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Cette page concerne l'année 1423 du calendrier julien.
Événements
- Dates non renseignées ou inconnues :
Art & culture
Science & technique
- Le prince portugais Henri le Navigateur fait étudier par un bureau permanent les conditions pratiques des voyages de découvertes.
Économie & société
- Dans son discours chiffré prononcé pour évincer de la succession son rival Francesco Foscari, le doge de Venise Tommaso Mocenigo nous donne des indications sur la situation économique de la République : le commerce représente une valeur annuelle de 10 millions de ducats à l’exportation et autant à l’importation. La cité, longtemps sans arrière-pays, importe d’abord des denrées alimentaires (céréales, viande, huile et vin) qui font l’objet d’un monopole extrêmement rigoureux de l’État. L’État se comporte comme une gigantesque compagnie de navigation : tous les ans, il affrète, sous l’autorité du Sénat, quinze à vingt vaisseaux de 300 à 500 tonneaux, navigant toujours groupés par deux ou quatre, vers l’Orient, l’Égypte, l’Afrique du Nord, et de plus en plus vers les ports anglais et flamands (Bruges). Peu à peu la marine se perfectionne et on voit apparaître l’imposante galée (galera di mercato) et la coque à voilure carrée, l’usage de la boussole. Des marchandises rares enrichissent la ville : épices (poivre), soie et coton d’Orient ou d’Égypte, sucre, métaux de Saxe et de Thuringe. Aux côtés des gros vaisseau circulent plus de 3000 navires plus petits et 45 galères ainsi qu’une flottille de péniches et de barques acheminant les cargaisons des gros bateaux au port : le principe de la « Dominante » implique que toutes les marchandise doivent transiter par le port de Venise, mais tous les bateaux ne peuvent y entrer.
- La mer fait vivre au moins 36 000 marins, ceux de l’État et des compagnies privées, qui fonctionnent selon le système de la colleganza ou contrat d’association : un associé apporte les deux tiers des capitaux, l’autre le tiers restant et son activité, les bénéfices sont répartis également. Les constructions navales emploient peut-être 16 000 ouvriers (dont 3000 charpentiers et 3000 calfats), répartis en seize corporations ou arti. Une galère peut être construite en une seule journée. L’arsenal, clé de la puissance vénitienne selon Dante, est de loin la plus grande concentration laborieuse de toute l’Europe préindustrielle.
- Aux XIVe et , le textile occupe 16 000 ouvriers (soie d’Égypte ou de Chine, coton de Syrie et laine). Le cuir, le bois, l’orfèvrerie, la métallurgie, le travail de l’ivoire, du verre (Murano), sont des activités importantes.
1423
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