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L'Afghanistan (Pachto/Dari : Afğānistān افغانستان) est un pays d'Asie centrale, entouré du Turkménistan, de l'Ouzbékistan, du Tadjikistan, de la Chine, du Pakistan et de l'Iran. Il figure parmi les pays les plus pauvres de la planète.

Entre la chute des Talibans après l'intervention américaine en Afghanistan et la Loya Jirga de 2003, l'Afghanistan a été appelé par l'Occident du nom État Islamique Transitoire d'Afghanistan. Depuis l'élaboration de sa nouvelle constitution, le pays est maintenant officiellement nommé la République Islamique d'Afghanistan.

Étymologie


Le nom Afghanistan dérive de l'autre nom donné aux Pachtouns : Afghan, qui sont les fondateurs de l'Afghanistan moderne. Le suffixe du nom tient son origine du mot perse stān (pays).

Histoire


L'Afghanistan, souvent appelé le carrefour de l'Asie Centrale, a eu une histoire très mouvementée. À travers les âges, la région aujourd'hui connue sous le nom Afghanistan a été occupée par beaucoup de forces incluant l'Empire Perse, Alexandre le Grand et Genghis Khan.

1746-1973

L'état-nation d'Afghanistan comme il est connu aujourd'hui commença à exister en 1746 sous l'Empire Durrani, mais le contrôle fut cédé au Royaume-Uni jusqu'à ce que le roi Amanullah accède au trône en 1919 (voir « Le Grand Jeu »).

Les dirigeants historiques furent issus de la tribu des Abdali de l'ethnie Afghane, dont le nom fut changé en Durrani lors de l'accession du Shah Ahmad. Ils prolongèrent jusqu'à la dynastie Saddozay du clan Popalzay ou de la dynastie Mohammadzay du clan Barakzay de l'ethnie Afghane. Les Mohammadzay donnèrent fréquemment les rois Saddozay ainsi que des conseillers suprêmes, qui servirent occasionnellement comme régents, identifiés avec l'épithète Mohammadzay.

Depuis 1900, onze dirigeants furent déposés de manières anti-démocratiques : 1919 (assassinat), 1929 (abdication), 1929 (exécution), 1933 (assassinat), 1973 (dépôt), 1978 (exécution), 1979 (exécution), 1979 (exécution), 1987 (enlèvement), 1992 (renversement), 1996 (renversement) et (exécution) et 2001 (renversement).

La dernière période de stabilité en Afghanistan eut lieu entre 1933 et 1973, lorsque le pays était sous la direction du roi Zahir Shah. Néanmoins, en 1973, le beau-frère de Zahir, Sardar Mohammed Daoud * entreprit une action non sanglante ==>17/07/1973 Coup d'état de Daoud qui, avec l'appui militaire soviétique, renverse son cousin Zaher. Ce dernier abdique en août et s'installe en Italie

1978-1992

Coup d'état du PDPA (Parti Démocratique Populaire d'Afghanistan) le 24 avril 1978, et assassinat de Daoud. Muhammad Taraki (1917-1979), leader de la faction radicale Khalq (Parti du Peuple, équivalent du parti communiste dans les pays arabes) devient Président de la nouvelle République démocratique d'Afghanistan. Socialiste, elle est pro-soviétique.

Une partie des Afghans entrent en résistance contre le pouvoir central soutenu massivement par l'URSS et fomentent un nouveau coup d'état le 28 décembre 1979, ce fut le début de la 1ere guerre d'Afghanistan. Babrak Karmal devient président. L'Union soviétique soutient le nouveau régime et intervient massivement à partir de janvier 1980 pour reprendre le contrôle des zones rebelles (sud-est du pays principalement). Le gouvernement communiste Afghan se heurte à de nombreux obstacles : les campagnes traditionalistes ne suivent pas le communisme considéré comme anti-religieux, la classe ouvrière afghane est peu nombreuse et principalement localisée autour de Kaboul.

Le 30 novembre 1986, Mohammed Nadjibullah devient président de l'Afghanistan à la place de Karmal. Les troupes gouvernementales doivent faire face à l'aide moindre de l'URSS d'année en année (pour cause de Perestroïka) et à une intensification des combats soutenus par le Pakistan voisin et ses moudjahiddin (« combattants d'Islam ») ainsi que par les États occidentaux dont les États-Unis qui financèrent et armèrent des groupes islamistes pour lutter contre le pouvoir en place.

