Les accords d'Évian sont le résultat de négociations entre les représentants de la France et du Gouvernement provisoire de la république algérienne formé par le Front de libération nationale (FLN) durant la guerre d'Algérie. Ces accords sont signés le 18 mars 1962 à Évian et se traduisent immédiatement par un cessez-le-feu applicable sur tout le territoire algérien dès le lendemain.
Ces accords mettaient fin à huit ans d'une guerre qui n'en portait pas encore le nom et pour laquelle la France avait déployé environ 400 000 hommes et durant laquelle de 250 000 à 400 000 algériens furent tués (plus d'un million selon le FLN).
Dans l'hypothèse où, à la suite du référendum, la solution d'indépendance serait retenue :
Si la partie française respecte scrupuleusement le texte des accords, l'appliquant même avec plusieurs années d'anticipation en ce qui concerne le retrait des forces militaires, le FLN de son côté, et le gouvernement algérien qui lui succède, ne se considèrent pas engagés par ce texte, qui après tout ne porte que le titre de « déclaration ».
En particulier, le cessez-le-feu, appliqué immédiatement et scrupuleusement par l'armée française qui est « rentrée dans ses casernes » et consacre dans un premier temps l'essentiel de ses efforts à la lutte contre l'Organisation armée secrète (OAS), ne met pas fin au terrorisme. Aux attentats de l'OAS, qui prétend empêcher l'application des accords, succède dès le mois d'avril une vague d'attentats, notamment les enlèvements de personnes, qui se déchaînent contre les civils français et les harkis, connaissant d'ailleurs leur apogée après l'indépendance, si bien que le nombre de victimes civiles européennes et surtout musulmanes de la guerre d'Algérie est bien plus élevé après le 19 mars qu'avant. 300 militaires français sont tués par le FLN en Algérie entre mars et juillet 1962.
Quant aux dispositions censées assurer la protection des Pieds-Noirs, elle n'ont pas plus de valeur qu'un « chiffon de papier ». Abandonnés au sens strict du terme par l'État français, un million de citoyens français doivent se réfugier en France métropolitaine. La libre circulation des personnes entre la France et l'Algérie ne fonctionne après l'indépendance que dans le sens sud-nord.
Certaines organisations minoritaires d'anciens combattants de la Guerre d'Algérie contestent la date du 5 décembre décidé par le gouvernement pour cette commémoration car elle n'a selon eux aucune signification historique, mais le pays ne peut commémorer une date qui symbolise la victoire politique du FLN.
Décidé par décret, des organisations d'anciens combattants communistes de la FNACA critiquent cette date. Ils lui préfèrent celle du 19 mars malgré le fait qu'il y ait eu plus de morts après cette date que pendant toute la guerre.
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"Accords d'Évian".
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