Malgré l'absence de ressources naturelles, l’économie suisse figure parmi les plus prospères et les plus développées du monde. Le taux de chômage y est particulièrement bas ainsi que le taux d'inflation.
| Indicateurs de l'économie suisse | ||
|---|---|---|
| Monnaie | Franc suisse | |
| Organisations | OMC, FMI, AELE, BERD, CNUCED, BIRD et OCDE | |
| Statistiques | ||
| Produit intérieur brut (2003) | 433,3 milliards de CHF (estimation de l'OFS) | |
| Croissance réelle du PIB (2004) | 1,7% | |
| PIB par habitant(2003) | 31 005 dollars | |
| Produit par secteur (2004) | agriculture (4,1%), industrie (23,9%), services (72%) | |
| Taux d'inflation (2004) | 0,8% | |
| Population vivant sous le seuil de pauvreté¹ | 13% | |
| Population active | 3,8 millions | |
| Taux de chômage (2003) | 3,7% | |
| Commerce | ||
| Importations | 123 milliards de CHF | |
| Principaux pays | Allemagne, Italie, France, Pays-Bas | |
| Exportations | 130,6 milliards de CHF | |
| Principaux pays | Allemagne, États-Unis, France, Italie | |
| Finances publiques | ||
| Dette publique (2003) | 241 milliards de CHF | |
| ¹Selon les conditions suivantes fixées par la CSIAS : personne célibataire : revenu inférieur à 2450 CHF ; couple avec deux enfants : revenu inférieur à 4550 CHF | ||
Les organismes génétiquement modifiés sont encore à l'heure actuelle en cours de débat et des sondages récents montrent que la population suisse est plutôt pour la recherche dans ce domaine (le groupe Syngenta, issu de la branche Agro de Novartis, est actuellement un des leaders mondiaux dans ce domaine), mais elle est plutôt méfiante quant à la consommation de ces produits.
L'entreprise suisse Nestlé, dont le siège se trouve à Vevey, est le leader mondial de l'agroalimentaire.
| utilisation du sol | chiffres | 1990-2002 |
|---|---|---|
| prairies artificielles | 118 978 ha | +31,7% |
| Vignole | 13 485 ha | +8,7% |
| culture fruitière | 7 808 ha | +6,4% |
| prairies naturelles et pâturages | 627 059 ha | -1,2% |
| surface utile restante | 13 824 ha | +24,5% |
| production végétale | chiffres |
|---|---|
| céréales | 1 million de tonnes |
| pomme de terre | 518 000 tonnes |
| betteraves sucrières | 1,4 millions de tonnes |
| légumes | 312 000 tonnes |
| fruits | 367 000 tonnes |
Agriculture écologique : au moins 7% du domaine cultivable de chaque paysan du plateau est réservé pour des prairies non cultivées dites extensives pour lesquelles il reçoit de la Confédération jusqu'à 1 500 francs par hectare en compensation. En principe une prairie ne doit pas être fauchée avant le 15 juin. De plus, en 2004, il leur est demandé de prendre des mesures pour limiter l'impact sur la faune et la flore comme :
Les Suisses sont les premiers consommateurs, et de loin, de produits issus du commerce équitable, qui garantit, pour des produits alimentaires tels que le café, les bananes ou encore le thé, un prix raisonnable et de bonnes conditions de travail et de vie au producteur. Cette tendance est en progrès constant.
Voici les chiffres publiés par Max Havelaar sur la consommation de produits portant le label Max Havelaar par an et par habitant en 2003 :
Notons au passage que la différence entre le taux d'activité entre les femmes et les hommes est relativement importante puisqu'en 2003, il n'y avait que 49,9% de femmes occupées à plein temps contre 63% des hommes.
La durée hebdomadaire du travail en Suisse est une des plus longue d'Europe derrière le Royaume-Uni, avec une moyenne 42 heures pour un salarié à temps complet.
Très peu de grèves se produisent grâce notamment à une convention signée entre le patronat et les syndicats en 1937 appelée Paix du Travail: cette convention établit des règles de conciliation lorsqu'un conflit intervient. Cette solution, qui favorise la discussion plutôt que l'action, a permis de réduire les pertes de journée de travail.
