sentiment national albanais.

Indépendance

Indépendante depuis 1912 – excepté pendant les périodes d'occupation italiennes en 1916-1920 et 1939-1944, l'Albanie acheva en 1990 une période de 46 ans de la dictature stalinienne d'Enver Hoxha et trois décennies d'isolement politique en Europe.

Ce changement a été fait sans condamner et dénoncer les crimes de la dictature. Sans rendre aux anciens propriétaires leurs biens, leurs terres et leurs maisons. Les prisonniers politiques n'ont pas été récompensés de leurs années de condamnation, etc. La transition vers une démocratie multipartite et une économie de marché s'est avérée difficile, des gouvernements faibles et parfois corrompus (tous ex-communistes) ayant dû faire face à un très fort taux de chômage (estimé à 40 % après la crise économique de 1989-1992), un chaos consécutif à l'effondrement frauduleux d'un système national d'investissement (mars 1997), une grande insécurité, et d'importants mouvements d'émigration (surtout vers la Grèce et l'Italie) puis d'immigration suite au conflit du Kosovo voisin, en 1998-1999.

Il faut bien séparer les questions. L'émigration politique commença en 1944, à destination de l'Europe et des USA, pour s'achever en 1991. C'était une émigration politique au sens où en Albanie régnait la terreur totale et les gens s'enfuyaient pour sauver leur vie jusqu'à faire risquer la déportation ou le travail forcé à leur famille restée en Albanie. S'en suivit une émigration économique qui a perduré jusqu'à nos jours.

Politique


Pouvoir exécutif

Le chef de l'État est le président de la République, qui est élu pour 5 ans au suffrage indirect par l'assemblée populaire, la Kuvendi Popullor. Il nomme le Premier ministre et le gouvernement (17 ministres et 9 secrétaires d'État), qui est finalement soumis à l'approbation de la Kuvendi.

Législature

L'Assemblée populaire, le Kuvendi, constitue le pouvoir législatif, responsable des politiques intérieure et extérieure du pays et des modifications de la constitution. Élue tous les 4 ans, elle compte :

Système judiciaire

Le système judiciaire dispose d'une cour constitutionnelle, d'une cour de cassation, de cours d'appel et de cours de district. La cour constitutionnelle est composée de 9 membres, désignés par l'Assemblée populaire pour une durée de 9 ans maximum. Il existe trois types de juridictions : criminelle, civile et militaire. La cour de cassation comporte 11 membres qui sont nommés par l'Assemblée populaire pour une durée de 7 ans. Dans les tribunaux, la justice est rendue par trois juges professionnels. Il n'y a pas de jury populaire.

Découpage administratif

L'Albanie est découpée en 36 districts (Rrethe), regroupés en préfectures (qark) qui sont au nombre de 12. La capitale Tirana a un statut spécial. Chaque district dispose d'un gouverneur local, choisi par le conseil de district dont les membres sont élus au scrutin proportionnel. Les maires des villes sont élus au suffrage direct, mais les conseils municipaux le sont à la proportionnelle. Les préfets sont nommés par le suffrage direct, mais les conseils municipaux le sont à la proportionnelle. Les préfets sont nommés par le conseil des ministres.

Principaux partis politiques

Les chiffres correspondent aux élections du 24 juin 2001.

De nouvelles élections ont eu lieu le 3 juillet 2005, mais leurs résultats ont immédiatement contestés en raison de nombreux incidents (voir e.a. Courrier des Balkans *).

Géographie


L'Albanie est un pays montagneux (70 %), dont le point culminant s'élève à 2753 m (mont Korab). Le reste est constitué de plaines alluviales, dont le terrain est plutôt de piètre qualité pour l'agriculture, alternativement inondé ou desséché. Les terres les plus fertiles sont situées dans le district des lacs (lac d'Ohrid, Grand Prespa et Petit Prespa) et sur certains plateaux intermédiaires entre la plaine et la montagne.

La plus grande rivière albanaise est la Drini. Longue de 282 km, elle est une des seules à connaître un débit relativement stable tout au long de l'année. Les autres cours d'eau sont généralement presque secs durant l'été, même les rivières Semani et Vjosa, qui ont pourtant une longueur de plus de 160 km.

Les frontières du pays sont artificielles, elles ont été déterminées par des accords politiques au début du .

Le climat y est méditerranéen dans les régions littorales (moyenne hivernale de 7°), et devient plus continental dans le relief. Les précipitations sont assez élevées (1 000 à 1 500 mm annuels), le flux d'air humide rencontrant la masse d'air continentale plus froide, surtout pendant l'hiver, qui est la saison pluvieuse.