L'URSS décide unilatéralement de quitter le pays en Février 1989 laissant à Nadjibullah le contrôle du pays, le régime tombe le 29 avril 1992 après la prise de Kaboul et la démission de Mohammed Nadjibullah le 16 avril, il est a noter que les troupes gouvernementales fidèles à Mohammed Nadjibullah ont bien résisté contre des troupes mieux armées et plus nombreuses qu'elle.

1992-1996

Le 9 avril 1992, Ahmad Shah Massoud, islamiste modéré tadjik, entre dans Kaboul avec plusieurs milliers d'hommes et devient ministre de la Défense en mai. Le 28 juin, Burhanuddin Rabbani, islamiste modéré du Jamiat-e-Islami, est nommé président intérimaire, puis élu chef du gouvernement en décembre. De 1992 à 1995, un gouvernement issu de la résistance afghane prend le pouvoir, mais il y a des dissidences internes. Le 7 mai 1993, malgré un accord de Paix entre les factions rivales, les affrontements continuent au sud de Kaboul. Massoud démissionne du gouvernement, lequel est recomposé autour de Gulbuddin Hekmatyar, un fondamentaliste appartenant à l'ethnie pachtoune, majoritaire dans le pays.

En 1994, début de l'offensive des Talibans et conquête progressive des différentes provinces du pays. De 1994 à 1996, soutenus par l'armée pakistanaise, ils conquièrent l'essentiel du pays (sauf le réduit tadjik au Nord-Est) et instaurent une dictature fondamentaliste. En 1996, la plupart des factions afghanes, à l'exception des Talibans, se mettent d'accord pour former un gouvernement présidé par Hekmatyar. Durant l'été 1996, Oussama Ben Laden, fuyant l'Arabie Saoudite et après un séjour de deux ans au Soudan, retourne en Afghanistan. Il diffuse une déclaration de djihad contre les américains.

Le 27 septembre 1996, prise de Kaboul par les Talibans, qui s'emparent dès lors du pouvoir. Le Mollah Omar, chef charismatique du mouvement et « Commandeur des Croyants », dirige le pays sans aucun titre politique ou constitutionnel. Mohammed Nadjibullah est sauvagement assassiné par les Talibans ainsi que son frère pourtant sous la protection de l'ONU, un témoin raconte : Alors que Kaboul était sur le point de changer de main, les gardes afghans en charge de la protection des locaux de l’ONU s’enfuirent. Dans une dernière tentative désespérée, Nadjibullah appela à l’aide les représentants de l’ONU à Islamabad, en vain. Son sort était déjà scellé, les taliban ayant constitué un commando de cinq hommes chargés de l’éliminer. Selon Ahmed Rashid, le mollah Abdoul Razzaq se trouvait à la tête du groupe qui s’empara de Nadjibullah entre une heure et deux heures du matin, quelques heures avant l’entrée des taliban dans la capitale.

Dans son livre L’ombre des Talibans, Ahmed Rashid raconte les derniers instants de Nadjibullah : « Les Talibans entrèrent dans la chambre de Nadjibullah, le passèrent à tabac, ainsi que son frère, et jetèrent les deux hommes inconscients à l’arrière d’une camionnette qui se rendit au palais présidentiel plongé dans l’obscurité. Là, ils castrèrent Nadjibullah et traînèrent son corps derrière une jeep, avant de l’achever d’une balle. Son frère subit les mêmes tortures et fut étranglé. Les Talibans pendirent les deux cadavres à un poteau de signalisation en béton, juste devant le palais, à quelques pâtés de maisons des locaux des Nations unies. (Photo de Nadjibullah torturé a mort puis pendu à Kaboul le 27 et 28 Septembre 1996) A l’aube, des habitants curieux vinrent regarder les deux corps gonflés et mutilés pendus par du fil de fer. Ils avaient des cigarettes entre les doigts et les poches débordantes de billets de banque afghans – pour mieux transmettre le message des taliban sur leur débauche et leur corruption. Les deux autres compagnons de Nadjibullah s’étaient échappés. Rattrapés alors qu’ils tentaient de fuir la ville, ils furent aussi torturés et pendus », poursuit Ahmed Rashid. »

Ainsi commença le règne des Talibans.

1997-2004

En 1997, les Talibans – « étudiants en théologie » – encadrés par des groupes armés étrangers de fanatiques prirent le contrôle du pays (sauf une petite région au nord-est). Ils restaurèrent une paix relative au travers de la mise en application d'une loi islamique sévère qui restreignit un grand nombre de libertés dans un effort pour réaliser leurs idéaux, à savoir « le plus pur État islamique du monde », fondé sur une stricte application de la Charia, émanant de l'école déobandi.