En octobre 2004, les syndicats du SIB, de la FTMH et de la FCTA ont décidé de fusionner pour donner naissance à UNIA qui fédère désormais 200 000 personnes dans environ 60 branches professionnelles.
Le salaire des citadins suisses est, en moyenne, plus élevé que dans la plupart des autres pays du monde, que cela soit en termes de salaire brut ou en termes de salaire net (moins les impôts, charges sociales…).
Selon une étude de l'UBS qui a comparé le salaire de 13 professions répendues dans les grandes villes à travers le monde, le salaire net des Suisses est le plus élevé (1 Zurich ; 2 Bâle ; 3 Genève ; 5 Lugano) juste devant les pays scandinaves.
En moyenne, un Suisse gagne environ 30 CHF par heure et la différence entre le salaire brut et le salaire net est, en général, moins importante que dans le reste de l'Europe ce qui peut expliquer ces premières positions.
Le salaire est très variable selon le groupe social : d'après les chiffres de l'OFS qui comparent le revenu des ménages, un agriculteur gagne en moyenne 4 302 CHF alors qu'un salarié près de 7 200 CHF soit plus de 40% de différence. Le salaire moyen d'un Suisse atteint 5 410 CHF brut.
L'évolution du salaire est resté constante jusqu'aux années 90. Puis de 1993 à 2000, nous arrivons dans une période plate avec un progression quasi nulle. Aujourd'hui nous pouvons assister à une plus forte progression du revenue pour les femmes : l'indice de salaire réel a mesuré une progression de 4,1 points pour la période 2000-2003 alors que la progression a été de 3,5 points pour les hommes.
Bien que l'égalité des sexes soit inscrit dans la constitution suisse, il existe à l'heure actuelle des différences de salaire d'environs 15% entre les hommes et les femmes dans les entreprises privées d'après plusieurs études faites sur le sujet.
Le taux de chômage est variable selon la population. Les premiers touchés sont les étrangers, dont le niveau de qualification est en général plus faible. Viennent ensuite les Suisses Romands (francophones) et les Tessins (italophones) et le taux de chômage le plus faible (3,1% en juin 2005) revient aux régions alémaniques (germanophones). Les plus grands taux de chômage sont concentrés dans les grands centres urbains tels Zurich ou Genève.
Le Produit intérieur brut (PIB) est en constante augmentation jusqu'au début des années 1990 ; celle-ci connait depuis un ralentissement. Aujourd'hui il reste relativement stable et n'augmente que de façon marginale même si les analystes éstime qu'il y a eu une reprises pour l'année 2004.
En 2003, il est de 433,3 milliards de CHF (soit 281,3 milliards d'euros). En 2004, la croissance du PIB réelle a atteind 1,7%. avec une croissance négative de 0,1% au 4 trimestre après cinq trimestres de croissance positive.
Le 4 juillet 1984, la Suisse a adopté une ordonnance réglementant les preuves documentaires de l'origine des marchandises en matière de commerce extérieur, entrée en vigueur le 1 janvier 1985, et modifiée à plusieurs reprises depuis.
Les principaux secteurs d'exportation suisses sont la chimie et l'industrie pharmaceutique (45 milliards de CHF) et l'industrie de précision comme l'horlogerie (montres), l'électronique ou encore les machines-outils (56 milliards de CHF).
Le commerce extérieur est le principal contributeur du PIB de la Suisse. Il était de 11 543 dollars par habitant en 2001 contre 7 000 $ par habitant pour l'Allemagne et 6 000 $ pour la moyenne de l'UE.
À titre de comparaison, le PIB/hab en 2001, en parité de pouvoir d'achat en cours, est de 31 005 $ en Suisse alors qu'en Allemagne il est de 26 542 $ et de 24 000 $ dans l'UE.
La dépense mensuelle par ménage (constitué , en moyenne, de 2 à 3 personnes) atteint 7 912 CHF (soit 5 105 €).
