L'aérodynamisme est la caractéristique d’un corps qui pénètre bien dans l’air.
L'aérodynamique est une branche de la dynamique des fluides qui porte sur la compréhension et l'analyse des écoulements d'air, ainsi qu'éventuellement sur leurs effets sur des éléments solides qu’ils environnent. Le champ d’études peut se subdiviser en aérodynamique incompressible et compressible en fonction du nombre de Mach auquel on se place. L’aérodynamique incompressible concerne les écoulements pour lesquels le nombre de Mach est inférieur à 0.2 environ, et se placer dans cette classe d'écoulements permets de prendre certaines hypothèses simplificatrices lors de l'étude des ces écoulements. L’aérodynamique compressible quant à elle se subdivise en aérodynamique subsonique, transsonique, supersonique et hypersonique.
L'étude de l'aérodynamique s'applique aux aéronefs, aux véhicules automobiles automobile, aux trains, mais aussi à nombre d'applications industrielles qui nécessitent l'étude d'écoulements d'air.
L’aérodynamisme est défini par Cx, le coefficient de pénétration dans l’air, et par Cz, le coefficient de portance. Une aile est caractérisée par le rapport de ces deux facteurs et dénommé la finesse F=Cz/Cx.
Ce coefficient de traînée est le rapport de l’effort nécessaire à maintenir un objet dans un écoulement d’air par rapport à une plaque de 1 m². En aviation, le coefficient de résistance est désigné par le coefficient de traînée.
Le Cx seul n’est pas significatif, il est nécessaire de connaître la surface projetée orthogonalement à la trajectoire.
Un véhicule qui s'oppose à l'air fait, à son tour, subir une force à cet air ; l'équation fondamentale F = ma permet de calculer cette force, avec
L’équation de la portance est similaire à celle de la résistance avec Cx remplacé par Cz. Dans la littérature anglo-saxonne le coefficient Cx est désigné par Cd (drag) et Cz par Cl (lift) la portance. Dans la littérature allemande, Cx et Cz sont désignés respectivement par Cw (Widerstand) et Ca (Achsauftrieb). Les termes Cx et Cz sont sans dimension (pas d’unité).
La puissance résistante (l'énergie dépensée par unité de temps) est en Watts :
(En revanche, la puissance dépensée pour le maintien en l'air est nulle : sans déplacement il n'y a pas de travail. C'est donc le Cx seul qui intervient dans la formule de puissance)
Nous considérerons ici seulement l’aérodynamique des gaz incompressibles en régime subsonique sur les profils d’ailes. La connaissance des forces agissantes et résultantes sur un profil d’aile permet d’en déduire le comportement dans les différentes phases du vol.
En aérodynamique, il est d’usage de décomposer la traînée totale d’un avion en trois grandes catégories :
Cependant, cette multiplicité de dénomination n'est qu'un découpage pratique visant à mettre en avant la contribution à la traînée de tel ou tel phénomène aérodynamique. Par exemple, la traînée induite renvoie à la notion de l'effort induit par la portance de l'aile. La traînée d'onde renvoie à l'idée de dissipation au niveau de l'onde de choc. En conséquence, Il convient de garder en mémoire qu'en termes physiques, seuls deux mécanismes contribuent à la traînée : la pression et le frottement pariétal. Ainsi, si on considère un élément de surface élementaire de l'avion au point muni d'une normale et d'une tangente , l'effort élementaire sur cette surface s'écrit :
On voit que si on connaît en tout point de la surface de l'avion la pression et le frottement , on est en mesure d'exprimer l'ensemble des efforts aérodynamiques s'excerçant sur celui-ci. Pour ce faire, il suffit d'intégrer sur toute la surface de l'avion. En particulier, la traînée s'obtient en projetant sur un vecteur unitaire opposé à la vitesse de l'avion. On obtient alors :
Dans cette expression de la traînée, le premier terme donne la contribution de la pression. C'est dans ce terme qu'intervient, via une altération du champ de pression, la traînée induite et la traînée d'onde. Le seconde terme regroupe la traînée de frottement, due au phénomène de Couche limite
Dans l’écoulement d’un fluide sur un plan on constate au voisinage immédiat du plan un ralentissement du fluide. L’épaisseur où le fluide est ralenti s’appelle la couche limite et varie de quelques dixièmes de mm en écoulement laminaire à plus ou moins 10 mm en écoulement turbulent. Dans la couche limite les molécules d'air sont ralenties, ce qui se traduit en une perte d'énergie qui doit être compensée par l’énergie fournie par la propulsion de l’avion.
La résistance aérodynamique d’un objet dépend de sa forme. Si l’on compare un plan perpendiculaire à une sphère et une forme en goutte d’eau, on constate que la sphère présente 50 % de résistance et la goutte d’eau à peine 5 % de la résistance du plan. Cette traînée est due au changement abrupt de forme de l’objet qui induit des turbulences d’autant plus importantes que le changement de forme est brutal. Afin de réduire ces turbulences, il faut adapter une forme aérodynamique au profil étudié.
La traînée d’interférence apparaît lorsque des filets d’air de directions et vitesses différentes se rencontrent, comme à l’emplanture des ailes et de l’empennage.
La traînée induite est un sous-produit de la portance. Étant proportionnelle au carré du coefficient de portance Cz, la traînée induite est maximale à basse vitesse et/ou à haute altitude (jusqu’à plus de 50 % de la traînée totale).
Le mécanisme de la traînée induite a été théorisé par Ludwig Prandtl (1918) de la manière suivante : Pour avoir une portance, il faut une surpression à l’intrados de l’aile et/ou une dépression à l’extrados de l’aile. Vers l’extrémité de l’aile, cette différence de pression pousse l’air à passer directement de l’intrados à l’extrados en tournant autour de ladite extrémité. Il en résulte que, sous l’intrados, le flux d’air général se trouve dévié de quelques degrés vers l’extrémité de l’aile, et que sur l’extrados le flux d’air se trouve dévié vers le centre de l’aile. Lorsque les flux respectifs de l’intrados et de l’extrados finissent par se rejoindre au bord de fuite de l’aile, leurs directions divergent, ce qui cause à la fois la traînée induite et des tourbillons en arrière du bord de fuite.
La puissance de ces tourbillons dénommés « tourbillons marginaux » est maximale à l’extrémité de l’aile. Cette puissance peut constituer un danger pour la navigation aérienne. Elle impose donc une distance de séparation minimale entre avions qui se suivent.
Quant à la traînée induite, elle est une contrainte importante dans la conception d’une aile performante (de même pour les voiles de bateaux). Le principe pour y remédier consiste à diminuer la part relative de la portance localisée au bout de l’aile. On doit donc, soit utiliser une aile très allongée, soit réduire l’incidence et/ou la surface vers l’extrémité de l’aile, voire combiner ces moyens.
Concrètement, c’est pour diminuer la traînée induite que :
- les chasseurs de la Seconde Guerre mondiale avaient un plan d’aile se rapprochant d’une forme elliptique (exemple : Spitfire),
- les planeurs ont des ailes très allongées,
- les extrémités des ailes Airbus et Boeing sont beaucoup plus petites que leur partie centrale,
- les extrémités d’ailes des Airbus, et de certains Boeing récents, portent des « winglets » (petites ailettes verticales) qui diminuent la déviation des flux d’air et/ou en récupèrent l’énergie tourbillonnaire.
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