En particulier, ils se firent connaître du monde entier en 2001 pour avoir détruit des statues de Bouddha pré-islamiques de Bamiyan (VI - IV siècle avant J.-C.), inscrites au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO. Le Pakistan, leur plus fidèle allié, dénonça alors leur politique.

Le 9 septembre 2001 Massoud est assassiné dans un attentat suicide. En 2001, les États-Unis, suite aux attentats du 11 septembre, déclenchèrent une nouvelle guerre d'Afghanistan (2001), et, avec l'aide de l'Alliance du nord, renversèrent en quelques mois le régime taliban. La situation à la mi-2002 emblait stable, même si l'insécurité régnait toujours, à la fois dans des régions hors du contrôle du gouvernement qui a pris la place des Talibans, et par des attentats dans les zones sous contrôle des armées américaines, occidentales ou afghane. Notamment, le 5 septembre 2002, alors qu'il voyageait dans la région de Kandahar, dans le sud de l'Afghanistan, le président Hamid Karzaï avait été victime d'une tentative d'assassinat, enpêché de justesse par ses gardes du corps (qui appartenaient aux forces spéciales américaines). Une balle avait alors frôlé son visage. Le 11 août 2003, l'OTAN prend le commandement de la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS/ISAF), à laquelle contribuent 37 pays« L'OTAN réunie à Bruxelles pour assurer le succès de sa mission en Afghanistan » dans Le Monde, 8/06/2006 ; elle s'emploie à étendre l'autorité du pouvoir central et à faciliter la reconstruction du pays. Une force de 8 125 hommes au 7 décembre 2004 (effectifs pouvant aller à 20 000 hommes en 2006). L'action militaire internationale, décidée par l'Organisation des Nations unies, a permis l'installation de structures pré-démocratiques.

Le 26 mai 2004, cinq membres d'ONG sont tués dans une embuscade, au nord-ouest de l’Afghanistan. Le 16 juillet 2004, une roquette tombe près d’un collège visité quelques minutes plus tard par le président Hamid Karzaï. Les talibans revendiquent l'attentat. Le 29 août 2004 un attentat à la voiture piégée, à Kaboul, fait au moins 12 morts et une trentaine de blessés. Les Talibans visaient l'entreprise de sécurité américaine Dyncorps, qui s’occupe de la protection du président afghan Hamid Karzaï.

En 2004, 2 ans après l'intervention internationale, l'Afghanistan est redevenu le premier pays producteur mondial de pavot (papaver somniferum) dont le latex est utilisé pour produire l'opium et l'héroïne.

A partir de 2005, la situation s'aggrave. Les Talibans, en parallèle ou avec des volontaires étrangers, s'infiltrent dans certaines régions.

Environ 60 % de la population de Kaboul est sans logement.

Politique


Actuellement, l'Afghanistan est dirigé par le président Hamid Karzaï, qui fut placé par l'administration Bush pour conduire un gouvernement intérimaire après la chute des Talibans. Il a gagné récemment une élection nationale. Son cabinet actuel comprend des membres de l'Alliance du Nord, et un mélange issu d'autres groupes régionaux et ethniques formés à partir du gouvernement de transition par la Loya Jirga. L'ancien monarque Mohammed Zahir Shah est retourné dans le pays, mais ne fut pas réinvesti du pouvoir royal et son influence se limite seulement à des pouvoirs cérémoniaux.

Avec les accords de Bonn, la Commission Afghane de la Constitution fut établie pour consulter le peuple et formuler une constitution. Programmée pour la réaliser le 2003, la commission a demandé un délai pour entreprendre plus de consultations. La rencontre d'une loya jirga (grand conseil) constitutionnelle fut tenue en décembre 2003 quand une nouvelle constitution fut adoptée, créant une forme présidentielle de gouvernement avec une législature bicamériste.

Les troupes et les agences de renseignements des États-Unis et nombres d'autres pays sont présents, certains pour garder la paix, d'autres assignés à chasser les Talibans et al-Qaïda. Une force de maintien de la paix des Nations unies, la Force internationale d'assistance de sécurité (FIAS) est opérationnelle à Kaboul depuis décembre 2001. L'OTAN a pris le contrôle de cette force le 11 août 2003. Une bonne partie du pays reste sous le contrôle des chefs de guerre.