Chaque région possède sa propre spécialisation et source de revenu : ainsi les industries mécaniques de précision et des montres se situent plutôt dans la région du Jura et de Bienne, les finances et la gestion de fortunes à Genève ou Zurich, l'industrie pharmaceutique se situe dans la région bâloise ; l'agriculture quant à elle se situe surtout dans des cantons possédant de vastes étendues comme, par exemple, le Valais ou Berne qui produisent fruits, légumes, produits laitiers et diverses spécialités locales.
Cette différence de revenu entraîne inévitablement des problèmes spécifiques comme l'inégalité des salaires ou encore les prestations sociales qui varient d'un canton à l'autre. Certaines mesures ont été prises par la Confédération pour éviter d'avoir une Suisse à deux vitesses : les régions possédant un revenu plus modeste reçoivent davantage d'aide de l'État, sous forme de subventionnement par exemple, ou pratiquent une charge fiscale plus élevée pour garantir une aide sociale.
La Suisse est très pauvre en matières premières et ne dispose pas d'énergies fossiles. Un de ses grands atouts pour produire de l'électricité est sa position géographique au cœur de l'Europe et ses ressources hydrauliques : château d'eau de l'Europe, elle est la source de grands fleuves européens comme le Rhône ou le Rhin, ce qui favorise la construction de barrages pour la production énergétique.
La production d'énergie est principalement assurée grâce à l'énergie hydraulique (56,2 %) et l'énergie nucléaire (39,5 %). Un projet nommé « sortir du nucléaire » qui prévoyait la diminution de la production d'énergie nucléaire a été refusé par vote populaire. Un autre projet visant la libéralisation du marché de l'électricité à été décliné également.
En 2003, la production atteint 62 373 GWh.
La monnaie suisse est le franc suisse (noté CHF) : le numéraire est formé par des billets de 10, 20, 50, 100, 200 et 1000 CHF, et des pièces de 5, 10, 20 et 50 centimes et 1, 2 et 5 CHF. (1 CHF = 100 centimes).
Il existe également des pièces de 1 centime, 10 francs, 20 francs et 200 francs, mais ces pièces ne circulent pas de manière courante. Ont existé des pièces de 2 centimes, mais elles ont été démonétarisées. La banque nationale désire démonétariser les pièces de 5 centimes, mais aucune décision n'a été prise.
La banque nationale suisse BNS est chargée de la gestion de la politique monétaire. Elle est indépendante du gouvernement et a comme but principal la lutte contre l'inflation.
En février 2005 :
Le domaine bancaire et de gestion de fortune a une bonne réputation à l'étranger. La neutralité du pays notamment durant les deux guerres mondiales a favorisé l'arrivée de capitaux étrangers dans les banques suisses (le dossier des fonds en deshérence).
Le plus grand établissement bancaire suisse et un des plus importants dans le monde est l'UBS, qui a réalisé en 2004 un bénéfice net de 8 milliards de CHF (5,2 milliards d'euros). Le second est le Crédit Suisse qui réalise un bénéfice net de 5,6 milliards de CHF (3,7 milliards d'euros). Les établissements bancaires suisses geraient en 2003 environs 3 293 milliards de CHF (2 138 milliards d'euros).
La Suisse est membre de nombreuses organisations internationales comme l'ONU (à laquelle elle a adhéré tardivement, le 10 septembre 2002), l'OMC (Organisation mondiale du commerce), le FMI (Fond monétaire international), la Banque mondiale, l'OCDE (Organisation pour la coopération et le développement économique), L'AELE (Accord Européen de Libre Echange), la BERD (Banque Européenne pour la reconstruction et le développement) et la CNUCED (Conférence des Nations unies pour le Commerce et le Développement). De nombreux autre accords bilatéraux avec d'autres pays, comme l'Union européenne ou les États-Unis par exemple, ont été conclut également.
Après une votation populaire de 1992, la Suisse a refusé son adhésion à l'EEE (Espace économique européen).
Le secret bancaire de la Suisse est garantie par l'Art. 47 de la Loi fédérale sur les banques et les caisses d’épargnes. Il a été introduit en 1934 et interdit à un représentant d'une banque de divulguer la moindre information (bancaire ou non) d'un de ses clients. Il s'agit, en quelque sorte, d'un secret professionnel, au même titre que le secret médical. Toutefois, ce secret peut être levé lors d'une procédure d'entraide judiciaire international. Cette « discrétion » peut favoriser l'arrivée de nouveaux capitaux tout comme la stabilité du franc suisse ou la stabilité politique.
