Alain Lipietz est un homme politique français, membre du parti écologiste Les Verts, et un économiste.
Né le 19 septembre 1947 sous le nom de Alain Guy Lipiec, entré second à l’École Polytechnique (promotion X1966), ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, directeur de recherche au CNRS, Alain Lipietz s’est, depuis le début de sa carrière de chercheur, consacré à analyser les rapports sociaux-économiques au sein des communautés humaines, et entre celles-ci et leur espace, aux niveaux urbain, régional, national, et international, à travers plusieurs centaines d’articles et conférences.
Il a rédigé la synthèse d’une étude mondiale sur les rapports capital-travail pour le compte de l’Université des Nations unies, et coordonné une étude sur les positions des différents pays du monde dans la Conférence des Nations unies pour l’Environnement et le Développement (Rio 1992) pour le compte de l’UNESCO.
Cette orientation se reflète dans son engagement civique pour l’écologie politique.
Militant maoïste, puis membre du PSU de 1968 à 1971 et rapporteur de sa Commission Cadre de vie, il participe ensuite à divers groupes de la nouvelle gauche et sera l’un des principaux organisateurs des Marches sur le Larzac. De 1978 à 1983, il anime la revue Partis Pris, tout en collaborant au Monde diplomatique, aux Temps Modernes, etc.
Il est tête de liste des Verts aux élections législatives de 1986 en Seine-Saint-Denis, et entre en 1988 dans ce parti dont il devient porte-parole national en 1997. Il est chroniqueur de l’hebdomadaire Politis.
Élu (Vert) au Parlement européen en juin 1999, il est membre de la Commission économique et monétaire et suppléant à la Commission Emploi et Affaires Sociales de ce Parlement. Il participe aux intergroupes Tiers secteur, OMC et Initiatives pour la paix, et est membre de la délégation parlementaire auprès de l’Amérique du Sud et du Mercosur.
Par ailleurs, en France, il a été nommé au Haut Conseil à la coopération internationale, à la Commission française du Développement Durable, et il est membre du Conseil d’établissement du Collège de France.
Il est nommé membre du Conseil d’analyse économique du Premier ministre Lionel Jospin en juillet 1997 et au Haut conseil à la coopération internationale en septembre 1999.
Lors de primaires, il est élu par les Verts pour les représenter lors des élections présidentielles de 2002 mais est finalement remplacé pour ce scrutin par Noël Mamère à la suite d'une prise de position malheureuse sur l'amnistie des nationalistes corsesLe point de vue d'Alain Lipietz sur sa candidature aux élections de 2002.
Il est élu député européen en 1999, puis réélu en 2004. Il est notamment président au Parlement européen de la délégation pour les relations avec les pays de la Communauté andine, et membre de trois commissions.
Il prend position en faveur du Traité Constitutionnel en 2005. En 2006, il reprend sa collaboration avec le journal de gauche Politis, qui avait accusé certains socialistes d'avoir retourné leur veste, et certains intellectuels de s'être compromis en acceptant ce traité.
Au cours des années 2002-2003, il figure parmi une douzaine de personnalités menacées de mort par un certain Raphaël-Guy Schoemann pour leur engagement pour les droits des palestiniens.
En 2005, il a signé l' Appel des indigènes de la république soutenu notamment par Tariq Ramadan.
En mai 2006 a lieu le procès faisant suite à une action de Georges Lipietz, père d'Alain Lipietz. Après le décès de leur mari et père, Colette GEUINLE, la mère, Alain, Catherine et Hélène Lipietz avaient repris en 2003 son action contre l'État et la SNCF devant le tribunal administratif de Toulouse, pour complicité de crime contre l'humanitéProcès Georges Lipietz c/ l’Etat et la SNCF par Alain, Procès Georges Lipietz c/ l’Etat et la SNCF par Hélène, au côté de leur beau-frère et oncle, Guy, interné à 16 ans.
Cette action est intentée en raison du rôle de l'État et de la SNCF dans le transport en train de Toulouse vers le camp de Drancy de leur père, decédé en 2003, et qui devait terminer la guerre comme ingénieur stagiaire dans les mines du Nord et du Pas de Calais, et de leur oncle en 1944. Le ministère de la Défense, qui représente l'État pour ces faits commis en temps de guerre, avance l'argument de la prescription mais si le crime contre l'humanité est avéré, il ne peut être question de prescription. En juin 2006, le tribunal administratif de Toulouse a condamné l'État et la SNCF, à leur verser 62000 €.
Alain Lipietz est l'auteur de :
Personnalité des Verts (France) | Député européen 1999-2004 | Député européen 2004-2009 | Polytechnicien | Naissance en 1947 | Alain Lipietz | Alain Lipietz
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