Le 27 mars 2003, le député afghan, ministre de la défense et le puissant chef de guerre, le général Abdul Rashid Dostum ont créé un bureau pour la Zone Nord de l'Afghanistan et ont nommé des officiels pour cela, défiant ainsi l'ordre du président par interim Hamid Karzaï qui stipule qu'il n'y a pas de zone en Afghanistan.

L'Eurocorps est sous la responsabilité de l'OTAN qui dirige FIAS à Kaboul depuis le 9 août 2004. Les pertes parmi ces troupes sont le plus souvent provoquées par une erreur d’identification, des attentats à la voiture piégiée et des accidents routiers aggravés par l’absence de ceinture de sécurité.

Les élections nationales furent tenues le 9 octobre 2004. Plus de 10 millions d'Afghans furent enregistrés pour voter. Plus de 17 candidats s'opposant à Karzai boycottèrent les élections, soupçonnant la fraude ; une commission indépendante mit en évidence la fraude, mais établit que cela n'affecta pas le résultat du scrutin. Karzai gagna 55,4 % du vote. * Il fut investit de la présidence le 7 décembre. Ce furent les premières élections nationales du pays depuis 1969, lorsque les élections parlementaires furent tenues.

Voir aussi : Liste des chefs d'États d'Afghanistan ~ Liste des chefs de gouvernement d'Afghanistan ~ Liste des gouverneurs d'Afghanistan ~ Liste des émirs d'Afghanistan

Provinces


L'Afghanistan est divisée en 32 provinces, ou velayat (aujourd'hui 34) :

Géographie


L'Afghanistan est un pays montagneux avec des plaines au Nord et au Sud-Ouest. Le point le plus haut du pays, à 7 485 m au-dessus de la mer, est Nowshak. De grandes parties du pays sont arides, et l'eau fraîche est limitée. L'Afghanistan a un climat continental, avec des étés chauds et les hivers froids. Le pays est fréquemment sujet aux tremblements de terre.

Les villes principales de l'Afghanistan sont sa capitale Kaboul, Herat, Jalalabad, Mazar-e Sharif et Kandahar.

Fleuve : Hari Rud

Voir aussi : la liste des villes de l'Afghanistan ~ Endroits d'Afghanistan

Économie


Depuis le retrait des troupes soviétiques, la production de l'opium est une source importante de revenu pour les afghans. Ainsi, dans son livre "Afghanistan - Opium de guerre, opium de paix", le journaliste et sociologue Alain Labrousse estime qu'un tiers de l'économie du pays repose sur le trafic d'opium ou de ses dérivés.

Même durant la période des Talibans, sa production a continué, avec plus ou moins un laisser aller de la part des autorités talibanes. Le Mollah Omar a même déclaré à des journalistes allemands : "A long terme, notre objectif est de nettoyer complètement l'Afghanistan de la drogue. Mais on ne peut pas demander à ceux dont l'existence dépend entièrement de la récolte de passer du jour au lendemain à d'autres cultures.". Il a tout de même ajouté que "si des non-musulmans souhaitent acheter de la drogue et s'intoxiquer, ce n'est pas à nous qu'il appartient de les protéger".

Depuis la fin de la Guerre d'Afghanistan en 2001 et la mise en place d'un nouveau gouvernement, la culture du pavot, qui était déjà omniprésente à l’époque des talibans, a aujourd’hui atteint des niveaux records. Si bien que l’Afghanistan est maintenant le plus gros producteur d’opium (qui sert en autre à la fabrication de l’héroïne) au monde fournissant les trois quarts de la production mondiale. Et sans une aide financière massive des pays étrangers pour établir d'autres types de culture, l'opium a encore de beaux jours devant lui sur le sol afghan.

Démographie


Article détaillé : Démographie de l'Afghanistan

La population de l'Afghanistan est divisée en un grand nombres de groupes ethniques. Parce qu'un recensement systématique n'a pas été organisé dans le pays récemment, les chiffres exacts sur la taille et la composition des divers groupes ethniques ne sont pas disponibles. Par conséquent, les chiffres suivants ne sont que des approximations. Les personnes parlant le perse (dari) forment le plus grand groupe estimé à plus de 50 % de la population, comprenant les Tadjiks (25 %) et les Hazaras (22 %) et les tribus telles que les Aimak et autres. Le deuxième plus grand groupe sont les Pachtouns avec 39 % suivi par les Ouzbeks (9 %) et les Turkmènes, et les Baloutches faisant 6 % Le restant 4 % est composé de plus de 30 langues mineures, principalement le Balochi et le Pashai. Le bilinguisme est commun en Afghanistan. Ainsi, un petit nombre de minorités ethniques principalement les Sikhs et les Hindous parlent le panjâbî.