Économie


L'Albanie est sortie malade de l'héritage communiste. L'isolement a eu des conséquences importantes sur l'économie.

Malgré des ressources naturelles importantes, l'Albanie est actuellement un pays en voie de développement. Son histoire a été profondément marquée par les quarante cinq années du régime autoritaire et autarcique mise en place par Enver Hoxha qui s'est maintenu jusqu'en 1991.

Énergie

La production énergétique de l'Albanie est la production la plus propre d'Europe. En effet, 98 % de cette production vient des hydrocentrales situées sur le fleuve Drin au nord du pays. Malgré une consommation moyenne par habitant très basse (l'une des plus faible en Europe), l'Albanie a des problèmes d'approvisionnement car les 3 hydrocentrales situées sur le Drin ne sont plus aptes à couvrir les besoins électrique de l'Albanie qui n'a pour l'instant d'autre alternative que l'importation ou la restriction.

Statistiques

L'Albanie un pays en développement, qui fait parti des pays les plus pauvres d'Europe (environ 20% d'habitants en dessous du seuil de pauvreté), avec la moitié de sa population active travaillant dans le secteur de l'agriculture, et un cinquième des actifs travaillant à l'étranger. Officiellement,le chômage s'élève à 15 %; il est plus important pour les hommes que les femmes. La croissance globale est de 7.3 % mais varie selon les secteurs. Elle atteint presque 20% pour la construction mais seulement 10% pour les services publics et privés.

  • La monnaie nationale est le lek, dont la parité fluctue entre 100 et 120 leke pour un dollar US selon les taux de changes.

  • L'inflation est estimée à 9% pour l'année 2005.

  • La croissance industrielle est estimée à 15% pour 2005.

  • La dette extérieure de l'Albanie s'élevait à 784 millions de dollars US en 2000. Et a depuis, été réduite de moitié par le FMI.

Le PIB de l'Albanie pour l'année 2005 s'élève à environ 19 milliards de dollars US. Soit, au 1 juin 2006 selon le taux de change en vigueur, environ 14,86 milliards d'euros.

Relations internationales

Le pays reçoit des aides financières de l'étranger (en contrepartie il doit rembourser les aides avec des intérêts), notamment de la Grèce et de l'Italie qui sont ses principaux partenaires économiques mais en reçoit davantage de la Commission européenne. La fuite des élites albanaises est un processus social et économique qui pénalise la recherche. Cependant pour enrayer cet exode et encourager les émigrés au retour, l'Albanie doit définir une politique scientifique et éducative claire, étroitement liée à une politique industrielle à long terme avec l'aide des programmes européens développés à cet effet (ACE, PHARE, TEMPUS ou EAST).

Les exportations sont faibles (environ 1,8 milliard de dollars US en 2005, surtout des produits agricoles), et les travailleurs émigrés sont les principaux pourvoyeurs de devises. Les importations sont principalement les équipements mécaniques, les produits manufacturés, les denrées alimentaires, les textiles et les produits chimiques (environ 2,1 milliards de dollars US en 2005).

Démographie


La population est à majorité albanaise (95%), mais on trouve une minorité tsigane (1,5%), grecque (2,8%) située principalement dans le sud, des Serbes et des Bulgares.

Les Albanais, qui descendraient principalement des peuples illyriens, sont également présents dans certaines régions et pays voisins, tels que le Kosovo, l'ouest de la République de Macédoine,le nord de la Grèce, et certaines régions du Monténégro.

Convertie à l'islam par les Turcs pendant l'occupation, l'Albanie compte actuellement trois religions principales : les musulmans (58,8%), les orthodoxes (24,1%) et les catholiques (16,8%). Les clivages religieux jouent un faible rôle en Albanie, aujourd'hui, à la fois en raison de la tradition très ancienne de coexistence pacifique entre les diverses religions, mais aussi parce que la politique athéiste du régime d'Enver Hoxha a atténué le sentiment religieux. Parmi les musulmans, on compte deux grandes obédiences: des musulmans sunnites et des bektashis, courant mystique qui se rattache à la tradition chiite et est marqué par une très grande tolérance religieuse et culturelle. Les bektashis ont joué un rôle déterminant dans la lutte des Albanais pour une autonomie au sein de l'empire Ottoman. Pendant la deuxième guerre mondiale, de nombreux dignitaires bektashi ont pris part à la résistance armée aux côtés du Parti Communiste. Ils n'en furent pas moins impitoyablement éliminés par le nouveau régime. L’Albanie ayant subi un isolement complet durant 45 ans, elle doit aujourd'hui encore poursuivre sa reconstruction et son intégration sur la scène internationale.