Par contre le riz et les bananes sont moins chers qu'en zone euro.
Selon une étude de l'UBS en 2005, les villes suisses ont un coût de vie les plus élevés du monde (sans loyer). Parmi le dix premières villes, figure 4 villes suisses (Zurich 4 ; Bâle 7 ; Genève 9 ; Lugano 10)
La souverainté des cantons permet à ceux-ci de décider de fixer le taux d'imposition. Les cantons reçoivent la plus grande partie (63,9 milliard CHF en 2004) suivit par la Confédération (48,2 milliard CHF) et par les communes (44,3 milliard CHF). Le fardeau fiscal à Genève est deux fois plus élevé que dans le Canton de Zoug mais moins élevé que dans le canton du Valais.
La dette en Suisse continue à augmenter malgré les différentes mesures pour la réduction des coûts. En 2004, la dette atteint 241 milliard CHF dont 128 milliard uniquement pour la confédération soit plus de 30 000 CHF par habitant
Les principales dépenses sont l'éducation (24 milliards), la prévoyance sociale (24 milliards également) et la santé (16,8 milliards).
| Télécommunications et internet | - | |
|---|---|---|
| Téléphonie | ||
| Nombre de lignes fixes (2002) - soit pour 100 habitants | 5.4 millions 55 | |
| Nombre de lignes mobiles (2003) - soit pour 100 habitants | 6.1 millions 84 | |
| Internet | ||
| Domaine | .ch | |
| Nombre d'abonnés (2003) | 2.7 millions | |
| Radio Télécommunications | ||
| Ménages avec un poste TV (2002) | 95 % | |
| Ménage avec un poste radio (2002) | 98 % | |
| Sources: World Factbook, Office fédéral de la statistique | ||
Le marché des services de télécommunications (téléphonie, poste…) s'est libéralisé en Suisse dès 1998 avec la division des PTT (Poste, Téléphone, Télégraphe) en deux entités distinctes: La Poste et Swisscom. Si la Poste reste encore une société publique qui garde le monopole pour les lettres et les colis (jusqu'à 2Kg) il n'en est pas de même pour le marché de la téléphonie avec la création d'une société anonyme, Swisscom, dont la part de l'État est majoritaire dans le capital.
Cette libéralisation permetta l'entrée de nombreux concurrents sur la téléphonie fixe mais l'arrivée de deux nouveaux opérateurs de téléphonie mobile : Orange et Diax (Sunrise actuellement). Cette concurrence permettra la réduction des côuts liés à la télécommunication.
Toutefois, cette libéralisation n'est pas complête: Swisscom possède encore le monopole sur le dernier kilomètre (ce qui relie l'abonné à la central). Ce monopole est en cours de discution: certain pense que la fin de ce monopole permettra la baisse des tarifs à l'accès à internet (la Suisse possède un des accès ADSL le plus cher d'Europe) et le prix du fixe ; la plus grande crainte des opposants est que cette libéralisation entraine une fossé technologique entre la ville et la campagne.
En 2002, on recensait plus de 5.4 millions de raccordement au réseau fixe et 6.1 millions de client au réseau mobile (2003). Actuellement, la couverture des réseaux mobiles atteind 99,9% de la population. Selon un étude, 84 % de la population possède un mobile. Les entreprises de téléphonie (fixe et mobile) enregistre un chiffre d'affaire d'environs 14 milliards de CHF (9,1 milliard d'euros)
Internet a connu une progression fulgurante en Suisse dès les années 2000. En 2003, il y avait 2,7 millions d'abonnés à internet, ce qui fait de la Suisse un des pays européens dont le nombre d'internautes par rapport à la population est le plus fort (la France en tete).
L'accès à internet à haut-débit, avec 1 282 000 accès en 2004, possède un des taux de pénétration les plus élevés d'Europe après la Belgique, le Danemark et les Pays-Bas. Le prix pour le haut-débit est plus cher que la moyenne européenne. Ceci peut être expliqué par le monopole que Swisscom possède sur le dernier kilomètre (voir précédemment dans la partie Téléphonie) mais aussi par le coût de la vie relativement élevé.