Pour la religion, les Afghans sont à prédominance musulmane (approximativement 80 % Sunnites et 20 % Chiites). Il existe aussi des minorités hindouistes et Sikhs, avec une minorité juive restant actuellement à 1, récemment descendue de 2. Beaucoup de ceux-ci ont fui pendant la guerre civile des années 90 vers les contrées voisines et vers l'Europe et l'Amérique. Avec la chute des Talibans, un nombre de Sikhs sont retournés dans la province de Ghazni d'Afghanistan.

Culture


Beaucoup de monuments historiques du pays ont été endommagés dans les guerres récentes. Les deux célèbres statues de Bouddha dans la province de Bamiyan furent détruites par les Talibans parce qu'elles étaient vues comme étant des symboles d'une autre religion. Après la guerre, de nombreux objets d'art et des vestiges archéologiques ont été pillés et revendus en Occident dans les boutiques d'antiquaires.

Le peuple d'Afghanistan se réapproprie les cavaliers, le sport connu sous le nom de Buzkashi y est populaire. La chasse Afghane, où courrent les chiens, est originaire de l'Afghanistan.

Avant la montée en puissance des Talibans, la cité de Kaboul était le foyer de beaucoup de musiciens qui étaient maîtres dans les deux styles de musique afghane, la traditionnelle et la moderne, spécialement pendant la célébration de Nauroz. Kaboul dans le milieu du était semblable à Vienne pendant le et le .

''Voir aussi : Radio Kaboul ~ Musique de l'Afghanistan ~ L'Islam dans l'Afghanistan

Éducation


Au printemps 2003, on estimait que 30 % des 7 000 écoles d'Afghanistan avaient été sérieusement endommagées pendant la vingtaine d'années de l'occupation soviétique et de la guerre civile. Seulement la moitié des écoles ont indiqué avoir de l'eau potable, tandis qu'un peu moins de 40 % estimait avoir un état sanitaire adéquat. L'éducation pour les garçons ne fut pas une priorité pendant le régime des Talibans, et les filles en furent bannies.

En regard de la pauvreté et de la violence de leur environnement, une étude de 2002 par le groupe d'aide Save the Children indique que les enfants Afghans s'adaptent et sont courageux. L'étude donne du crédit aux institutions fortes de la famille et de la communauté.

Plus de quatre millions d'enfants Afghans, sans doute le nombre maximal, sont reconnu avoir été scolarisé pour l'année scolaire qui a débuté en mars 2003. L'éducation est disponible pour les garçons et pour les filles.

L'alphabétisation de la population entière est estimée à 36 %.

Fêtes et jours fériés Date Remarques

Données statistiques


Capitale : Kaboul
Population : 31 000 000 habitants (en 2006). 0-14 ans: 44,6 %; 15-64 ans: 53 %; + 65 ans: 2,4 %
Superficie : 652 500 km²
Densité : 47 hab./km²
Frontières terrestres : 5 529 km (Pakistan 2 430 km ; Tadjikistan 1 206 km ; Iran 936 km ; Turkménistan 744 km ; Ouzbékistan 137 km ; Chine 76 km)
Littoral : 0 km
Extrémités d'altitude : de +258 m à +7 485 m
Espérance de vie des hommes : 43 ans (en 2006)
Espérance de vie des femmes : 44 ans (en 2006)
Taux de croissance de la pop. : +2,67 % (en 2006)
Taux de natalité : 46,6 ‰ (en 2005)
Taux de mortalité : 20,34 ‰ (en 2005)
Taux de mortalité infantile : 160 ‰ (en 2005)
Taux de fécondité : 6,7 enfants/femme (en 2005)
Taux de migration : 11,11 ‰ (en 2001)
Indépendance : 19 août 1919 (ancienne colonie britannique)
Lignes de téléphone : 50 000 (en 2004)
Téléphones portables : 600 000 (en 2004)
Postes de radio : 167 000 (en 1999)
Postes de télévision : 100 000 (en 1999)
Utilisateurs d'Internet : 25 000 (en 2005)
Nombre de fournisseurs d'accès : 76 (en 2005)
Routes: 34 800 km (dont 8 200 km goudronnés) (en 2003)
Voies ferrées : 24,6 km
Voies navigables : 1 200 km (en 2001)
Nombre d'aéroports : 46 (dont 10 avec des pistes goudronnées) (en 2005)

Voir aussi


Articles connexes

Liens externes

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