Forces militaires


Marine (2001) Patrouilleur Vedette Guerre des Mines Navire de soutien Huchuan CPC T.301 LCT-3 Sea Spectre T.43 Shanghai 2 Po.2

Culture


Fêtes et jours fériés Date Remarques 1 et 2 janvier Nouvel an Viti i Ri 11 février (2003) Bajrami i Vogël Aïd el-Fitr 7 mars Jour des enseignants Dita e Mësuesve non-officiel 8 mars Fête des mères Dita e Nënës non-officiel 22 mars Nevruz 20 avril Pâques Pashkët Katolike 27 avril Pâques Orthodoxe Pashkët Ortodokse Fête du Travail Një Maji 19 octobre Jour de Mère Teresa Dita e Nënë Terezës 25 novembre (2003) Bajrami Madh Aïd el-Kebir 28 novembre Jour de l'Indépendance Dita e Pavarësisë 29 novembre Jour de la Libération Dita e Çlirimit 25 décembre Noël Krishtlindjet

Littérature

Musique

Nexhmije Pagarusha est une chanteuse et actrice albanaise, vivant au Kosovo.

Divers


Statistiques

  • Capitale : Tirana
  • Population 3 584 808 habitants (en 2004). 0-14 ans: 29,53 %; 15-64 ans: 63,48 %; + 65 ans: 6,99 %
  • Âge moyen (en années) : 26,5
  • Superficie : 28 748 km²
  • Densité : 124,61 h/km²
  • Frontières terrestres : 720 km (Serbie-et-Monténégro 287 km Grèce 282 km; République de Macédoine 151 km)
  • Littoral : 362 km
  • Extrémités d'altitude : 0 > + 2 753 m
  • Espérance de vie des hommes : 69 ans (en 2001)
  • Espérance de vie des femmes ;: 75 ans (en 2001)
  • Taux de croissance de la population : 0,88 % (en 2001)
  • Taux de natalité : 15,08 pour 1000 (en 2003)
  • Taux de mortalité : 5,02 pour 1000 (en 2003)
  • Taux de mortalité infantile : 22,31 pour 1000 (en 2003)
  • Taux de fécondité : 2,3 enfants/femme (en 2001)
  • Taux de migration : -3,69 ‰ (en 2001)
  • Indépendance : 28 novembre 1912
  • Lignes de téléphone : 255 000 (en 2003)
  • Téléphones portables : 1,1M (en 2003)
  • Postes de radio : 810 000 (en 1997)
  • Postes de télévision : 405 000 (en 1997)
  • Utilisateurs d'Internet : 30 000 personnes (en 2003)
  • Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 7 (en 2000)
  • Routes : 18 000 km (dont 5 400 km goudronnés) (en 1998)
  • Voies ferrées : 447 km (en 2001)
  • Voies navigables : 43 km (en 1990)
  • Nombre d'aéroports : 11 (dont 3 avec des pistes goudronnées (en 2000)

Voir aussi


Liens externes

Albanie | État membre de l'ONU

Albanië | Albanien | Albania | Albania | ألبانيا | Albania | Альбанія | Албания | আলবেনিয়া | Albanija | Albània | ᎠᎸᏇᏂᏯ | Albánie | Albania | Albanien | Albanien | Αλβανία | Albania | Albanio | Albania | Albaania | Albania | آلبانی | Albania | Albaania | Albania | Albanie | Albaanje | Albàinia | Albania - Shqipëria | אלבניה | अल्बानिया | Albanija | Albani | Albánia | Ալբանիա | Albania | Albania | Albania | Albanía | Albania | アルバニア | ალბანეთი | 알바니아 | Elbanya | Albani | Albanien | Albanië | Albanija | Albānija | Albania | Албанија | Albania | Albanija | Albania | Albanien | Albanië | Albania | Albania | Albania | Albania | البانيا | Albânia | Albania | Albanii | Албания | अल्बानिया | Albánia | Albania | Albánsko | Albanija | Shqipëria | Албанија | Albanien | ประเทศแอลเบเนีย | Albanya | Arnavutluk Cumhuriyeti | Албанія | 阿尔巴尼亚 | Shqipëria

 

This article is licensed under the GNU Free Documentation License. It uses material from the "Albanie".

Home Pageartsbusinesscomputersgameshealthhospitalshomekids & teensnewsphysiciansrecreationreferenceregionalscienceshoppingsocietysportsworld