Le câble et l'ADSL possèdent des parts de marché presque égales dans l'accès à l'internet à haut-débit avec un léger avantage pour l'ADSL.
Avec ses quatre langues (français, allemand, italien et romanche) et sa division en cantons, la Suisse contient bon nombre de journaux, télévisions et radios locales. SRG SSR idée suisse est le groupe audiovisuel public de la Suisse : il s'occupe des télévisions nationales dans les quatre langues, la Télévision Suisse Romande, Schweizer Fernsehen, Televisione svizzera di lingua italiana et Televisiun Rumantscha ainsi que des radios nationale.
En raison du faible marché de la Suisse, il y a peu de chaînes télévisuelles privées nationales pour les régions autres que germanophones. Les principales chaînes concurrentes du service public sont essentiellement les chaînes allemandes (RTL, SAT…), françaises (TF1, M6…) ou italiennes (RAI uno…) voisinnes.
Dans le domaine de la presse romande (francophone), le groupe Edipresse contrôle la plus grande partie des quotidiens francophone tels que La Tribune de Genève, Le Matin, Le Temps ou encore le 24 heures. Les autres quotidiens deviennent de plus en plus rare ou sont concentrés sur une region précise : citons La Liberté, Le Courrier ou encore Le Nouvelliste pour la région du Valais.
Il existe aussi des journaux hebdomadaires comme L'Hebdo ou L'illustré et divers journaux spécialisés.
Précisons que le groupe Edipresse a lancé sur le marché romand un nouveau quotidien gratuit le 31 octobre 2005, du nom de Matin Bleu, devançant ainsi son concurrent alémanique Tamedia, qui amène de l'autre côté de la barrière du Rösti son journal gratuit 20 minutes le 8 mars 2006. Financés par leurs recettes publicitaires et tirés chacun à plus de cent mille exemplaires, les nouveaux gratuits remportent un franc succès, notamment auprès des utilisateurs des transports en commun.
Côté alémanique (germanophone), les quotidiens importants sont le Neue Zürcher Zeitung, le Berner Zeitung, le Tages Anzeiger et le Blick. Bon nombre de journaux gratuits existent également comme le 20 minuten dans les régions Suisse allemande ou le GHI (Genève) et le Lausanne cité.
| Transports | - | ||
|---|---|---|---|
| Routes (2003) | |||
| Nationales | 1 759 km | ||
| dont autoroutes | 1 351 km | ||
| Cantonales | 18 088 km | ||
| Communales | 54 446 km | ||
| Rail (2003) | |||
| 3 636 km | |||
| Aéroports (2004) | |||
| Aéroports internationaux | 3 | ||
| Aérodromes régionaux | 10 | ||
| Champs d'aviations | 44 | ||
| Sources: World Factbook, Office fédéral de la statistique | |||
Voir l'article détailé Transport en Suisse
De part sa position géographique au centre de l'Europe, la Suisse possède un réseau routier et de chemin de fer dense. La traversée des Alpes constitue un enjeu stratégique pour les transports européens puisque les Alpes (qui recouvrent une bonne partie du pays) séparent le Nord et le Sud de l'Europe. Depuis les débuts de l'industrialisation des pays européens, la Suisse a dû constamment améliorer son réseau transalpin (en 1882, inauguration du trafic par le tunnel du Saint-Gothard, long de 15 km ; en 1906 avec le tunnel du Simplon…) pour favoriser son attractivité pour la localisation de nombreuses entreprises et sa position de plaque tournante des échanges.
Cette position stratégique revient régulièrement lors de négociation avec l'Union européenne : le 21 mai 2000, le peuple suisse a accepté les sept accords bilatéraux parmi lesquels figurent la libéralisation et l'harmonisation du trafic européen avec la Suisse qui prévoit d'augmenter la limite de poids des camions moyennant une taxe et prévoit d'intensifier la promotion du trafic ferroviaire via les Alpes.
Toutefois, de nombreux écologistes et riverains se battent pour une diminution du trafic et l'arrêt des constructions de nouvelles routes, sources de pollution et de nuisances sonores.
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